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Médiatiser l'écologie : "Le coquelicot convoque les images de notre enfance"

Un électrochoc, c'est ce qu'a représenté pour beaucoup la démission de Nicolas Hulot. Y aura-t-il un avant et un après électrochoc, les médias notamment seront-ils plus efficaces dans la couverture de l'écologie ? Comment mieux atteindre tous ceux qui n'y croient pas ? Tout ceux qui ne veulent pas en entendre parler ? Tout ceux qui pensent qu'on n'y peut rien ? On en débat avec le photographe professionnel Samuel Bollendorff, auteur d'une série de photos, dans Le Monde, sur les territoires à jamais contaminés ; Anne-Caroline Prévot, directrice de recherches au CNRS et écologue de formation ; Jean- Baptiste Comby, maître de conférence et chercheur au Centre d'analyse des médias.

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Le coquelicot n'est qu'un symbole de la disparition des espèces. 


Si le coquelicot est nuisible et qu'il faut le supprimer (c'est le discours que j'ai compris sur certains commentaires), alors il faut aussi supprimer l'espèce humaine qui est de loin la plus nuisible pour l'environnement.


J'ai beaucoup de doutes sur l'efficacité à long terme de ces manifestations, même si j'y participe puisque pour le moment on n'a rien trouvé de mieux pour manifester notre opposition à cette société qui dérive de plus en plus vite vers la mort.


Je pense qu'il faut créer dans le droit international la notion de "crime écologique de masse" qui concernerait les multi nationales et leur staff dirigeant, les états et leurs gouvernants, et il pourrait aussi y avoir la notion de "crime écologique du quotidien" qui permettrait de responsabiliser chaque individu.


Je pense que si il n'y a pas de sanctions proportionnées fortement dissuasives, on en a encore pour des dizaines d'années pour rectifier le tir et inverser la descente vers l'abime. Et il sera trop tard.


Encore faut-il que l'on pousse suffisamment fort pour imposer cette notion de crime écologique dans le droit. Il  y aura des résistances importantes de tous côtés et il faudra du courage aux gouvernants pour inscrire ça dans la loi. 


Pour le moment, la charte de l'environnement et son inscription dans la constitution n'est qu'un catalogue de bonnes intentions qui ne pèse pas lourd face aux appétits et aux lobbies des multi-nationales.


I. Dans mon enfance, j’ai traversé des champs où je pouvais cueillir des coquelicots, on en faisait de jolies demoiselles, en baissant les pétales, demoiselles qui périssaient rapidement, le coquelicot étant fragile !


2.  Quand je suis allée dans les années 2000 sur une isle de la mer du Nord – Rügen - j’ai revu des champs avec des coquelicots. Quelle émotion !


3. Si j’ai pu goûter le spectacle de ces champs où poussaient librement toutes sortes sortes de fleurs des champs, c’était grâce aux VERTS ALLEMANDS, qui avaient réussi à faire inscrire la protection de ces isles dans la Constitution allemande, m’avait dit une habituée.


Du politique donc. Cohn-Bendit pourrait vous en dire plus… Mais j’ai appris récemment que l’isle était à nouveau menacée par le tourisme intensif ... et donc les constructions… 


EN conclusion, la remarque d'une amie fataliste : et oui, la démocratisation du voyage... du sexe (elle revenait d'un voyage en Asie) créé de nouveaux paradis (sans coquelicots)...

Compliqué ! Il est difficile d'être contre la démocratisation de... 





Émission intéressante même si elle manquait un peu de mordant. Par contre j'avoue être sceptique sur la dichotomie qui est faite entre « consommateur qui peuvent bien faire leur petite action dans leur coin mais ça sert pas à grande chose » et « gros industriels pollueurs contre qui il faudrait se battre ». Parce que quand même les gros industriels en question polluent certes énormément mais ce qu'ils produisent ils le font pour que ce soit vendu. Si tout le monde se met à acheter ses produits en vrac et pas dans des emballages en plastiques, ils ne vendront plus d'emballage en plastique. 

Alors je ne me fais pas d'illusion : je pense qu'il faut sortir du capitalo-libéralisme. Mais je pense que ça ne passe pas seulement par des grandes théories sur la révolution mais aussi par le fait de changer ses comportements pour faire évoluer la société. Exemple : ne plus acheter de plastique. Et d'ailleurs on commence à voir du vrac dans les grandes surfaces. Bon c'est récupéré par les industriels qui trouveront toujours moyen de faire du fric avec tout, mais à un moment, si on ne change pas nos consommations, il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils changent d'eux-même leur production.


Émission assez bof. Ça manquait de mordant tout ça. Pas que ce qui ait été dit était faux, mais c’est bizarre cette situation.


Tout le monde (enfin ceux qui sont un minimum éduqués politiquement) voit bien que le problème c’est le modèle productiviste, "pro-croissance", qui pourrait exister en d’autres circonstances mais est en l’occurence une conséquence directe de ce qu’on appelle le "néolibéralisme". Pourtant tout le monde semble vouloir marcher sur des œuf. "Faudrait pas passer pour un Stalinien ma bonne dame."


Bref, au delà du non-événement total qu’a été la démission de Hulot ("le système marche sur le tête mais plz les gôchô dites pas du mal de mon poto Macron"), va effectivement falloir qu’on se pose sérieusement la question de savoir comment mobiliser sur ces questions. Et ça ne passera que par un mouvment politique global. On peut ramasser tous les mégots de cigarette qu’on veut, tant que les industries continueront de tourner à plein régime pour produire de la merde, on sera baisé.

Il s'est dit beaucoup de choses justes dans cette émission, l'approche de Bollenforf est remarquable, les analyses de Comby sont très pertinentes, Anne Caroline Prévot remet souvent les choses à leur place. Merci à eux.


On peut dire aujourd'hui que le constat de la catastrophe écologique est assez bien établi et assez largement partagé. Le mode de perception des uns et des autres est certes assez fluctuant, mais il y a de moins en moins de déni.
Mais pour avancer dans les solutions, c'est plus difficile parce que les phénomènes physiques et biologiques sont compliqués, parce que le comportement d'une collectivité est lié de façon complexe aux comportements et aux choix individuels, parce qu'une situation de transition engendre des contradicitons.


Chacun qui a pris conscience et a décidé de faire quelque chose peut faire sa (petite) part sans attendre (c'est l'histoire du colibri) et tenter par là de faire exemple, mais après, et même si ces "chacuns" sont nombreux, le passage à l'échelle de la société bloque. C'est là que la question écologique est elle aussi une question proprement politique, et que l'obstacle est d'une nature un peu différente.

Pour faire émerger une société plus écologique, il s'agit non seulement de faire nombre d'une part, mais aussi de peser sur les choix collectifs par les ressorts dont nous disposons dans notre démocratie très très imparfaite. Pour être efficace, il faudrait selon moi privilégier ce qui va dans ce sens, et éviter de s'attarder sur les divisions, les contradictions et les faiblesses de ceux qui affichent une préoccupation sincère et une prise en compte réelle de leur responsabilité.

Évitons donc de ressasser les stéréotypes trop commodes du méchant industriel adepte du greenwashing, de l'agriculteur systématiquement pollueur, des ONG trop molles car vendues au grand capital, de l'écolo riche et bobo qui fait chaque année le tour de la planète en avion, des politiciens écolos qui ne pensent qu'à se chamailler ou à faire carrière, du zadiste utopiste et asocial, etc.... Ce n'est pas que cela n'existe pas, bien sûr, mais de toutes façons, vis à vis de ces questions compliquées, tous les acteurs ont une part de contradiction et d'incohérence. Et si à chaque fois on tire argument de ces simplifications pour se plaindre de l'incurie des autres, de la société coincée, des dirigeants incapables ou des industriels cyniques, on en reste à la dénonciation et on rumine un peu stérilement dans son coin.

Réfléchissons surtout à agir aux bons endroits, par les moyens appropriés, en fonction de ce que nous sommes, de ce que nous pouvons individuellement, professionnellement, politiquement, et en gardant surtout en tête que la question écologique est le grand défi de l'époque et qu'il faut savoir lui accorder le plus souvent possible la priorité qu'elle mérite.


Où sont mes troupes ?? Elles se font gazer par les flics où frapper par Benalla!! Il était où Hulot pour La Défense du rail public ?? Il était où quand on manifestait contre les ogm?? Il était où quand Rémi Fraisse s’est fait tuer. Le gars n’a jamais milité de sa vie et vient nous faire la leçon 

Hulot était écolo ??? ah bon !

Pour rebondir sur l'extrait de Cash Investigation, n'oublions pas par quelles entreprises les émissions télévisées de N. Hulot étaient soutenues. Les mêmes semblent financer sa fondation aujourd'hui. Malaise.

Des fois, ça serait bien qu'on entende la parole d'agriculteurs lambda (j'entends par là non representants syndicaux). Qu'ils nous expliquent pourquoi le coquelicot pose problème, dans quelle culture, quel perte de rendement selon la densité de leur semis, quels moyens de lutte (chimique ou agronomique par une sage rotation des cultures), comment ils gèrent les résistances, quel problème pose le coquelicot à la récolte, comment concilier la faune par fauche tardive des bords de route sans disséminer dans les champs. Des fois, j'aimerais entendre une autre parole que celle des écolos convaincus. Une parole technique, qui n'a pas toutes les solutions.


Parce que ça n'avance à rien cette opération coquelicot. Pour un céréalier ça peut difficilement être perçu autrement que de la provoc bête et méchante. Opération chardons tant qu'ils y étaient. 


Ce n'est pas par la confrontation stérile qu'on y arrivera, mais par l'écoute des points de vue. Je n'entends pas le point de vue de l'agriculteur lambda dans les médias (non représentant syndical j'insiste).

L'aveuglement face à la catastrophe environnementale est parfois impressionnant. La pétition en faveur du projet de la Compagnie Minière Montagne d'Or en Guyane en est un bon exemple.

L'image de propagande qui illustre et promeut ce projet est caricaturale et il est difficile d'imaginer pouvoir la prendre au sérieux. Et pourtant...


L'approche psychologique se heurte à ses limites intrinsèques. La convoquer pour expliquer un phénomène social conduit ici, comme toujours, à des incompréhensions (celles de Hulot notamment) et des modèles peu satisfaisants: "la société détourne les yeux devant les vérités désagréables." ,"mais pourquoi on ne fait rien alors qu'on sait?" Un peu de socio et d'histoire permet de mieux comprendre. La "vérité", quand bien même elle est production des sciences "dures", a besoin d'être socialement reçue, admise. Toutes les classes sociales n'admettent pas de la même manière les problèmes écologiques (leur réalité, leur gravité, leur origine). IL y a des intérêts et des représentations de classe qui jouent à fond: entre l'industriel qui veut continuer à s'enrichir et produire en concédant de le faire en "eco-friendly", l'autre qui met en place des fermes bitcoin à l'ancienne, le"bobo" parisien qui a déjà tout pour vivre, son appart, sa famille, son boulot, et qui se préoccupe de présever la beauté de la nature, le décor de sa vie et de celle de ses enfants, l'employé qui galère et qui voit les préoccupations écologiques comme des préoccupations de bobos qui ne pensent qu'à leur cadre de vie et enfin le militant qui fait le lien entre mode de production et conséquence écolo, on devine bien qu'il y a pas mal de façon de penser un "même phénomène".

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Bonjour, quant à deviner si "l'électrochoc" va durer... et bien comme bon nombre de rassemblements issu des réseaux sociaux, ça retombe bien vite je trouve. Ils sont faits pour se suivre, et voilà encore du jetable. Rien qu'à voir les intentions de vote aux prochaines européennes, avec le parti écologique à 5%, on a tout de suite la conclusion: c'est fichu. Comme l'a bien dit Anne-Caroline Prévot, le problème nous dépasse certainement. L'urgence écologique c'est trop gros.

interdire le glyphosate, pourquoi pas si on le remplace pas immédiatement par un truc encore pire (ce qui arrivera à priori si les agriculteurs qui en utilisent ne revoient pas leurs mode de production).

interdire tous les pesticides *de synthèse, c'est faire la part belle aux bio-pesticides utilisés en bio, le fait qu'ils soient naturel n'étant en rien un gage qu'ils ne soient pas toxiques ou non polluants (voir le sulfate de cuivre abondamment utilisé en agriculture bio industrielle qui est un produit ultra-toxique pour les sols et les humains). bref l'impact écologique n'est pas un critère pour l'agriculture biologique qui s'en tient à son dogme "on utilise des trucs naturels". c'est plutôt vers une agriculture raisonnée qu'il faudrait se tourner (qu'elle soit bio ou pas d'ailleurs), dont les critères de qualité seraient spécifiquement l'impact sur l'écosystème (local et global);  sur la santé des humains, et la qualité gustative et nutritive. pour ça tout les moyens sont bons, mais le critère "pesticides/engrais naturels"=bon "pesticides/engrais de synthèse"=beurk à la base de l'agriculture bio ça va pas du tout.


Il 'n'y a que dans le petit bocal des journalistes que la démission de Hulot est "un électrochoc" sur la question écologique... et Daniel est décidément un bon poisson sur cette question.
Je m'en vais visionner l'émission, mais avec de telles prémisses insipides et égocentriques, je sens que ça va être dur...

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