17
Commentaires

Mediapart réinvente son financement

Le journal en ligne est aujourd'hui possédé par ses cofondateurs, la Société des amis de Mediapart, la Société des journalistes de Mediapart et deux actionnaires extérieurs. Pour assurer une indépendance financière durable, Mediapart refonde sa structure, en s'inspirant du Guardian britannique. Quatre questions-réponses pour tout comprendre.

Commentaires préférés des abonnés

Approuvé 4 fois

Le mécanisme semble être celui là oui, après les chiffres en détails il n'y a pas assez d'éléments pour dire, mais bon ça doit être les ordres de grandeur.


Par ailleurs le rachat est aussi financé par 4,4 millions de réserve grâce aux bons résultats p(...)

Approuvé 4 fois

De manière plus générale, on pourrait demander : le rachat des parts sera-t-il l'occasion d'une plus-value pour les actionnaires actuels (y compris Niel...) ? Comment a été évaluée la valeur de l'entreprise et la vente profitera-t-elle financièrement(...)

vu que les commentaires sont un peu a l'ouest voici emission de mediapart qui explique (presque) tout.


https://www.youtube.com/watch?v=p-BrUmmXpmE 


 les actionnaires originaux vont ils  s'enrichir ? oui, aucune équivoque de ce cote. Aura(...)

Derniers commentaires

Pourquoi est ce qu’il n’ont pas simplement rejoint le GIE La Presse Libre ?

https://beta.lapresselibre.fr/


Est-ce parce que, comme d’habitude, ils veulent être les plus forts ?


Est-il possible de faire un article ou avoir des informations sur le modèle du Canard Enchainé ?

vu que les commentaires sont un peu a l'ouest voici emission de mediapart qui explique (presque) tout.


https://www.youtube.com/watch?v=p-BrUmmXpmE 


 les actionnaires originaux vont ils  s'enrichir ? oui, aucune équivoque de ce cote. Auraient ils pu faire encore plus d'argent ? oui  en revendant a n'importe quel acteur prive. auraient ils pu se verser des dividendes durant toutes ces années  ? oui mais ils ne l'ont pas fait et mediapart a mis de cote 4 millions grace a ca.


Bref  Il faut voir au delà de ce que vont gagner les actionnaires (dont fait partie la société des salaries de mediapart)  et comprendre qu'avec cette nouvelle structure mediapart va fonctionner en circuit fermé en réinvestissement systématique des benefices. Ni les salaries ni les dirigeants, ni les actionnaires ne vont pouvoir s'enrichir sur le dos de la boite.

 

bien sur il  aurait  été possible de ceder mediapart aux salaries mais l'altruisme a ses limites et ca ne garantit pas une indépendance durable. un salarie qui devient actionnaire n'est pas forcement plus vertueux qu'un actionnaire lambda et si l'offre est attrayante n’hésitera pas a vendre ses parts.... etc


Bref c'est un win/win en novlangue macronienne. les actionnaires  sortent avec une plus value et la nouvelle structure devient réellement indépendante.


J’ai bien regardé l’émission jusqu’au bout et je confirme que la question du rapport de force entre les salariés, la direction en l’actionnariat-SPIM-qui-ne-s’enrichira-pas (comme les autres d’ailleurs) est totalement éludée. Au passage il n’est pas ahurissant d’imaginer que des salariés plus à l’aise feraient mieux leur travail et que quelques-uns pourraient décider de lever le pied (il n’y a pas que le boulot dans la vie) pour faire travailler d’autres personnes (ce qui n’est pas rien dans le devenir de notre société), du moins jusqu'à l'avènement de l'IA dans le secteur.


Je ne dis pas que le montage ne protège pas l’indépendance de Médiapart. Je ne fais pas non plus de procès d’intention au futur FPL dans sa capacité à assurer des missions d’intérêt collectif. Je prétends qu’il reste une question à résoudre également (et en même temps !) : celle de la répartition de l’écart au coût de la perpétuation [je souligne coût de la perpétuation] de l’entreprise entre les trois forces en présence.


Sans vouloir m’étendre davantage je me permets d’observer que ce type de montage ne sera pas envisageable pour 98% (je mets pas ma main à couper) des organisations qui font l’économie dans laquelle nous survivons mais que pour chacune de ces organisations, la question de la répartition du surplus reste identique. C’est donc ici, me semble-t-il, que réside la possibilité de transformer le capitalisme qui fait la solvabilité au long court du ‘cheptel’ de clients de Médiapart (ou de toute autre organisation de notre économie de marché, à ne pas confondre avec le capitalisme).


Dussé-je passer pour un pisse-froid, ce qui me semble à l’ouest à moi, c’est le fait de n’avoir pas traité – en même temps – cette question structurante du vivre et du travailler ensemble.

Je trouve ça anormal que vous ne parliez pas de l'énorme culbute que vont se faire Plenel et cie avec du x2 par rapport a l'investissement initial (faut voir après imposition j'imagine). Pourquoi ce silence? De plus les cofondateur vont rester plus ou moins les patrons vu qu'il faudra passer par eux pour changer les statuts. Ça aurait été plus classe de reprendre juste sa mise. En attendant les employés de Mediapart vont toucher que dalle et se retrouvent avec un journal endetté auprès d'une banque pour au moins 10ans et c'est là que vont passer l'essentiel des bénef. Comme d'hab à gauche c'est faites ce que je dis pas ce que que je fais. Et là asi ne dit rien. Bravo.

Avec ce type de montage visant à s’abriter des prédateurs oligarques, nous parviendrons certainement à installer un capitalisme associatif mais capitalisme tout de même puisque le rapport de force (comme dirait Paul Jorion) sera largement et sans contestation possible (qui oserait ?) en faveur de l’apporteur de capital SPIM fût-il doté d’un sur-moi (FPL) et d’un méta-moi (ADS) !


L’on aimerait pouvoir répondre à la question de la répartition des revenus que l'on peut formuler ainsi : sur 100 € d’écart au coût de la perpétuation de Médiapart combien ira aux salariés, combien à la direction et combien à l’actionnaire SPIM. Le pire serait que les salariés de Médiapart continuent de ramasser des broutilles mais fort contents de ne pas souffrir la prise de contrôle de leur journal !


Il ne faudrait tout de même pas que cette inquiétude légitime de la prédation par le 1% nous serve de prétexte pour oublier de franchir l’étape qui nous fera sortir ou pas du capitalisme : comment décidons-nous de répartir le ‘surplus’ ?


En définitive rien ne nous dit que le méta-capitalisme ou capitalisme associatif sera bien différent (dans ses effets ultimes) de ses cousins capitalisme d’Etat (ou communisme si vous préférez) ou capitalisme des meilleurs d’entre nous (ils le croient en tout cas).

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Pour ceux que ça intéresse, il y a là une interview de Michel Broué, le mathématicien qui est à la tête de la Société des Amis de Mediapart (et qui siège au CA). Il n'y parle absolument pas de Mediapart mais surtout de mathématiques et, vers la fin (après 30 minutes), de combats citoyens auxquels ont participé un certain nombre de mathématiciens au cours du siècle dernier.

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.