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Main arrachée sur la ZAD : la version absente des zadistes

Alors qu'un porte-parole de la ZAD a démenti la version du ministère de l'Intérieur, selon laquelle un zadiste a eu la main arrachée "en ramassant une grenade", certains médias ( Le Monde, l'Obs, RTL.fr) se sont contentés de relayer la version officielle.

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C'est bien, tu as bien appris ta partition, celle qui consiste à assimiler les personnes qui résistent à Notre-Dame-des-Landes à une figure caricaturée du/de la zonard-e qui picole toute la journée et fume pétard sur pétard. Celle qui est véhiculée t(...)

Rappelons ce que disait Daniel Schneidermann :

"contrairement aux premières déclarations du ministère de l'Intérieur qui parlait d'une simple lacrymogène, c'est une GLI-F4 à triple effet (lacrymogène, assourdissante, et explosive). Depuis la mort de R(...)

Un peu de courage politique Arrêt sur Images, s'il vous plaît. Lorsqu'il y a "violences policières" et qu'on suit leur traitement médiatique, la communication du ministère de l'Intérieur est systématiquement très rapide et on a affaire dans les heure(...)

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J'ai de plus en plus l'impression d'habiter en URSS ça me donne des cauchemars.

Rappelons ce que disait Daniel Schneidermann :

"contrairement aux premières déclarations du ministère de l'Intérieur qui parlait d'une simple lacrymogène, c'est une GLI-F4 à triple effet (lacrymogène, assourdissante, et explosive). Depuis la mort de Rémi Fraisse (tué par un autre type de grenade), il est question de retirer les GLI-F4 de la dotation des forces de l'ordre. Même la presse des gendarmes la considère "contestée", et les commandes n'en ont apparemment pas été renouvelées. Qu'elle soit encore utilisée amène, là aussi, à une conclusion simple : il faut bien écouler les stocks. "

Merci pour cet article, tout  à fait essentiel. Il montre aussi qu'il y a des médias qui font leur boulot. Y compris "mainstream". Et qu'il est nécessaire aussi d'avoir des lieux indépendants d'analyse critique des médias comme le vôtre.


Maintenant, ne pas tout confondre : la brutalité bien réelle et voulue mais aussi encadrée face aux mobilisations actuelles (ZAD ou manifs loi travail, Sivens autrefois) avec celle des policiers capables de tuer par acharnement comme en 1986 (Malik Oussekine), et encore moins avec les agissements des policiers des régimes dictatoriaux - eux ou leurs alliés d'ultradroite qui font le coup de poing, assassinent des journalistes, etc.

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Un peu de courage politique Arrêt sur Images, s'il vous plaît. Lorsqu'il y a "violences policières" et qu'on suit leur traitement médiatique, la communication du ministère de l'Intérieur est systématiquement très rapide et on a affaire dans les heures qui suivent, avant tout témoignage direct ou communiqué de collectif de soutien aux victimes, à la version policière. Version qui impose ses éléments de langage, ses cases, ses protocoles, sa culpabilisation de la victime, sa justification de l'emploi de leurs armes.

Pour une institution de critique des médias telle qu'Asi est censée être, cet article me semble être d'une naïveté comparable à celle des médias dits classiques, qui semblent à chaque fois ne pas voir comment les forces répressives réagissent avec la même méthode froide et les mêmes ficelles de retournement de situation.

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