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Macron sous barbelés : la couv de L'Obs provoque des remous

Macron derrière les barbelés... Avec cette couverture, publiée le 11 janvier, L'Obs s'est assuré un certain buzz. Et aussi quelques soucis : le fondateur de l'hebdomadaire s'est fendu d'un édito au vitriol pour dénoncer le choix de la rédaction. Et l'actuel directeur de la rédaction, Matthieu Croissandeau, pourrait se retrouver sur la sellette.

Commentaires préférés des abonnés

Sacrée Aude Ancelin! Toujours le mot pour rire. fallait pas la virer!

Comme quoi ... quand on ne voit une image que rapidement en marchant sur un trottoir parce que notre regard croise le présentoir à journaux ... on ne la voit pas bien du tout !

Avant de lire cet article, j'avais cru ( mais en une seconde et sans y prê(...)

Énorme surprise, en effet, un hebdo qui dit la vérité, et qui la dit en couverture!!!  Dommage, ceux qui auraient pu soutenir cet étonnant acte de courage... soit regardent désormais ailleurs, soit sont devenus méfiants, soit ont tellement pris (...)

Derniers commentaires

Au passage les british appellent ça du razor wire.

Très utilisé chez les british pour rendre des zones interdites. Façon chevaux de frise.

Je pense que ce serait l'idéal pour empêcher des migrants de venir. Façon président.

C'est insupportable: Comme si l'Obs était redevenu un journal de gauche. Ce Croissandeau a bien caché son jeux quand il a viré cette passionaria d'Aude Lancelin alors qu'il partageait ses idées de gauche radicale. Heusement que Jean Daniel qui a bien évolué, va remettre de l'ordre et remettre tout ce beau En Marche!

Tribune mediapart


En 2017, au moins 3100 migrants sont morts en traversant la méditerranée, et quatre autour de Calais, en voulant rejoindre l’Angleterre.

Notre préoccupation est celle de citoyens d’ici et d’ailleurs qui, par delà nos différences philosophiques, religieuses, politiques, revendiquent que cet enjeu d’humanité nous oblige. Il n’y a pas d’indignation sélective ou de sentimentalisme à avoir, mais une politique rationnelle à fonder. Il n’y a pas de ce pragmatisme que l’on veut opposer aux idéologies, mais la conviction qu’il est urgent de réhabiliter le sens de l’accueil dans une opinion publique soit indifférente, soit hostile. 

Nous ne pouvons accepter que l’inconditionnalité inscrite dans le code de l’action sociale et de la famille dès 1956 soit remise en cause par une circulaire du ministre de l’intérieur. Cette inconditionnalité, inscrite dans la loi et pratiquée par les associations laïques comme confessionnelles ne saurait être balayée d’un revers de main au mépris de notre histoire. Briser ce lien de confiance entre acteurs de l’accueil et migrants serait nuire à l’ensemble de notre société, qui a besoin de croire en sa générosité. Nous comprenons que les pouvoirs publics souhaitent canaliser les tensions suscitées par la question migratoire. Mais inciter les migrants à rester dans la rue et dans les bois, revient précisément à normaliser cette présence insécurisante, et donc à entretenir le sentiment de rejet et à intensifier les représentations obsidionales...

Notre devoir et notre honneur sont de convaincre que cette question de l’accueil et du refus du tri des réfugiés n’est non seulement pas mineure, mais constitue un enjeu de civilisation. Il s’agit de la vie de personnes humaines. L’urgence de l’indignation doit être accompagnée de la défense réassumée des valeurs humanistes, aujourd’hui abandonnées au bruit des crispations identitaires ou aux cauchemars de revanche post-attentats. Oser cela, c’est aussi incarner la République et ouvrir un horizon rassembleur, en somme se tenir au niveau de l’histoire de France. 

Signataires

Joseph Beauregard – Réalisateur -, Alexandre Dézé – Politiste -, François Dubet – Sociologue -, Béatrice Camurat-Jaud – Réalisatrice -, Fabien Escalona – Politiste -, Stéphane François – Historien -, Jacques Gaillot – Evêque de Parténia -, Bertrand Gaufryau - Economiste et Chef d'Etablissement -, Joël Gombin – Politiste -, Jean-Michel Hirt – Psychanalyste et Professeur à Paris 13 -, Jean-Paul Jaud – Réalisateur -, Alexis Jenni – Ecrivain et Prix Goncourt -, Jean-Loïc Le Quellec – Anthropologue -, Nicolas Lebourg – Historien et Politiste -, Noël Mamère – Militant écologiste, ancien député -, Philippe Meirieu – Professeur en sciences de l'éducation -, Eve Ricard-Reneleau – Ecrivaine et orthophoniste -, Gabriel Ringlet – Ecrivain, poète et théologien.



Voilà des gens qui pour la plupart ont largement pu profiter de revenus très au-dessus de ce que la justice peut justifier et dont l'activité principale, en lieu et place de consacrer de leur temps et de leur argent pour aller chercher les migrants non triés sur les côtes avant qu'ils ne se noient, et avec un bateau de moyenne importance on peut en faire des trajets, vont trouver le moyen de cumuler avantages sociaux et brossage de leur âme à reliure. Je ne vois pas en quoi le devoir d'humanisme devrait reposer sur une personne morale de droit public qui comme fiction juridique n'a aucune intentionnalité et ne peut être que l'émanation d'une majorité exprimée au vote. 


Je me permets de dire que beaucoup de migrants sont hors le droit et ne remplissent aucun des critères pour bénéficier de sa protection ; quand on connait un peu les dossiers, on constate que les récits sont comme copiés les uns des autres et reflètent des filières et non des parcours personnels, que les documents d'identité sont pléthores et toujours en très bon état sans une goutte d'eau même séchée, que les gens qui migrent sont costauds et bien nourris à leur départ comme à leur arrivée, pas comme au Yemen car la guerre ne permet pas la migration jusqu'à l'europe lorsqu'elle éclate en pays pauvre, et qu'ils ont pour leur migration une somme d'argent de l'ordre de 5000 euros (déclarée notamment par les "mineurs" dans leur récit de migration) somme à destination des passeurs qui ne constitue pas leur épargne personnelle mais bien la mise en commun de sommes dans le pays d'origine à but de "trafic" migratoire ; le migrant est envoyé en Europe pour un retour de subsides au pays ; il s'agit d'une traite d'être humains organisés depuis les pays d'origine qui n'est pas dénoncée comme telle car il ne s'agit pas de prostitution sexuelle, mais d'une forme de colonisation non militarisée  ; il s'agit de prendre pied en Europe pour exporter ensuite de la devise. Cette traite d'être humains a sans doute été imaginée comme moyen de maintenir le système subventionnel qui a créé de fortes dépendances, mais qui est accaparé par les régimes en place sans parvenir à la population. Et tout ceci est connu des autorités qui ne l'énoncent pas comme tel car elles considèrent d'une part que les pays d'Afrique sont enfantins et n'ont pas accès à un discours de mise en responsabilité (ce qui est en partie faux)  et d'autre part que leurs populations sont menacées par des activistes de gauche qui deviendraient dangereux s'ils devaient regarder en face combien leurs discours sont creux et démontrent qu'ils sont dans l'incapacité de regarder leur prochain pour de vrais (cf chikirou chez ruquier qui, après avoir dit que le media donnera la parole à des gens qui ne l'ont jamais, écrase de ses certitudes un surveillants de prison qui est contraint sous la menace symbolique de prioriser un discours sur les détenus alors qu'il voulait parler des surveillants (sans enfoncer les détenus, juste parler de la souffrance des surveillants) qui eux subissent les conditions de détention sans jamais avoir ni volé, ni tué, ni violé ce qui fait une grande différence.  


D'ailleurs, on aimerait entendre les {féminines} sur le sort que la société doit réserver aux porcs balancés dans un contexte de surpopulation carcérale ; la privation de liberté pour quelques années en zone de confort normalisé est-elle une mesure réparatrice pour la femme violée dévastée qui vivra toute sa vie privée de sa liberté de jouir sans cette entrave ? Que disent les traumatisées du ciel ouvert à leur {féminines} très à l'écoute ?  



Quoiqu'il en soit, il est possible et même légitime de dire que ce devoir et cet honneur reposent sur chacun d'eux ; ils peuvent à tout moment mettre en pratique le partage et la solidarité qu'ils invoquent ; d'autant qu'eux, ils en ont les moyens.


Les égalitaristes humanitaires qui considèrent qu'il ne s'agit pas d'une traite d'être humains sont ces humains à qui il revient de mettre en pratique leurs morales ; et comme ils ne sont pas tyranniques et ne souhaitent pas imposer à ceux qui ne sont pas d'accord avec eux leurs morales, ils ne peuvent exiger que la solidarité soit collective ; je rappelle que nombre de non migrant meurent en bien plus grande quantité de maladies ou de violences sur les territoires où ils sont nés, alors que ces maladies ou ces violences ne les auraient pas tué en europe et qu'en conséquence il n'y a guère de différence pragmatique entre ceux qui meurent en silence sur des terres arides et ceux qui meurent désormais à grand bruit en méditérrannée ; celui qui meurt en le faisant savoir n'acquière pas ce faisant un devoir d'humanisme dont celui qui meurt en silence pourrait être privé.


L'Etat n'a rien à faire là-dedans ; ce devoir est le leur.

Bizarre, les unes représentant Melenchon en Mao ou Che Guevara n'avait à l'époque pas choqué les journalistes ni ses lecteurs. C'était surement de l'humour bien compris.

En réponse aux barbelés.


Il faut sortir le haut devoir d'hospitalité de ses contingences capitalistes aux normes d'hébergement sans aucun sens écologique, qui plus est pour des personnes fuyant la guerre et la famine pour qui des tentes ou des baraques zadistes alternatives, des sanitaires, des aires de jeux, des repas chaud seraient le comble de leurs aspirations pour sortir de l'aliénation consistant à venir en Europe pour y dérouler des commodités qui, accélérant le réchauffement climatique, obèreront un peu plus vite la vie de ceux qui sont restés en terre de non aisance.


Il faut sortir le haut devoir d'hospitalité de son aspect aumônier et permettre aux migrants ainsi accueillis de participer à des travaux d'entretien des territoires qui font la beauté de l'échange dans l'hospitalité et permettent d'échapper à l'humiliation de la pitié et de la mendicité.


Il faut sortir le haut devoir d’hospitalité de sa dépendance à l'Etat et permettre au peuple égalitaire et universellement humaniste de défendre des fondations d'hospitalité, des neurosneuroscampbang, et créer un peu partout des zones à des brouettes ça y est.


Et pour une équité sans faille, il faut faire savoir en terre connectée que les bateaux associatifs attendent, sans distinction de motifs ou de conditions, dès l'abord des côtes les plus proches, ceux qui déclarent un devoir de migration.

 

Gageons alors qu'il n'y aura besoin ni de barbelés, ni plus d'urgence à instruire des milliers de dossiers dont chacun pourra faire l'objet d'une attention toute particulière, et que même les fronts nationaux ne pourront plus estimer faire face à une concurrence déloyale au salariat.


Le solde migratoire pourra alors faire pour cette terre hospitalière ce que les bras outranciers des colons n'ont pas fait pour la terre africaine.


Solidarités gitanes ; pour des terres d'accueil non capitalisées.

Énorme surprise, en effet, un hebdo qui dit la vérité, et qui la dit en couverture!!!  Dommage, ceux qui auraient pu soutenir cet étonnant acte de courage... soit regardent désormais ailleurs, soit sont devenus méfiants, soit ont tellement pris l'habitude d'un hebdo du côté du manche qu'ils sont effarouchés (comme Jean Daniel) par ce bizarre courage, et du coup... condamnent en même temps qu'ils approuvent. 


Ça nous dit quelque chose pourtant sur l'air du temps: zètes sûrs que "l'opinion publique" est hostile aux migrants? Vu les efforts qu'ils font pour nous les faire détester en bloc, ou au moins trier comme on trie des patates, on peut se demander si, justement, yaurait pas une certaine répugnance à l'infamie dans la fameuse "majorité silencieuse", qui aurait peut être enfin compris que les "moyens" pour arriver à cette "fin" ne peuvent être que barbares. Et que donc, il faut soit assumer la barbarie, soit changer de cap.


L'important n'est-il pas de donner la parole à ceux qui s'élèvent contre la pire des politiques de l'immigration depuis plus de 70 ans ?

Dans l'actuel concert médiatique à vomir, ce dossier de l'obs est une petite, très petite, bouffée d'air rafraîchissante.

Il y a des siècles, je lisais L'Obs mais le traitement de l'actualité, la défense dissimulée de Sarkozy, la promotion éhontée de Macron, tout cela a fini par me dissuader. Sans parler du traitement d'Aude Lancelin. Et pour finir l'incroyable Croissandeau, c'en était trop et quand je vois où en est L'Obs aujourd’hui, je me félicite de ne plus même jeter un coup d’œil à l'intérieur.

Aude Lancelin a bien raison "On finit toujours par liquider le liquidateur" mais je me demande quelle mouche a piquer Croissandeau sinon le vague espoir de redonner vie à son magazine moribond en faisant croire qu'il restait une âme dans ce média.

Non pas que la couverture mente sur l'état des choses, qu'elle ne dise pas autre chose que la vérité, mais on reste sur le cul de voir L'Obs à la suite de Edwy Plenel et son remarquable "Le devoir d'Hospitalité".

Comment un journal qui a tant prôné le Macron nouveau et réussi l'incroyable d'en faire un président "out of nothing" peut-il avoir sorti cet article. Même Jean Daniel qui jouait les provocs dans ses chroniques sans toutefois dépasser le politiquement correct n'arrive pas à comprendre

Quant à l'équation barbelés = camps de concentration = Godwin, c'est à se demander si ceux qui entourent Macron ne sont pas à l'inverse de ceux qui entourent Trump, ces derniers étant plus subtils que l'insensé qu'ils servent

Comme quoi ... quand on ne voit une image que rapidement en marchant sur un trottoir parce que notre regard croise le présentoir à journaux ... on ne la voit pas bien du tout !

Avant de lire cet article, j'avais cru ( mais en une seconde et sans y prêter attention) que ça représentait Macron qui venait juste d'ouvrir les barbelés, pour laisser passer quelqu'un.

Oui, je sais, c'est complètement con, je m'en rends compte.



Moi cette photo me fait pensé à Frankenstein = un montre créé à partir des cadavres des anciens partis politique!

Moi cette photo me fait pensER à Frankenstein = un montre créé à partir des cadavres des anciens partis politiqueS... Vivement la possibilité d'édition!

Moi, un peu vicieuse comme toujours, et sans l'article ni commentaires, j'avais vu maquereau, prisonnier de la finance....

Comme la fonction "Signaler une faute" est toujours dans la longue liste des "bientôt disponible":

- encore lau président
- se sont pas faites attendre

Sacrée Aude Ancelin! Toujours le mot pour rire. fallait pas la virer!

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