Lindsay Clancy : un procès pour infanticides au coeur de la guerre culturelle
Ultra-médiatisé, le procès de Lindsay Clancy, cette Américaine accusée de triple infanticide, a retenti jusqu’en France. Et si l’affaire a rouvert le débat sur la santé mentale des mères en post-partum, elle alimente aussi la guerre culturelle contre le camp progressiste.
Abonnez-vous pour pouvoir commenter !
si vous êtes déjà abonné Connectez-vous Connectez-vous
Commentaires préférés des abonnés
Helas , les meres infanticides que j' ai vu en psychiatrie souffrent de délire, de psychose maniaco dépressive, qui apparaissent après l' accouchement ...... et qui étaient la avant ..... Mais comment (...)
On peut aussi se demander où il était pendant que sa femme se débattait avec sa folie....s'il a tenté de l'aider, de la soutenir, ou au besoin de l'éloigner quand elle est devenue dangereuse... ou bien...???
Je me souviens d'un couple d'amis qui avait des querelles violentes. Réflexion d'un autre ami:
"Elle est complètement hystérique. Et comme lui il est un peu nerveux..."
Derniers commentaires
Ben je regrette pas d'être abonné à ASI.
« Oui, attendez, j'ai tué mes enfants mais ce sont mes hormones » devient une défense acceptable ?
Puisque certains veulent en venir à la guerre des hormones : les femmes incarcérées ont souvent écopé de peines bien plus lourdes que les hommes "à crime égal". Parce qu'un homme est "viril" , travaillé par la testostérone, et une femme doit être douce, attentive, patiente, maternelle...
La presse sur ces questions, organise des débats ineptes, qu'elle soit de droite ou de gauche...tous leurs commentaires vont horrifier ceux qui les liront dans quelques décennies et n'y verront que l'expression de notre bêtise.
Cette femme va avoir un procès, ça répond certainement à la loi. Dans un pays civilisé, elle verrait autant d'experts que nécessaire, s'agissant d'une psychose puerpérale, et stop... Elle devrait ensuite faire l'objet d'un suivi thérapeutique serré.. Elle ne devrait pas être en prison, elle ne devrait pas être devant le juge dans le cadre d'un procès...
Quant à la durée de séjour en maternité, avec la période de latence de la psychose, elle n'est pas en cause. En revanche, il faut aider cette femme, son époux et son entourage autant que possible.
Ce qui choque, c'est que la justice, la presse et les lecteurs soient dans le coup d'une affaire pareille et qu'on mette un visage dessus, qu'elle soit livrée à l'opinion.
Notre civilisation me semble de plus en plus abjecte.
une psychose ne vient pas du jour au lendemain ...... est il y aussi des décompensations psychiques à l' accouchement, ou quelques heures après .....
Où voulez-vous en venir ?
quelle est votre objection ?
"Quant à la durée de séjour en maternité, avec la période de latence de la psychose, elle n'est pas en cause."
Je crois que vous faites erreur. Les trois jours sont à peine suffisants pour se remettre physiquement. Insuffisants pour soutenir la mise en place du lien mère/enfant, pour repérer les éventuelles fragilités, pour mettre en place, éventuellement, un suivi à domicile.
Franchement... trois jours... et on rentre s'occuper aussi des jeunes enfants qui ont précédé? Il est probable que vous n'avez jamais accouché, mais vous avez peut être eu des enfants?
Ce que je veux dire (d'ailleurs fort mal), en aucun cas même en allongeant la durée de séjour, on ne risque pas de se prémunir totalement contre :
La bouffée délirante aiguë (BDA), souvent qualifiée de « coup de tonnerre dans un ciel serein » (une formule historique du psychiatre Valentin Magnan en 1866)
ou la psychose puerpérale qui peut se manifester quelques semaines après l'accouchement...
On peut discuter le suivi rapproché...il y a des choses possibles.
Ce qui m'importe, c'est juger cette femme et devant un jury, en public, exposer son visage, discuter si etc... est le produit d'une société volontairement criminelle.
Quand j'ai accouché en 84, on restait 2 à 3 semaines à la maternité et il y avait certainement une bonne raison à cela.
Une semaine maxi! et encore!
Un pote est mort à 38 ans après la pose d'un " stennte ", un genre de ressort de stylobille, destiné à ouvrir de l'intérieur une veine ou une artère proche du cœur.
Après sa mort j'ai un peu cherché, et c'est dit partout que c'est une opération assez classique, bien maitrisée, avec toutes chances de réussite ensuite.
Ça disait aussi qu'il fallait surtout garder le patient en surveillance sur place les huit jours suivants, avant de considérer la réussite comme définitive.
Mon pote s'était fait dégager de l'hosto le deuxième jour après l'opération, il est mort le troisième jour. Chez lui, donc pas considéré comme un échec hospitalier.
S'il y a un parallèle avec un possible suivi post accouchement ? Je ne sais pas.
Dans son cas, il est clairement mort d'un non-suivi post opération.
PS, c'était en 2009, pour situer.
C'est la veille médiatique chère depuis qui années à Asi entre autres...
"Livrée à l'opinion" certes mais personne n'est obligé d'ouvrir le paquet .
Si j'en crois pour une fois wiki, cette maman a tenté de se suicider de façon énergique après les meurtres, entre autres en sautant par la fenêtre et est depuis paraplégique.
Elle comparaît en fauteuil et ne parle pas.
Elle avait été hospitalisée avant le drame et était sortie environ trois semaines avant.
La médiatisation d'un tel drame est navrante et son relais également.
Quant au "débat sur la santé mentale des femmes en post parfum"... tout n'a pas à être débattu !
Le retard au diagnostic des troubles bipolaires est catastrophique, surtout quand on qualifie de "dépression"les premiers épisodes.
Il y a un manque crucial de moyens pour la psychiatrie publique en France et aux states je ne sais pas si des structures publiques existent encore.
Lu et approuvé pour l'ensemble de votre commentaire.
J'ajoute et c'est affectif, qu'on puisse oser nous livrer le visage de cette pauvre femme (l'abolition de fait du droit à l'image) afin que nous puissions y projeter nos passions et jugements de valeur me semble abject..
Marianne est à vomir ..... il y a combien de siècles que c ' était à gauche ????? et combien de femmes disent " j' ai peur. d' avoir envie de faire. du mal à mes enfants ?"
Helas , les meres infanticides que j' ai vu en psychiatrie souffrent de délire, de psychose maniaco dépressive, qui apparaissent après l' accouchement ...... et qui étaient la avant ..... Mais comment faire pour qu' une femme puisse voir une psychologue. quand on les met dehors de la maternité au bout de 2 jours ?
La vraie question me semble celle de la lutte contre les maladies mentales, qu'il s'agisse de celles conduisant des femmes à tuer leurs gosses ou de celles bien plus fréquentes (mais bizarrement non catégorisées comme telles) conduisant des hommes à faire la même chose.
Les lectures "guerre culturelle" des "deux camps" me semblent aussi mauvaises l'une que l'autre, puisque cherchant à faire de ces comportements qui concernent les deux une question de sexes.
Je n'en sais rien de la guéguerre idéologique !
J"avais une amie qui avait trois enfants.
Pour tenir, elle s'est alcoolisé à en mourir.-
Elle buvait au nez et à la barbe de tout le monde mari y compris !
Après la naissance du premier, elle avait fait une T;S. tentative de suicide
En lieu et place d'aide, elle s'était attirée les foudres de ses beaux parent !
Cela me donne encore envie de vomir !!!
Mais je pense :
- aux trois enfants de Lindsay Clancy
- à Lindsay Clancy et à ses demandes d'aide laissées lettres mortes
- aux pressions familiales : faut être une bonne mère et c'est tout
- au mari, il était où pendant que sa femme se débattait avec des problèmes pathologiques.
Ce qui est fantastique, c'est que personne ne semble se questionner sur la souffrance du père, qui a découvert les corps sans vie de ses trois enfants.