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#LibéRacisme : une chronique de Libé jugée sexiste et islamophobe

"Beurettes tapageuses", "ceinture de chasteté explosive" et "conducteur salafiste". Jugée sexiste et islamophobe, une chronique du journaliste de Libé Luc Le Vaillant a suscité une vague d'indignation, notamment sur Twitter. Une chronique défendue par Laurent Joffrin, mais critiquée en interne. Un texte qui s'ajoute surtout à la longue liste des polémiques créées par Le Vaillant, interrogé il y a quelques mois à ce sujet sur notre plateau.

Derniers commentaires

Ça raconte un truc du genre : « Avis aux terroristes : N'arrivez pas en niqab mais habillé bourgeoisement, les agents de sécurité vous tiendront la porte et les passagers du métro vous aideront à porter vos paquets. » Je connais des concierges qui ont ouvert eux même la porte aux cambrioleurs sur un « délit de bonne gueule ».

La peur irraisonnée est le lit de la bêtise et des réactions stupides. Cet écrit en est un exemple, mais il est effectivement représentatif d'une partie ce qu'on entend en ce moment. Pas de quoi faire un monstrueux fromage.

J'en connais d'autres en haut lieu qui ont fait 100 fois pire dans la plus totale absence de réflexion, on a assisté à des choses hallucinantes que je ne pensais pas possible en France parmis nos (ir)responsables politiques. Je comprends mieux certains épisodes de notre histoire...
Il est plus que temps de promouvoir un obscurantisme éclairé !
Hobbes marxiste, Spinoza libéral ?
Merveilleuse société ou l'on peut à la fois défendre l'IVG et le port du voile intégral.
Où l'on se choque d'une fessée parentale mais défend le droit d'enfoncer des tisonniers dans le cul (le sien ou celui de son partenaire consentant) au nom de la liberté sexuelle et du droit à la vie privée.
Où l'on trouve l'humour de Patrick Timsit insupportable (mongoliens et crevettes) mais défend, au nom de la liberté religieuse et du respect de la diversité, le droit de prêcher des insanités dans des lieux de culte.

Le jour où l'homme libéral politique post soixante huitard comprendra que le fait privé est doté d'une normativité collective, et que la neutralité de l'espace public est un mirage non seulement impossible, mais pas souhaitable, la société française aura progressé.

En attendant traitez moi de raciste, si ça peut vous faire du bien.

Cette affaire d'islam est magique tout de même... les français sont tellement obsédés par les rapports de domination qu'ils en oublient de traiter le fait religieux - et les revendications qui l'accompagne - avec le respect qu'il mérite.
Excellente tribune, qui devait ouvrir un débat et pousser à réfléchir.
Mais nous vivons une époque où plus grand'monde n'est équipé pour ça !
La dictature des imbéciles a, une fois de plus, tué dans l'œuf une vrais question de fond...
"Plusieurs passages alternant entre clichés sexistes, orientalistes et racistes"

Mettre l'orientalisme au même niveau d'infamie que le racisme et le sexisme, n'est-ce pas du racisme ?
.....et cette voilée semble l'avoir bien compris......L'article ne parle de rien d'autre , et plutôt bien , même très bien , non seulement le fond est juste mais la forme est belle , et liée , Luc le Vaillant , belle plume ( sans rire )
Si les religions sont équivalentes, honorable Ignatius, comment expliquez-vous que l'une seule d'entre elles soit élue à Auschwitz ?
Il y a deux manières de renvoyer dos-à-dos les religions. Les réfuter une à une et constater leurs réfutations. Et, en amont, se demander ce qu'est la religiosité. Là, l'horrible constat d'une hiérarchie des religions pointe le bout du nez. Toute religion prétend répondre à une question qui l'a fait naître. ( répondre à une question ne signifiant pas l'annuler). Là, l'horrible constat s'impose : les youp...euh ...les Juifs sont très au dessus du lot. Au point qu'il est permis de se demander si leurs ennuis ne viennent pas de là... Peut- être n'y a-t-il de guerre que de religion.
J'ai lu ce contenu hier, mais il était trop tard pour que je puisse en dire quelque chose ... Sans intérêt en fait. J'ajoute parce que ça me démange depuis longtemps... Il faut urgemment foutre la paix aux Musulmans. Plutôt voir le documentaire de Mordillat et Prieur sur "L'islam et Abraham", ce n'est pas le titre exact, mais j'ai envie de l'écrire ainsi.
Un bruit court selon lequel Luc Le Vaillant conserverait dans une fiole de cristal de Bohème une goutte de sperme de DSK.
Mais ça reste à vérifier.
Libération est pour moi le journal de gauche le plus machiste , c'est du porto a chaque édition . Juste dégeu pour moi , c'est un journal qui continu le délire sexuel de 1968 ou les femmes pa ce que pilule étaient sommé de baisé, et le mec ne se demandait meme pas si la femme en avait envie . Aucun mec ne se demande si une femme a envie de lui, et pourtant dans les couples c'est le principale problème , les femmes s'ennuient tellement au lit qu'elle arrêtent le sex , sauf pour l'hygiène , et les mec de gauche sont aussi nul sexuellement que les autres , aucune connaissance de la libido féminine , la leur leur suffit comme boussole .
http://dariamarx.com/2015/12/08/lettre-a-luc-le-vaillant/

Penser que Libération pense qu’il est utile de relayer votre opinion au lendemain des élections m’abasourdit. Vous ne pourrez pas baiser toutes les femmes, Monsieur Le Vaillant. Même avec votre imagination. Même avec votre esprit. Vous ne pourrez pas deviner toutes nos formes, explorer tous nos corps. Nous ne le voulons pas. Nous ne sommes pas consentantes. Laissez-nous vivre. Laissez nous nous couvrir et nous découvrir comme nous le souhaitons. Laissez nous donner du sens ou pas à nos vêtements. Laissez-nous croire, laissez-nous boire. Cessez de penser que vous comprenez les femmes, musulmanes ou juives, en mini-jupe ou en jean. Vous ne comprenez rien. Ni aux discriminations terribles qui pèsent sur les épaules de mes sœurs musulmanes, ni sur les oppressions subies tous les jours par les femmes de toutes confessions ou mode de pensée. Vous êtes un homme cisgenre blanc typique. Il y a vous et votre bite. Ne parlez donc que de cela à l’avenir.
Je trouve l'indignation suscitée par cet article parfaitement justifiée. Nous ne sommes pas confrontés à un choc des civilisations, mais à celui des ignorances
C'est dur, d'être un homme... sauf que non... Plus le droit de fantasmer (et de le dire, surtout, car pour les fantasmes, hein, liberté de penser) sur les petites nanas en minijupe qui montrent tout ou presque, voilà qu'on est obligé de se rabattre sur celles qui veulent rien (nous) montrer... Sauf qu'apparemment, et contre toute attente (??) on y gagne en torride. Et en buzz. Jackpot!

"Vous portiez quoi, le soir où vous avez été violée? Un décolleté profond? Vous l'avez pas un peu cherché, non? Un col roulé? C'était pas de la provoc, ça?"
1er ou 2ème degré, ironie ou pas ironie, je n'en sais trop rien. A la lecture des quelques extraits reproduits ici, le texte de Luc Le Vaillant fait plutôt penser à celui d'un journaliste qui joue au grand écrivain, qui fait du style pour le style. " Elle porte une abaya couleur corbeau. La tenue traîne jusqu’au sol et balaie la poussière des anxiétés alentour. […] Cette autre soutane monothéiste lui fait la cuisse évasive, la fesse envasée, les seins restreints. Les cheveux sont distraits à la concupiscence des abominables pervers de l’Occident décadent. […] Elle doit avoir dans les 25-30 ans. Elle est la sœur désolée et désolante des beurettes sonores et tapageuses qui égaient les soirées RATP." J'hésite entre l'admiration et la rigolade.
Un chronique bien pourrie dans Libé ? Je n'ose y croire.
Bien nostalgique de la colonisation.
Et émanant de gens qui se gargarisent pourtant du "vivre ensemble".
Elle est pourtant tellement dans l'air du temps, cette chronique.
Notre temps, où l'ennemi, ce n'est pas la clique qui nous gouverne, qui monte les individus les uns contre les autres. Ce n'est pas le capitalisme, qui enfante le terrorisme à coup d'injustice et de bombes "humanitaires".
Non, c'est le musulman.
Et surtout, la musulmane.
On aurait aimé lire la suite de l'histoire : on aurait pu voir cette salope (parce que c'en est une, hein, à venir faire de la provoc comme ça) "niquabée" (non, ce n'était pas un niqab, parce notre Vaillant croisé n'aurait pas pu décrire son visage) prendre des coups dans sa sale gueule d'intégriste, de supposée terroriste, de la part de tous ces passagers aux regards fuyants, mal à l'aise dans leur paranoïa. Ç'aurait été encore plus fun, le truc.

Sous les applaudissements de la foule en délire.
On a 40% de vote pour le FN, le tout journaliste se demande pourquoi,
y'en a un qui fait l'effort de mettre en place le jeu de miroir qui essaie d'expliquer et...
il se fait dézinguer....
Dézinguer par qui au fait?
Ou plutôt qui a mis le hashtag en TT? Ben c'est Thomson et Gresh du diplo, relayé d'abord par Al kanz et ensuite la meute de Salafs...
Des féministes s'en sont emparées ensuite.

Et qu'est ce qu'on a vu ensuite, les frontistes mort de rire de voir qu'énoncer que oui ca fait peur, dans le métro à Paris de voir une minette en niqab (parce que les débats sémantiques sur les robes islamiques ca échappe un peu à la majorité hein) ca vaut à libé q'uils n'aiment pas beaucoup beaucoup de se faire allumer, par les mecs qu'ils détestent. J'imagine d'ici Marine défendre la liberté d'expression de Libé...

Et à la fin quoi? ben des gens qui ont toujours aussi peur des minettes islamisées dans le métro, et qui ferment leur gueule sinon ils se font avoiner par plein de gens qui parlent bien.
A j'oubliais, le sexisme du francais de souche (gros porc) face à la beurette islamisée. Discours lancinant qui est ressorti hier. Ben je veux pas décevoir les féministes, mais les hommes sont pleins de fantasmes. Sisi.

Un mot pour finir, certains de ces idiots utiles du FNessaient d'expliquer que c'est libé qui fait monter le FN et que c'est pour ca qu'ils tapent dessus.

Heuuuu les gars, à part vous qui lit Libé?
Soif de complaire au boss. Rien que de très classique.
Bientôt je retourne en France. Ça ira plus vite : de quoi a-t'on le droit de parler en France ?
Retour En Thalys. Ai-je le droit de dire, de penser, d'avoir en tête qu'un connard peut faire un carton dans le wagon où je suis ou une cinglée se faire exploser et moi avec au moyen d'un joli gilet bourré d'explosifs et de boulons ?
C'est possible ? De dire que j'y pense ? Et si j'y pense et en parle, je suis quoi ?
Vraiment envie de rester ici.
Bientôt cernés par les le pen au nord et au sud, entourés par leurs électeurs et pas le droit de rien penser ?
Chouette perspective.
Ça fait envie.
Ce tollé est pathétique... D'autant plus que ce texte est plutôt drôle avec de gros morceaux d'auto-ironie... Bref les lignes sont toutes tracées, @si a l'air un choqué mais ce n'est plus vraiment surprenant... La palme de l'hypocrisie revenant à Willy Le Devin... Si c'est lui la relève de Libé ben c'est plus que mal barré. Au moins Le Vaillant il a du style.
Cette chronique, c'est jamais qu'une resucée du Voyage quand Léon y retrouve Ferdinand à Niouyork.
Il a ajouté : "Je t'ai reconnu tout de suite Ferdinand ! À la manière que t'es monté dans le tramway... Figure-toi, rien qu'à ta manière dont t'étais triste quand t'as trouvé qu'il y avait pas une femme. C'est-y pas vrai ? C'est-y pas ton genre ?"
Après l'épicerie, voici la femme tapie dans l'ombre.
Le plus gênant reste, dans l'article, ces " répulsions laïques".

La Laïcité passe d'un concept philosophique à une religion de bigots.
Mouais...

Encore un article parmi la foultitude quotidienne que peu de gens auraient lu (à tort ou à raison) sans la diffusion exponentielle a posteriori causée par ceux qui le critiquent.
Bref. Personnellement, je trouve le style littéraire pas terrible. Point barre. Mais chacun/e peut apprécier ou pas. Encore point barre. Franchement pas de quoi y passer des heures, avec les sujets qu'il y a en ce moment.
Mais personnellement encore - et surtout, citoyennement (heum) - je fais partie de ceux que ces accoutrements font flipper (pas seulement la mode féminine). Occasionnellement par une appréhension diffuse, comme mentionnée par Le Vaillant. Mais d'une manière générale, quand même, tout de même, quand bien même... 300 ans de luttes, d'éclairage (Lumières, hein), de prise de conscience, de travail sur l'esprit humain pour en arriver là, se retrouver dans ces situations.
Alors, quand s'ajoutent aux accusations de racisme celles de sexisme... Généralement le machisme n'est pas loin - d'un point de vue salafiste par exemple, cela doit bien faire sourire d'avoir ces soutiens outragés.
Waw le style du gars, c'est chaud d'écrire comme ça en 2015.
Et les propos, heu... le minimum aurait été de dire qu'il s'était senti ridicule après être sorti de la rame.
Son discours est exactement celui d'une personne endoctrinée par BFNTV ou TFN... Aucun recul...
Ça serait pas la première fois qu'une entité libérationnesque - ouais je mets Charlie dedans - balance des trucs islamophobes.
Et qu'on ne vienne pas discuter sur le terme, quand on a peur d'une femme voilée ça signifie quoi ?
Nulle part il n’est dit que cette femme scrutée porte un niquab, allô prenez conscience de vos obsessions.
Personnellement, je trouve que c'est un très beau texte littéraire.
Ce qu'il ressent, il l'exprime, et c'est tout à son honneur de reconnaître des préjugés et des peurs dormantes. Les contradictions et les incohérences sont le lot des êtres humains, et il y aura toujours des gens pour critiquer et crier à je ne sais quoi.

Comme dit le proverbe arabe : Les chiens aboient, la caravane passe !
Et si je pense que le niqab est un symbole d'appartenance à une secte, ça le fait où je suis un integriste ?
Libé est un journal faisandé à plus d'un titre mais je dois dire que je suis souvent enchanté par certains morceaux d'écriture qu'on y trouve (comprenez: mazette, c'est bien écrit) et les extraits ci dessus me font penser à ça.

Après j'ai quand même l'impression que les gens qui ont trouvé très bien d'aller bombarder la Libye et la Syrie baissent le volume sur les gens qui critiquent ça en faisant de la tempête dans un verre d'eau pour faire diversion. S'étouffer du gars qui parle(rait mal) de la femme qui a un voile pendant qu'on approuve au moins tacitement le bombardement des femmes similaires dans la même journée, il n'y a que mois que ça frappe ? Mais après tout Libé ne l'a pas volé. Il ne parle pas trop non plus des conséquences les plus problématiques de la politique internationale du présent gouvernement (ni du précédent en fait).
Ce qui pose surtout problème dans cette chronique (pour moi répugnante), c'est le faisceau des représentations qu'elle met en scène. Ce n'est pas seulement les sous-entendus libidineux, ce n'est pas seulement la xénophobie musulmaniaque instinctive (je ne trouve pas le mot d'islamophobie pertinent, je l'évite à dessein). C'est la fusion des représentations qu'un homme se fait ici d'une femme, qui est particulièrement choquante. Elle est de part à part dépeinte comme un objet, que ce soit sous la forme du bout de tissu qui parait-il la prive d'humanité, sous la forme du bout de chair-à-plan-cul fantasmé qui fait saliver l'auteur, et sous la forme de son accessoire en bandoulière qui en fait le réceptacle certain de la prochaine bombe terroriste.

Comment ne pas y voir le texte d'un gros porc pervers et libidineux écrivant de tout le haut de sa domination masculine et, sans doute, professionnelle (car quel pouvoir exorbitant de savoir bien écrire et de pouvoir le faire dans une tribune aussi large, quelle puissance jouissive que de se savoir ce pouvoir de fabriquer par la plume cette fille qui n'a probablement - en tout cas telle que se la projette l'auteur - pas une once de pouvoir pour y répondre [il ne faut pas négliger ce pouvoir symbolique, qui transpire de toute part dans le texte pseudo-poétique de ce Vaillant queutard déheskien : sa tournure littéraire est ici l'indice même de sa domination]) ?
Et que le "queutard" Le Vaillant finisse par une débandade est savoureux.
Heureux de trouver des lecteurs qui partagent et expriment mon sentiment : je suis surpris et énervé par les réactions excessives au papier de Luc Le Vaillant. Plus billet d'humeur que chronique, plus récit qu'article, plus littéraire que journalistique, cette plongée dans le métro L4 cherche effectivement à ausculter les peurs, les désirs, les contradictions de cet homme blanc, parisien, de gauche, au lendemain des attentats, face à une femme ultra voilée. Tout ce qu'il y exprime n'est pas joli, joli, mais je me reconnais en partie dans ses interrogations. Je passe sur ceux qui critiquent son regard sexué - et alors ?!. Faut-il être un mâle dominant et macho pour être parcouru de pensées sexuelles, de libido, face à une femme, d'apparence jeune de surcroît, fût-elle voilée ?
En revanche, là où j'adhère beaucoup moins, c'est sur la qualité littéraire dudit article. Personnellement, je trouve le style complaisant, d'un journaliste qui se regarde écrire, s'adonne avec paresse à des facilités de style. Et là, je dois avouer, que j'ai beaucoup plus de mal. Entre la ligne 4 jugulaire et la cuisse évasive, la fesse envasée, j'en passe et des pires, je trouve que le Vaillant tombe dans la littérarité facile, la métaphore paresseuse et les jeux sonores qui n'ont pas d'autre intrêt que de se montrer.
Sauf la fin sur sa descente en panique à St-Placide, qui aurait quand même pu mettre les lecteurs sur la piste d'un récit fictif et en partie ironique et autocritique.

Faut-il être un mâle dominant et macho pour être parcouru de pensées sexuelles, de libido, face à une femme, d'apparence jeune de surcroît, fût-elle voilée ?


Pas forcément pour les avoir, mais pour le mentionner dans un article destiné à la publication, cent fois oui.

C'est l'équivalent journalistique de siffler une femme dans la rue.
C'est exactement ça: en plus d'être une fantasmagorie laborieuse et vaguement répugnante de gros porc raciste et libidineux, ce torchon est un concentré chimiquement pur de domination sociale et symbolique à tous les étages (domination sexuelle, de classe, ethnico-culturelle, professionnelle, intellectuelle, linguistique).
Génial, ce texte de Le Vaillant !
c'est surtout parfaitement ridicule
et d'un style contourné - auto portrait tristounet
passons notre chemin
J'ai pris cette chronique pour ce qu'elle est je pense, billet d'humeur introspectif, et je ne suis pas choqué non plus.
Surtout, mais c'est valable pour le Monde comme Libé (et peut-être pour le Figaro aussi) : il y a de très bons articles, de très bons journalistes, précis, factuels, informatifs, mais ils sont représentés ou mis en valeur par des titres raccoleurs, outranciers, voir parfois allant contre le contenu, et par des gens qui sont les figures médiatiques et souvent médiocres, comme Leparmentier, ou Joffrin.
Je ne sais pas pourquoi ça se produit : organisation hiérarchique, rapport salarial, paresse des journalistes, peur, crise du secteur, ou peut-être aussi quand même journalistes en accord avec la ligne éditoriale... mais si à un moment on écrit dans un journal qui publie des torchons comme ça, il ne faut pas se demander si les gens associent le titre avec ceux qui en font partie.

Pour la chronique elle même, quand on tape toujours sur les petits, il faut se rendre à l'évidence : on fait partie de l'oppression. Si ça défrise (bien pensance, pruderie), le problème ne vient pas des gens dénigrés.
Les "blagues" sexistes, racistes, homophobes (etc), on se rend compte qu'elle sortent de la bouche ou du clavier de gens qui ne font que des blagues sexistes, racistes, homophobes (etc). Ca s'appelle juste tenir des propos sexistes, racistes, homophobes (etc).
Qu'est-ce qui est le plus dérangeant, que Libé le publie ou qu'il exprime son sentiment ?
Je ne sais pas quelle est la politique de Libé sur les chroniques, quelle liberté ont les auteurs, si il y a accord de la rédaction ou pas, mais je ne trouve pas si mal sa manière d'exprimer son malaise. On sent bien la subjectivité, qu'il n'y a pas là de prétention à la raison, qu'il fait parler son arrière-plan de représentations et son affectivité, et au final, il est probable que pas mal de gens en France ait le même genre de réaction que lui. Que peut-on lui répondre ? De s'imprégner de l'ambiance ninja pour être blasé, ne même plus y voir quelque chose d'étrange ? D'être dans le malaise mais de ne pas le dire ?
"Je me dis que j’exagère, et toute la rame avec moi, de mettre en garde à vue le libre arbitre d’une pauvre petite croyante qui ne fait de mal à personne en suivant les chemins qui ne mènent pas à Rome",
Libé va peut-être pondre un texte, "Le papier d'humeur expliqués aux nuls", comme l'avait fait avec condescendance Charlie Hebo avec les dessins du petit Aylan.

Il doit bien être possible de descendre plus bas que le niveau de bêtise.
"L’accusation de racisme ou de sexisme qui court ici et là est évidemment ridicule quand on connaît un tant soit peu notre chroniqueur".

Tant il est vrai que Le Vaillant est une figure bien connue de tous les Français.
Quand je suis en face d'une beurette niqabée dans le bus, ce qui me reste d'hormones incontrôlables peut prendre le dessus. Au point que je peux me demander si ce n'est pas fait exprès. Mais mon dressage judéo-chrétien me protège du passage à l'acte, qui donc me semble être la question essentielle.
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