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L'homme qui marche dans les rues, analyse d'un bombardement

Eloignez les enfants.

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Bande d'intellectuels de comptoir! (pas d'anti-intellectualisme, je vous jure)

Mais 90% des gens (pas de mépris du peuple, je vous jure...) fonctionnent comme ça. Je vis à Marseille, et quand le Maire (vu à la Télé, en plus) passe quelque part et serre une paluche, je ne suppose même pas, je sais qu'il y a pas loin de 9 chances sur 10 que le propriétaire de la paluche vote pour lui à la prochaine élection machin chose.

Est-ce que vous aimez : le sport automobile, les boîtes de nuit, le coca, Rocky, Disney, Dr. Dre, Haagen-Dazs, Harry Potter, Télé7Jours, le football, l'Equipe, le Nutella, le Grand Journal, Pirates des Caraïbes, Canteloup, Ruquier, le karaoke, McDo, les Guignols, les Experts, Bob l'Eponge, Hello Kitty, le Playstation, Guess, Louis Vuitton, les Black-Eyed Peas, Dolce Gabbana, Shy'm, Skyrock, Coluche, Eminem, Koh-Lanta, Pirate des Caraïbes ?...

Vous faites donc partie de nos amis les décérébrés, la majorité, qui ne débat jamais, qui ne jure que par la télé et pour qui l'image ne se décrypte pas... Révéillez-vous bordel, on est à ce niveau-là !
Heureusement que "le petit journal" que @si n'aime pas beaucoup, montre le verso de la propagande de sarko... et des autres. S'il n'y avait que les quelques abonnés qui étaient au courant, nous ne serions pas très nombreux.
Et ce soir le bombardement continue,Le candidat sortant est partout et se dit "le défenseur des ouvriers" Il ne faut pas rire même si on imagine la tronche de ses copains du Premier cercle .......
Un dernier verre avant la route... Tout à l'heure chez Calvi-la-moumoute (en fin des missions), un extrait de ce que vous allez revoir t'à l'heure chez Pujadâ ou chez Ferrari : le Sarko One à Lille en train de lire la lettre d'un Nouvrier à "M'sieur nout' maître"... Comme quoi, après la lettre de Guy Môquet, v'là celle d'un viré du Nord. On ne se renouvelle guère dans la matière grise chez Buisson-Mignon-Boutefeux-Guéant-Gouano... Juste une innovation : dans le nouveau storytelling, on fait "pue la sueur". Serait-ce qu'on est las et désespéré ?
PS (c'est pas de ma faute) : Paraît que Sarko One a pris le train "pour la première fois depuis 2007". Pour monter à Lille, il a embarqué en seconde (comme l'Autre) mais lui, il a filé en première avec sa troupe.
"elle vise délibérément la fragilité psychologique des électeurs"
et celle d'un de nos "zéminent zéditorialistes". (le "s" à éminent serait superflu)

Ne craignez-vous pas, aujourd'hui, de vous auto-démobiliser ?
"...l'opération est tout aussi angoissante, en ce qu'elle vise délibérément la fragilité psychologique des électeurs. Encore que passionnante sur l'impact des images qui est, comme chacun sait, la seule chose qui nous importe ici."
Ces deux affirmations conclusives sont intéressantes à plus d'un titre. D'abord parce que la première pré-suppose une "fragilité psychologique" des électeurs. Ensuite parce que la deuxième pré-suppose "un impact des images", et plus précisément de celles de 'l'homme qui marche". Enfin, parce que si on pouvait (dé)montrer la faiblesse théorique de ces deux pré-supposés, nul doute que notre inquiétude, et, partant, celle de Daniel Schneidermann, serait grandement amoindrie (ce qui introduit d'ailleurs un autre pré-supposé: la réélection de NS nous inquiète; mais celui-là peut-être facilement admis).
Nous commencerons par la fragilité psychologique des électeurs.
C'est une des tendances constantes des Sciences de l'Information et de la Communication que de considérer le spectateur/récepteur d'un ensemble de signes à volonté communicante, soit comme un esclave, soit comme un rebelle (point de vue de la sémiologie appliquée notamment). Dans les deux cas on lui attribue, face à un stimuli (la Communication), une réaction soit d'adhésion soit de rejet. D'où les Conseils en Communication pour optimiser l'adhésion et éviter le rejet. Cette affirmation de la sémiologie appliquée est devenue un postulat incontournable: le spectateur est un acteur qui s'ignore dont le jeu (le je) est dicté par une mise en scène implacable (la Communication) à laquelle il ne peut que se soumettre ou se démettre. D'où "l'impact des images". Pourtant la meilleure sociologie nous a appris que l'opinion publique n'existait pas, et que les opinions, les comportements et les affects collectifs étaient déterminés par un ensemble de forces et de tensions dans lesquelles les médias, s'ils avaient un rôle probable, n'étaient qu'une infime composante d'un ensemble bien plus global de "signes". Par ailleurs la meilleure psychologie nous a appris que nos comportements individuels étaient sous-tendus par, là encore, un ensemble de forces et de tensions qui trouvent leur origine non pas dans le monde de la communication, mais bien dans le monde de nos inconscients structurés par des représentations mentales complexes et forgées tout au long d'une vie. Bref, tout ça pour dire que faiblesse psychologique mon cul. D'ailleurs, Daniel, l'exemple de Jospin en 2002 en est peut-être la parfaite illustration: tous les instituts de sondage donnaient L. Jospin gagnant et aucun n'avait vu Le Pen au deuxième tour. A posteriori, les mêmes instituts, et les Communicants de Tout Poil (les CTP) ont attribué cet échec à des "erreurs de communication" de Jospin. Pourtant, à part le coup de "l'homme usé" (et encore), où étaient-elles ces fameuses erreurs? Et quelles erreurs auraient été assez grandes pour faire basculer massivement des électeurs "de gauche" vers le FN? Non, en 2002, ce que les CTP ont loupé, ce sont les forces et les tensions qui ont fait que des gens ont eu envie du Front National. Ce n'est pas le rejet d'une communication et l’adhésion à une autre, qui ont fait la différence: c'est l'envie de quelque chose d'autre, de "différent". Et c'est précisément cette différence que n'a pas su (pu?) incarner L. Jospin. C'est à dire que le candidat Jospin n'a pas réussi à se construire comme un émetteur qui sache parler à un récepteur dont il aurait permis une construction recevable.
Et là, nous touchons au deuxième pré-supposé: l'impact des images.
Ce que nous apprend la bonne sémiologie, et avec elle la bonne sémiotique (ok c'est quasiment pareil, mais d'une part ça fait riche de causer bien - ça distingue aurait dit l'autre - et d'autre part la sémiotique c'est plus technique et moins branleur que la sémio), c'est que l'étude des signes doit se borner au seul périmètre de l'émetteur construit (EC), du monde construit (MC) et du récepteur construit (RC), tels qu'ils le sont, construits, par le message, c'est à dire l'ensemble des signes du message, qu'il soit textuel ou visuel ou les deux à la fois. Et en aucun cas la sémiotique ne s'intéresse à l'émetteur, au récepteur ni au monde réels (ça c'est le champ de la sociologie, voir plus haut, suivez un peu, merde à la fin). Si on se réfère, donc, à la bonne sémiotique, que nous racontent les images de l'homme qui marche? Et bien d'abord que l'EC marche. Tautologie? Peut-être, mais en attendant c'est bien comme ça que s'est toujours construit NS: en homme qui marche. Tout le temps, il marche. Et du coup le RC commence à se construire comme lui aussi devant marcher. Pour accompagner/suivre un homme qui marche, il faut marcher. C'est que l'EC dit: "marchez avec moi". Et du coup, dans un même mouvement , le MC se met aussi à marcher. Bon premier point: faut que ça marche. Mais que nous disent encore les images de l'homme qui marche? Le col roulé, dans le petit matin frisquet à Rungis. Ah, le col roulé! L'EC tombe la cravate, mais reste digne. On sent aussi que Maman lui a dit: "ne rentre pas trop tard, surtout ne prend pas froid". L'EC est en empathie totale avec "les mots des pauvres gens", et le RC, qui marche à ses côtés est forcément construit comme ces "pauvres gens", ces gens de peu, ces petites gens. Modestes mais dignes. Et puis l'homme qui marche ne marche pas n'importe où non plus: dans le 15ème, quartier supposé populaire. MR construit, populaire. Avec ses petits commerçants, ses ménagères, ses habitants, ses SDF même, dont l'EC serre les mains, claque la bise aux gamins et en oublie ses gardes du corps tant il est bien au milieu de ces gens; de tous ces RC...
Mais ce monde construit, ce monde à la Sempé années 60, ou encore à l'Amélie Poulain, ce monde que devient-il au contact du récepteur réel qui vit dans un monde réel? Et bien il pète à la gueule de l'émetteur réel. Parce que quand même, le récepteur réel, l'électeur réel (et pas celui fantasmé par les instituts de sondage), il ne faut pas le prendre que pour un con non plus: l'histoire qu'on lui raconte, non seulement il n'y croit pas (le 15ème populaire?!), mais encore, et peut-être surtout, il n'en a pas envie. Se faire serrer la pogne à 5h00 du mat à Rungis, en plein taf, par un gus à col roulé qui se la pète façon Camarade, faut pas déconner non plus! Commence par faire péter la thune, on causera viandasse après mon pote. Quant à se balader rue de la Convention, continuation à peine déguisée de la rue de Rémusat (75016), fais-moi pas rigoler, j'ai les lèvres gercées. Une rue populaire où si les cuistots sont noirs, ils sont quand même habillés en blanc... Voilà ce qu'il se dit le récepteur réel. En gros.
Tout ça pour dire que (i) l'électeur n'est peut-être pas si fragile et que (ii) l'impact des images n'est peut-être pas si fort que ça. Quant à la reprise des images sur Fessebouque, c'est un épiphénomène: le phénomène c'est bien la tentative de construction d'un monde construit idéal dans lequel l'électeur aussi serait idéalement construit. Mais ça ne marche pas toujours. Et comme pour Lionel Jospin, dont peut-être, à l'époque le monde construit était bien loin du monde réel (ce qui n'est pas une erreur de communication, mais bien une erreur politique), NS risque bien de ne pas être au second tour. Ce qui n'est pas très engageant non plus.
Mais, bon, à chaque jour suffit sa peine. Alors, rassuré, Daniel?...
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/breve/2012/02/23/nicolas-sarkozy-s-invente-un-vote-de-soutien-a-mitterrand-sur-l-europe_1647449_1471069.html

Menteur un jour, menteur toujours...
Ce que je redoute le plus c'est un duel Sarko-LePen, j'attends ce soir avec impatience sur la 2, Marine va se prendre une bonne volée de la part de Mélenchon. Comme le dit très bien Yanne, tout n'est pas joué, il ne faut pas "sauter" le premier tour.
Plutôt que de protester contre ce qu'on veut nous montrer (en le montrant...), chercher ce qu'on veut nous dissuader de voir, non?
Evidemment, tenter de faire mourrir de rire, toute personne qui a eu le malheur de se trouver dans les parages des déplacements du Monsieur, avec les quartiers bouclés, ou comme à la Réunion, une plage évacuée le temps que Sa Grandeur trempe son auguste derrière, ça peut être une stratatégie. Les UMPistes de base étant dans l'incapacité de comprendre que tout ceci était un tantinet exagéré, seront les rares survivants ...
Vous êtes passé de la certitude que Sarko voulait perdre à celle qu'il allait suffisamment bien jouer pour gagner l'élection, du fait de la fragilité psychologique des électeurs. Quel changement !

Pour quelques photos de Sarko dans son costume qui vaut une fortune, parlant avec des gens qui pourraient être vos voisins...

Pas de panique. Que votre frayeur soit réelle ou ironique, il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour le moment.

Et vous ne vous attendiez vraiment pas à ce qu'il attaque sur Internet ? C'était au contraire très prévisible.....

C'est quand même là qu'il a perdu la bataille. D'une part parce que c'est là que se sont retrouvés ses opposants et ils ont bombardé de là. Et d'autre part parce qu'un site comme Mediapart, sur lequel il ne pouvait faire pression, l'a enfoncé avec les affaires Bettencourt et Takkiedine, pour ne parler que de ça. Petit à petit, les médias mainstream y sont venus.
Il y a perdu la bataille des idées, et de l'information. Il ne lui reste que les images, mais ses communicants partisans n'ont pas compris qu'internet était un peu trop complexe pour la communication binaire de Sarko.
Donc il lance la contre-attaque à l'endroit où il perd. En ce sens, il est un très bon tacticien.Mais ce n'est pas nouveau.

Pour ce qui est du fait que vous n'appréciez pas que vos correspondants vous transmettent les mêmes images, Je pense que le secret est de rester zen.

Une des principales raisons pour laquelle Sarko a gagné la première fois, c'est qu'il est très doué pour remuer en tout le monde des sentiments très divers : l'enthousiasme, la haine, l'adhésion, la révolte, l'indignation, la peur... Son pouvoir sur nous est avant tout d'ordre émotionnel.
Il nous échauffe. Donc pour lutter contre lui, il faut garder la tête froide, même s'il, ou plutôt son image, entre par effraction dans votre monde que vous imaginiez bien protégé, derrière les barricades.

Cela n'empêche pas la vigilance, et votre alarme n'a rien d'intempestif. Mais cool, jusqu'ici ce n'est pas le tsunami.
Attendons et voyons, en sachant que tous les coups bas peuvent pleuvoir...
Je propose une nouvelle laisse d'or pour Pujadas, il la mérite et son scooter aussi !
Sur le modèle de celle d'Obama, la playlist de Notre Président.
Oui, oh, c'est un peu facile, et en tout cas pas très charitable de se moquer du handicap auditif.
Je propose que Pujadas, vu son grand professionnalisme et en remerciement pour ses services, soit élevé
à la fonction de Grand Reporter et immédiatement envoyé en reportage en Syrie.
C'est avec impatience que j'attendrai ses interventions en direct du front.
A propos de bombardement, quand je tape Facebook dans Google, on me propose systématiquement de visiter le compte de Sarko.
Moins grave, mais quand même, sur mon compte Twitter, (quand on cherche des comptes à suivre) rubrique découvrir, puis politique, le premier compte qui m'est suggéré est celui de l'Elysée, suivi de 6 comptes de ministères ou de ceux des ministres UMP - qui diffusent des messages de soutien à Sarko.
Y a pas qu'à la télé : Ecoutez la première partie de l'émission et vous entendrez la petite musique que fait "bombardement soft "
Le ton de Hondelatte (un orfèvre) pour introduire le sujet est un modèle du genre.
http://www.rtl.fr/emission/on-refait-le-monde/ecouter/on-refait-le-monde-du-22-fevr-2012-7744125662
En tout cas je peux affirmer que ces photos où on le voit marcher seul dans la rue, ce n'est pas faubourg Saint Honoré qu'elles ont été prises !!!

Parce que la rue est bloquée par des cars de CRS lorsque monsieur veut se sustenter dans sa cantine préférée et je ne vois pas comment même le photoggraphe le plus habile aurait évité l'armada de sécurité.

Bien sûr qu'il regrette le Fouquet's, s'il avait su il aurait organisé la raout au Bristol, autrement plus classe !!!
Peut-être ai-je mal lu les "vite dits", mais je n'ai rien vu sur la publication par le CSA sur les temps de parole des candidats (Le Monde, 22/02/12).
Il s'agit -tenez-vous bien- de la période du 1er janvier au 10 février. C'est-à-dire avant que le sortant-candidat devienne officiellement candidat sortant. Donc avec un décompte du temps des plus tarabiscotés, entre parole pseudo présidentielle et parole de candidat encore potentiel. On peut en déduire une présence médiatique au moins du double de celle retenue.
Eh bien, the winner est.... Nicolas Sarkozy 6429 mn (34,6% du total), son principal concurrent, Françoios Hollande, le suit avec 6081 (32,7%). En gros, il ne reste qu'un tiers à se partager entre les autres ; ainsi Bayrou a eu droit à 1707 mn (9,2%), Mélenchon à 1253 (6,7%), Le Pen (1132 (9,1) et Joly 808 (4,3%).
M'enfin! On ne va pas trouver UN journaliste pour poser la question?
Comment se fait-il que l'armada de flics et de pandores indispensable à la sécurité du président devienne superflue quand il est en campagne?
Le terroriste potentiel serait-il subtil au point de distinguer le candidat du président?
Ou ne nous prendrait-on pas pour des buses? Le "on" en question comprenant le président, mais aussi l'ensemble de la presse qui répand sans moufter la propagande
Je rappelle quand même que chaque déplacement du présiridicule coûte plusieurs centaines de milliers d'euros, dûs essentiellement au dispositif de "sécurisation".
Je vois ces images comme l'illustration directe de la tirade de l'autre jour contre les "élites intermédiaires: administratives, médiatiques, etc". Il martèle la même chose par le plus de sens possible: l'ouïe (tirade), la vue (photo), le toucher (serrage de pogne), le goût (échanges sur la bonne bouffe). Pour l'odorat, rien à faire, ça sent trop mauvais.
Excellent, Daniel ! C'est grâce à cet article que je viens de me ré-abonner. Je suivais @si de loin, du coin de l'oeil depuis 2011...

Mais votre article a éveillé ma curiosité. Je n'ai pas été déçue.

Sauf de votre conclusion qui enferme encore vos lecteurs dans la "Sarkhollandisation" oubliant le 1er tour et passant directement au 2nd.


Mais les photos de connivence entre Pujadas et Sarkozy sont extra :-)

Faut dire que le net amène de petits bijoux, comme celui-ci:

Le Fouquet's - Sarkozy bafouille des "regrets" - Trop génial !

ou celui-ci:

Sarkozy promet la suppression des "parachutes dorés" depuis 5 ans - Sans effet. Il re-promet...

Sans le net, la machine à décerveler serait encore plus puissante...
Au fait, bonne prestation, Daniel, le 16/02/12.
Avec Mauduit, Porte, Guillon...
Vous savez conquérir une salle, félicitations. Le coup du JT, c'était gagné d'avance.
Excellent débat.

Sinon, la chronique... ah oui: je me demande comment j'arrive à survivre sans compte Twitter ni Facebook.
Quoi de neuf à la télé ?

Et à l'intention du webmaster: le correcteur d'orthographe intégré de Firefox n'est pas opérationnel dans ses dernières moutures, avec le forum.

Ah, et vivement que l'eau soit nationalisée.
(propagande)
Voilà une belle chronique.
J'avais oublié:

4) Edito très pertinent
Trois remarques:

1) Ils se trouve toujours des connards pour donner la main à Sarko. Beurk...

2) J'ai entendu les infos sur France Inter et France Info hier très tard et ce matin: partout on y faisait grand cas des déclarations
de Sarko sur France 2, extraits de l'interview à l'appui. Et ils nous font le coup tous les jours: crédibiliser ce qui
n'est que de l'esbrouffe.

3) Pujadas est vraiment un paillasson idéologisé. Il a bien mérité sa Laisse d'Or.
Et d'avoir été traité de salaud (par un certain JLM, toujours clairvoyant celui-là).
Je n'en peux plus de ces mascarades ......de plus en plus grotesques et offensantes pour l'électeur . J'ai aussi reçu son mail : -(
Merci DS vous me procurez un excellent argument pour résister aux pressions amicales et refuser d'être sur les réseaux sociaux .
Merci à Daniel pour ce message, j'avais eu un peu peur à la lecture d'un de vos précédents 9h15 (celui de lundi je crois), où remontait l'impression que tout était déjà plié.

C'est bien de faire référence à 2002, mais ça serait bien aussi de sortir de nos frontières ; combien de temps les italiens ont dû supporter Berlusconi ? N'y en avait il pas beaucoup à le détester aussi, et à penser que cette fois, c'était fini ?

Sarkosy, sans posséder de chaînes de télévision comme Berlu, est une bête de communication, qui ne fait que de la communication.

Il y a un gros pb au niveau des journalistes vraiment, qui pensent faire du contenu avec du vide ; une image d'un passant qui serre des mains dans la rue. Mais bon sang, on se fout du monde ou quoi ?

J'imagine la suite de cette ébouriffante campagne :
Sarkosy va finir sa tournée de campagne en utilisant le train ; un TER hein, pas un TGV... vous verrez. A croire que c'est lui qui avait eu l'idée de Balladur dans le métro, sauf que Balladur n'était pas bon acteur.
Sarkosy promets qu'une fois élu [s]il se retirera quelques jours dans un monastère[/s] , il n'ira pas au Fouquet's ([s]mais peut-être au Ritz, pour changer,[/s] ah non ça faut pas le dire non plus), il n'utilisera plus son avion Air Sarko One pour aller en banlieue...

Ce qui énerve, c'est ce sentiment d'impuissance face au bombardement médiatique, la peur de se faire voler une élection alors qu'on a un rejet important autour d'un homme.

Xavier
Amusant aussi le cadrage oblique des photos de l'homo populi .
Histoire de faire croire à des photos spontanées , prises rapidement à la volée , voire même volées ...
Alors que tout ça est un travail de professionnel, posé, une fois dégagé les accompagnateurs, les gardes du corps, les plus de 170cm ...
Point positif toutes les photos penchent à gauche !
Sarkozy a bredouillé qu'il regrettait le Fouquet's, à cause de "tout le feuilleton" engendré. En d'autres termes, il regrette cet épisode malheureux et révélateur, non pas parce que c'était une erreur mais parce que cela avait fait mauvaise impression. Au fond il ne regrette rien que l'impact sur son image. Sous entendu, c'est la faute aux journalistes qui ont monté l'affaire en épingle. L'homme fort de la France forte est incapable de se remettre en cause, car à ses yeux ce serait faire preuve de faiblesse. Incapable d'un for intérieur, tout juste attaché à son image de surface.
[quote=Daniel Schneidermann] Soyons clairs: personne n'avait vu venir cette offensive-là.
(...)
Ce bombardement rappelle à l'ancien combattant que je suis la campagne de 2002. Vers la même époque, ou un peu plus tôt, la télé s'était mise à nous bombarder d'images terrifiantes de "l'insécurité", jusqu'à convaincre la France entière qu'elle était à feu et à sang. Allez savoir pourquoi, le bombardement d'aujourd'hui m'évoque ce souvenir. Il y a un emballement soft, autour de "l'homme qui marche seul dans les rues, serre la main des SDF, et demande les bons plans aux restaurateurs". Cet emballement vise à nous convaincre que cette image est la réalité. Si le thème se veut moins anxiogène, et si le metteur en scène en est cette fois clairement repérable, l'opération est tout aussi angoissante, en ce qu'elle vise délibérément la fragilité psychologique des électeurs. Encore que passionnante sur l'impact des images qui est, comme chacun sait, la seule chose qui nous importe ici.
[


Le prophète serait-il saisi par le doute ? Le 9:15 semble en tout cas, pour le moins, exprimer une incertitude touchant "la déroute" promise depuis quelque temps à notre président. Plutôt cependant que de continuer à "sonder les reins et les coeurs": soit aujourd'hui évoquer "la fragilité psychologique des électeurs", il conviendrait d'expliciter, au sein d'une analyse politique ouverte, interrogative - et non pronostico- prophétique - de la situation, le rôle que pourraient y jouer "l'impact des images", notamment celles "nouvellement" par twitter diffusées. "La seule chose qui nous importe ici" y trouverait ainsi une toute autre et sa véritable légitimité, indépendante de tout engagement partisan: en l'occurrence plus ou moins déterminé - et plus ou moins avoué ou voilé.
Ah ! j'oubliais... ce matin, sur France Cul (à Strasbourg), Trautmann racontait que la circulation sur le Rhin (et des trains dans la vallée) a été interrompue durant "4 heures" pour des "raisons de sécurité" lors de la visite du Petit à Fessenheim... Quand on connaît la part prise par le marine rhénane dans le ravito de la Suisse (et de Bâle la voisine) ça fait désordre...
J'allais écrire : d'accord avec vous sur le fond Daniel, mais vous oubliez une chose.

Beaucoup, beaucoup de gens, la majorité de la population - moi la première - n'ont pas de compte Facebook et ne suivent personne sur Twitter.

Au moment de poster, un doute. Alors, je vérifie. Et badaboum !

http://www.toutfacebook.fr/facebook-atteint-21millions-dutilisateurs-en-france/
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/01/31/97001-20120131FILWWW00524-52-millions-de-francais-inscrits-sur-twitter.php

Sans compter que même si on est dans ma situation, lémédias se font un plaisir de relayer les infos parues sur ces deux réseaux.

Vous avez raison, c'est un vrai problème et sa défaite est loin d'être acquise.
Et pendant qu'on nous bombardait d'images de "l'homme seul" qui ose se frotter au peuple...

L'Assemblée Nationale votait pour le M.E.S. grâce au courage sans limite d'une majorité d'élus, et à l'abstention "courageuse" des représentants PS du peuple moins 20 courageux .

Si les journalistes allaient demander au petit peuple qui entoure le candidat/roi/(p)résidu ce qu'ils pensent du M.E.S. ? Pourquoi, alors qu'"ils" (les journalisssses) adooooorent faire des micro-trottoirs au cours desquels on voit l'ignorance des gens de la base, n'en ont fait aucun sur le M.E.S. ?

Il est vrai que, chassée sur le net par une télé où El Minimo est suivi pas à pas, l'y retrouver systématiquement sur tous les sites m'agace. Alors je suis la campagne de Mélenchon (pour être moins bête que les autres) ou monte à tour de rôle sur mes deux chevaux de bataille :
- la Grèce et surtout les Grecs qui n'en peuvent plus et qui meurent de maladies guérissables faute de pouvoir avoir accès aux médicaments
- le M.E.S. qui va tous nous transformer en Grecs tôt ou tard.
Sur l’« homme qui marche dans la rue sans gardes du corps, et serre la main à tout le monde », j’ai écrit ça il y a deux jours !

Il y a au moins deux raisons pour donner corps au TSS : s’il arrive à être élu pour devenir Minimoi II, il enflera encore plus. Et il se vengera sur les gens de s’être humilié en avouant quelques peccadilles (genre j’ai repris deux fois de la semoule au chocolat, pas question d’avouer avoir pompé les phynances de mamie Zinzin ou contribué indirectement à la mort des victimes de Karachi).

D’avoir dû marcher dans les rues de Paris, et en col roulé, et sans 1000 CRS en cercle autour de lui.

D’avoir dû serrer la pince de charcutiers, faire la bise à des petites métisses crépues, parler avec des ouvriers – et blackos, en plus, peuvent pas rester dans leurs pays où on n’a pas besoin de foulard.

D’avoir dû quitter le cocon de sa Villa Montmorency pour se fader des meetings dans des trous à rats genre Marseille.

D’avoir vu ses conseillers se barrer un à un à de l’Elysée mais Mignon revenir, une grenouille de bénitier au look tue-l’amour comme on n’en fait plus.

Il se vengera de Fillon, qui le donnait comme perdant devant les micros cachés du Canard.

Des godillots, qui le cachaient dans leur dos pour ne pas perdre leur siège de dé-putes aux législatives.

De Minc, qui avait déjà mis en douce un pyjama dans son baise-en-ville pour le trahir avec François.

Des médias, qui se sont tournés vers Fromage Mort comme les mouches changent d’âne.

Des grand patrons, qui voyaient sans déplaisir Fromage Fidèle venir aux affaires, sûr de gagner à l’échange avec un monsieur bien gentil avec eux et autrement plus propre à l’export qu’un type capable de se fâcher avec tout le monde.

Et puis, débarrassé du souci d’avoir à se faire réélire, il aura cinq ans pour se gaver, changer l’argenterie d’Air SarkOne tous les mois, modifier la constitution pour que Prince Jean prenne sa suite sur le trône*, en attendant Princesse Giulia. Et casser le peu de juges qui lui collent encore aux basques.

* Pas question, par contre, de Gros Louis, rejeton de la s… qui l’a laissé tomber comme un vieux slip.
"on peut miser sur l'intelligence et la mémoire, comme... ...comme... Allez, je le dis: comme Jospin en 2002. [...] l'opération est tout aussi angoissante, en ce qu'elle vise délibérément la fragilité psychologique des électeurs"

Cette oscillation entre une analyse socio-économique fouillée d'un côté et de l'autre ce constat, quelques images bombardées suffisent à faire basculer nombre d'électeurs pas bien assurés dans leur tête et au final l'élection elle-même (comme en 2002 et 2007 effectivement), ne cesse de m'étonner.

D'une part, on produit notamment ici un savoir politique sophistiqué pour s'apercevoir de l'autre, toujours ici, qu'il est destiné à être ignoré par des abrutis, euh citoyens, gobant la moindre opération de communication.

Qu'en conclure, si ce n'est que l'élection ne se joue pas au niveau de l'analyse politique pointue, exigeante, sérieuse, avec des chiffres parfaitement vérifiés, car, elle passe in fine par le tamis grossier, qui avale tout, d'une bonne part de l'électorat qui se laisse manipuler par des slogans du type travailler plus pour gagner plus.

A quoi sert donc l'analyse ici, si ce n'est à se reconnaître, à se flatter le cogito entre soi (on n'est pas con à asi, on n'est pas con à gauche, etc...), puisque de toute façon, ce n'est, hélas, pas avec ces armes-là, celles de l'analyse fine et subtile, rationnelle que se joue le sort de l'élection qui arrive.

Mais chut, continuons à prendre l'électeur lambda pour pas aussi bête que nos/vos analyses pourtant le soulignent à longueur d'années et prions, car, à ce degré de schizophrénie, il ne reste plus rien d'autre à faire.

yG
Ces sympathiques échanges avec un boucher de Rungis, un cuisinier de brasserie, cette poignée de mains promiscuiteuse avec un SDF...
Comme on est loin du Fouquet's ! Comme il a changé en cinq ans, Notre Président !
Tiens, s'il honore mon invitation à la tartiflette géante organisée dans mon village, samedi prochain, je vote pour lui.
Ce bombardement ne touche pas tout le monde,loin s'en faut.Quant à ceux qui sont visés,devant une telle omniprésence,on peut imaginer que bon nombre sont saoulés,gavés,proches du rejet définitif. On reprend rarement un plat qui vous a rendu malade.
Oui,je sais, c'est la foi qui sauve.Mais elle ne suffit pas à faire taire l'inquiétude.
Moi aussi ce "bombardement soft" me fait peur.

Les journalistes télé servent la soupe.

Les Roquettes,Thréard, Barbier, Aphatie, Calvi... sont en cuisine.
Quelle ne fut pas ma surprise en rentrant de 10 jours de vacances de découvrir un mail de Sarkozy tombé dans ma boite le 19 février dernier:
le voici et je graisse les parties comiques
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J'ai besoin de vous pour la France forte

Mes chers amis,

Vous étiez près de 11 millions avant-hier à regarder le journal télévisé de 20h au cours duquel je déclarais ma candidature.

Vous étiez 4000 hier à Annecy pour venir partager ensemble le premier grand meeting de la campagne.

L'heure est arrivée et l'élan est là. Je veux, avant toute chose, vous remercier de votre soutien indéfectible, de votre enthousiasme communicatif et de votre espérance qui me donne le courage d'agir. La bataille de la campagne sera belle mais elle sera difficile car rien n'est jamais acquis, rien n'est jamais gagné et tant mieux d'ailleurs car c'est lorsque l'on croit que les choses sont acquises que l'on perd l'envie d'être meilleur, que l'on perd l'envie tout court.

Le seul sujet de cette campagne, c'est la France. Qu'allons nous faire pour elle en cette période de crise, faite de risques, de difficultés mais aussi d'opportunités ? Un ancien monde a du mal à mourir. Un nouveau monde a du mal à naître. Et dans cet entre-deux, nous devons faire un choix. Nous pouvons choisir d'attendre et de subir, ou nous pouvons agir et prendre en main notre destin en relevant les défis qui s'imposent à nous, en poursuivant le train de réformes ambitieuses et indispensables dont notre pays a besoin. C'est cette voie du courage que je vous propose aujourd'hui, celle du travail et de l'effort, celle de la responsabilité, celle d'une France forte parce que protégée.

Je serai le candidat de la vérité, non celui du mensonge. Je serai le candidat du mouvement, non celui d'un immobilisme dramatique.

C'est grace à votre soutien que nous y parviendrons, grace à vous que nous mobiliserons les indécis.

Vous êtes tous porteurs d'une parcelle de ce pays; vous êtes tous une parcelle de la France forte.

La France forte se construit avec vous.
La France forte se construit pour vous.
La France forte, c'est vous.

Vous pouvez compter sur ma détermination.

Fidèlement,

Nicolas Sarkozy
Excellente chronique.

L’image subliminal de l’homme seul (sur la photo ou la vidéo), c’est l’homme (supposé) libre…qui peut donc encore changer, nous offrir des bonnes surprises, etc., etc. …

Dans notre société hyper médiatisée, paresseuse, « qui n’a pas le temps », c’est effectivement suffisant pour marquer les esprits sans la réflexion et c’est terriblement efficace car la politique n’est-elle pas avant tout une affaire de passion plus que de réflexion ?
A voir les grands sourires de l'après-interview, on devine que les questions ont dû être sanglantes et l'interview sans concessions ...

Entre nabots, on se soutient ...
Tout le monde le sait, Sarko aime les pauvres, les Noirs et les Zarrabes !
Bien sûre, ben voyons.

Dégage - reste plus que 2 mois avant le 1er tour.
Vite, vite, qu'il foute le camp.

Looser, perdant, raté, voila ce qui restera de ce petit président.

SEMIR
Rien à rajouter mais pour les vieux regardeurs, les images du Nénesse ne trompent pas. A la télé, en plus, ya le son. On voit bien que tout ça est faux, faussé... L'était plus vrai quand il disait "casse toi ! pôv con !" ou encore "viens ici, si t'es un nomme !"... A propos, je vous recommande le papier de Bilger, ce matin 23, dans Marianne : "comment ils plombent Sarkozy", où il est question des soutiens du Nain : Macias, Barbelivien, Allègre... le mammouth qui écrase les proutes.
Bonjour
Que ce soit en paroles ou en images, vous y croyez en la sincérité du machin ?
Arrêtez de vous pavaner sur cet ovni.
Chat échaudé craint l'eau … A vous de dire la suite.
Une fois n'est pas coutume : merci à Sarkozy !

Oui, merci à Sarkozy d'avoir donné l'occasion à DS d'écrire ce très bon billet ! ;-)
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