109
Commentaires

L'Europe des garde-chiourme

Rester ou non dans l'Europe, puisque c'est la question

Derniers commentaires

Qui jette encore un oeil sur cette "vieille" chronique (sept jours déjà, un monde !) ? Et pourtant, en ce 11novembre cher à Brassens ("Moi mon colon, celle que j'préfère, c'est la guerre de 14-18..."), on se demande si Merkozy (Kozy tout seul, avec l'appui de BHL, a déjà remplacé la dictature du colonel par toutes sortes de bonnes choses dont le retour à la polygamie n'est sans doute qu'un amuse-gueule précédant des plats plus consistants) ne vient pas de redonner des ailes aux anciens partisans de la dictature des colonels, puisque l'extrême droite fait son retour pour la première fois au Parlement grec depuis 1974.
Sourires mauvais et ton de la sommation : sarko et merkel pratiquent le harcèlement et l'humiliation.
sarko c'est ça qui le fait jouir , c'est pas nouveau
il jouit aussi quand Obama lui caresse la tête comme un bon chien qu'il , couché devant le mâle dominant, faible avec les puissants, dur avec les faibles et les pauvres .
Tout ce cinéma ne sert qu'à faire diversion , masquer son incurie à présider la France: Bilan calamiteux , conséquence des dogmes ultra libéraux qu'il a toujours défendus et de sa soumission aux actionnaires des banques.
je voudrais entendre les autres pays européen ...où sont-ils? pour faire taire cette arrogance déplacée,
comment croire sarko alors que c'est tous les 15 jours qu'il vient annoncer qu'il a sauvé le monde? .
Ce cancre arrogant me donne envie de VOMIR !
lui , merkel et Obama nous enfument : la question de l'évasion fiscale, de la corruption, de la spéculation qui sont les véritables causes de l'endettement , est passée au second plan, comme une question subsidiaire, alors que c'est la question de fond.

et ça continue : " pour eux des couilles en or, pour nous encore des nouilles" comme je l'ai entendu quelque part...
Je continue mes pseudo-sondages : non, les Grecs ne parlent pas vraiment de ce faux referendum.
Ils parlent de l'argent qu'ils n'ont pas, de ce qu'ils veulent acheter. Du pays où ils pourraient aller. Du travail qu'ils n'ont pas. Du travail qu'ils ont et qui ne paie pas.
Une sorte de culpabilité également : les vieux disent aux jeunes, et les jeunes écoutent, et ressentent comme une intuition, que c'est un peu de leur faute tout ça. De la faute des gouvernements. De la faute des années précédentes. Qu'il aurait fallu.
Mais ils continuent à vivre. A être là. Que faire d'autre que de vivre dans le moment présent ? C'était déjà le mode de pensée le plus répandu : quand l'avenir est si sombre, il me parait sain de l'amplifier.
Oui. Ils continuent à vivre. A s'embrasser, à rire, à boire des cafés au soleil en oubliant le temps. A regarder le foot. Marx avait-il pensé au sport comme opium du peuple ?
allez sur le forex site où on achète la monnaie des pays vous constaterez que tout se spectacle profite à la spéculation sur les monnaies des pays !!
De 7h30 jusqu'à 22h30, pour diverses raisons je n'avais accès à aucune source d'information extérieure.
C'est pas si long, quinze heures ...

A 22h30, je découvre ce qui s'est passé tout au long de la journée, et ça donne l'impression qu'au moins deux semaines se sont écoulées.
Incroyable, incroyable.

Je suis partie bosser, on ne savait pas quelle question serait posée au référendum dont on ne connaissait pas la date, et on se demandait au nom de quoi Merkozy coupaient les vivres.

Je reviens, y'a plus de referendum, je ne comprends plus rien, des taux qui ne pouvaient pas bouger bougent, la bourse qui monte et qui descend. Je me demande qui pilote quoi et si véritablement quelqu'un contrôle quelque chose.

Ah, si, y(a un truc que j'ai compris : Obama a un humour de merde, ses vannes sur la fille Bruni-Sarkozy sont minables, il aurait pu s'abstenir.


Et merci DS pour ce très beau 09:15, qui aura vieilli très vite mais reste d'actualité tout de même.
Je me demande quant à moi si le libéralisme, parce qu'il emploie des procédures marketing pour piéger les électeurs/consommateurs, ne permet pas à des personnes particulièrement médiocres d'arriver au pouvoir.

Tout se joue sur l'image et non sur la réalité, on le voit bien avec Sarkozy et Papandreou (lequel est en plus un fils à papa).

Parce que ce qui est quand même frappant, c'est cette incapacité de tous ces dirigeants, dominants et dominés, à sortir de leur cadre intellectuel pour penser l'avenir et analyser sereinement pour voir la situation autrement, d'une manière plus large.

Autre âge, autres façons de penser. Mais on continue à tourner en rond : autoritarisme, incapacité à imaginer des parades aux assauts des puissants, faiblesse avec les forts, violence envers les faibles.... Classique de rapports dans un clan de primates.

En fait, "There Is No Alternative", c'est leur dogme qu'ils veulent nous imposer, parce qu'ils l'appliquent, une sorte de religion qu'on s'imposerait à soi-même, et partant, aux autres. Et pas seulement pour leur intérêt personnel ou les intérêts des soutiens financiers à leur élection ou leurs intérêts de classe. Il n'y a pas d'alternative parce qu'ils sont incapables de penser autrement,par une sorte de pétrification de la pensée qui est la raison pour laquelle ils ont été choisis par les mandants qui leur ont fourni les sous pour être élus.

Ce n'est certainement pas des gens comme Merkel et Sarkozy qui auraient imaginé l'Europe, ou auraient accepté cette idée, s'ils avaient été à la place de De Gaulle et d'Adenauer. Une telle incapacité à penser hors des schémas traditionnels est très dommageable pour des dirigeants.

C'est même suicidaire pour une collectivité qui se retrouve dans cette situation d'avoir des dirigeants aussi limités et aussi fermés d'esprit.
Super chronique, merci aux pertinents @sinautes.

Qu'aucun autre dirigeant européen ne s'avise de revenir sur les accords honteux qu'ils ont signé sous la pression de Juncker entre autres. Ils ont signé la misère pour tous, en commençant par le peuple grec. Impensable de revenir en arrière. La honte, la rage, la peur de nouvelles guerres.

A ce sujet quelqu'un a vu cette pub télévisuelle, pour recruter de bons petits soldats : "devenez vous-mêmes". C'est de bon augure.
Si il y a une grosse panne d'électricité en Grèce. Ou si il y a un ordinateur unique qui héberge tout (comme chez Charlie...) et qu'il subit un phénomène électrique?
Enfin je me demande un peu, est-ce qu'il y a un livre de compte? Est-ce qu'il existe un humain apte à calculer à la main sur un livre de compte la somme exacte que doit la Grèce.
Sinon il y a moyen de résoudre cette histoire, de 151% du PIB et tout, assez radicalement. En supprimant l'informatique complexifiante.

Sans ordi et logiciel, cette situation extravagante d'argent virtuel aurait-elle existé?
Je ne dis pas oui ou non. C'est une question.
Sarkozy, Merkel, et Lagarde font les malins pour se donner une contenance si leurs certitudes reposent sur ce qui affleure vaguement d'une construction dont on ne maitrise pas les structures?
je crois que tout ça est régie par une immense peur et une impuissance à penser le monde autrement.

ils ont le plafond tellement bas qu'on voit la tonsure que leur fait le capitalisme!!!
Fin de journée à Paris. Les marchés ont fortement réagi par la positive, à la baisse des taux de la BCE et à l'intention de retrait de Papaendréaou de son projet de référendum sur l'Euro, +2,73%.
A vous les studios.
L'intérêt d'une crise comme celle que nous vivons est de dévoiler les rapports de domination que masquent les expressions, "libéralisme" (dans laquelle les candides entendent "liberté"), "concurrence libre et non faussée" ou encore "démocratie parlementaire"...
Tant qu'il existait de puissants pays se réclamant du communisme (aussi totalitaires fussent-ils en réalité) pouvant entretenir l'espoir qu'un autre monde était possible, les dirigeants des pays capitalistes ont préféré faire accroire, eux aussi, que le progrès humain était de leur côté : suffrage universel (même pour les femmes, c'est dire, s'ils étaient progressistes !), démocratie sociale (syndicats, conventions collectives, droit du travail, etc.), protection sociale, services publiques généreux.
Mais quand l'horizon s'est éclairci, ils ont commencé à pratiquer, en choisissant les pays de la périphérie, les "ajustements structurels" (en clair la liquidation de l'Etat-Providence). Aujourd'hui, ils s'attaquent aux peuples des centres développés.
La Grèce est un test in vivo. S'il est positif, ils choisiront une proie plus substantielle, puis une suivante.
Et quand on leur résiste, ils semblent prêts à aller jusqu'à la guerre civile.
Nous pensions que nos classes dominantes s'étaient civilisées, qu'elles n'étaient plus capables de déclencher des boucheries, comme en 14 ou en 39, ou qu'elles avaient tiré les leçons des échecs des cruelles guerres coloniales. Nous caressions même l'espoir qu'elles pratiquaient la lutte sociale comme un duel à l'épée entre gentlemen, où l'on arrête au premier sang.
Nous vivions dans l'illusion. Il va nous falloir renouer avec la pugnacité et le courage des générations qui nous ont précédés.
...il n'y a déjà plus d'Europe, (...) Il n'y a plus d'institutions européennes. Il n'y a plus de textes européens...
Daniel, avec pareilles déclarations, vous me rappelez les drames familiaux de mon enfance, au cours desquels les jugements les plus définitifs, les mots les plus durs étaient prononcés pour dissoudre la réalité dans la dénégation hystérique. Et pourtant, le lendemain matin, on se levait comme d'hab et on allait beurrer ses tartines. Le projet Européen n'est pas en forme, c'est vrai. Mais l'Europe existe ce matin plus qu'elle n'a jamais existé. Malgré les contingences. Et demain, nous serons nombreux à remettre l'ouvrage sur le métier.
Mais où sont tous les M. Touati, E. Cohen... pour nous expliquer que la sortie d'un pays de la zone euro était la fin du monde ?
Sans penser à tous ces journalistes comme J. Quatremer qui se répandent depuis des mois en portant la seule parole élyséenne, à savoir qu'une cure d'austérité est la "seule" solution ?

Comme le dit Todd, nos élites ne sont pas au niveau. La fin de la puissance européenne, c'est eux les responsables!
à lire : l'édito dans info-grèce, pour avoir une très légère idée de l'humeur héllène en ce moment, pas du tout cotillons ouzo bouzouki, je vous l'assure. quelqu'un ailleurs me demandait : pourquoi tant de haine pour papandréou ? ben voilà une réponse ...
prométhée ou sisyphe moderne, de toute façon papandréou est bien mal barré pour ne serait-ce qu'un tabouret dans l'olympe ou aux champs élysées
Du coup j'ai pas suivi. La grèce, on l'achète ou on la jette ?
L'avenir étant suspendu au jeu politique grec, la BCE baisse par surprise, et en toute indépendance... son taux directeur!
Le risque augmente et les taux baissent.
On a besoin de plus d'argent mais on devient moins attractif.
Les banques vont emprunter à moins cher pour pouvoir prêter à des taux qui montent aux pays dans le besoin...
Incompréhensible.
Mais les marchés aiment toujours, on pourra toujours dire, regarder la bourse grimpe après le retrait du référendum.
En toute logique on devrait voir l'Euro subir quelques dégagements...
Gros coup de bluff économique d'inspiration purement politique.
Mais la BCE est indépendante... mais oui, mais oui..
La zone euro "peut se passer" de la Grèce, estime le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti

Ce qui est pratique chez nos politiques, c'est l'amnésie... ha qu'on l'aimait la Grèce lors de la guerre civile yougoslave.. Ha qu'elle agit bien avec la Macédoine, bloquant frontières, armes et volontés indépendantistes... On sut la remercier à l'époque en lui offrant l'Euro.... mais tout ceci est bien loin des esprits cannois... Ne gâchons pas leur fête sur la croisette, avec quelques souvenirs pénibles.
Ce qui parait le plus visible c est cet incroyable connivence entre les grands medias et le pouvoir. Pas une seule fois on entend que la democratie c est aussi demander au peuple son avis. non la faute en vient à Papandreou " c est un minable detesté par son peuple , le referendum n etait pas nécéssaire, Merkozy allaient sauver l univers, c est un traitre ect..ect." C est exactement les memes erreurs qu en 2005 ou 95% des merdias etaient pour le oui à la constitution européenne. On a vu ce ça donné ,55% pour le non.Mais attention ,pas un seul regret ,une remise en question non non ,pire ils étaient tous droits dans leurs bottes alors qu ils avaient ch..é dedans .Vraiment écoeurant.
Marre d'entendre ou de lire 'les marchés'.
Disons 'les spéculateurs' ce sera plus honnête (haha).
Grmbl.
Cher Monsieur Schneidermann,
Font chier les Grecs. Cinq siècles d’occupation ottomane leur ont donné le goût du loukoum et des pâtisseries au miel d’Anatolie, de la soumission des milet et du bakchich… sont devenus plus turcs que grecs malgré Miss Olonghi (qui c’est, celle-là ? paraît qu’elle avait recontré L’Or Biron à Disney). Le rappel incessant des siècles d’avant JC (Jules César) me fait marrer. On m’a dit que depuis Aristote (qui c’est ? c’était pas l’armateur bling bling Onanisme ?) ils devraient savoir que la Loi est au-dessus des petits arrangements entre mafieux. Qu’est-ce qu’ils attendent pour exproprier la moinaille orthodoxe (ces barbus pédérastes) et pour imposer les copains d’Onanisme qui polluent les mers du monde ? Allez, en dépit de ma hire (c’est Gouano qui m’a dit que ça faisait plus chic que colère), je veille sur vous en faisant attention de pas me casser la gueule en descendant l’escalier d’à Cannes.
pcc MORASSE
Quelle honte la " merkosie " ne recule devant rien , tels des dictateurs ils imposent l'adhésion à leurs exigences (date du réferendum , seule et unique question à poser autorisée par cette " duoligarchie " qui se prétend démocrate) . Oui en élisant notre sublime altesse nous fimes à l' Europe un bien sinistre cadeau, oui Daniel l'esclave des peuples est affirmé clairement , sans aucune honte , seule une meute servile et peut digne du qualificatif d' HUMAINE osera prétendre le contraire . Hélas, encore 6 longs mois avant cette supposée délivrance ?
Vous voulez dire compromissions?
Bonjour
C'est à l'épreuve que l'on voit la solidité d'une association. Quand tout va bien, tout baigne !!!
Jusqu'ici tout allait bien pour nos marchands européens.
Rendons grâce au grain de sable Grec de nous avoir révélé la fragilité de l'édifice.
L'Europe n'est plus !!! En tout cas celle que nos élites avaient bâtie… C'est ma touche d'optimisme qu'un jour elle se refasse autrement.
Pour ma part, cette Europe ne me concerne plus.

EDIT: à voir le flash d'hier de JORION sur son blog.
Étant donnée la valorisation par @si des travaux de Lordon fondés, more geometrico*, comme il le dit sur une "anthropologie économique spinoziste", on pourrait s'attendre à ce qu'on s' y souvienne aussi de ces quelques lignes fameuses du § 4 du chapitre I du Traité politique, je cite (leur traduction par S. Zac) :"Et afin que j'examine tout ce qui concerne la science politique avec la même liberté de l'esprit dont on fait preuve habituellement dans l'étude des mathématiques, j'ai pris soin à dessein de ne pas porter en dérision les actions humaines, de ne pas les déplorer, de ne pas les maudire, mais de les comprendre (humanas actiones non ridere, non lugere, non detestari, sed intelligere)." Car, n'est-ce pas de comprendre: d'intelligence dont nous avons le plus urgent besoin en l'occurrence. Cela peut commencer par la reconnaissance dont, dans un précédent 9: 15 , vous avez eu l'intelligence: à savoir de témoigner que nous n'y comprenions guère dans cette actuelle galère économique. Or voici que vous cédez aujourd'hui à la facilité de "porter en dérision, déplorer et maudire" les actions du couple franco-allemand auxquelles vous réduisez nos embarras en la situation. Ce qui, non seulement n'a aucune vertu d'explication, mais surtout confère à ce "Merkozy" que vous raillez, et à la "mondialisation" financière à laquelle ils obéiraient, un pouvoir extraordinaire que précisément ils démontrent n'avoir guère: celui de dominer une situation qui pourrait bien être autrement révolutionnaire...

*Voir son "angle alpha"
Je suis à Athènes, et je viens justement d'avoir une longue discussion avec quelques Grecs attablés à un café, des Grecs de touts bords : un proprio plutôt argenté, un vieux monsieur, deux serveurs, un couple qui passait par là.
Que voter ? Le drachme ou l'euro ?
Les mêmes têtes, chez tous : ça va changer quoi ? Est-ce que ça peut être pire ? et, surtout, qu'est-ce qui peut être mieux... ?
Contrairement à ce que j'ai lu (sur mediapart je crois), je ne suis pas sûre que la majorité des Grecs ait l'intention de voter non ; leurs mines étaient plutôt dubitatives. Et sans l'euro que faire ? Et sans l'Europe ?
Mais avec l'Europe, ce n'est pas très réjouissant.....

Et toujours cette même phrase finale : que faire ? ti na kanoume ;

Je continue l'enquête de micro-trottoir, et je vous tiens au courant.
En tout cas, tous veulent partir, riches, pauvres, classes moyennes (existent-elles encore ?).
Un chiffre (à vérifier) : 3000 Grecs quittent la Grèce pour s'installer ailleurs (Etats-Unis, Australie, France, Suède) par mois...
Le monde à l'envers
Les plateaux télés, les 20 heures, les journaux de (presque) tous bords, les économistes distingués (du moins ceux qui sont invités chez Calvi) nous affirment que l'accord de la semaine dernière est un généreux cadeau à la Grèce (pour tout dire inespéré dirait Brassens): 100 milliards d'euros de remise de dettes plus 120 milliards de nouveaux crédits à taux "raisonnable"(?). Or, pour des raisons incompréhensibles, les grecs sont réticents à accepter ce gigantesque cadeau, ce qui déclanche tout aussi incompréhensiblement chez les généreux donateurs des protestations indignées. Ils crient "au voleur", "nous faites pas ça", ça va chier vot gueule, trépignent et éructent. Notre irascible président, vert de rage, aurait même voulu en venir aux mains.
Tout ceci parait contraire à toute logique élémentaire pour un être frustre comme moi. Si l'un d'entre-vous a une explication je lui serai très reconnaissant de m'en faire profiter. Moi je suis paumé.
Ça réveille, et c'est bien.

J'ai vu hier une interview d'Étienne Chouard. Beaucoup, *beacoup* plus longue que ce texte, mais également beaucoup plus argumentée.
Outre l'étrange et immense lassitude provoquée par tout ce ramdam,il y a une sorte de honte.Honte de ne pas avoir limité les méfaits du sarkosisme à l'hexagone. Quel cadeau pour les européens ! Jumelé avec l'intransigeance de Merkel,l'orgueil mal placé de Sarko fait tache. Parce qu'enfin,de quel droit,avec quelle crédibilité,ses résultats minables aidant,peut-il donner des leçons aux autres ?Il ressemble à ce petit cancre qui dans la cour de récréation s'est mis sous la protection du plus fort...
Que prenez vous au petit déj Monsieur Schneidermann ? Quelle verve en ce moment !

Encore une excellente chronique matinale parfaitement fidèle aux évènements et pertinente quant à leur interprétation.
C'est à se demander si quelqu'un en Europe, souhaite encore la taxation des transactions financières.... Il reste un mois pour négocier, pas sûr qu'on ait un meilleur créneau d'ici longtemps...
Oui, tout ça montre la nature des politiques, leur courage, leur endurance, leur dévouement.
Mais on a les politiques qu'on mérite n'est-ce pas.

http://anthropia.blogg.org
Moi, ce matin, l'info sur l'Europe m'a fait penser à l'avion de

la bande annonce

J'ai vu, en faisant une recherche de la b.a. sur google, que July y avait déjà fait référence en avril 2011...

Nous avons trouvé un pilote (les marchés) mais prenez la "crash-position"...

BNP a déjà commencé en annonçant des licenciements !!!
A propos de garde-chiourme ...
Une mini flottille en route pour Gaza.
Là aussi, l'Union Européenne fait partie des garde-chiourme.
Cette situation où des dirigeants soi-disant démocrates, qui ont la démocratie en haine lorsqu'elle est en acte, font tout pour contenir les décisions collectives et la volonté générale (la démocratie n'étant pas un régime, mais définit le politique en tant que tel) est très bien analysée dans le très beau livre de J. Rancière, intitulé "La haine de la démocratie" (éd. La fabrique, Mayenne, 2005) qui se conclut par la citation suivante (p. 106) : " La démocratie n'est ni cette forme de gouvernement qui permet à l'oligarchie de régner au nom du peuple, ni cette forme de société que règle le pouvoir de la marchandise. Elle est l'action qui sans cesse arrache aux gouvernements oligarchiques le monopole de la vie publique et à la richesse la toute-puissance sur les vies. Elle est la puissance qui doit, aujourd'hui plus que jamais, se battre contre la confusion de ces pouvoirs en une seule et même loi de la domination. [...] Elle n'est fondée dans aucune nature des choses et garantie par aucune forme institutionnelle. Elle n'est portée par aucune nécessité historique et n'en porte aucune. Elle n'est confiée qu'à la constance de ses propres actes. La chose a de quoi susciter de la peur, donc de la haine, chez ceux qui sont habitués à exercer le magistère de la pensée. Mais chez ceux qui savent partager avec n'importe qui le pouvoir égal de l'intelligence, elle peut susciter à l'inverse du courage, donc de la joie."
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.