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Les pigistes, laissés pour compte du virus

Entre les pigistes spécialisés dans le sport se retrouvant sans aucun travail, ceux de Radio France pour l'instant laissés dans le flou par leur rédaction, ceux de Libération que le virus cueille en pleines négociations avec leur direction, et ceux installés à l'étranger, dans des situations forts diverses, les pigistes sont socialement les premiers journalistes touchés par l'épidémie.

Commentaires préférés des abonnés

Comme d'habitude, absolument AUCUN mot sur la situation des milliers de correspondants de presse locale, qui ont déjà en temps normal un statut archi précaire et qui se retrouvent eux aussi, sans rien alors qu'ils font en partie du travail de journal(...)

Faut pas tout confondre : un pigiste n'est pas un indépendant. C'est un salarié payé à la tâche (papier, reportage, enquête) ou au forfait jour. C'est ça la loi. Tout le restant, uberisation et contrat de presta ou autres, c'est des abus de la part d(...)

Combien de ces pigistes ont-ils (ou elles), pour que leur pige soit achetée, vanté les délices de la flexibilité, de l'autoentreprenariat ou de l'ubérisation ?


Je ne m'en désintéresse pas, ce sont bien évidemment des victimes, mais c'est encore une oc(...)

Derniers commentaires

avis aux intermittents (à faire suivre si vous en connaissez) : https://framaforms.org/covid-19-consequences-pour-les-professionnelles-intermittentes-travaillant-dans-la-production


"Ce formulaire s’adresse aux ouvriers, ouvrières, techniciens, techniciennes et personnels administratifs qui subissent des reports, suspensions ou annulations de périodes de travail. Pour s’assurer que toutes les situations soient bien couvertes par les solutions qui seront proposées dans les jours et semaines qui suivent, nous avons besoin plus que jamais de remontées directes des professionnel.le.s." 


Ça vient du SPIAC (Syndicat des Professionnel(le)s des Industries de l'Audiovisuel et du Cinéma)

Il me semble que lors de la lutte, déjà ancienne, des intermittents du spectacle dont on rabotait les droits à la tronçonneuse, ils disaient que leur statut devrait au contraire être étendu à toutes les catégories de précaires. Qu'on allait en avoir sacrément besoin. 


Anticiper, toujours?

radio france est financée par l' état et ne perdra aucun chiffre d' affaires donc devrait pouvoir continuer à payer ses pigistes

Sachez que France Télévisions se targue d'être très stricte quant à la sécurité sanitaire : pratiquement plus aucun tournage en interne.
Mais, comme par hasard, comme à l'occasion des grèves, tout est externalisé& ! Merci qui ? Les intermittents, soumis par leur précarité à l'acceptation de prise de risque et ne peuyvent se permettre de refuser... Toutes ces émissions ne sont pas d'indispensables services publics, n'est-ce pas...
Alors, comme la pollution, quoi, on délocalise. Merci Mme Ernotte !

Allemagne : 15000 euros pour les freelancers apparemment.

bon bien sur les indépendants sont les plus touchés; pour les intermittents on peut profiter du chômage sur le moment mais par contre c'est à la fin de nos droits que ça va être compliqué avec tous les événements annulés probablement jusqu'à Mai/Juin (j'ai conscience qu'on est pas les plus à plaindre; mais bon c'est toujours les plus précaires parmi nous qui vont manger).


Faut pas tout confondre : un pigiste n'est pas un indépendant. C'est un salarié payé à la tâche (papier, reportage, enquête) ou au forfait jour. C'est ça la loi. Tout le restant, uberisation et contrat de presta ou autres, c'est des abus de la part des employeurs. Depuis longtemps, l'URSAFF et l'inspection du travail auraient du mettre le ola à tous ces abus, mais le lobby patronal en matière de presse et d'édition est très puissant

ok desolé je me suis mal exprimé. dans  "indépendant" je mettais freelance et tous les boulots salariés en contrats courts/ponctuels; y compris intérimaires (mis à part leur régime de chomage spécifique les intermittents du spectacle sont aussi inclus dans les salariés qui font des contrats courts)

je bosse dans l'audiovisuel (post-production) et pour l'instant, on n'a aucune idée de l'impact de la situation sur notre boulot... mais je m'inquiète déjà pour le renouvellement de mes droits, effectivement, étant intermittente et déjà précarisée par un manque de boulot avant tout ce merdier...

Combien de ces pigistes ont-ils (ou elles), pour que leur pige soit achetée, vanté les délices de la flexibilité, de l'autoentreprenariat ou de l'ubérisation ?


Je ne m'en désintéresse pas, ce sont bien évidemment des victimes, mais c'est encore une occasion de méditer le toujours d'actualité, et peut-être plus que jamais, Discours de la servitude volontaire de La Boétie.

Comme d'habitude, absolument AUCUN mot sur la situation des milliers de correspondants de presse locale, qui ont déjà en temps normal un statut archi précaire et qui se retrouvent eux aussi, sans rien alors qu'ils font en partie du travail de journaliste et qu'ils nourrissent les journaux les plus vendus de France.

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