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Les mots de la bouche

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"Qu'est-ce qui, dans l'intention, sépare une publicité de 2008 d'une peinturlure du XVème siècle flamand ?"

Ben, deux ou trois petites choses quand même. Affirmez-vous que l'art de la Renaissance est réductible à une simple entreprise de promotion publicitaire ?
Dérision, provocation ou anticléricalisme ?
Pourrais-je rajouter à tout ce qui précède que je trouve la pub en question particulièrement laide, moche, immonde ?
D'accord ça n'enlève rien à la brillante démo sur le plagiat (ou soyons moins méchant, sur les sources d'inspiration) mais juste pour dire que les copieurs ne sont pas toujours talentueux (euphémisme ???).

Mais ce n'était pas la question.

Merci pour ces chroniques qui prennent avec bonheur la suite de la Boite à Images.
Faire sortir des mots par la bouche, c'est en effet d'une grande imagination, surtout avec cette iconographie d'une période et contrée où il était malvenu de l'ouvrir.
Vous avez raison, ce sont des copieurs car personne n'aurait pu avoir une idée pareille.
Cartier Bresson disait : tout a été fait, ce qui change c'est la manière d'accommoder les oeufs.
Cette pub pour literie est vraiment sans intérêt mais visiblement pas pour tout le monde.
Les sophistes ont encore de beaux jours car il y a toujours un public pour les démonstrations ampoulées.
Quant à mettre en affiche une carte postale que l'on trouve dans la manifestation vantée par l'affiche, c'est tout simplement scandaleux ce manque d'imagination et nous serons nombreux à vous remercier de votre sagacité qui nous donne l'occasion d'ouvrir enfin les yeux.
Je vais être plus vigilant dorénavant, surtout avec les affiches de monsieur le curé pour sa kermesse annuelle, car elles ont un goût de déjà vu.
Mille mercis Alain,encore des comparaisons d'images qui m'intéressent beaucoup;à bientôt
ginette Saban
Juste pour vous dire que j'adore vos chroniques.
Merci donc à vous.
Bravo comme quoi les publicitaires sont des gens cultives mais je crois que c est a leur insu le poids des images devient inconscient collectif et qu ils ne scoupconnent même pas d ou leur viennent ces images
Mais c'est chouette comme tout
nodehportsuob ed eriotsih ettec
alors les laboureurs et autres
snad tnallidog, ezèpart ialab ed srueinam
les couloirs immenses
.ueiD à tnemetcerid tnesserda's
Par delà les mots.
.esruoc fO
Ah ben entre le lit et le gantois je n'aurais pas spontanément fait le lien même si je suis déjà allée là-haut et y ai fort bien peu dormi.
A propos des mots à l'envers dans la bouche da Marie, j'ai appris et lu (je ne me rappelle plus des "sources", à force, cela devient une culture personnelle...) que c'était écrit en "Boustrophédon", c'est à dire écrit à la manière dont une charrue et ses boeufs labourent un champ. Imaginez le mouvement de va et vient d'un bord à l'autre du champ... Cette forme serait utilisée pour différencier la parole qui s'adresse aux hommes (celle de l'ange et que l'on peut lire) et l'autre qui s'adresse à Dieu (celle de Marie, tournée vers le ciel, puisque l'ange n'est que le représentant de celui auquel elle s'adresse.)
@ poisson et alain
je pense que les premières représentations artistiques qui ne soient pas une espèce de palimpseste sont les fresques de lascaux et consorts.
faulkner, proust, kafka et marc levy n'ont pas écrit leur (chef d')oeuvre sans avoir ouvert un livre auparavant.
http://www.alter-information.fr/altermond.html

Tenez bon, jusqu'au bout !
1) la religion
2) le 11 septembre
3) les banques centrales
Ce qui est affirmé ici pour la peinture, et les images en général, est également vrai pour la musique (et vraisemblablement aussi pour l'écriture, le théâtre, etc;) : on ne démarre jamais de rien, on se nourrit de ce qui a déjà été créé (logique), on digère et on réinvestit tou(te)s nos influences, lorsque qu'on pratique un instrument - ou le théâtre, ou l'écriture, etc. Ce n'est pas du copiage, ce ne sont... que des influences, plus ou moins bien "digérées". Tout le monde a déjà porté un jugement du genre : "Ce guitariste joue a beaucoup écouté Santana", ou "Elle chante un peu comme .... " (Mettez le nom que vous voulez), ou "Machin écrit comme Simenon", ou encore "Il essaie de jouer comme Pierre Brasseur".
C'est pas pour casser votre baraque, parce que j'en visiterai volontiers tous les jours de ce genre de baraques.
Mais vous dites que les images ne jaillissent pas "ab nihilo", que c'est rien que des copieurs, recopieurs, des images de l'image faite à partir de l'image de l'image, etc. comme l'homme qu'a vu l'homme qu'a vu l'homme..(je résume, j'abrège, je tronque, je réduit, et alors quoi)
En vrai, je ne sais pas ce que veut dire "ab nihilo" et pas de bol, c'est pas dans les pages roses. À supposer que ça veuille dire "né de l'esprit" comme mes zéro années de latin me le laissent penser. Bah justement, c'est peut-être bien parce que quelque soit l'époque le nihilo voit bien que l'écriture c'est la parole, que la parole sort de la bouche. Donc ce ne serait pas une question de recopiage.
Comment m'en sortir pour montrer que j'ai un peu raison. Impossible on est tous gavés d'images. Et on les copie tant qu'on peut, exprès ou pas.
Tant pis, mon intime conviction, c'est qu'un homme sevré de toute archive, dont la pinacothèque est vide, mais qui a dans son environnement la parole et l'écrit, un jour ou l'autre écrira des mots sortant de la bouche qu'il a dessinée. Comme ça, tout à trac, ab nihilo.
Regardez, des galères, truc choisi au hasard (hum), même Uderzo, même Hergé, ils tendent bien à rectifier un peu parce qu'ils ont vu des images photos plus réalistes, mais c'est plus fort qu'eux. La perspective fait couler le bateau sous l'eau, alors leur nihilo dit non, non, et non. Ils font bien un petit compromis pour qu'on voit que c'est la ligne d'horizon et pas la ligne de flottaison, mais il faudrait décaler bien au dessus, au milieu du mât pour être réaliste. Et les bateaux se retrouvent posés sur le trait qui représente la surface de l'eau, parce que le nihilo dit qu'ils flottent.
Léonardo da Vinci disait dans mon vieux livre de dessin du lycée, qu'il faut se faire l'oeil d'abord pour avoir une paluche. Le regard, le regard, pas sûr, elle est surtout pensée la peinturlure.
J'en reste bouche bée!
(oui je sais c'était facile, mais ...)
Chronique passionnante à chaque fois ; je me délecte, quel bonheur ! Encore, encore... ;-)
Je commence ma journée, et c'est par un grand plaisir!
Merci.
Gent de Lit ... il fallait le faire (poufffff).
J'aurais pourtant juré que Mme Arnolfini était enceinte.

Sinon, ça me rappelle la Boîte, tout ça. On retrouve même des commentaires de mauvais coucheurs ...

À ce propos, pour nos amis les donneurs d'ordres et de leçons, thème s'écrit avec un accent grave (celui qui descend vers la droite), et non pas avec un accent circonflexe (vous savez, le petit chapeau).

Dans le même ordre d'idées, il faut mettre un s à utilisés en parlant des bouquins et des sites Internet que vous avez utilisés.

Et puis, dans la foulée, j'aurais mis un ç à ça dans continuez comme ça ...

Pour finir, je trouve que le ton badin (qui m'amuse et désacralise le propos sans en altérer le professionnalisme) a le mérite de donner envie aux non-initiés (dont je suis) de découvrir un peu plus le monde des images. J'ai fait lire les articles d'Alain Korkos à quelques amis qui, comme moi, pensent être des "profanes à l'esprit ouvert", et qui ont eu la même réaction et les mêmes commentaires que moi.

PS : j'ai relu mon commentaire avant de le poster. En effet, il eût été dommage que j'y laissasse quelques fautes.
Pour voir l'Ève du polyptyque de Gand des frères Van Eyck en très gros plan, il suffit d'aller par là et de taper "ghent van eyck" dans le moteur de recherche. Ève apparaît en première page. Un clic, et elle dévoile son intimité pileuse.
Vous remontez (un peu) dans mon estime, même si sur la forme, le ton badin et pas très drôle a mon goût gâche l'exposé.
Une remarque tout de même (puisque j'ai décidé d'être méchant avec vous) : la moindre des choses lorsque l'on se documente beaucoup sur un thême est de citer ses sources, et cela pour beaucoup de raisons : donner une base à ce que vous nous apprenez, prouver que vous ne l'avez pas recopié d'ailleurs, et surtout : permettre à celles et ceux auxquels vous en auriez donné l'envie d'approfondir.
Ca ne coûte pourtant pas beaucoup de temps de recopier les titres des bouquins, ou les liens internet que vous avez utilisé.
Bref, continuez comme ca ceci dit (même si la fin de votre chronique tombe à plat), mais n'oubliez pas de les préciser, dès maintenant si possible.
Alain
Je vais vous décevoir encore, j'en ai peur : non seulement je continuerai d'écrire sur le ton qui me plaît, mais en plus je ne citerai pas mes sources et vous pourrez ainsi continuer de croire que je suis le roi du copié-collé.
Je ne les citerai pas, parce que je ne me plonge pas dans des bouquins à tout bout de champ pour écrire mes chroniques. J'ai tout ça dans la tête, figurez-vous. Ne vous en déplaise. Sauf certaines dates, et là j'avoue à ma plus grande honte que je consulte parfois des ouvrages écrits par d'autres en me disant que c'est mal, j'aurais dû me souvenir de 1929 pour la couverture de John Heartfield au Deutschland Deutschland über alles de Kurt Tucholsky, sauf que j'ai eu un trou inexcusable alors je me suis précipité sur Le graphisme de 1890 à nos jours de Richard Hollis, éd. Thames & Hudson, collection l'Univers de l'Art, réédition de 2002 revue et augmentée avec 232 pages agrémentées de plus de 800 illustrations, dont 29 en couleurs dans un agréable format de 15x21 cm.
Ouf !
Ah ! J'allais oublier (décidément !) :
Code ISBN : 2-87811-215-6.
Prix : 14€95.
Achetez-le. Ne serait-ce que pour vérifier ma maîtrise du recopiage.
Heureux de vous voir réagir.

Toujours citer ses sources, c'est paradoxalement quelque chose que j'ai appris dans ma folle jeunesse en regardant Arrêt sur Image à la télé.

J'ai cherché votre bouquin mais il est introuvable à Berlin (bei deutsche Verlage vielleicht ?)
Relisez mon message : je ne vous accuse en aucun cas de copié-collage, ne me faites pas plus méchant que je ne le suis. D'ailleurs, si jamais je vous soupconnais d'avoir des actions chez les bouquins Univers de l'Art par exemple, je ne m'amuserais pas à vous mettre directement en cause mais je ferais moi-même mon enquête (c'est un exemple, merci d'éviter de me prendre au sérieux). D'ailleurs, ca ne m'amuserait pas, je préfère croire en votre bonne foi. Je suis aussi de heureux voir que vous avez pris la mouche, comme en témoigne plusieurs messages, alors que je ne vous mettais pas en cause, c'était surtout pouvoir approfondir, car j'ai lu quelque chose qui m'a plu. Comme dirait la mémé à Schneidermann, quand on s'énerve, c'est qu'on a quelque chose à se reprocher.
Votre chronique, si elle sort directement de votre tête, est une vraie démonstration de culture générale.
Alain , ne changez rien , vos chroniques et votre humour badin me plaisent énormément . Et on est pas là pour se faire engueuler , on est là pour voir le défilé. Mon coeur va vraiment plus Alain , qu'à l'autre.
Juste un message tout bête d'admiration : je suis une fan de vos décorticages, de vos rapprochements, de vos analyses, avec cette culture de l'image fixe apparemment encyclopédique qui semble être la vôtre (bon j'arrête, on va croire que vous me payez...).

Je trouve que votre venue a ajouté une dimension appréciable à Asi.

Merci !
Je n'ai qu'une réponse à cette magnifique démonstration : eyé asher eyé


http://anthropia.blogg.org
J'ai encore appris plein de choses, merci beaucoup!

Par contre j'ai une question en dehors du thème du jour, mais bon, ça me titille le clavier, donc je me lance:
Pourquoi sur le polyptyque de Gand Ouvert, on voit deux personnages nus que je suppose être Adam et Eve. Et là je m'interroge, pourquoi est-ce qu'une certaine partie de la pilosité est représentée (notamment la ligne brune qui va du pubis au nombril d'Eve) alors que les jambes sont soigneusement épilées?

Mine de rien, c'est une question sérieuse.
Si vous avez le temps d'y répondre, j'en serais ravie. Si vous ne l'avez pas, tant pis, je me régalerai de votre prochaine chronique.
j'adore cette démonstration, évidemment. C'est admirable tout ce fond iconographique qui est là, toujours présent.
mais bon : faire sortir des mots de la bouche des gens, c'est pas non plus une invention révolutionnaire... On a aussi le cas dans l'antiquité, et dans n'importe quelle image où les gens parlent (des reliefs antiques, à la BD donc...), et au Moyen-Age, cela concerne les images religieuses, parce que tout est religion. De là à faire un rapprochement...
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