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Les maîtres du temps

Le 26 octobre 1985, MacFly, le Doc et Jennifer s'embarquaient à bord de la DeLorean spatio-temporelle pour rejoindre le 21 octobre 2015. Toute la presse et tout le ouèbe ont salué cette semaine le trentième anniversaire de cet événement qui ouvrait le deuxième épisode de Retour vers le futur. Avec son lot de comparaisons entre les progrès technologiques figurant dans le film et ceux réellement advenus (voir

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https://fr.wikisource.org/wiki/Alice_au_pays_des_merveilles/1
[large]Le saviez-vous?[/large]
Cher Monsieur Korkos,
Une petite inexactitude s'est glissée dans votre intéressante chronique. Or, une inexactitude, dans une chronique consacrée au temps et aux garde-temps, convenez que c'est malvenu!
Aussi, vais-je me permettre de, si j'ose dire, remettre les pendules à l'heure (hu hu)!
En effet, contrairement à ce que vous affirmez, un peu péremptoirement, convenez-en, les représentations des montres Cartier n'indiquent pas 10h10, mais 10h08 (c'est moi qui souligne).
Et connaissez-vous la raison de cette aimable singularité? Et bien je vais derechef vous la donner. La raison.
Voici:.
Le nom de Cartier peut se lire, en réalité "quart" et "tiers". Ou 1/4 et 1/3.
Par ailleurs 10h08 peut se lire 1008.
Or la journée a 24 heures ou deux fois 12h00..
Si l'on divise 1008 par 24 on obtient 42, n'est-ce pas?
Or pour passer de 12h00 aux 10h du cadran, on doit retirer 2h, d'accord?
Donc 42-2 = 40. Et, comme par hasard, le quart (Car-) de 40 est 10. Soit 10 heures.
Mais pour le 08 de 10h08, me direz-vous?
Rien de plus simple: vous prenez le tiers (-tier) des 24 heures de la journées et vous obtenez votre 08.
Et voilà.
J'espère avoir ainsi instruit agréablement vos lecteurs, car comme disait le poète :"Heureux qui peut savoir l'origine des choses.
A bientôt de vous (re)lire lors d'une nouvelle chronique, que je ne manquerai pas de commenter, si besoin.
Bonjour chez vous,
SL
RÉPONSES EN VRAC ET EN VITESSE


SLEEPLESS : La montre digitale avec les mains, c'est exactement qu'est-ce que je voulais dire ;-)
J. GRAU : OK pour les coucous teutons.
ROBERT : Un smiley qui fait la tronche ou plutôt un anti-smiley à peu de frais, en voici un :-(
BIBI : Il y a déjà, dans ma kronik, une affiche pour Un jour sans fin mais dans sa version originale, Groundhog Day.
ANTOINE SAUCY : Merci pour le complément d'information bénie.
Orson Welles, The Stranger, a le hobby des horloges. Le film est maintenant dans le domaine public1 et on voit parfois celle de l'église2 sur l'affiche du DVD. Je vous raconte pas la fin.

1. Sauf au Canada, en Chine continentale, en Allemagne, au Mexique, en Suisse et dans quelques autres pays. https://en.wikipedia.org/wiki/File:The_stranger_%281946%29.webm
2. “I couldn't judge too well out front, but l'd say it was 16th century. Probably by Habrecht of Strasbourg”, dixit Mr. Wilson.
Après de savants calculs, je suis arrivée à la conclusion que ce n'est pas à 8h18 qu'il y a symétrie des aiguilles par rapport à l'axe qui joint le VI au XII, mais à 8h 18min 27s 9/13s.

A 8h18 la grande aiguille se trouve 2 graduations au-dessus du IIII ( en supposant que les graduations aillent de minute en minute); mais la petite aiguille, elle, ne se trouve pas 2 graduations au-dessus du VIII. En effet, en une heure, la petite aiguille va passer du VIII au IX en franchissant 5 des graduations en minutes. Au bout de 18 minutes, la petite aiguille a franchit les 18/60 de son parcours, c'est à -dire les 18/60 de 5 =90/60=1,5. La petite aiguille n'a franchit que 1,5 graduation et non pas 2 graduations. Il n'y a pas symétrie.

Et maintenant la question que tout le monde se pose: comment suis-je arrivée à 8h 18 min 27s 9/13s? D'abord il n'est pas impossible que ce soit faux car je surveillais attentivement des confitures en train de cuire tout en faisant mes petits calculs.
Ensuite quand ce genre de question me rentre dans la tête je ne peux plus m'en débarrasser, je me réveille la nuit en y pensant, la seule façon de trouver le repos est de résoudre le problème. La démonstration, je ne la donne pas maintenant car cela peut amuser des matheux d'en trouver une eux-mêmes.
1893... Monsieur Korkos, on change d'une heure ce week-end, pas d'un siècle ! ;-)
Du coup on est au coeur du retour dans le futur du passé et tout ça what time is it...mais c'est quand même une gourrance rigolote.
Question subsidiaire : quelle heure est-il au centre de la Terre ?
Bonjour et merci pour cet article.


J'y ai relevé une toute petite erreur, ou du moins un propos discutable : vous parlez de "coucou suisse" alors que le coucou est une spécialité de la Forêt Noire (massif montagneux et forestier allemand qui fait face aux Vosges). Il est vrai que ce coin d'Allemagne n'est pas très loin de la Suisse. Il est vrai aussi que les Suisses ont par la suite imité les coucous allemands. Rendons tout de même au Kayser ce qui est au Kayser.

Cf. cet article sur le site de l'émission Karambolage :

http://www.arte.tv/magazine/karambolage/fr/lobjet-le-coucou-suisse-karambolage
La montre

Deux fois je regarde ma montre,
Et deux fois à mes yeux distraits
L'aiguille au même endroit se montre ;
Il est une heure... une heure après.

La figure de la pendule
En rit dans le salon voisin,
Et le timbre d'argent module
Deux coups vibrant comme un tocsin.

Le cadran solaire me raille
En m'indiquant, de son long doigt,
Le chemin que sur la muraille
A fait son ombre qui s'accroît.

Le clocher avec ironie
Dit le vrai chiffre et le beffroi,
Reprenant la note finie,
A l'air de se moquer de moi.

Tiens ! la petite bête est morte.
Je n'ai pas mis hier encor,
Tant ma rêverie était forte,
Au trou de rubis la clef d'or !

Et je ne vois plus, dans sa boîte,
Le fin ressort du balancier
Aller, venir, à gauche, à droite,
Ainsi qu'un papillon d'acier.

C'est bien de moi ! Quand je chevauche
L'Hippogriffe, au pays du Bleu,
Mon corps sans âme se débauche,
Et s'en va comme il plaît à Dieu !

L'éternité poursuit son cercle
Autour de ce cadran muet,
Et le temps, l'oreille au couvercle,
Cherche ce coeur qui remuait ;

Ce coeur que l'enfant croit en vie,
Et dont chaque pulsation
Dans notre poitrine est suivie
D'une égale vibration,

Il ne bat plus, mais son grand frère
Toujours palpite à mon côté.
- Celui que rien ne peut distraire,
Quand je dormais, l'a remonté !

Théophile Gautier
Et aussi:
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://i2.cdscdn.com/pdt2/2/4/1/1/700x700/8712609673241/rw/dvd-un-jour-sans-fin.jpg&imgrefurl=http://www.cdiscount.com/dvd/dvd-action-aventure-guerre/dvd-un-jour-sans-fin/f-10406-8712609673241.html&h=516&w=516&tbnid=0gPaT24DwQemSM:&tbnh=91&tbnw=91&usg=__dp3uFGyFy_SZ9L_WwjiFBffLY-0=&docid=mNFLDAWj8Zwm4M&sa=X&ved=0CHwQ_h0wC2oVChMI1dKByvbbyAIVRVwaCh1eUAH3
L'œil de Julien Couty :

http://www.telerama.fr/monde/l-oeil-de-julien-couty-retour-vers-le-futur-c-est-deja-le-passe,133129.php
En 1985, Renaud chantait "Mistral Gagnant".
En 2015, il ahane "Ta batterie".
Le temps est assassin...
Et bien moi j'vais vous dire, depuis que la pile de ma montre s'est arrêtée... je ne l'ai pas remplacée et la montre broie du noir dans un tiroir. Depuis, je n'ai pas pris une ride ! puisque je ne vieillis plus... évidemment.

;-)
Au coeur du Temps
...voyager dans le temps a toujours fait rêver !...

nb : je suppose que ce cher Louis a été projeté dans un autre espace temps : 1893, entre le moment où l'appareil de Monsieur Guillotin lui a tranché le cou et celui où sa tête a atterri dans le panier ?? ;-)
(zavez noté comme je lis tout bien et pas en diagonal hein :))
Un p'tit détail, m'sieur K. : horloge (à affichage) "numérique", pas "digitale".
Pour le fameux 4 écrit IIII sur les horloges à chiffres romains, ça tombe bien, je viens de faire des recherches il y a quelques jours pour un article sur les symboles liés au temps, ce qui me permet d'apporter une précision supplémentaire. Comme les premières horloges étaient la plupart du temps placées sur des clochers d'église, la symbolique chrétienne y est forcément présente, à travers les chiffres. Mais peu d'éléments chiffrés " compatibles " avec les 12 ou les 24 heures du jour pouvaient entrer en ligne de compte, si ce n'est le nombre des apôtres. La liturgie des Heures, censée rythmer chaque journée monastique au fil des sept offices (matines, laudes, tierce, sexte, none, vêpres, complies) ne s'accommodait pas non plus avec le nombre de subdivisions du cadran, pas plus que d'autres éléments comme les péchés capitaux (sept), les commandements (dix) ou encore les plaies d'Egypte (dix itou), pour les premiers qui me viennent à l'esprit. Restait le chiffre trois, justement en séparant le cadran quatre par quatre comme expliqué par l'ami Alain, figurant ainsi un symbole immédiatement compréhensible urbi et orbi. Ben oui, trois : la Trinité, évidemment. Le Père, le Fils, le Saint-Esprit. Amen.
"qui dessinent le temps, ou plus exactement le comptage du temps."
Plus exactement encore la mesure de la durée.
Remontons le temps jusqu'à cette célèbre horloge,
en attendant qu'elle marque dix heures ce samedi soir.
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