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Commentaires

les madeleines de poche

Né en février 1953, le Livre de Poche a aujourd'hui soixante ans. L'occasion rêvée de se pencher sur cette collection et sur les autres, ainsi que sur leurs couvertures en forme de madeleines qui semblent avoir été moulées dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jacques.

Derniers commentaires

La collection Nelson n'est-elle pas plus ancienne ? ou n'est-elle pas considérée comme col de poche ?
Sur le prix du pain comparé à celui du Livre de Poche.

En 1954, la baguette de 300 g coûtait 7,80 F (78 centimes, en nouveaux francs de 1959).
(Source.)

En 1953, le Livre de Poche était vendu 2 francs. Soit le prix de 2,5 baguettes.

En 2013 la baguette (qui est passée de 300g à 250 g) coûte environ 1 euro et le Livre de Poche "moyen" est vendu aux environs de 6,50 euros. Soit le prix de 6,5 baguettes.

Quand on sait que le prix de la farine a connu une inflation phénoménale, on se dit que vraiment, les auteurs de bouquins s'en mettent plein les poches !!! Ah les chenapans.
Le design des Penguin covers
Le titre est de mon copain Brian (the guy in the kitchen).
Tous ces livres de poche que j'ai achetés et lus.... en aurais-je lu le quart si le "poche" n'avait pas existé? Et ça continue, j'en achète encore, neuf ou d'occasion. Même à Hanoi, j'avais trouvé une petite boutique qui en vendait pour quelques dongs (impossible de convertir, on en était aux centimes d'euros). Je me suis retenue, valait mieux laisser cette merveille aux Vietnamiens qui aiment la langue française (si mal défendue par ailleurs par un "Espace Culturel Français" squelettique).

Honte aux élitistes qui regrettent cette compromission. En quoi cela fait-il tort à leur passion des beaux livres que ceux qui n'en ont pas les moyens puissent, quand même, se procurer les textes? C'est une autre passion qui est à l'oeuvre, celle de la "distinction": rester plus grand que les autres en les empêchant de grandir.
une très belle chronique.Les couvertures sont inséparables du plaisir de la lecture.
Arghh, pas vous Alain !

2 francs de 1953 ne font pas 30 centimes d’euros d’aujourd’hui, il vaut mieux ne pas traduire en euros que de donner un résultat qui n’a aucun sens.

Quand on compare des montants à différentes dates, surtout aussi éloignées, il faut comparer en monnaie constante, c-à-d tenir compte de l’inflation (demandez à l'éconaute !). Ces 2 francs sont donc l’équivalent de 4,30€ actuels si ce sont effectivement des nouveaux francs (?), mais plus vraisemblablement 0,04€ car anciens francs (eh oui, le passage à l’euro n’est pas le seul changement de monnaie à prendre en compte).
http://www.insee.fr/fr/themes/calcul-pouvoir-achat.asp

ps: décidément quand l'erreur est dans le communiqué de presse tout le monde recopie sans se poser de question :
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/03/21/in-the-pocket-le-livre-de-poche-un-danger-pour-laristocratie-des-lecteurs/
http://www.lemonde.fr/livres/article/2013/02/08/le-livre-de-poche-fete-ses-60-ans_1829238_3260.html
http://www.huffingtonpost.fr/2013/03/20/livre-de-poche-droit-mepris_n_2914255.html
http://www.charentelibre.fr/2013/02/15/nouvelle-page-au-livre-de-poche,1139552.php
http://www.lepoint.fr/culture/le-livre-de-poche-ne-en-fevrier-1953-fete-ses-60-ans-08-02-2013-1625365_3.php
etc...
Merci !
Rhô la la ! que de souvenirs ! surtout celle-ci et celle-ci ! De l'émotion à l'état pur, j'en pleurerais presque !
[quote=Alain Korkos]Cela dit, toutes ces histoires de format, de mise en page, n'intéressent que les professionnels. Pour le lecteur ordinaire, peu importe que le caractère typographique utilisé par Folio soit du Baskerville old face ou autre chose, que le format 10x18 soit né dans les pays anglo-saxons, etc.

Pourtant, les polices de caractère ont un effet madeleine indéniable.
J'ai du mal à imaginer un générique de Woody Allen sans la police Windsor blanc sur fond noir.

Bravo, Alain, pour cette belle chronique.
Le Kangourou

Kangourou premier, roi des kangourous,
Ayant accroché son grand sabre au clou
S’assoit dans un trône en feuilles de chou.

Sa femme arrivant, pleine de courroux,
Dans sa poche a mis ses fils et ses sous,
Ses gants, son mouchoir et ses roudoudous.

Kangourou dernier, roi des kangourous,
Avait les yeux verts et les cheveux roux.
Sa femme peignait son royal époux.

Kangourou le Roux, roi des kangourous,
Kangourou dernier, kangourou le Roux.

Robert DESNOS
Recueil : "Chantefables"
moi j'étais fasciné par ces couvertures blanches avec une comète qui changeait de couleur selon les titres. Et puis ces titres étranges et poétiques: "les pommes d'or du soleil", "le wendigo", "Une étoile m'a dit", "La Couleur tombée du ciel ", etc...
Encore une belle chronique, j'adore toutes ces couvertures de livres de poche.
Tiens j'ai envie de rajouter celle-ci http://www.livredepoche.com/la-fille-tatouee-joyce-carol-oates-9782253120919 juste parce qu'il n'y a pas que le salon du livre ce ouikinde, mais également un évènement international (et pictural), le Mondial du Tatouage de Tin-tin et Piero, qui se déroule au 104 dans la ville des Parigots, il y a eu foule hier et aujourd'hui, et il reste encore un soirée ce soir, avec ces gens entre autres https://www.youtube.com/watch?v=na1Jh4Zu6sQ&feature=player_embedded (hier soir y'avait eux https://www.youtube.com/watch?v=yJgNC3Jo7iE) et la journée de demain qui promet d'être chargée.
http://drawingisnotacrime.com/tattoo/mondial-du-tatouage-day-01/
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20130322.OBS2741/mondial-du-tatouage-1-francais-sur-10-serait-tatoue.html
(ben quoi ?)
Que la nature de Proust le préparât à une véritable expérience mystique, c'est ce qu'on aperçoit à presque toutes les pages de son œuvre.Il y a peu de livres qui fassent une plus grande part à l'angoisse. Angoisse de l'enfant perdu dans la foule; angoisse quand le défaut de sommeil émeut l'esprit; angoisse, le soir, lorsqu'il attend sa mère qui a refusé de l'embrasser. L'angoisse est l'âme de l'amour proustien. Elle est le tourment d'un désir qui ne se connaît que dans l'absence et à qui la présence ne peut rien apporter. Elle apparaît comme un besoin négatif effréné que le non exaspère jusqu'au délire et que le oui fait disparaître sans compensation positive.( Maurice Blanchot, "Faux-pas")
Toujours aussi génial cher Alain.

Par contre, je suis un peu déçue que vous n'en ayez pas profité pour commenter CECI!
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