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"Les journalistes web ont un complexe de supériorité, et d'infériorité"

Les journalistes qui travaillent sur les sites de presse sont-ils les "forçats du web" ? Des "Pakistanais de l'info" ? C'est en tout cas ce qu'affirmait le 25 mai le journal Le Monde. Précarité, journées à rallonge, travail à la chaîne,"bâtonnage des dépêches", diffusion d'informations non vérifiées, mépris des confrères du journal papier... Avec, malgré tout, la conviction d'incarner l'avenir de la profession. Qui sont ces "forçats" ? Sont-ils "consentants" ? Comment travaillent les sites web d'information ?

Derniers commentaires

Je viens de voir l'émission. Et j'ai comme l'impression que Xavier Ternisien ne maitrisait pas lui-même les aspects de la question. Il ne répondait pas vraiment, souvent à côté, bref il n'est pas allé plus loin que son article. Pour quelqu'un qui annonce dès le début qu'il est très content de pouvoir enfin s'exprimer sur les suites de son article, ça le fait moyen.

Remarquez, les autres invités ne m'ont pas convaincu davantage. C'était un festival de "non là, c'est personnel, je ne répondrai pas à la question". Relance de Daniel. "Pas de commentaire". Quel dommage. C'est pourtant l'intérêt d'asi d'inviter des personnes qui s'expriment librement.

Au final s'installe le désagréable sentiment de ne pas avoir appris grand chose. Pardon de le dire comme ça, mais je suis de plus en plus déçu par les émissions. Elles tendent à devenir des émissions TV classiques, où une question chasse l'autre sans qu'on y ait vraiment répondu. Soyez clair, Daniel, ne lâchez pas le morceau, reposer quinze fois la question : est-ce que Ternisien exagère, est-ce qu'il regrette, est-ce que les autres se retrouvent un peu ou pas du tout dans son article, est-ce que le délégué SNJ reçoit plus de plaintes de journalistes web sur leurs conditions de travail ? Pour une fois que le plateau était complet avec des points de vue différents...

Certains trouveront peut-être que j'exagère mais je concluerai en disant : pitié, ne laissez pas @si devenir une émission comme une autre.
Bien sûr le sujet n'est pas inintéressant en soi,
mais bon... pfff... cette émission tourne un peu
en rond, et je me demande encore ce que j'y
ai réellement appris au final ?
Je suis très surpris que personne n'ait repris Xavier Ternissien lorsqu'il sort l'argument imparable de "ce n'était pas l'angle de mon sujet" pour justifier le fait qu'il ne soit pas allé voir ce qui se faisait ailleurs. Les abus qui sont décriés dans son article ont alors pour conséquence de stigmatiser le journalisme web, alors qu'une mise en perspective aurait peut-être permis de mettre en avant un dysfonctionnement plus général de la sphère journalistique dans son ensemble. Bref, on est loin d'un véritable travail de journaliste à mon sens (à savoir, comprendre et expliquer), et bien dans une attaque à charge.
(et ce, même en faisant abstraction de la belle suffisance affirmée par Xavier Ternissien, qui visiblement jubile et profite de toute cette attention tournée vers sa personne)

Ce qui est marquant aussi, c'est que l'on a pas mal parlé des problèmes de pression sur les cadres sur le lieu de travail (cf. les suicides au Technocentre chez Renault) et que l'on est dans un contexte où la relation au travail devient de plus en plus tendue. La précarisation accrue de l'emploi (dans un contexte de recherche de flexibilité des entreprises, entre autres raisons), les clauses de non-concurrence démesurées (mais qui ne sont pas légalement applicables), les pressions à la performance, tout cela fait aujourd'hui partie du paysage de l'emploi -- pas seulement dans la presse. Mais on constate encore que la presse ne s'enflamme jamais autant que lorsqu'il s'agit d'elle-même.

De manière générale, je trouve Daniel très complaisant à l'égard des gens de la presse écrite, et régulièrement étonné par la qualité du travail qui peut être réalisé par des gens sur le Web (parfois même des non-professionnels, incroyable!). Il faudait qu'il s'habitue au fait qu'@si est sur le Web, que lui-même fait partie de ces forçats et que le contenu que le site produit n'a aucun équivalent ailleurs, que ce soit dans l'indépendance, les sujets ou l'absence de durée définie. Bref, un peu plus de mordant face à ses interlocuteurs (en particulier Xavier Ternissien) n'aurait pas été de trop.
C'est curieux de focaliser sur internet pour dénoncer le travail précaire du journalisme, il n'y a pas loin à voir que derrière il y a peut-être la revanche des médias traditionnels. Aussi le Web n'est pas en déconnexion de la réalité, bien au contraire, il est un pont vers le réel.
Enfin peu importe, en France on adore les clochés, sur surtout les conflits, ça stimule les débats !!

Comment !! il n'est pas frais mon poisson ?????
C'est une émission frustrante.
Personne ne critiquera l'entreprise dans laquelle il travaille, sa direction.
L'angle de l'autre émission @si (sur le suicide au travail) était plus judicieuse avec des analyses d'intervenants qui n'ont rien à perdre à dénoncer : sociologue et enquêteur, délégué du personnel qui ose parler.
Là, tout paraissait réuni pour noyer le poisson.

Alors, je pose la même question que d'autres @sinautes : et à @si ?
End Times : un clip du Daily Show qui pourra aider certains journalistes du web à surmonter leur complexe d'infériorité...
Une question à propos du choix des invités : est-ce un choix délibéré d'avoir invité deux personnes du même site, Slate, dont un "responsable" et son "subordonné" ? ou la venue de l'un était la contrepartie de la présence de l'autre ?

Ma question est assez orientée : est-ce que la présence de J. Hufnagel ne risquait pas de "biaiser" ce que pourrait dire V. Glad ?

D'autant plus que DS fait une allusion en début d'émission, allusion que je ne sais pas trop comment interpréter...
J'ai trouvé l'émission intéressante et très fluide.

Mais légèrement surréaliste du fait que vous parliez aussi d'@SI, puisque c'est un site d'information sur le web, même s'il s'agit d'un modèle différent puisque nous nous abonnons.
Mais à chaque prise de parole de DS ou de Sophie, je m'attendais à avoir un commentaire par rapport à la situation à @SI, mais rien n'est venu. Pourtant ça pouvait être un témoignage intéressant.
Parce que je ne doute pas que les considériez, vos journalistes. Et de ce fait, ça pouvait constituer un argument dans la discussion.
Comme le souligne Xavier Ternisien par rapport à l'article le concernant sur rue 89, il arrive que sur un site d'information en ligne les commentaires soient très très critiques vis à vis de l'article publié (et c'est heureux, lorsque c'est argumenté).
Personnellement, lorsqu'un article m'intéresse, je m'applique à lire aussi tous les commentaires, car on trouve parfois, des informations complémentaires. Le problème souvent est la source : les commentateurs ne sont pas des journalistes et le copier-coller est un sport que certains d'entre eux pratiquent assidument. Quand quelque chose vous intéresse, le réflexe c'est vérifier que ce n'est pas sorti de nul part.
Je me souviens lors des conflits en Guadeloupe et Martinique, il y avait beaucoup de commentaires sur les sites d'infos que je visitais, qui préconisaient au nom du coût supposé exorbitant des domiens au contribuable, une indépendance vite fait bien fait, pour se débarrasser du problème. Est apparu assez tôt, au milieu des protestations un argumentaire qui disait qu'un domien, ça coutait moins cher qu'un Corse ou qu'un Métropolitain, avec dans le texte une exhortation à lire le rapport du délégué interministérielle à l’égalité des chances des français d’outre mer (Patrick Karam). Voir par exemple sur ce site.
Admirer le professionnalisme du site qui cite sa source, à la fin de l'article : exactement le même texte et toujours pas de lien vers le fameux rapport du délégué interministériel. Alors, j'ai creusé, creusé et creusé, en me disant qu'un rapport de délégué interministériel ça devait se trouver publié publiquement sur un site gouvernemental. Et je trouvais toujours le même texte et jamais la source.
Les recherche autour de "délégué interministérielle à l’égalité des chances des français d’outre mer" n'ont rien donné et j'ai fini par orienter mes recherches sur le nom de Patrick Karam.
J'ai fini par trouver, un livre - payant, à télécharger ou commander en version papier ou en consultation partielle sur google.
Du coup, j'ai consulté le catalogue de ma bibliothèque universitaire et bingo, si je voulais, je pouvais le consulter là-bas.
J'avoue que depuis, je n'ai pas pris le temps de le faire. Tout ça pour dire, que certaines infos bouclent sur le net et qu'il est parfois difficile pour l'internaute de retrouver les sources, histoire de se faire sa propre opinion.
Il arrive aussi tomber x fois sur la même dépêche AFP, que c'en est agaçant.
Bref, l'ennemi de l'info d'internet, c'est la redondance, et le manque de sourçage parfois. L'internaute que je suis attend plus de ses butinages que du copier-coller, même en dehors des sites payant comme asi. J'attends plus d'intervention des journalistes de ces sites dans les commentaires, contrebalancer ou sourcer les affirmations de certains internautes lorsque cela est nécessaire, en donnant des infos complémentaires après-coup. Ca commence à se faire, mais pas suffisamment à mon goût. Construire quelque chose ensemble, une infos enrichie par les commentaires des internautes, dont s'empare les auteurs pour confirmer ou infirmer, sourcer, préciser, aller plus loin. Parce que nous aussi on est des fouines, mais on manque parfois de temps pour aller au bout des choses. Et aller au bout des choses, c'est ça aussi non le metier de journaliste ?
sans doute parceque c'est encore un peu tot, vous parlez assez brievement du comportement des JT au sujet du crash, et du "debat" politique d'Arlette Chabot. J'espere que vous y reviendrez, car il y aurait bc a en dire.

- les JT et le crash.

drole d'attitude de France2, avec du positif (rappels incessant sur le fait que c'est trop tot, qu'il faut attendre, que des suputations ne sont que des suputations, que le transport aerien reste l'un des modes de transport les plus surs) et du negatif:
pujadas qui demandent aux experts jusqu'a leur "intuition" ou "premonition" a defaut de certitudes ou meme d'hypotheses. A la difference des politiques ou d'autres experts, ceux interrogés sur France2 ont refusé sagement mais clairement d'entrer dans ce jeu, c'est a noter.
La télé avance des hypotheses saugrenues, qu'on se demande quelle part vient d'internet et quelle part de l'imagination de pujadas. le 2eme ou 3eme soir, france2 passe en images de fond en continu des avions foudroyés en vol, pendant l'interview de l'expert qui ne site que d'autres cause possibles (celle ci etant ecartee en 5s): apparemment la redaction s'est trompee sur le coupable dont parlerait l'expert ce soir la. ou a t'elle joué le meublage par des images fortes bien que hors sujet ? reste que les images sont impressionnantes par rapport au discours, et meme pas commentees: qui l'emportera ?
pujadas va jusqu'a evoquer des grelons gros comme des balles de tennis qui auraient pu briser le cockpit (reminissance des evenements meteos recent, bien que concernant le sol ?); les medias en general font une fixation sur la depressurisation, qui ne represente en soit aucun danger, au contraire de l'endomagement des reacteurs, par ex.
Et on oublie aussi que le simple fait de depasser une vitesse limite suffit a faire exploser une carlingue (qui est une structure plutot legere).


- l'arene d'Arlette Chabot.

le but d'A.Chabot etait de faire un debat serieux pour inciter a voter.
Ca a pourtant été le foutoir inaudible, mais pour moi a 90% c'etait une consequence directe du dispositif mediatif mis en place:
a la nouvelle mode journalistique, d'une part elle pose régulierement les questions sous forme de reponses longues et enfermantes "dites vous que XXXX ou que YYYY?". Mais surtout, elle decide du scenario complet et detaillé de l'emission: qui a quel moment, doit parler de quoi et avec qui, quasiment façon delarue. Elle decide des 1ers et second couteaux, des sujets dignes d'untel ou d'untel, et des themes d'interet ou non (le rosé plutot que l'université ou la santé). et ensuite traite les politiques comme des enfants pas sage qu'il s'agit de mettre au pas.
Tout ceci avec beaucoup d'invités, dans un minutage encadré.

C'etait purement insuportable !
largement, les politiques n'ont pas voulu se laisser enfermer dans ce cadre, soit en réagissant explicitement contre le cadre et la journaliste, soit en rusant d'invectives et d'insertions dans le debat des "choisis". en tentant aussi à l'occasion de sortir des sujets cadrés. apparemment d'autant plus remontés que c'etait l'unique débat, tant les médias repetent que l'election interesse peu, mais ne font absoluement rien pour et plutot tout contre.

comble du ridicule quand Chabot decide que le representant des instituts de sondage a "droit a la parole puisqu'il est mis en cause".

Par contre un autre élément du dispositif "moderne" n'a pas trop pu etre joué: les "questions de citoyens auxquelles il faut repondre".


NB: je trouve notable que dans les 2 cas (experts et politiques), les interviewvés me semblent avoir un peu moins peur maintenant de refuser le dispositif enfermant (voire de mettre en cause le journaliste, crime de lese-majesté jusqu'a present totalement tabou).



- quant au sujet de fond de cette emission "les forçats du web":

pas ininteressant en soi, mais vraiment de trop, je trouve.
Vous tombez dans une forme de nombrilisme: maitenant qu'ASI est sur internet, vous traitez souvent du theme "les medias traditionnels vs internet", "le journalisme sur internet", "finkelcraut contre internet", etc. trop souvent. non qu'il n'y ait rien a en dire, mais ca revient a trahir l'ambition et le but d'Arret sur Images (et si vous relisiez vos sujet de l'epoque TV pour retrouver l'inspiration ?), et a tomber dans une forme de nombrilisme mediatique que vous critiquez par ailleurs.

la liberté de pouvoir parler de tout ce qui vous interesse, a priori c'est bien, mais une emission, c'est aussi une logique thematique, angulaire, etc...
ASI n'est pas un blog généraliste de commentaires !
Apres visionnage de l'émission, je ne sais toujours pas ce que veut dire OS...

N'ayant pas suivi la polémique et ne regardant pas la premiere partie de l'émission, j'ai trouvé l'introduction particulierement brouillonne. Du reste c'est l'impression genérale qu'il m'en reste. Ce qui explique peut etre pourquoi les invités cherchent sans cesse a définir de quoi on parle (pure player, sites d'info en continu...) et a établir des distinctions (c'est le cas pour tel type de site, pour tel type de travailleur...).

Il a de nombreuses choses intéressantes mais l'absence de structure évidente donne l'impression d'un emission préparée un peu a la va-vite (ou alors cela ne fait que refléter la difficulté d'objectiver sa propre condition).

J'ai d'ailleurs eu l'impression que chaque invité était resté sur sa faim (cf la derniere intervention dudit esclave qui voit qu'il n'a pas dit tout ce qu'il voulait dire et qui cherche a le placer sans lien évident avec l'intervention précédente).

PS: Nous avons rarement l'occasion de voire Sophie G de face.
Chez Daniel Schneidermann, je n'ai pas encore vu cette émission, mais il me semble qu'il y a quelque chose qui cloche, une coïncidence qui me fait me poser des questions.
Le même jour, je découvre ces articles de Justine Brabant, tous très bien réalisés (recherche, construction, rédaction):
06h59:31 => Sarkozy et les Européens : Le "Figaropinionway" se surpasse
21h29:08 => Cohnt-Bendit et les accusations de pédophilie, une histoire ancienne de 34 ans

(les datations viennent du flux RSS...)

J'espère qu'elle n'a pas vraiment travaillé de 6h50 à 21h30, et que cela est en fait faussé par les circuits de relecture et de manipulations techniques pour la publication... Parce que cela fait quand même au moins 14h dans la journée.
Etrange emission que cette mise en abîme,
Etrange de voir des communiquants dont le travail est de parler des autres parler d'eux mêmes d'une façon si
malhabile et avec tant de gêne
la liberté de la presse s'arrete t-elle au seuil de la redaction on pourrait le croire tant ce milieu me parait encore plus opaque après avoir vu l'emission
Frustrante bien qu'interessante même si je ne me suis pas jete sur l'émission dès sa mise en ligne, trouvant le sujet un peu nombriliste de prime abord,
Cette emission m'a confirmé que le metier de journaliste est soumis aux regles d'un marché, de l'entreprise d'où une independance relative
j'ai appris aussi que "faire du journalisme" et travailler dans un journal ou un média ce n'était pas la même chose

alors qui sont ceux qui "font du journalisme" ? si une grande part se contente de reprendre les informations glanées via AFP Reuteurs ou le WEB, est cela le journalisme ?
il y a ceux de terrain qui à mon sens seraient ceux qui se rapprochent le plus de ma definition simpliste
puis il y a derriere toutes une quirielle de compileurs, de commentateurs, d'analystes eventuellement qui utilisent cette source d'informations

Ceci explique peut etre cette desaffection pour une presse traditionnelle (ecrite, radio tele) où l'on a de plus en plus le sentiment d'un journalisme qui n'en a que le nom

Cette emission me rappelle la ligne jaune on l'on parlait du site les deputés godillots dans laquelle il m'avait semblé que le responsable su WEB "deputé godillot" en tant qu'"amateur eclairé" faisait un travail plus interessant que les journalistes eux mêmes.
Etait-ce un travail de journaliste ? dans une certaine mesure, tout du moins pour ce sujet précis

on parle toujours mieux de la boutique d'a coté que de la sienne, le deputé dont le dada etait l'étude des depenses de fonctionnement du gouvernement l'illustrant de maniere presque comique .

Exercice au combien difficile que de parler de soi, ça rappelle un peu Bourdieu et de la difficulté d'un media à parler de lui même tout en faisant partie du systeme
est alors qu'en est il à ASI ?
avez vous su trouver le difficile equilibre en creant un modèle qui serve de reference
je vous le souhaite en tout cas !
J'aimerais bien avoir quelques information sur le refus de Johan Hufnagel à répondre à la question sur le droit du travail à 20 minutes. Est-ce que c'est lié à une affaire qui a justement concerné l'ancien rédacteur en chef sur le sujet ?
C'est assez" drôle ! ça donne finalement une image d'une profession clivée par génération.

Les vieux journalistes des anciens supports et les petits nouveaux du web.

Même la rédaction d'asi n'échappe pas à la règle !

Quand Daniel Schneiderman parle de "téléspectacteurs", sa jeune collaboratrice glisse habilement "asinautes" tout de suite après.
Il faut d'ailleurs saluer l'effort d'explication de cette dernière tout au long du débat !

Je profite donc du forum pour lui exprimer toute ma gratitude !
D'ailleurs, c'est peut être ça être "webspectateur" : Ne plus voir l'écran seulement comme un mur qui nous sépare mais aussi comme un lien...

Charlélie Couture disais, à propos des copies numériques et du piratage sur le web, que ça allait obliger les artistes à développer une relation particulière, de plus grande proximité avec leur public.

Et si c'était vrai aussi de la relation "webjournaliste"/webspectateur" ?
DS : " Alors il y a plus de forçats dans les media papier que dans [les media internet] ?" .

Autant dans les uns que dans les autres.
Emission peu intéressante voire ennuyeuse mais peut être est ce par ce que je ne suis pas journaliste ...,
Heureusement que Sophie était là pour expliquer les termes techniques (twiter ....)
Bonne émission, mais on aurait voulu en savoir plus sur les horaires et les salaires des journalistes d'@si, comment progresser dans l'application du droit du travail, qui soit dit en passant est toujours un problème dans les petites boites, qu'elles soient de presse ou pas, donc les sites de médias récents sont forcément un peu novices en droit du travail.

Par ailleurs, la clause de "baraque à frites" (excellent résumé de la clause de non-concurrence) est une clause habituelle des avocats, qui aiment ces clauses abusives, et la prime de 25% du salaire en échange ne fait pas le poids, ça se plaide ça, bien sûr. Je viens même de voir une clause géniale dans un contrat de travail, où l'avocat disait que le contrat comportait des clauses révocables et d'autres non révocables, puisqu'elles fondaient la contractualisation entre les deux parties, petit souci, l'avocat ne précisait pas quelles clauses étaient révocables de manière unilatérales par le patron.... donc toutes l'étaient potentiellement, c'était comme signé un chèque en blanc au patron, ce que le professionnel n'a heureusement pas fait... les voies juridiques sont vraiment impénétrables.


http://anthropia.blogg.org
@si n'est d'habitude pas trop frileux pour évoquer salaires, traitements et autres remboursements de frais, partant du juste principe que l'argent est le nerf de la guerre... de l'information.
mais là pas un mot, aucune reprise, aucun éclaircissement quand le syndicaliste aborde de très loin les financements et quand l'os parle du scandale des 1700€ pour 2 ans d'expérience.

Pour trouver ce salaire scandaleux, il faut déjà savoir que le salaire des journalistes papier s'élève à près du double. Parce-que pour faire du c/c on serait en droit de se dire que c'est grassement payé. Or ce que je trouve scandaleux, c'est la grève des journalistes, il y a peu, qui se plaignaient de ne gagner que 3000€ par mois...

Je ne parlerais pas de Daniel évoquant "la boue", même si je suis toujours enclin à me remémorer une bonne blague; mais juste en conclusion, je voulais juste rappeler que l'excellent "Le Monde Selon Monsanto" est une enquête menée par une OS du web...
Xavier Ternisien demande pourquoi les "journalistes web" n'écrivent pas sur le web les abus liés à leur activité ?
Mais leur est-il possible d'écrire sur leur support (site web donc) des critiques relatives au mode d'exercice de leur métier et donc commenter leur conditions de travail ? Les "journalistes papier" le font-ils ? Je vois mal un article dans Libé sur des abus liés aux conditions de travail chez le NouvelObs par exemple...
Si je suis dans l'erreur, j'attends les réactions des employés d'arrêt sur image nous raconter leurs difficultés... Ils sont jeunes, doivent très certainement travailler beaucoup,consulter les forums le samedi, le soir, etc.
Je n'ai pas pu regarder l'émission, mais ça va venir.

Au fait, ça ne serait pas votre centième ?
Quand ma p'tite newsletter asi m'est apparu vendredi soir, le titre "les journaux explosent en vol" ne m'a pas donné envie d'aller plus loin... Un avion disparaît et on fait la semaine dessus, avec du "rien"....
J'ai bien fait de revenir car le décryptage du monde journalistique, qui m'est inconnu et que vous abordez ici est très intéressant, bien qu'incomplet puisque certains intervenants ne peuvent s'exprimer, pour diverses raisons qui en disent plus que de longs discours.
Merci pour l'éclairage, même si certaines ampoules n'ont pas pu s'allumer.
Très instructif !
Je le savais !!! @DT
Il faut d'urgence alerter Reporters sans frontières ! Aucun des invités n'a pu s'exprimer librement : l'auteur de l'article du Monde élude les abus qu'il a rencontrés dans son enquête, son confrère syndicaliste "ne fera aucun commentaire sur l'Express", le rédac chef de Slate ne veut pas s'exprimer sur le droit du travail, et le jeune "forçat du web consentant" attend la dernière minute pour dénoncer les mauvaises pratiques de son secteur. Vive la liberté d'information !
Cette émission a le mérite d'éclairer le marécage journalistique, web ou papier.
En gros, on fait ce qu'on veut. J'ai rarement vu un syndicaliste aussi peu revendicatif;incroyable.
Relire encore et toujours -les illusion perdues-Balzac où l'on découvre avec stupeur que le génial Honoré avait prévu l'aspect apparemment souvent répugnant du métier.
Pour être plus politiquement correct, il faut bien gagner son pain et le journalisme malgré les professions de foi relatives à la noblesse du métier laisse entrevoir un envers bien peu reluisant dans la très grande majorité des cas.(la noblesse du métier, on la retrouve tous les mercredi dans le Canard (qui n'a pas de site)).
Pour info : une clause de non-concurrence valide doit respecter 3 conditions
1. rémunérée
2. limitée géographiquement
3. limitée dans le temps

et doit bien sûr concerner le même poste... Dans tous les autres cas, c'est poubelle...
De l'échange ci-dessus cité par Quijoda, je retiens surtout la phrase de Vincent Glad: "mais nous avons PARFOIS la possibilité de définir un sujet par nous-même, de faire des recherches, de nous déplacer sur le terrain..." Il utilise le mot "parfois"!!!! Bah oui quoi? Le reste du temps on ne fait que de bâtonner de la dépêche!
A défaut de ne pas être des forçats, les journalistes du Web, dans la bouche même de l'un d'entre eux, apparaissent tout de même comme victime d'un métier bien peu stimulant et enrichissant. Mais ne généralisons pas!

J'aurais bien aimé entendre les opinions de Dan, de Sophie et des autres! :p Et le droit du travail à @si???
Big up à Vincent Glad ! je suis fan ! la bonne voix de son maitre...

Il aime son statut de forçat, il le kiff ! vous, ceux du papier, des vieux médias vous pouvez pas comprendre ! c'est une vision ! un engagement, un clavier et une box et hop un nouveau métier... Il ira loin le petit, comment ça s'appelle déjà ? social traitre ?
... à moins qu'il ne s'agisse de celui-ci Les forçats de l'info
L'article auquel vous nous renvoyez n'est disponible que pour les abonnés, dommage...
Ouargh, deux personnes du site de Combani Attali Hollande, Slate, adaptation française d'un produit des Amerloches...
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