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Les Inrocks aiment (trop) la Suisse

Fini les clichés sur les petits-suisses, leur chocolat et les exilés fiscaux. Les Inrocks ont publié un supplément "Suisse in my pocket" pour vanter les bienfaits de ce pays systématiquement brocardé dans la presse. Car la Suisse, ce n'est pas que le pays de Cahuzac. C'est aussi un Etat "qui bouge", ayant des "arts très vivants" avec des villes "ultra-modernes, dynamiques et écolos". En plus de ce supplément papier, Les Inrocks ont mis en ligne un site du même acabit (superlatifs inclus). Trop beau pour être vrai ? En fait, il s'agit d'un publi-rédactionnel. Et il fallait bien prendre sa loupe pour s'en apercevoir.

Derniers commentaires

Le propriétaire des Inrocks, c'est pas un M. Pigasse, chantre de l'anormalité ?

Je ne vois pas ce qui vous choque, tout est dans l'ordre, non ?
J'aimais bien Bonnaud. Grosse déception.
On devrait retirer la carte de presse de cette "journaliste".
Et bien, une telle malhonnêteté concernant le publi-rédactionnel dissimulé...

Hop, un magazine en blacklist chez moi. Dommage, j'aimais bien le lire, mais une mentalité pareille me fait gerber.
citation : Contacté par @si, le directeur de la rédaction des Inrocks, Frédéric Bonnaud, assume : "La presse écrite est en obligation de trouver des ressources. Si pour faire Les Inrocks chaque semaine, je dois faire un publi-rédactionnel, ça ne me dérange pas du tout".

Pauvre monsieur, le lecteur lui devrait détester l'invasion abrutissante de ce genre. Changez de métier, le vôtre est vendeur publicitaire. On dit aussi arnaqueur, parfois, ou du moins c'est l'impression que me donne celui qui se dit journaliste alors qu'il pratique et monnaie le décervelage publicitaire.

citation : Tout en reconnaissant que "l’ambiguïté fait partie du publi-rédactionnel", Bonnaud assure qu'ici, tout est clair : "Si c'était à l'intérieur du journal et que tout était fait pour ça ne se voit pas, j'aurais un problème. Mais, là, c'est un "tiré à part". Quiconque qui a déjà ouvert les Inrocks s'en rend compte".

"Tout est clair..." Je confirme, ça me fait gerber. Non pas le fait d'encarter de la pub dans un journal, mais de tout faire pour en dissimuler le but, tout en justifiant la dérive, tout en refusant d'en avertir très clairement le lecteur, qui doit pouvoir décider de lui-même s'il entend se gaver de pub. Cela fait des années que le législateur lutte pour que la publicité soit affichée clairement comme telle, et que les éditeurs font tout pour pervertir le sens de la loi par les procédés les plus évidents de dissimulation. Caractères toujours plus petits, noyés dans un paragraphe. Continuons dans cette voie, et par comparaison, on tressera des couronnes de lauriers aux assureurs et autres banquiers pour leur sens de l'éthique commerciale. Tout ce que ces gens à l'éthique aléatoire ont à gagner, c’est de tomber dans le sac du tous pourris d'une part, et peut-être, comme toujours, de susciter un renforcement de la répression légale qui prétend tout régir, avec ce délire législatif qui assassine la liberté de la société d'aujourd'hui. J'ai terriblement hâte de voir la couverture des Inrocks barrée de la mention légale encadrée : "Lire la presse tue la liberté de penser". Continuez, le monde vous attendait depuis si longtemps.

Bonnaud laisse à penser que tout est bon à prendre et à faire pour financer son édition, mais il ne sait pas combien ça rapporte. On touche le fond.
la manière de faire est parfaitement gerbatoire, et en plus et hélas contre-productive - encore un coup à se faire donner des coups.
passeque c'est pas pour dire, mais la suisse (en tout cas ce que j'en connais comme suissesse) est très vivante culturellement.
même dans les vallées reculées par exemple dans le village de l'Etivaz, et vous pouvez essayer d'ouvrir ça (moi je peux pas depuis la grèce) : le film "heimatklänge" (echoes of home)
Vendre comme ça la Suisse à des français c'est les prendre pour des belges.
Il y a en Suisse une petite ville culturellement fascinante ( à deux heures de chez moi): c'est Bienne ( Biel) où on peut entendre des conversations bilingues franco-allemandes. Ceux qui veulent tâter les mystères de l'histoire peuvent y rencontrer une frontière linguistique presqu'immuable depuis...douze siècles. Le contraire de la Crimée. L'histoire ne nous expliquera jamais pourquoi tout est historiquement possible.
idem en valais, la frontière de rösti est nette : à sierre/siders ! dans beaucoup d'endroits en suisse, en fait toutes les zones frontières entres cantons germanophones, francophones et/ou italophones. et bien sûr dans les cantons bilingues.
Ayez de la Suisse dans les idées !

Ce n'est pas de moi, je le voyais sur le bord des routes, je crois, du temps que j'arpentais les cimes du coin.
(je parle sous le contôle de cigale zoze)
"On a mis en ligne le site un peu vite, la mention a sauté, on a oublié de la mettre".

C'est à ça qu'on les reconnaît.
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