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Commentaires

les animaux du monde

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Merci pour cette chronique!!!

De l'image ( enfin!!!)
Comme Watson l'a déjà remarqué, il s'agit d'un traité de physiognonomie.
C'est intéressant car c'est le rapprochement caractère humain/animal qui est donné à voir .
Suivant une longue (et ininterrompue) tradition depuis l'Antiquité.

Idem pour le "bestiaire" de La Fontaine, il est déjà constitué depuis longtemps.
Chaque animal ayant -grosso modo- son caractère attribué (vices et vertus).

N'oublions pas d'ajouter quelques stars médiévales comme Renart ou Fauvel .
( cf:le site mandragore de la BnF)

Intéressant le lion tyrannique et le coq vaniteux.
(nb: Que des mauvais caractères)
MERCI encore!
ps:contra La Fontaine, l"'animal-machine" cher à Descartes.
Une remarque à propos de Descartes : lorsqu'il parle des "esprits animaux", il ne s'agit pas du tout des esprits des animaux. Descartes reprend en fait une appellation qui lui est antérieure (remontant notamment à Galien), et il l'emploie pour désigner désormais les parties subtiles du sang qui circulent dans tout le corps le long des nerfs.

En revanche, au cours de la démarche de son doute dans la Première des Méditations métaphysiques, il parlera de ces peintres qui "lors même qu'ils s'étudient avec le plus d'artifice à représenter des sirènes et des satyres par des formes bizarres et extraordinaires, ne leur peuvent pas toutefois attribuer des formes et des natures entièrement nouvelles, mais font seulement un certain mélange et composition des membres de divers animaux (...)".

Cela permet, par un autre biais, de rejoindre l'objet de cette intéressante chronique ;-)
trés bien cette chronique; intelligente, originale, sympa pour les enfants
celle sur les affiches de cinema etait également interessante
bonne continuation à vous
_peut-être que les auteurs de cette campagne ont-ils lu "le vol du vampire" de Michel Tournier (recueil de lecture d'un écrivain parlant des autres écrivains), celui-ci qualifie le père Goriot de roman zoologique et en tire les phrases et les éléments allant dans le sens de cette démonstration.
Bonjour Alain,

tu oublies de dire que la source de ces représentation, c'est le polythéisme et les fonctions protectrices ou destructrices attribuées à chacun d'eux : les dieux égyptiens, Anubis (chacal), Horus (faucon), Thoth (ibis), et de nombreux aures
et bien sûr les dieux hindouistes Ganesh (éléphant), Hanuman (singe), Garuda (aigle) , Mahankal (cochon)
Vive la physiognomonie!

L'équivalent en peinture du bourgeois Grandet dans la COMEDIE HUMAINE, se trouve dans le portrait de Monsieur Bertin par Ingres. Dans cette peinture, certains critiques de l'époque avaient fait le rapprochement avec l'animal, comparant ses mains à des étoiles de mer ou des pattes de crapaud.

Monsieur Bertin se trouve à l'adresse suivante :
http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&Total=169&FP=24338191&E=2K1KTSMYV5WV&SID=2K1KTSMYV5WV&New=T&Pic=1&SubE=2C6NU0BHPD0G


Encore bravo pour le dossier proposé par M.Korkos.
Merci pour la chronique !
une bonne occasion pour me replonger dans l'un de mes catalogues d'expo préférés : "Il était une fois Walt Disney"... même @si en avait parlé, je m'en souviens très bien !
je suis allée au moins 25 fois à l'expo (merci à l'école du louvre et à sa super carte qui te laisse entrer partout ;-)

et je repense donc à Beatrix Potter, et ses toutes jolies souris
http://images.google.fr/images?hl=fr&q=beatrix%20potter&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wi
à Grandville, Daumier, déjà cités
Heinrich Kley
http://images.google.fr/images?um=1&hl=fr&q=heinrich+kley
et David Hall pour Alice au pays des merveilles
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.michaelspornanimation.com/splog/wp-content/M/ch35-01-13.jpg&imgrefurl=http://www.michaelspornanimation.com/splog/index.php%3Fs%3Dalice%2Bin%2Bwonderland%26submit%3DSearch&h=480&w=720&sz=189&hl=fr&start=9&um=1&usg=__w3wmDI0BsaT0adpQGEy_idXF12o=&tbnid=udsBI-9PURYHoM:&tbnh=93&tbnw=140&prev=/images%3Fq%3Ddavid%2Bhall%2Balice%26um%3D1%26hl%3Dfr


mais non non, je ne parle pas de films d'animation, parce que sinon....
Il me semble important d'insister sur le lien entre ces images et les fables de La Fontaine, d'autant plus que le procédé de montage de têtes zoomorphes sur une stature humaine a été brillamment utilisé par Robert Wilson lorsqu'il a monté ce spectacle à la Comédie française.
Quelques images pour étayer ce parallèle.
Ils ont oublié L'homme politique,

C'est dommage !

***
Non de dieu, et moi Horus, homme à tête d'aigle, dieu égyptien.

J'ai même été dessiné par Bilal....
A quand la tribune de BHL pour nous expliquer que, la métaphore zoologique étant par esence "fasciste" (ainsi q'il l'envoyait honteusement dans la face de Badiou, dans un article du Monde), "Le Monde" est in dangereux journal facho qu'il convient de censurer au plus tôt.

Ces gens-là, des pitres ?

Oui.
On peut aussi rapprocher ces humanoïdes à la tête animale des dieux égyptiens comme Anubis, Seth et autres. Il y a aussi Alain Bashung et ses musiciens dotés de têtes d'oiseaux dans le clip de What's in a bird.
Réponses en vrac

Mea culpa, j'ai en effet oublié Grandville et les Scènes de la vie privée et publique des animaux (dont les Peines de coeur d'une chatte anglaise font partie, il me semble).

A part ça, j'ai fait volontairement l'impasse sur tout ce qui concerne la bédé, les alboums pour enfants, etc. J'ai également mls à l'écart La Bête est morte de Calvo pasque ça me conduisait à évoquer le Blitz Wolf de Tex Avery, et donc plein d'autres films de cinéma d'animation.
Si je n'avais pas évacué tout ce pan de la création graphique, j'y serais encore et vous n'auriez pas pu lire ma chronique dans les temps (si c'est pas démago, ça, j'y connais rien !)
Moi je pense à une campagne de pub dans les métros parisiens, contre la fraude. Il y avait un rat (humanisé) qui sautait par dessus le tourniquet, avec la légende "avare comme un rat", le reste à l'avenant... Cette campagne avait suscité un tollé, elle avait été vite interrompue. C'était au début des années 70, je crois.
Il faudrait tout de même rappeler que Balzac avait pour habitude de décrire ses personnages comme des animaux (c'est particulièrement le cas dans Eugénie Grandet si mes souvenirs sont bons) afin de faire ressortir leurs traits de caractères. Et que ses personnages incarnaient souvent de grands défauts tels que l'avarice par exemple.

Donc même si cette pub a été influencée graphiquement par d'autres références, elle n'est pas "tirée par les cheveux" comme c'est souvent le cas car elle illustre directement le sujet.

Conclusion : c'est une pub réussie (et c'est bien assez rare pour le noter)
Pour les transformations animaux - hommes, on peut aussi se souvenir de la série "Les grandes gueules" par Mulatier, Ricord, Morchoisne et Rampal qui croquaient les hommes publiques (et quelques femmes) fin des années 80.
Où comment récupérer Balzac, faire ressurgir Lomboso et ses stigmates pour affirmer que l'enracinement de la malveillance des hommes ( et de ses déviances sociétales à neutraliser ) sont finalement inscrits dans leur peau, c'est-à-dire dans leur phénotype, lui-même dépendant de leur génotype, donc de leur ADN.

CQFD : un petit coup d'analyse ADN et hop, le phantasme sarkozien de Minority Report est réinstallée, ....puisque c'est Balzac qui l'a dit.

Et les 24 volumes seront bien utiles pour taper sur la tête des délinquants juvéniles (courageusement neutralisés au Tazer ) afin qu'ils reconnaissent leur sale engence et leurs appétence pour le vice, qui fait tant pleurer leur maman et B XVI.
A lire ce mois-ci dans le Diplo un texte de Derrida sur Machiavel et la nécessité pour le prince d'être renard se déguisant en lion.

http://www.monde-diplomatique.fr/2008/09/
A propos de cette mise en scène pour vendre du Balzac,
il y a peut-être une référence à trouver du côté de Grandville, le grand oublié de votre chronique.
Grandville a également illustré les fables de La Fontaine, Alice de Carroll et aussi
"Scènes de la vie privée et publique des animaux" (avec la collaboration de Balzac) et "Peines de coeur d'une chatte Anglaise" de Balzac dans les éditions originales.

Grandville est plutôt connu à Nancy, sa ville natale, mais mériterait de l'être aussi un peu ailleurs.

"Peines de coeur d'une chatte Anglaise", la piéce inspirée de Balzac et des dessins de Grandville
avec une mise en scène d'Alfredo Arias, fit les beaux jours du Théâtre Gérard Philippe de Saint Denis....en 1977.

Pour en savoir un peu plus sur Grandville:

http://books.google.com/books?hl=fr&id=ILgGAAAAQAAJ&dq=Vie+privée+et+publique+des+animaux&printsec=frontcover&source=web&ots=HYeA_lWkjk&sig=JCpCx_94Dw_aVKt9t3TYtq5bHSo&sa=X&oi=book_result&resnum=7&ct=result#PPP1,M1

http://www.caricaturesetcaricature.com/article-12805654.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Grandville
Référence beaucoup, beaucoup moins classique: la BD espagnole "Blacksad" qui joue d'un anthropomorphisme graphique particulièrement réussi à mon goût.
et moi ça me fait penser à la caricature de Daumier, contemporain de Balzac, auteur également de planches pour la Comédie humaine, qui croqua le roi Louis Philippe en forme de poire >>

Et tant qu'à plonger chez Daumier, à voir également le Gargantua, une planche représentant le roi qui avale des hottes remplies d’argent (l'argent des pauvres évidemment) et qui évacue par son derrière des privilèges destinés à ses amis.
Après ça, on regarde d'un autre oeil "l'homme à la tête de chou"... (sculpture de Claude Lalanne, ça change des moutons)
Belle , belle chronique . Merci beaucoup.
En cadeau bonux , on pourrait s'amuser à remplacer les légendes (avarice , tyrannie etc) par des noms propres de personnages célèbres...
Mais bonjour les noms d'oiseaux sur le forum...
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