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Commentaires

Le policier, cet éternel râleur

Autant le comprendre tout de suite: l’argent, les matériels et autres fournitures que s’apprête à offrir Bernard Cazeneuve aux policiers pour calmer leur grogne n’offrent aucune garantie pour l’avenir. Sans en connaître la date, on peut parier sur la suite: une nouvelle crise, de nouvelles grognes et de nouvelles «solutions». Car, d’expérience et presque par définition, le policier est un être insatisfait et râleur, largué sur le front de crises toujours imprévues, toujours mouvantes, toujours renouvelées. S’il les surmonte, il scrute déjà la suivante; s’il ne les maîtrise pas, il rumine et, à la faveur d’un incident sanglant, descend dans la rue, met en cause sa hiérarchie, la justice, le pouvoir, les «autres» et leur «absence de respect», ou de peur, pour son uniforme et sa fonction.

Derniers commentaires

Dans le flux télévisuel (oui je suis sur asi et je regarde la téloche) il y a eu un documentaire historique sur l'après guerre la semaine dernière.
Je crois Georges Marion quand il dit que nombre de communistes et sympathisants sortis de la résistance parfois ont intégré les compagnies de CRS nouvellement créées.
Dans le reportage on parlait d'un attentat visant un train qui avait tué 16 civils en 1947 je crois. L'homme interrogé, en plus de remarquer qu'au sortir de la guerre la vie n'était pas l'objet précieux actuel car la mort faisait encore partie du paysage, disait que c'était une compagnie de CRS qui était visée par les communistes et que l'ordre des trains avait malencontreusement changé. Les dés du hasard sont toujours un peu pipés.

J'ai l'impression que deux forces s'opposent dans les forces de l'ordre, qu'elles soient militaires, policières, duels, multiples ou unique. La logique mercenaire, ceux qui frappent ne sont pas nous, ou la logique révolutionnaire, éclairée, qui sait? d'une organisation sociale incluant un service d'ordre interne formalisant plus qu'opprimant une réalité forcément un peu désordre.
Dans les manifs policières actuelles on est dans le premier cas de figure, pas de doute à notre époque où on fait des lois qui envoient en prison des resquilleurs du métro...
Dans les manifs de luttes Gaullisme/communisme, l'ambiance est difficile à cerner pour moi. Je n'ai jamais compris si De Gaulle avait une reconnaissance, culture de l'honneur soldatesque, ou si il était dans un rapport d'adversité viscéral contre les cocos, bien avant la guerre froide achevant le peu politesse politique de la droite, hissant le socialisme et engluant l'ouvrier communiste.
Me suis toujours demandé qui est chargé de cogner sur les cognes quand les cognes manifestent...
Il faut les écouter sans censure pour mieux se rendre compte de qui et de quoi il s'agit. Pour ça, rien de mieux que Taranis News :
http://taranis.news/2016/10/paris-la-police-installe-son-nuit-debout-sur-les-champs-elysees/
""Jamais vues", les manifs actuelles de policiers ? La tonalité médiatique pourrait le faire croire. Mais c'est faux."

Quand a-t-on vu des policiers manifester de jour où de nuit depuis le 18 octobre comme par exemple hier place du Capitole à Toulouse où ont manifesté 400 policiers et leur famille et où les pompiers sont venus apporter leur soutien? Quand a-t-on vu des représentants syndicaux que les manifestants ne reconnaissent pas être reçus à l'élysée et 250000000 d'€ débloqués. Quels meneurs ont été écartés? Quel préfet a été muté ou remercié?
Vos références datent un peu.
Le problème des policiers est le même que celui des enseignants ou des infirmiers.
Dès lors que l'autorité de l'état est battue en brèche, que la loi du silence est devenue sacro-sainte, on peut se risquer à attenter à leur vie ou à les agresser physiquement ou verbalement plus facilement que par le passé.

Par ailleurs il serait bon que leurs heures supp soient payées et ce même si on doit passer par des augmentations d'impôts. Mais là je crains qu'on ne trouve plus beaucoup de monde pour aimer notre police ...
Je trouve le titre de cet article passablement détestable. Vous imaginez, en tête des articles d'Arrêt sur image, un article titré "Le prof, cet éternel râleur" ? Un peu de recul ne ferait pas de mal, on croirait lire le titre d'un tract lycéen, là.

Quoi qu'on puisse penser du comportement inadmissible de nombreux policiers, quoiqu'on pense des positions politiques de beaucoup d'entre eux, ou de leurs revendications concernant la légitime défense, il faut une sacrée dose de mauvaise foi pour minorer l'année difficile qu'ils viennent de traverser, ne serait-ce qu'en termes d'heures sup. Moquer leur manque de moyens me semble tout aussi dilettante.

Article intéressant, pour le reste.
Pourquoi dénigrer ce mouvement social des policiers en faisant l'amalgame avec l'extrême droite ?

Il n'y a plus assez de flic dans les commissariats qui ne prennent plus les plaintes et n'ont pas les moyens de faire leurs interventions.

Quelle ironie des flics postés pour surveiller les caméras censées remplacer les flics!

Préférez vous un état sans police ? une police privée. Voir une police mafieuse comme celle du mexique ?

Je me souviens d'un reportage radiophonique dans le Montana au moment de la seconde élection d'Obama.
Une petite ville n'avait plus de policiers. Trop cher !
Alors les délinquants opéraient de plus en plus brutalement sans risque de sanctions. Un nouveau western.

Pour recruter un nouveau policier la ville mettait au vote un accord pour payer 250 $ d'impots supplémentaires par famille.

Bien sûr tout ne doit pas être permis aux policiers, mais s'il vous plait, ne mélangez pas tout!

Il s'agit là de la défense des services publics qui comme l'enseignement, la santé et bien d'autres sont en cours de démantèlement!

Mais n'en parlons pas regardons ailleurs... Les policiers sont des "méchants facistes"... ;D
"Les Français aiment leur police."

Ou les Francais en ont peur.
Il arrive que l'on sourit avec celui qui nous fait peur, de peur qu'il ne nous fasse un sort.
Je m'étonne que la douloureuse question du recrutement - donc de la formation- des policiers ( gendarmes-mirlitaires- professions juridiques de tous poils) soit si rarement posée. Tabou kékpart ? Faut-il s'offusquer que les maniaques de l'ordre à tout prix, même à connotation fascistoïde, soient les bienvenus dans une profession où le pathos (sic) compte plus que la culture philosophique ?
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