Le policier, cet éternel râleur
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chronique

Le policier, cet éternel râleur

1983 : quand Jean-Marie Le Pen manifestait avec les policiers contre Badinter

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Autant le comprendre tout de suite: l’argent, les matériels et autres fournitures que s’apprête à offrir Bernard Cazeneuve aux policiers pour calmer leur grogne n’offrent aucune garantie pour l’avenir. Sans en connaître la date, on peut parier sur la suite: une nouvelle crise, de nouvelles grognes et de nouvelles «solutions». Car, d’expérience et presque par définition, le policier est un être insatisfait et râleur, largué sur le front de crises toujours imprévues, toujours mouvantes, toujours renouvelées. S’il les surmonte, il scrute déjà la suivante; s’il ne les maîtrise pas, il rumine et, à la faveur d’un incident sanglant, descend dans la rue, met en cause sa hiérarchie, la justice, le pouvoir, les «autres» et leur «absence de respect», ou de peur, pour son uniforme et sa fonction.

"Jamais vues", les manifs actuelles de policiers ? La tonalité médiatique pourrait le faire croire. Mais c'est faux. Ces manifestations hors de tout cadre syndical ne sont pas sans précédent, contrairement à la tonalité médiatique qui les entoure. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, plusieurs crises analogues à la crise actuelle ont secoué la police. Quasi toutes se sont développées selon le même schéma: dans un climat politique tendu, un épisode dramatique joue le rôle de détonateur ; des mouvements d’humeur débouchent sur une manif; des revendications sont exprimées, souvent disparates, parfois...

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