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Le Pen, ses "hommes de l'ombre", et les deux mains de France 2

Irréprochable, cette enquête d'Envoyé Spécial, sur le système Le Pen.

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Si je reviens un jour : un webdoc raconte la correspondance retrouvée entre une enseignante et une lycéenne juive.

1942-1944. Des lettres manuscrites adressées à «Mademoiselle Malingrey», Authoison, Haute-Saône. C'est le point de départ de «si je reviens un jour», le webdoc d'une journaliste de France 24, Stéphanie Trouillard, qui raconte avec intensité la correspondance retrouvée entre une enseignante du lycée Jean-de-La-Fontaine dans le XVIe arrondissement de Paris et une élève juive, Luise Pikowsky, 17 ans, déportée à Auschwitz en février 1944. Cet échange épistolaire n'a en effet été retrouvé qu'en 2010 lors d'un déménagement. Avec Khalida Hatchy, professeur de l'établissement, la journaliste est alors partie à la recherche des proches pour conter cette histoire intime de la Shoah. Bouleversant
(Libération.fr).
c'est ennuyeux qu'il faille un dérapage pour que tout d'un coup on se souvienne ce qu'est l’idéologie du FN, les français ont vraiment la mémoire courte.
Je rappelle que dans l'emission ASI de la semaine derniere, Yama Rade et les 2 clowns de l'abstentionnisme mettaient Macron et Lepen au meme niveau......
La solution c'est peut être qu’envoyé special fasse une emission sur le FN toutes les semaines.
pas degueu cet article de ds sur les contradictions de france 2 . C'est le prblm de tout trust en capacité de produire ses propres contestations ......

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Caroline Sinz, responsable de l'enquête sur le bar de Sevran, ne dit rien. Elle laisse perdurer ce mensonge qui a des conséquences considérables, au regard des manipulations politiques que vous rappelez dans la vidéo. Dès lors, comment accorder le moindre crédit à son témoignage concernant le viol qu'elle aurait subi place Tahrir ?
Tous les experts en cuisine vous le diront, c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe.
Reste qu'il faut que le vieux pot en question soit approprié.
Vous ferez à n'en pas douter une soupe aigrelette dans un pot ayant servi à fermenter la choucroute
et je vous parie les costumes de Fillon que vous ferez une soupe ignoble voir dég..... dans un pot de chambre.

Il en va de même des partis. Et c'est pourquoi cette idée de dédiabolisation, de normalisation m'a toujours énervé au plus haut point et fait décemment douter de la personne qui tentait de la justifier.
La fille du cyclope n'est pas mieux que son père, les gens qui l'entourent sont au fond les mêmes, même si on a mis sur le devant de la scène ceux qui n'étaient pas atteints du mal de façon visible, ou bien ceux qui avaient appris à le dissimuler comme on dissimule une cicatrice derrière un foulard Hermès dans le monde des emplois fictifs.

Mais les fils de Pétain ont trop souvent accepté cette dédiabolisation pour se refaire une santé.
"Filmé en caméra cachée, il montrait les ouvrages négationnistes interdits à l'exposition, mais vendus en arrière-boutique (comme Mein Kampf)."

Donc, un bouquin écrit en 1924-1925 nierait des actes commis entre 1933 et 1945.. Bon. J'ai pas lu, donc je sais pas. Si c'est le cas, il avait de la suite dans les idées, machin.
l'état d'urgence maintenu jusqu'en juillet parce qu'un gamin sans liens avec le terrorisme a pété un plomb dans son bahut.

si cazeneuve et hollande étaient vraiment inquiets de ce que peut faire le fn s'il gagne les élections, ils mettraient fin à l'état d'urgence avant la présidentielle.
Hier, Jérôme Ferrari, prix Goncourt 2012 pour "Le Sermon sur la chute de Rome", était un des invités de la Grande Librairie, à l'occasion de la parution de "Il se passe quelque chose", recueil de ses 22 chroniques hebdomadaires écrites pour "La Croix".
De sa courte collaboration avec le quotidien catholique, il a tiré cet enseignement : Lorsqu'on écrit des chroniques, le risque est de se parodier soi-même.
J'ai bien sûr pensé aux neuf-quinze journaliers de DS.
Sans avoir le sentiment qu'il s'auto-parodie, et bien que ce neuf quinze soit mon rendez-vous matinal quasi obligé avec @si, j'aimerais un peu plus de variété dans le choix de ses sujets, voire d'originalité dans leur traitement.
Chronique un peu rhétorique.
Elise Lucet n'en peut mais, et Pujadas tire-t-il vraiment les ficelles ? Il pourrait sans doute faire amende honorable de sa propre initiative. Mais comme bien des politiques, les présentateurs de JT ont un ego surdimensionné.
Et bien... le plus compliqué, est-ce que ce n'est pas qu'il y ait et un faux facho (fact checké), et des vrais? Qu'il y ait et un bar accusé à tort et des vraies discriminations envers les femmes (expériences vécues, un chauffeur barbu qui refuse de vous dire bonjour ou même de croiser votre regard dans le bus, un patron de bar maghrébin qui refuse de servir une bière à une amie dans son café parce qu'elle est une femme (rien à voir avec l'islam, puisqu'il sert de la bière, mais plutôt un ordre moral culturel "une femme ça ne boit pas d'alcool").) Je me souviens aussi d'une histoire de réfugiés qui avaient refusé des colis halal. C'était une intox qui avait été dûment démontée. Dans le même temps, j'avais une amie bénévole qui s'était trouvée dans cette situation... La réalité n'est jamais simple. On pourra discuter des heures sur qu-est-ce-qui-fait-monter-le front-national, si c'est ce dont on parle ou ce qu'on nie... Il me semble que c'est l'alternance de déni et d'hystérie. Tout à coup "ça" tombe sur n'importe qui, qui devient bouc-émissaire: une femme voilée dans la rue qui se fait insulter, un café sympa qui n'a rien demandé. L'exemple du café est caricatural: parce qu'en fait, il s'agit de convivialité, de comment vivre ensemble. Ce ne sont pas du tout des choses dramatiques, mais précisément ce à partir de quoi on pourrait sereinement essayer de partir pour retisser du lien (ce qui était me semble-t-il le but d'une association de femmes à Aubervilliers qui allaient dans les cafés pour refaire de la mixité, mais pas pour "prouver" quelque chose et le dénoncer, sans agressivité, pour engager le dialogue, et... qui ne se faisaient pas forcément si mal recevoir.) Mais ce n'est pas cette démarche, positive et sympathique, qui "buzze"... on préfère être en "caméra cachée" pour nous "montrer-ce-qu'on-nous-cache", dans un mélange de peur et d'impuissance caricatural dans les circonstances (on n'est pas en train de filmer un trafic d'armes quand même). Après, il y a les vrais violents en miroir, djihadistes et militants Front national, et ceux-là, il s'agit en effet de les identifier et de les combattre. Et eux, oui, on n'a raison d'avoir peur d'eux. Et il me semble que ceux du Front national, on n'a plus assez peur d'eux... l'émission de la semaine dernière m'a stupéfiée là-dessus... tous ceux qui disent on prend 5 ans de Marine et ensuite le peuple revient à la raison, et hop tout redevient normal. C'est ce qu'on disait sur les mairies, et puis... et bien ils se font réélire, le racisme, le champ de ruine culturel et social s'installe, et tout le monde s'y habitue. Et puis tout à coup quelqu'un, dans les commentaires de l'émission je crois, je ne sais plus, qui est lucide, qui se dit, bon moi, je peux prendre ce risque, je peux me dire, on ne me fera plus le coup du chantage à la peur, mais c'est parce que je suis blanche...
Pour la diversité du service public je serais moins dur que la matinaute: j'aimais bien écouter Jean-Marc Sylvestre le matin sur France Inter, il me faisait rire, et c'est moins indigeste que toute une page du Fig'Mag ou des Echos; reste à savoir si Pujadas est un journaliste qui pourrait rectifier les fausses infos qu'il donne, ou une opinion qui suit la voix de l'audience, de son chef ou le sens du vent?

Mais le FN a aussi deux mains: celle des meetings de convaincus et des cadres départementaux ou régionaux si bien décrits par le commentaire précédent de Yamine Guettari, et celle des électeurs lambda, souvent gentils voisins dans leur banlieue ou leur cité pavillonnaire, parents des copains de vos enfants, voisins à la caisse du supermarché ou au club de sport, mais capable de sortir des horreurs interdites par la loi pour "balayer tout ça".

Comme la première main c'est quelques centaines de personnes et la deuxième un français sur cinq, qu'on a peu de chance de convaincre d'aller voir la première parce que leur engagement ne sort pas de l'isoloir, c'est sans doute à nous d'expliquer, de montrer à une main ce que fait l'autre.
France 2 et C8 (et oui, j'y aurais pas cru non plus!) en ont fait une part, reste à faire la nôtre avec nos gentils voisins, même si c'est pas facile.
J'engage chaque personne qui pense que le FN est un parti normal, possible réceptacle d'un vote sans adhésion mais exprimant une colère populaire bien légitime, à aller à un meeting de FN pour rencontrer le cœur de l'électorat de ce parti (son socle de 10-15%) .
Vous y rencontrerez des pétainistes, des négationnistes, des racistes rances, des antisémites, des pieds noirs frustrés, des ex-OAS, des médiocres qui ont choisi de mettre tous leurs échecs sur le dos des bougnoules et autres bamboulas... C'est ça le cœur de l'électorat de Mme Le Pen, malgré son œuvre de ripolinage. Et ça donne vraiment envie de vomir.
Que la même chaîne produise ses deux sons de cloche en apparence opposés, cela fait penser aux boîtes qui vendent à la fois le sel et les antihypertenseurs. C'est le business model parfait.
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