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Le Pen, Mélenchon, et le "press bashing"

Il y en a un qui ne se sent plus, c'est le nommé Martel, Philippe, chef de cabinet de Marine Le Pen.

Derniers commentaires

Pourquoi ne pas voir les choses d'un autre angle,on fait le procès de la méthode Mélenchon,soit!
Mais? s'il n'était pas bon et donc dangereux pour l'etablishment....pourquoi un tel acharnement sur sa personne?
Pierre Laurent et les autres,ne sont pas polémiques,Quid de leurs lisibilités et visibilités?....
La question est:Les idées de gauche ont-elles une chance d'émerger sans Mélenchon?
De mon point de vue,c'est non!!...et les 6% ne sont que le résultats de la trahison du ps à la gauche...
Pourquoi un ouvrier ayant cru voter à gauche devrait encore y croire...la seule véritable lisibilité de la gauche qu'offrent les médias
dominants c'est le PS et une caricature de Mélenchon...en déroulant le tapis rouge au idées du FN(temps d'antenne,Sarkozy à Grenoble,Valls et les roms ,etc etc...).il ne peut y avoir de surprises....
Ce jour, j'ai bien peur que de faire le procès de Mélenchon hors de ce contexte ne finisse d'abattre les idées de gauche.
Leurs buts étaient de décrédibiliser et marginaliser Mélenchon sur la forme pour mieux enterrer le fond.
Je n'ai pas vraiment envie de participer à ce lynchagel
En tout cas, Mélanchon fait jaser les médiocres. C'est bon signe.
Daniel rappelle à juste titre l'attitude de Mélenchon avec la presse, qui dernièrement, s'attaquait à Libe et au Monde en demandant à ses militants de filmer les journalistes de ces deux médias. Ce énième dérapage devrait pourtant éveiller l'attention de ses thuriféraires. Une attitude peu différente de celle des Le Pen, père et fille, l'outrance raciste en moins. Mélechon ne découvre pas la presse et sait parfaitement qu'un homme politique s'expose à tous types de remarques. Ses provocations, ses attaques aggressives signent la marque d'un leader éruptif et cassant mais sans résultats sur la plan électoral. Adhérent socialiste depuis 1977, il ne quitte ce parti que 31 ans plus tard en 2008 pour le combattre férocement. Cela semble bien tardif pour une prise de conscience ... Je partage l'avis d'Yves Paccalet dans ce billet au titre explicite "Je n'aime pas Mélenchon" qui argumente mieux que je saurais le faire sur le cas Mélenchon
En même temps, DS est méprisant avec tout ceux qui font de la critique de médias.... Melenchon, Acrimed, Pierre Carles, Balbastre.... Et qui lui rappellent qu'il n'en fait pas...
Un bon petit amalgame dans la titraille, souligné dans le contenu: «Mélenchon et Le Pen ne pratiquent pas le "press bashing" de la même manière» oh oh oh mais par tout un tas de trucs mélenchonistes «c'est légitimer par avance toute agression physique possible»... Agression physique ?! Sans déconner ?!

Les bras m'en tombent. Ce qui va rendre difficile «toute agression physique possible» (à moins que je m'y prenne comme un pied).

Sérieusement, c'est quoi cette information ?
J’ai une question : comment ça va se passer, maintenant, pour les temps d’antenne décidés par le CSA ?
Du FN en continu, assaisonné de UMP et PS ?
Aie ! Aie ! Voilà encore une fois notre belle liberté de la presse, dont nous sommes si fiers en France, menacée de terrible agression ! Un attentat, même! Et on ne sait trop comment, de question fictive, en réponse supposée, on en arrive à mettre Mélenchon dans le coup, pas loin d’être travesti en terroriste de la presse libre ! Et allez !! On peut se livrer, au détour de l’article, au Melenchon bashing ! Est ce bien malin, est ce bien élégant et surtout était ce bien nécessaire de s’en prendre à Mélenchon en ce moment tragique pour lui et pour toute une partie de ses électeurs-trices et de les mettre dans le même panier que M.Le Pen ?! Franchement, ça me semble bien pervers, servile et dégueulasse ! Désolé le mot est fort, mais je n’en ai pas d’autre en magasin pour le coup ! J’aime bien @ si qui parfois me parait le refuge d’une presse soit disant « libre », ou en tout cas, le vestige apparent d’une liberté de la presse, fût elle purement fantasmée… mais il y a des jours où j’ai envie de faire une boulette de papier de cette gazette numérique ! D’abord, il faudrait arrêter de se gargariser avec cette histoire de « liberté de la presse », si liberté il y a, elle se tient dans le minuscule carré d’une pluralité de regards possibles, de passions et de partis pris assumés et surtout de sponsors le plus discrets possibles !! La presse est achetée, on le sait… et si longue soit sa laisse … Il y a des journalistes qui essaient plus ou moins d’exercer leur liberté de penser, ça, oui, on peut encore y croire… On peut croire aussi à une certaine bonne foi… Remarquons d'abord que Mélenchon et Le Pen ne pratiquent pas le "press bashing" de la même manière. » dites vous, merci pour les nuances qui vont suivre ! – « A quelques exceptions près, dites vous, Mélenchon ne s'en prend pas aux personnes des journalistes, à leur biographie. » Franchement, Cabu n’a eu que ce qu’il méritait, cet éternel adolescent « sympa », éternellement du bon côté de la bien pensance sympathiquement néo-libérale, sous de faux airs mutins transgressifs, s’en était pris, si j’ai bonne mémoire, de façon tout à fait injuste au représentant du FDG. Il faut savoir parfois accepter que l’Autre cesse de vouloir jouer le rôle de la victime de service !! On ne peut pas attaquer aussi violemment quelqu’un qui se bat, seul, pour des idées généreuses et pleurnicher après dés que sa répartie fait mouche !
Bref, je ne comprends pas trop l’objet et l’urgence de cette gazette… Ce genre de journalisme, - jouant à nouveau la confusion, la division et les amalgames bêtes, quand il y aurait eu tant d’autres choses à dire aujourd’hui pour « clarifier » les choses au contraire-, se met forcément du côté de ceux qui ont si brillamment contribué à l’irrésistible ascension de cette extrême droite tant honnie! Chapeau bas, messieurs ! Mais au fond, ce que je comprends encore moins, c’est pourquoi ne pas se réjouir du fait que finalement, peut-être grâce (ou à cause de Marine LE Pen ?) le mésusage de ce privilège (pas fictionnel du tout !) du surplomb de la presse soit enfin terminé ??!
Que ceux qui n'ont pas contribué à la mise en scène médiatique "libéraux droit-gauche contre l'extrême droite" lèvent le doigt. Regardons...TF1, rien... France 2, France 3, France 5, rien...Canal+, rien...LCP, rien...BFM, rien...Itélé, rien...Le Monde, rien...Libération, rien...Le Nouvel Obs, Marianne, Le Point, L'Express, rien...Le Canard, rien... internet, mouais...Le monde Diplo, Politis ça questionne...
Entre les chiens de garde et les intégristes du "je ne prends pas position", le vrai débat politique est définitivement enterré.
OH ! ! Nous vivons Le PRESS BASHING ! ça fait mal hein...?

Vous souffrez Daniel , je compatis ! vous.....vos collêgues.....Aie ! aie , eye ,

l'immense fn va vous tuer

c'est la fin

revendez asi a Marine ! je ne vois plus que ça !
Je rappelle à toutes fins utiles que le passage (moyennement habile) de Mélenchon où il conseillait dans son blog à ses amis de « surveiller les agissements » des journalistes du Monde dans ses meetings faisait suite à ce qu'il pensait être un énième travestissement de la réalité par un militant-journaliste incognito. On a le droit d'être consterné par cette réaction épidermique, mais en faire une « légitimation par avance de toute agression physique possible » (pourquoi pas un appel au meurtre, tant qu'on y est), ce n'est pas du corporatisme, c'est du n'importe quoi.

Quant à mettre sur le même plan les pratiques des apprentis gestapistes du FN et l'exigence douloureuse de Mélenchon, c'est se... ficher du monde.
Décidément, la lecture fascisante du monde prend plaisir à être à chaque fois l'inverse du bon sens et ne peut que nous apparaître comme délirante et malade. Là où il faut avoir conscience que le pouvoir est tout simplement entre les mains de gens souhaitant le conserver, d'agrégats d'êtres humains intéressés, on nous parle de complots méchamment compliqués à échelle gigantesque. Là où il faut avoir conscience du poids de l'organisation sociale et économique des structures, on attaque la victime ou la marionnette comme mauvaise individuellement. C'est moi ou ça en revient à justifier les travers du plus fort et taper sur ceux du plus faible ?
L'adresse personnelle évidemment non. Mais pourquoi la carrière, les origines sociales, ne seraient t'elles pas des infos nécessaires pour comprendre la nature du discours des journalistes?
Reconnaitre la nature des capacités intellectuelle d'un journaliste ne dit en rien l'intellectuel qu'il est. Il y a les intellectuels, si on y tient absolument, et il y a l'Intellectuel au sens sacré du terme. C'est à mon avis ce sens sacré qui échappe à DS quand il en vient à comparer JLM et MLP. Les motivation de Mélenchon l’exonèrent de ses débordements. Et ben oui!!!


C'est dommage parce que les trois premiers paragraphes partaient bien...
Comparer Mélenchon à Le Pen dans leur critique des médias ,c'en est trop .
Je cesse mon abonnement
euh.... Il y a comme un truc qui me gêne là : le problème n'est pas que les journalistes aient des prises de positions politiques, le problème c'est qu'ils ne les affichent pas clairement. A gauche, comme à droite...

Pour résoudre le problème il suffirait d'arrêter la recherche de cette stupide "neutralité" des propos. Notre société n'est pas neutre, dès lors que nous nous exprimons sur un sujet nous prenons forcément position.
La démocratie s'en porterait beaucoup mieux car cette "neutralité" illusoire n'est que l'écho du fameux "consensus". Ce consensus qui soit disant serait plus "constructif" que le débat... Sauf qu'il bâtit la pensée unique libérale lentement distillée par l'ensemble des institutions européennes.

Donc toute cette mascarade n'est que le reflet de la disparition, peu à peu, du débat de notre société.

Après chacun peut évoluer, changer, au gré de son parcours personnel, de ses expériences et il est donc scandaleux de faire des procès d'intention sur le passé des journalistes. Ce qui n'empêche pas de pouvoir leur réclamer un certain niveau de transparence concernant leurs positions politiques et leurs conflits d'intérêt pour chacun des articles qu'ils écrivent.

Il y a un journal qui est très bon là-dedans, qui affirme clairement ses convictions et poussent ses journalistes à affirmer leurs prises de positions sur les sujets qu'ils traitent. Et d'ailleurs c'est le plus vendu au monde mais on dira que ça n'a rien à voir... (c'est pas un copain de DS qui a fait la vidéo, mais je vais quand même pas me faire censurer pour ça hein?)
Suite à ce titre, veuillez considérer que je ne suis plus abonné.
Désolé pour le HS, et pour celles qui auront déjà vu ce post ailleurs sur le forum, mais je pense qu'il y a sûrement, ici plus qu'ailleurs, des gens qui pourraient s'inquiéter de la santé précaire de l'association ACRIMED ; parmis les abonnés s'entend, puisque les journalistes du site n'ont pas estimé l'information digne du moindre "vite-dit".

C'est ici que ça se passe : http://www.acrimed.org/article4344.html
C'est la noblesse du journalisme politique que de prendre des risques en approchant de près les dangereux clivages sociaux lourds de violence. Certes, les piloris, même justifiés, sont à proscrire et à dénoncer. Le fiel est toujours plus efficace que la massue. Néanmoins, il ne faudrait pas sacraliser cette noble occupation. Délivrer aux médiacrates je ne sais quel sauf-conduit leur permettant toutes les propagandes, toutes les soumissions serviles aux lobbies, toutes les dédiabolisations du racisme, toutes les tentatives plantuesques de cacher les vraies questions par des fausses, tous les encouragements démagogiques à exciter la vieille rancœur anti-intellos, toutes les vélléités de dépolitisation de la politique en la pipolisant, ... Non, messieurs-dames les journalistes, vous n'êtes pas un clergé. Si vous êtes capables de produire cette chose qu'est BFN-RMC, il vous faut assumer vos turpitudes, et accepter qu'il reste quelques irréductibles pour vous brandir un miroir.
Le jésuitisme ... ?
C'est bien quand on commence un paragraphe par "Remarquons d'abord que Mélenchon et Le Pen ne pratiquent pas le "press bashing" de la même manière"
Que l'on enchaîne par "à quelques exceptions près"
Et que l'on poursuit sur tout le paragraphe par les "exceptions" sans plus un mot sur la différence ?

A moins que ce ne soit exprimé par un titre où on accole les noms Le Pen et Mélenchon, sans doute pour renforcer la gauche radicale face à l'extrême droite dont on a si peur ???
C'est parce que le facho Philippot y a été recalé qu'ils ont une dent contre Sciences-Po ?
Cela dit, il a fini par entrer à l'ENA (et par en sortir), ce qui prouve bien que même cette école est loin d'être la fabrique de bons soldats que l'on fantasme.
Daniel, je vous propose de prendre une heure et demie pour écouter ce petit bonhomme.

https://www.youtube.com/watch?v=o1BWFbZwpSk

C'est un membre de la SCOP de Franck Lepage, LE PAVE, et il fait une petite conférence théâtralisée (ou gesticulée, selon le vocable que la SCOP a choisi) sur les médias. Si vous avez moins de temps, je vous recommande chaudement la dernière demie-heure où il reprend des extraits d'articles proprement HALLUCINANTS d'éditorialistes ou de journalistes de la presse parisienne traitant de l'affaire d'Outreau il y a 10 ou 12 ans. Ces analyses péremptoires de journalistes qui, qu'on le veuille ou non, sont de grand bourgeois, avec ce que cela implique de déconnexion avec le monde des prolos qui nettoient leurs chambres d'hôtel lorsqu'ils sont en déplacement... ceux qui ramassent leurs déchets à 4 h du matin... ceux qui construisent leurs bagnoles... qui font la plonge dans le restau où il déjeunent chaque midi avec un chef d'entreprise, en banquier ou un député... qui font le ménage de leurs bureaux dans la nuit... ceux qui sont passé du SMIC au chômage, puis du chômage au RSA, puis du RSA à la rue... ceux que décrit et approche si bien Florence Aubenas dans "Le quai de Ouistreham"... ceux qui sont aux champs, à l'étable, à l'usine, dans l'arrière-boutique, en intérim, dans les rayons de Leclerc, ceux d'Auchan... ceux dont Le Point, l'Obs, L'express aiment tant à pointer périodiquement la propension à s'agréger en "profiteurs du système" quoi, parce qu'ils touchent trois francs six sous de la CAF pour élever leurs enfants un peu moins mal, ou pour pouvoir payer le loyer de la cage à lapin ou la Mairie les a assigné plus régulièrement. Leurs propos sont incroyables... ces articles sont proprement dignes de ceux que l'on pouvait lire dans les années 20 lorsqu'on présentait des "nègres" dans des expositions coloniales, il n'y a rien à changer ! Vraiment écoutez ce petit rappel de ce que ces privilégiés totalement coupés de la population de ce pays ont été capables de dire, donc de PENSER !!! Peut-être cela ne vous étonnera-t-il pas... après tout... vous les connaissez bien.

Ah qu'il est bon d'entendre ces journalistes-là répondre dans certaines émissions où ils sont parfois mis en difficultés "mais la banlieue, j'y vais figurez-vous ! Vous ne m'apprendrez rien ! Je suis journalistes moi Môssieur, ça fait 20 ans que je vais y voir moi, d'ailleurs lisez mes éditos, j'en cause une fois par mois, des voy... des jeunes de banlieue ! Alors bon, pas de leçon s'il vous plaît... GENERIQUE Michel, tu dis au chauffeur d'approcher la BM, on file dans 5 minutes, je déjeune avec Copé chez Drouant dans une demie heure"...

Ah, qu'il est triste de savoir que tous les autres (pigistes, stagiaires, débutants, ceux avec moins d'entre-gens, moins de particule, moins de pot, parfois aussi moins de talent peut-être mais digne d'exister tout de même que je sache, une moins belle gueule aussi parfois) sont prolétarisés et précarisés à mort ce qui empêche toute liberté d'expression, qu'on le veuille ou non : et ça, vous oubliez au passage de dire que Mélanchon (pour qui je ne roule absolument pas, mais il faut tout de même le reconnaître) ne cesse de le répéter. Il tape sur les éditorialistes, s'emporte parfois sur un pigiste qui essaye de faire un petit buzz ou qui tombe au mauvais moment, mais il ne manque jamais de pointer le manque de liberté de parole et de pensée, donc d'indépendance de l'immense majorité des journalistes... violence d'une situation professionnelle précaire où sortir de la ligne, c'est ipso facto ne plus avoir de commandes d'articles si on est pigiste ou voir son CDD non renouvelé trois mois plus tard.

Bref, regardez cette petite conférence, elle ne vous apprendra pas grand chose, je le sais, mais elle couvrira ce que vous savez de mots qui ne sont peut-être pas les vôtres, à travers une expérience singulière, et donc une distance, un recul salutaires... bon, il y a une toute petite référence (rapide) à Pierre Carles mais c'est vite passé ( :-) )
Ne vous mettez pas trop martel en tête, dans tous les sens du terme.
Non que je veuille dédouaner Marine Le Pen, qui cherche également à intimider, à la manière de son père, mais l'échange avec cette journaliste de BFM n'a rien de particulier en soi : elle lui reproche son attitude vis-à-vis de l'Union Européenne, d'être devenue une sorte de béni-oui-ouiste, après avoir été pro-souverainiste.
Elle met le doigt là où ça fait mal, parce qu'elle est maligne, et que la contradiction qui se trouve dans la journaliste même, et dans la plupart d'entre nous, ne peut que la déstabiliser lors d'un face à face.

Si le FN récupère les idées de gauche et les met à sa sauce, ça ne change rien à la valeur de ces idées. Mais il faut que nous acceptions de réfléchir à nos propres contradictions. Ce n'est pas le FN qui est fort, c'est nous dont les valeurs sont en crise aigüe devant la complexité du monde.
Le monde change, il faut accepter ce changement et résister à ce qu'il extirpe de nous de plus délétère et de plus destructeur.

Ceux qui sont en position de force n'ont pas besoin de réfléchir à leur identité et à leurs valeurs. La raison du plus fort est toujours la meilleure, dit ce qu'on appelle une fable.
Quand le rapport de force change, il faut assumer ce que nous sommes et pas nous contenter de réalités toutes faites qui nous arrangent.
Et tout indique que nous ne sommes pas prêts à le faire.

Que le FN fasse des fiches, grand bien lui fasse, mais je crains bien que le problème, ça ne soit pas d'abord eux, ils sont un dégât collatéral d'un monde qui ne parvient pas à se dire. et ils se glissent dans tous ces interstices que nous leur laissons. Cela a le double effet de déstabiliser les adversaires et de convaincre ceux qui regardent et n'ont pas les outils pour comprendre les enjeux.

Et la gauche du Front de Gauche est encore moins à même de réaliser tout cela. Il est faible, resté sur des idées trop anciennes. Et il est en position défensive, et rien n'est pire que ce genre de situation.

Et au bout du compte, dans un monde qui n'arrive pas à se définir, à se retrouver, et à énoncer ses propres valeurs, il se trouve quelqu'un qui dit : moi j'ai une solution, je sais quoi faire. Même si c'est une lemming déguisée en femme, alors, il se trouvera des gens pour la suivre.
Et de plus en plus de gens.
Parce que quand vous êtes en situation de crise, existentielle (et non identitaire), sociale, économique, politique, alors le pire, c'est de ne rien faire.
J'aurais également signalé une autre différence entre la critique des médias faite par Mélenchon et celle du FN.

Mélenchon s'attaque majoritairement au système journalistique : aux déterminants de la production des journalistes qui les conduit au sensationnalisme, à vouloir coller à l'"actu", à la concurrence/imitation, à l'audience, aux conséquence de la dépendance à la pub, la pression productiviste qui réduit le pluralisme, etc.

En réalisant des fiches individuelles, le FN ne voit comme déterminants de la production des journalistes que les caractéristiques personnelles de chacun d'entre eux. En ce sens, on voit que le FN applique aux journalistes la grille de lecture raciste qu'il a de la société en générale : une somme d'individus essentialisés, au comportement déterminé par leurs attributs.
Je ne dis pas que mon credo unique est "Les Nouveaux Chiens de Garde" mais il contribue, agréablement, à alimenter mon désamour (ce matin, un rayon de soleil adoucit mes mots) profond des notables de la Médiacratie.

Et le Siècle n'est vraiment pas mon cousin.

Comme en politique pour être respecté, faut être respectable. Non!
Personne ne trouve rien à redire sur le fait qu'avoir fait des études exigeantes devienne une tâche?
Avoir fait Sciences Po (ou d'autres études) n'est pas équivalent à appartenir à une "caste". Que certains constituent des carnets d'adresse et s'en servent en suite sans vergogne, ou qu'ils oublient en étant journalistes (ou autre profession) de faire leur travail avec objectivité c'est autre chose. Et ce n'est pas imputable à leurs études mais à leur propre mesquinerie.
La méritocratie serait elle à bannir? NE PAS avoir fait d’études poussées serait un gage d’honnêteté et du sérieux?
Quand on est à ne pas sursauter lorsque "intellectuel" devient un insulte, la peste brune n'est pas loin.
Le problème du press bashing, c'est un peu comme le "politiciens tous pourri", une fois qu'on a hurlé au fachisme, on n'a plus trop d'arguments parce que dans le fond, on sait que c'est vrai.

Les journalistes qui font leur travail correctement ne sont pas connus, tout ce qu'on voit c'est des pujadas et des Calvi.

et il y a FOG...

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/fog-leche-lache-et-lynche-cope-45384

:-D
Les journalistes peuvent eux aussi enquêter sur les bonnes fortunes des politiques, les héritages tombés du ciel dans leur poche, leur vrai patrimoine, leur vrai train de vie. Il me semble, d'ailleurs, que c'est leur boulot, aux journalistes. Pas rester assis à voir tomber les chiures touitesques entre deux déjeuners avec leur sujet d'enquête ou un bon dîner au Siècle.
Œil pour œil et le monde sera borgne. Oui mais la guerre est déclarée, il me semble.
Anna Cabana? elle n'est plus au Canada?
" Appoline de Malherbe, qui anime sur BFM une émission politique (à laquelle, d'ailleurs, collabore Anna Cabana)"
Oui, et alors ?
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