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Le Monde choisit soigneusement ses "révoltés de l'impôt"

La campagne anti-impôts du Monde se poursuit. Cette fois-ci, le quotidien ne s’appuie pas sur un sondage pour témoigner du matraquage fiscal mais sur des reportages. Si les rencontres avec ces "révoltés fiscaux" sont adroitement racontées, elles mettent cependant en lumière des colères singulières, plutôt que des faits statistiques.

Derniers commentaires

Je n'ai lu que l'article sur la dermato, que j'ai trouvé très mauvais, en particulier parce qu'il reprenait les assertions de la malheureuse dame, sans apporter d'informations.
Cet article ressort le délire sur "la sécu, c'est terminé, c'est la CJCE qui l'a dit" qui es complétement faux.

Il n'y a pas longtemps j'ai un propos de Joffrin "ce n'est pas parce qu'on serait devenu tout d'un coup mauvais qu'on perd des lecteurs".
Non, bonhomme, vous avez toujours été mauvais et vous dirigez successivement quotidiens et hebdos depuis 15 ou 20 ans, vous avez juste bénéficié de l'inertie et de l'attachement de vos lecteurs à leurs quotidiens et hebdos, mais à force, on vous quitte.
Si quelqu'un doutait encore que Le monde s'était transformé en un torchon de droite, il aura là la confirmation.
Bonjour
J'attends avec délectation un article du Monde interviewant des personnels de Libération se plaignant de l'application de l'ANI lors de leur licenciement, ANI que leurs porte drapeau avaient tant porté aux nues.
Un article tout à fait charmant, qui met en perspective le truculent discours poujadiste "tous pourris parce que je gagne pas autant que je le souhaiterais".

Je connais un artisan boulanger aujourd'hui retraité, qui vit très confortablement après avoir pu mettre suffisamment de côté. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi médisant, d'aussi accroché au "c'était mieux avant" et d'aussi convaincu d'avoir raison seul contre tous. J'évite au maximum de discuter avec cette personne, et quand j'y suis obligé, je me contente de l'écouter, en l'incitant de préférence à me parler de ses passions, c'est moins désagréable.

Ce que je constate, d'une manière générale, c'est que les entrepreneurs petits et grands ont tous très vite tendance à prétendre que ce qu'ils ont, ils ne le doivent qu'à eux-mêmes. Or c'est une erreur fondamentale, et on ne le répètera jamais assez : réussir économiquement, ça nécessite toute une société. Avoir une affaire qui marche, ce n'est pas qu'une histoire de bonne gestion ou de marketting agressif : c'est avant tout le fait que des gens viennent nous faire confiance et acheter le produit ou le service que l'on propose. On ne réussit jamais seul, et par conséquent, c'est à tort que l'on prétend avoir le droit indiscutable de garder l'intégralité de ses bénéfices en laissant les autres crever la gueule ouverte. Au contraire : c'est parce que l'on a bénéficié d'une confiance de la part du reste de la société que l'on doit s'en montrer digne en y contribuant de quelque manière que ce soit.

Quant à savoir si le gouvernement utilise bien l'argent qu'il obtient grâce aux impôts, j'éviterai soigneusement de répondre, en procédant avec plaisir à une petite mesquinerie goguenarde. Figurez-vous que lors des mouvements universitaires de 2007-2009, les étudiants qui manifestaient se faisaient volontiers agresser dans la rue par des quidams qui leur imposaient de se taire parce que : "Fallait pas voter Sarkozy." C'est avec un plaisir des plus pervers et cynique que j'aime à clâmer aujourd'hui haut et fort aux pigeons et autres cosettes de la presse d'information générale : "Fallait pas voter Hollande. Maintenant taisez-vous."

Je sais bien, c'est bas, c'est vile et veule, ça n'élève absolument pas le débat. Mais rassurez-vous, ce n'est pas que je pense spécialement du bien de Hollande. C'est surtout que je pense du mal des donneurs de leçon qui se convainquent que - sous prétexte qu'ils ne voient que l'argent dans leur vie - ils pourraient se permettre de prendre tout le monde de haut et de prétendre avoir raison sans jamais faire l'effort d'argumenter.

Veuillez pardonner cette incursion dans l'amertume, je vous promets que je n'en rajouterai pas.

Merci beaucoup, en tout cas, Anne-Sophie.
Les professions libérales sont traitées ainsi, on va être précis :

La cotisation d’allocations familiales est de 5,40%.
La cotisation d’assurance maladie est de 9,81 %. 'Ce taux comprend la cotisation additionnelle de solidarité de 0,01%).
La CSG est de 7,50 %. et la CRDS est de 0,50 %.
La CURPS est de 0,50 % pour les médecins

On en est à 24 %

Ensuite, les cotisations retraite obligatoires environ 15 %

On frôle les 40 % avant même d'avoir parlé de l'impôt sur les revenus.

Mais ce n'est pas fini : la fameuse CET, les côtisations professionnelles obligatoires et j'ai dû en oublier.

Cerise sur le gâteau, pour ceux qui sont concernés, la TVA qui gonfle la note donnée au client de 20% et qui repart illico dans les caisses du Trésor.

Prenons un architecte qui vous facture 1000 €, il lui reste nettement moins de 50%, peut être moins de 30% même.

Je ne dis pas que c'est scandaleux, ce post a un but informatif concernant les fameuses professions libérales évoquées plus haut et explique pourquoi leur prix sont extrêmement élevés.
Comment peut on être anti-austérité ou anti politique de l'offre et en même temps taper sur les pauvres bougres qui supportent (de moins en moins) la cure. J'y voit une incohérence dans la ligne éditoriale.

Une politique de la demande implique, outre un relèvement des minima sociaux et bas salaires, une baisse d'impôt pour les TPE/PME/PMI qui créent l'emploi non délocalisable. Conséquence : fiscalité non optimisable.
11 000 € de bénéfice ? Ce n'est pas beaucoup.
S'il est en Bénéfice Industriel et Commercial, ça correspond à son salaire, même pas 1 000 € par mois.

S'il est en SARL, il peut porter en charges son salaire, auquel cas, ça ne veut rien dire, vu que son salaire peut être de 10 000 €, ou de 100 000 €. C'est un choix. De plus, le bénéfice est soumis à 15% d'impôt sur les Sociétés, et ensuite il déclare en RCM. En fonction du niveau de ses autres revenus, il peut être préférable pour lui de se verser un salaire ou le laisser en bénéfice. Mais peut-être partage-t-il ce bénéfice avec un associé...

Bref ! Donner un bénéfice comme cela, et dire que c'est beaucoup, ça ne correspond pas à grand-chose.

A part ça, pas mal l'article...
Est-ce qu'on doit parler du journal "le monde " ou de son contenu?

Et on ne répond pas les deux mon capitaine, je suis simple matelot.
Les professions libérales et les gérants majoritaires de SARL paient moins de charge, en pourcentage, que les salariés (je veux dire, soyons précis : somme de toutes les charges patronales et salariales).

Le problème c'est que pour ces deux catégories, ce n'est pas prélevé à la source, et donc ils ont toujours l'impression de payer trop. Qu'ils calculent ce que ça leur couterait d'avoir un salarié payé autant qu'eux (net de charges) et ils comprendraient peut être. Mais c'est tellement facile de dire qu'on est écrasé par les charges.

Quant à notre amie la dermato, c'est la sécu qui la fait vivre, alors on peut quand même attendre de cet organisme qu'il contrôle un peu les dépenses générées par les médecins.

Cette petite musqiue anti impots, elle dure depuis quinze ans. Ça a commencé quand, en 1999, après une année de croissance soutenue, la déficit de l'état a été moins important que prévu (mais déficit quand même) et que Chirac a lancé la campagne médiatique "Rendez l'argent". Et les socialistes ont cédé, en plus, avec une baisse d'impots...

Après quinze ans de matraquage (qui continue), pas étonnant qu'on en soit là.
Les travailleurs non salariés (catégorie que vous citez) supportent seuls le poid des charges sociales et fiscales. C'est quand même à prendre en compte non ?
Oh ! Ca c'est un détail que les salariés oublient souvent. Et malheureusement pas qu'eux. Le poids de la fiscalité est très mal réparti parce qu'il ne prend pas en compte les réalités diverses de l'activité indépendante (cafetier, avocat d'affaires, petit patron, grosse boîte...). Les pourcentages sont intenables pour les petits, ridicules pour les gros. Mais je ne sais personnellement pas par quel bout attaquer pour que ça change.
Les pourcentages sont intenables pour les petits, ridicules pour les gros.

Pour le coup, vous avez raison, eponine. Mais comment ça s'explique que, quand les petits patrons se plaignent, ils attaquent toujours les salariés, jamais Total et compagnie? S'ils le faisaient, ils bénéficieraient sûrement de plus de solidarité de la part des "fonctionnaires" (synonyme de feignants dans leur dictionnaire) et des "assistés" qu'ils écrasent de leur mépris.

C'est peut être ça, le bout par lequel il faut attaquer pour que ça change.
Si l'Etat n'est déjà pas en mesure de faire plier les multinationales comme Total et compagnie pour récupérer les taxes et impôts à hauteur de ce que payent les sous-traitants coincés dans une "fiscalité non optimisable", je ne vois pas comment ces derniers pourraient faire comprendre à leurs donneurs d'ordre qu'ils doivent facturer plus car ils doivent payer plus leur personnel.
C'est sans doute mal de s'en prendre à plus faible que soi, mais c'est généralement comme ça que ça se passe dans un rapport de force: les multinationales écrasent l'Etat qui écrase les sous-traitants qui écrasent leur personnel.
Par ailleurs, dans le dictionnaire des salariés, les fonctionnaires et les "assistés" ne sont pas beaucoup mieux lotis que dans celui des petits patrons, qui eux remportent quand même la palme du désamour tous dictionnaires confondus, sans distinction une fois de plus devant la diversité des situations.
Un peu fataliste (défaitiste?) votre réponse: "c'est pas bien de se dénigrer les uns les autres, mais eux font pareil, c'est comme ça, on peut rien y changer et on est pas les plus forts". Faut y croire un peu si on veut que ça change.
Vous y croyez depuis combien de temps ? Vous avez vu changer quoi ? En mieux, j'entends !

Mais je vous accorde que mon impuissance me rend assez défaitiste.
les charges sociales n'existent pas. Ce que doit payer le patron, c'est le salaire BRUT. C'est ca le dût au salarié. La différence entre le net et le brut, c'est des cotisations. Vous savez l'argent pris au salarié pour financer la solidarité inter salariés...

Quand on remet les mots dans le bon ordre, on voit surtout la réalité: le patronat n'as pas envie de partager le fruit du travail du salarié.

Ceci étant rappelé, il est vrai que les petites entreprises payent plus que les grosses, ce qui n'est pas logique. le vrai probleme de l’impôt n'est pas qu'il y en a trop, mais au contraire pas assez, et pas payé par les bonnes personnes. Rappelons le principe: plus t'as de fric, plus tu participes!

Et c'est loin d'être le cas.
[quote=Le fiscaliste]Les travailleurs non salariés (catégorie que vous citez) supportent seuls le poid des charges sociales et fiscales.

Comment, "seuls"? C'est nouveau, ça. Alors, la feuille d'impôts que j'ai reçue, les TVA inscrites sur mes tickets d'achat, les taxes locatives et foncières que je viens de régler, c'est tout des faux? Et je vous rappelle que les "charges" sociales, ça s'appelle "cotisations". Et que quand vous tombez gravement malade, vous êtes drôlement content de les avoir payées. Aux USA, yen a qui vendent leur maison pour soigner leur cancer.
Mais si, ce que veut dire le fiscaliste c'est qu'un indépendant finance seul sa protection sociale à l'inverse d'un salarié qui cotise avec son patron.
Ca ne donne pas droit aux mêmes prestations ni aux mêmes couvertures, et c'est logique.
Je travaille en Belgique et je ne connais pas le système de sécu en France mais d'après ce que je viens de lire, c'est à peu près pareil : il y a le régime salarié, le régime indèp et le régime agricole; les fonctionnaires ce doit être encore un autre truc. ici, il y a le régime salarié, le régime indèp et le régime fonctionnaire (qui ne cotisent pas pour leur retraite par exemple, ce qui pourrait être considéré comme une injustice mais comme c'est l'Etat qui prend d'un côté pour rendre de l'autre, c'est peut-être simplement plus "pratique" comme ça).
Concernant la maladie (en Belgique), si un employé tombe malade pendant un mois, il est indemnisé; un indépendant, non, et c'est normal vu qu'il cotise moins au truc. Il faut qu'il ait "vraiment" un cancer ou un autre truc grave qui le met en incapacité de travailler pendant plus d'un mois pour que l'indemnisation maladie s'active. Seulement ce risque que les indèp acceptent d'assumer, ce qu'ils parviennent très bien à faire quand ils ont de gros revenus, devient impayable pour ceux qui dépendent de revenus plutôt fluctuants et sérieusement imposés.
Une fois de plus, on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac de pommes, déjà parce qu'à la base ils n'y sont pas, ensuite parce qu'à l'intérieur même les pommes ne sont pas calibrées et qu'il y en a toujours de plus ou moins pourries.
Dire que l'indépendant supporte seul, ça n'a pas de sens, c'est une façon de présenter les choses qui effectivement fait penser aux indépendants qu'ils sont ponctionnés à mort.

Dans les faits, c'est souvent l'entreprise qui paye pour le gérant majoritaire (dans le cas d'une SARL). Dans la cas d'un artisan ou d'une profession libérale, la personne est elle même l'entreprise !

Ce qui doit être comparé, c'est le coût global.

Il faut mettre en face le cout global du salarié (toutes charges comprises), et le coût global d'un indépendant.

Et je maintiens que le coût d'un salarié est supérieur. Or, ces couts sont bien payés de la même façon, c'est à dire sur les revenus de l'entreprise.

Si les salariés touchaient l'intégralité de ce qu'ils coutent à une entreprise (salaires bruts + cotisations patronales) et qu'ensuite ils aient à reverser les charges, ils trouveraient aussi qu'ils sont trop ponctionnés !!!

La protection sociale des indépendants a aussi un coût, et je vois pas au nom de quoi ils devraient en être exonérés !
Je ne sais pas à quel régime vous appartenez mais moi j'exerce en tant qu'indépendant personne physique depuis plus de vingt ans, et je peux vous garantir que je paye seule et ma protection sociale, et mes impôts, et mon outil de travail qui sert à générer mes bénéfices. Et c'est pareil pour tous les indépendants que je connais ici, en Belgique, et c'est certainement le cas en France. Et mes cotisations sociales sont moins élevées que si j'étais salariée et c'est normal vu que j'ai moins de prestations qu'eux: je n'ai pas de congés payés, je n'ai pas de prime de Noel, je n'ai pas trois mois de repos maternité..., et si mes clients me lâchent et que je ne fais plus de bénéfices, je n'ai pas de chômage. Et je ne demande pas à être exonérée du coût de ma protection sociale et il n'a d'ailleurs jamais été question de ça. Elle me coûte (en Belgique) +/-25% de mon bénéfice après impôts et frais professionnels, alors que celle d'un salarié est d'environ 64 %, puisque c'est lui et son patron qui versent ensemble.
Enfin, c'est le patron tout seul, et c'est là qu'il râle parce que le coût global de son employé est selon lui trop élevé.
Et là, on touche le point (THE point, en anglais :) qu'il convient de changer dans les mentalités, à savoir: ce n'est pas le coût du travail qu'il faut regarder mais la plus-value du salarié, et ça ça change énormément d'une entreprise à une autre en fonction de la taille et du secteur et de l'activité.
Si je suis une entreprise à moi toute seule et que la plus-value que je dégage de mon activité est fortement réduite par l'ensemble de mes charges, j'ai pas intérêt à continuer.
Si je suis une multinationale qui engrange des profits faramineux pas seulement du fruit du travail de mes salariés mais aussi grâce aux montages financiers et autres, c'est pas bien de dire que les employés coûtent trop chers.
Si je suis un couple de boulangers avec une vendeuse payée 1300 euros nets et que je veux moi aussi avoir au moins autant qu'elle en poche, je dois faire un chiffre de 2300 (brut) x 3 (pour les 3 salaires) + les frais de magasin, matières premières... tous les mois et ça fait un sacré paquet de baguettes à vendre !
Dans ce dernier cas, la plus-value de la vendeuse ne sert pas à engraisser honteusement son patron mais à couvrir tous les frais qu'il a, dont elle.
Dans le cas de la multinationale, ses bénéfices sont tellement conséquents que le coût de sa main-d'oeuvre ne devrait pas l'empêcher de dormir.
Dans mon cas, si je veux gagner plus, faut que je travaille plus, à poids de charges égales. Si je bosse plus mais que mes profits sont annulés par une augmentation de charge, ça sert à rien.
Il y a des râleurs professionnels (j’entends déjà certains ici s'écrier quel toupé il a de parler de râleur alors qu'il n'a pas cessé de le faire ici, ici, et encore là... et patati et patata... à quoi je répondrai qu'il y a de bon et des mauvais râleurs)

Pour en revenir à l'article, il est clair que la concurrence "libre et non fossé" à fait naitre pas mal de problème et on peut comprendre que face aux chômages qui grimpent, les impôts qui augmentent mais pas pour tout le monde on cherche les boucs émissaires sans se rendre compte que ni la sécu, ni les chômeurs ne sont la solution à tous leurs maux.. Ah s'il connaissait tous Anne-Sophie Jacques et se chroniques économique, il n'en serait pas à ce niveau

Quoi qu'il en soit, il quand mêmes des journalistes qui, pour vendre leur feuille de choux, au lieu de faire de l'information, d'expliquer les impôts ceux qui en payent et ce qui n'en payent pas, préfèrent faire du populisme, donner aux peuples ce qu'il demande au lieu de faire une véritable enquête journalistique sur la fiscalité, l'emploi, la répartition de l'impôt, la finance etc...

Merci Anne-Sophie Jacques pour cette brillante chronique et aussi pour avoir mouché Daniel Shneidermann en lui faisant remarqué qu'il y avait d'autres manières de collecter la taxe, ce qui montre, d'ailleurs, que vous auriez fait une excellente journaliste/présentatrice (Je sais, je suis chiant mais c'est pour la bonne cause :-D )
Moi aussi, je suis un "quidam" "ulcèré" et "courroucé" ;-)
Anne-Sophie, on parle de gloubi-boulga, là, pas de bougli-boulga, enfin !
Surtout en inter-titre...
S'il vous reste du chocolat râpé et de la moutarde de Dijon, révisons donc nos classiques !
:-D
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