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Commentaires

Le MEDEF, les engrenages et les temps modernes

Le MEDEF a lancé ces jours-ci une campagne publicitaire dont voici les images :

Derniers commentaires

François Hollande plagie le Medef : http://soulcie.blog.lemonde.fr/files/2015/11/151116_lemonde-3615_blogs_internet_hollande_medef_liberte_web.jpg

:. Selon l'AFP « [l]a Constitution doit, selon lui, offrir un « outil approprié pour fonder la prise de mesures exceptionnelles pour une certaine durée sans recourir à l'état d'urgence et sans compromettre l'exercice des libertés publiques ». »
Same playeur shoote again: Merci Alain, je me régale!
Cher maître,

Nous balancer une photo comme ça avec un titre inexact et lapidaire, même pour rigoler, c'est pas sympa !

Peut on en savoir un peu plus ?

Louvroil est une ville ayant abrité une fondeur qui reviendra plus tard à Usinor
Chokier est lié à l'industrie de l'acier et de l'aluminium près de Liège ?
Mais sur cette photo ce sont des ouvriers, non ?
Allez, au cas où les auteurs de cette campagne passeraient par ici, je rappelle que cette connaissance-là sur les engrenages est du niveau " cycle 3" de l'école élémentaire, c'est à dire Ce2- Cm1- Cm2 ( donc des élèves de 7 à 11 ans...)

S'ils veulent réviser...
En fait, les engrenages qui tournent dans le même sens, ça existe.
Ca s'appelle des engrenages paradoxaux :
https://www.youtube.com/watch?v=6qIE0EVZSQg

Mais bon, ça reste une curiosité de mécanos.
Pour info, et un des deux l'a signalé a Korkos par twiter, mais les 2 hommes ne sont que des associés en rien un couple dans la vie... un peu limite le raccourcis.
"un quinquagénaire blanc et barbu, d'une jeune femme noire en léger surpoids, d'un couple d'hommes homosexuels, d'une jeune femme d'apparence maghrébine et d'un jeune homme tout blanc et barbu".

J'ai un doute : c'est vraiment ça que vous voyez où vous traduisez ce qui pourrait être un casting selon ces critères ?
Et pourtant, aux "trois jours", qu'on appelait autrefois "Conseil de révision", il y a, entre autres, des tests avec des engrenages. Faut-il en conclure que ces gens du MEDEF et ces créatifs ont tous été réformés, faute de pouvoir répondre correctement ?
A rapprocher de: Der Lauf der Dinge, Le Cours des Choses

https://www.youtube.com/watch?v=XniQwRFLTqc
On conteste, on dispute, on proclame, on ignore.
Chaque religion est une tour sonore ;
Ce qu’un prêtre édifie, un prêtre le détruit ;
Chaque temple, tirant sa corde dans la nuit,
Fait, dans l’obscurité sinistre et solennelle,
Rendre un son différent à la cloche éternelle.
Nul ne connaît le fond, nul ne voit le sommet.
Tout l’équipage humain semble en démence ; on met
Un aveugle en vigie, un manchot à la barre ;
À peine a-t-on passé du sauvage au barbare,
À peine a-t-on franchi le plus noir de l’horreur,
À peine a-t-on, parmi le vertige et l’erreur,
Dans ce brouillard où l’homme attend, songe et soupire,
Sans sortir du mauvais, fait un pas hors du pire,
Que le vieux temps revient et nous mord les talons,
Et nous crie : Arrêtez ! Socrate dit : Allons !
Jésus-Christ dit : Plus loin ! et le sage et l’apôtre
S’en vont se demander dans le ciel l’un à l’autre
Quel goût a la ciguë et quel goût a le fiel.
Par moments, voyant l’homme ingrat, fourbe et cruel,
Satan lui prend la main sous le linceul de l’ombre.
Nous appelons science un tâtonnement sombre.
L’abîme, autour de nous, lugubre tremblement,
S’ouvre et se ferme ; et l’œil s’effraie également
De ce qui s’engloutit et de ce qui surnage.
Sans cesse le progrès, roue au double engrenage,
Fait marcher quelque chose en écrasant quelqu’un.
Le mal peut être joie, et le poison parfum.

Le crime avec la loi, morne et mélancolique,
Lutte ; le poignard parle, et l’échafaud réplique.
Nous entendons, sans voir la source ni la fin,
Derrière notre nuit, derrière notre faim,
Rire l’ombre Ignorance et la larve Misère.
Le lys a-t-il raison ? et l’astre est-il sincère ?
Je dis oui, tu dis non. Ténèbres et rayons
Affirment à la fois. Doute, Adam ! nous voyons
De la nuit dans l’enfant, de la nuit dans la femme ;
Et sur notre avenir nous querellons notre âme ;
Et, brûlé, puis glacé, chaos, semoun, frimas,
L’homme de l’infini traverse les climats.
Tout est brume ; le vent souffle avec des huées,
Et de nos passions arrache des nuées ;
Rousseau dit : L’homme monte ; et de Maistre : Il descend !
Mais, ô Dieu ! le navire énorme et frémissant,
Le monstrueux vaisseau sans agrès et sans voiles,
Qui flotte, globe noir, dans la mer des étoiles,
Et qui porte nos maux, fourmillement humain,
Va, marche, vogue et roule, et connaît son chemin ;
Le ciel sombre, où parfois la blancheur semble éclore,
À l’effrayant roulis mêle un frisson d’aurore,
De moment en moment le sort est moins obscur,
Et l’on sent bien qu’on est emporté vers l’azur.

Victor HUGO
Recueil : "Les Contemplations"
Les temps modernes : la machine à cash !
http://cfdt.loreal.aulnay.free.fr/images/avril2014.jpg
Les engrenages des temps modernes. Nous y voilà ce matin.
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