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Le Maire et "nos femmes" : l'accident qui devait arriver

Soulagement général après l'affaire "nos femmes". Le tweet de BFMTV était erronné, la chaîne a rectifié

Derniers commentaires

Contrairement à ce qu'écrit Daniel, il y a bien une différence de nature, pas uniquement de degré :

La parole de monsieur Le Maire, quoi qu'il ait pu dire ou ne pas dire, est d'une nature assez insignifiante.

Vraiment pas de quoi susciter l'activation des défenses immunitaires du pays, et ce sujet ne fera sans doute pas 1200 messages dans les forums d'@SI... sauf si on se remet à parler du burkini.

La menace de la burkinisation, par contre, même signalée pour l'instant à dose homéopathique, est d'une nature autrement plus sensible et réactive sur le corps social, comme on a pu le constater.
On ne lui a pas fait dire " nos épouses!
Sans oublier le machisme de certains médias, comme le Sunday Times, auteur du magnifique encadré reproduit ici:
http://www.theguardian.com/politics/2016/sep/04/sunday-times-criticised-portrayal-of-female-politicians-without-children-nicola-sturgeon
" Les Républicains..."Ne pas oublier les guillemets parce qu'ils n'ont Rien de républicain.
L'inventeur du sobriquet a cédé sa place au très catho Wauquiez dont le féminisme n'est pas flagrant...Et le dit inventeur est aujourd'hui renvoyé devant la justice pour s'expliquer sur ses débordements de l'époque où il avait adopté le pseudo de Bismuth pour tromper la justice.
Et voilà ses ouailles qui hurlent au complot orchestré par Hollande, qui agirait comme le fit l'autre pendant 5 ans.... Vous avez dit REPUBLICAINS?
Et Lemaire dans tout ça ? Il est macho, comme les autres et ne sera jamais président. Espérons le.
Pour ma part, je trouve cette chronique scandaleuse, totalement immorale.

Justifier le passage du "vrai" au "vraisemblable" vous engage sur des pentes les plus dangereuses, c.à.d de la justification des ragots par des raisonnements du type "il n'y a pas de fumée sans feu" et autres balivernes. Dans un débat public sain, la seule chose qui compte est ce que les gens disent réellement, pas ce qu'on imagine qu'ils auraient pu dire. C'est du pur procès d'intention qui n'engage par ailleurs que l'imaginaire de son énonciateur.

Par ailleurs, que des tweets de BFM soient pris au sérieux est en soi le signe d'un énorme problème.

"La différence entre la réalité et la fiction ? La fiction a besoin d'être crédible" Mark Twain.
Débat public décorrelé de toute réalité, oui et non. Oui si on se focalise sur l'usage du pronom possessif. Non si on l'oublie pour se concentrer sur ce qui a effectivement été dit, sur ce discours identitaire autour d'une culture fantasmée. Que ce soit à propos de Le Maire ou du burkini, le débat public est tout à fait correlé à une réalité. Le véritable problème est qu'une bonne part du système médiatique est tellement enfoncée dans cette réalité qu'elle a l'air de perdre la faculté à se distancier, abandonnant un point de vue d'ensemble au profit de détails.

Le Maire peut prétendre sans problème que "notre culture" "a toujours défendu l'égalité entre les hommes et les femmes", les féministes sont prié-e-s de la mettre en veilleuse, il n'a pas dit "nos femmes". Il peut également dire qu'en France "les femmes sont visibles" qu'elles n'ont "pas vocation a être dissimulées", celles dont on a piétiné les libertés fondamentales cet été par exemple - pour les dissimuler justement parce qu'elles étaient trop visibles (mais leur corps, pas assez) - apprécieront.

C'était la même mécanique à l'oeuvre il y a quelques jours à propos de Fourest. On oublie à peu près tout de ses différents mensonges (dans sa chronique sur France Culture et face à Caron) pour se raccrocher à un détail qui ne change strictement rien au fond de la discussion : une victoire sur un délais de prescription. Même ASI a titré qu'elle avait en fait "anticipé" sur le plateau d'ONPC.
annulé
L'accident qui devait arriver, également parce que l'idée qu'il y a "eux" et "nous" s'implante de plus en plus profondément et largement.
En matière d'équilibre hommes-femmes en politique dans les pays de l'UE, heureusement que l'Allemagne, l'Espagne et le Portugal sont là pour équilibrer le déséquilibre français qu'on peut simplement taxer de machisme.

En tous les cas sur la photo du cette marée d'hommes du parti autotaxé de républicain, y a pas beaucoup de voile, burka et burkini
Ah ah! Le possessif "notre langue", "notre culture" (Qu'ont dit les culturistes?) est abusif aussi et montre en creux l'auto-censure qui a dû s'opérer pour ne pas dire "nos femmes". Ça sent le "chez nous" qui n'est pas très hospitalier envers les émigrés.
Le renouveau politique n'arrivera pas par la droite. Derrière cette porte, il y a une autre porte. Derrière ce masque, il y a la même chose, encore et encore. Les mêmes obsessions, les mêmes croyances de comment rallier l'électorat.
Il a eu raison le gars de bfm! On gagne du temps.

"Presidential election of The Mayor is in jeopardy because he says our women" en version internationale et hop, c'est plié. Au suivant.

On en a déjà assez, faux sondages, petites phrases d'appui de people à untel et coups bas. Et ça va opérer et réussir.
Un grand bravo aux communiquants qui ont transposé ici les bonnes techniques de là-bas.
Les commentateurs qui pour certains furent formés autrefois au journalisme vont pouvoir multiplier par trois le temps des ineptes campagnes électorales.
Primaires, pas primaires, qui, qu'est-ce qu'ils ont dit, se sont ils croisés et salués, on en vient à faire un éditorial sur un quidam nommé "Le Maire" dont tout le monde se fout chez les 99%, qui aurait dit un truc pas très judicieux, la bonne affaire.
Ce qui n'empêchera pas un loser des primaires de devenir premier ministre, ni deux méga-losers du fiasco de 2002 de devenir présidents.
Et @si comme suiveur prétendument critique, fait sa mousse avec comme les autres dans un manque criant de point de vue original ou décalé... (Klaire, reviens!)
On (enfin moi au moins...) veut du journalisme, du quatrième pouvoir, pas du commentaire, pas des pigistes qui traitent de tous les sujets et sont spécialistes de tout et plein de leur arrogance de journaliste.
@si est quand même un site créé par défaut après une mise à l'écart du douillet service public, et actuellement l'essentiel du contenu se résume au papier de l'éditocrate toujours pigiste rémunéré par les contribuables et le très patriote Drahi, qui renfloue cet organe néocon qui aurait du couler depuis longtemps selon les équilibres qu'il veut imposer à l'économie des autres.
Quant au principal fournisseur de contenu, le journaliste multi-carte R.A., sa bio n'est pas disponible, il ne semble avoir aucune référence en dehors de ses 2 ans chez @si, un junior au mieux de mon temps, ce qui fait qu'il devait être à l'école primaire lors de mon premier abonnement internet...et se décrit sur lérézos comme "half-bored, half fascinated" (in english of course), expliquez-moi en quoi ce projet professionnel est en mesure de créer un début de crédibilité? J'aurais plutôt attendu un truc genre "100% passionated, 0% fan".
Je voulais pas me réabonner, je l'ai fait quand même, j'aurais pas dû.
Bonjour
Ce matin à l'unisson (je le suppose par les temps qui courent où la bêtise rôde en meute) le sujet était la "raclée" de Merckel dans un land allemand. Et pourtant bien loin de moi de prôner sa politique économique allemande-centrée.
A les entendre, ils se réjouissaient d'annoncer une telle défaite sans se rendre compte qu'ils soutenaient des idées racistes et xénophobes. Au moins Merckel était cette fois-ci humaine et sa défaite est celle de l'humanité et de l'aide à des personnes chassées de leur pays.
Triste époque de banalisation d'actes inacceptables humainement.
excellente analyse! :)
en même temps dans la même phrase il a dit "notre culture, elle, a toujours défendu l'égalité entre hommes et femmes". Dans le genre réécriture de l'histoire c'est du niveau Fillon ou Lorent Deutsch.
C'est l'arbre de la crétinerie qui cache la forêt de la connerie. ça n'aurait donc pas été surprenant qu'il dise ça, le niveau étant ce qu'il est.
Pourquoi cet emballement ? Mais parce que Twitter c'est comme la loi à l'Ouest du Pecos : pendre d'abord, juger ensuite !

BFMTV s'est excusée (pouvait-elle faire autrement) mais qui a lu les excuses des journalistes et politiques twittos dont on peut dire que si le ridicule tuait, Drahi et cie n'auraient pas besoin de restructurer leur rédactions, des électeurs auraient besoin de retourner aux urnes (ah non, les suppléants reprendraient dare-dare la boite à konneries) ?

Et d'abord, il n'y a que les barbus enqamisés à pouvoir dire « nos femmes ».

lien
Oui, c’est à la suite de la décision du maire de la petite ville corse d’interdire le maillot de bain couvrant, alors qu’il ne s’agissait que d’une forme de privatisation d’une plage publique, en gros le refus de la partager avec d’autres, que toute une série d’édiles de droite (dite forte) s'est mise à pondre des arrêtés. Aucun journaliste n’a mené l’enquête sur la réflexion et la décision (pourquoi avoir dévié d’une rixe entre hommes à une tenue de bain féminine ?) de ce maire et sa répercussion sur les rivages de la Côte d’Azur.
Tous les candidats à la primaire de droite sauf Juppé ont promis de faire une loi anti-burkini. Personne n'a parlé de légiférer contre les coiffes masculines kippa et djellaba.
Une affaire d'hommes, oui.
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