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Le gouvernement veut surveiller la presse en ligne

Selon une annonce parue au Journal officiel, le gouvernement souhaite mettre en place une veille particulière sur les sites de presse et les blogs de journaliste. La perspective affole certains blogueurs, qui y voient une volonté de normalisation. Légitime inquiétude ou paranoïa ?

Derniers commentaires

Je continu mon monologue, mais j'ai l'impression que le lien ne fonctionne plus.
Je mets ce lien ici.
Il mériterait un sujet à part entière, peut être est ce déjà fait, dans ce cas je suis en retard...

La machine est en marche.

Entre ça, plus vos articles, plus le vite dit sur Lang, plus... et plus...

Je commence à avoir sérieusement peur.
Il a raison ! Il faut qu'il sache que parfois la presse est très libre...avec lui :

http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/?p=70422833

Bon, d'accord, c'est la toile du Québec, mais pas mal, nan ?
Ca me fait penser a des techniques de vendeur d'assurance:

"Non non, on fait que parler, ne vous inquiétez pas"
"Bon, d'accord, mais sans engagement, vous savez que vous perdrez votre temps avec moi..."
...
"Donc, vous voyez tout les avantage en utilisant notre produit"
"heu, oui..."
"Donc c'est d'accord, une petite signature ici s'il vous plais"
...
"Je voudrais renoncer a ce contrat, j'ai eu la sensation d'être manipulé"
"Ceci n'est pas possible, mais en rédigeant un formulaire XXX avec accusé de réception..."

Le vendeur peut se dire qu'a aucun moment il n'a forcé la personne a signer quoi que ce soit, qu'il n'est pas comme le concurrent qui lui va uniquement voir les personnes agés et plus facilement manipulable...

Même si Sophie n'en avait pas la moindre intention, cela n'enlève pas ce goût de commercial pourris qui reste en lisant les explication des deux cotés de l'histoire...
Se cacher derrière le respect des lecteurs pour couvrir cela, alors que ceux ci sont justement sur @si pour voir ces méthodes être décortiqué et analysé, et non utilisé pour créé du contenu façon lémédia.

Pareil que le pauvre gars et son assurance, Navric s'est fait manipuler sans trop s'en rendre compte.
Les circonstances font que le commentaire aurait du etre changé (mis sous anonymat ou retrait) avec explication en fin d'article.
Si @si ne peut pas prendre le recul necessaire pour comprendre ce point de vue, il y a un problème quelque part.

J'espère que lumière soit faite sur cette histoire, et non caché au seins du forum...
Cet histoire n'est peut etre qu'un mauvais mal entendu, et j'espère que cela changera les méthode d'@si
Drole de conclusion sur les deux dernières phrases...
Vous êtes bien jeune Sophie, ce qui est charmant, et pas tellement durable, malheureusement...

Si vous l'étiez moins vous sauriez que le rêve de tout candidat tyran est de mettre un policier derrière chaque citoyen,

Et un deuxième policier pour surveiller le premier (au cas où il copinerait avec sa victime potentielle)

Puis un troisième pour s'assurer que les trois premiers ne montent pas une association de malfaiteurs...

Nous en sommes là, le problème c'est le pognon, parce qu'on est un peu fauchés ces temps-ci, à force de faire n'importe quoi !

Mais on va le faire à crédit, pas de souci, nos petits enfants financeront volontiers le surveillance intensive de leurs grands parents dans un lointain passé...

***
Sur la "polémique" Narvic: l'indignation vertueuse de Narvic est symptomatique d'une haine diffuse qui s'est répandue, depuis une paire d'années, chez des blogueurs qui s'estimaient propriétaires d'un moyen d'expression à l'essor duquel ils avaient largement participé, et dont ils voyaient, petit à petit les Journalistes prendre le contrôle, sinon technique, au moins médiatique. Cette haine du Journaliste, dont l'amusante particularité est de se retrouver de façon communément partagée dans des blogs aux opinions souvent fort divergentes, voire franchement hostiles (Embrums vs Petaramesh par exemple), a commencé par une crispation jalouse: comment! le Journaliste, véritable coucou du blog, vient faire le kakou dans la blogosphère, et , pire que tout, nous donner des leçons de professionnalisme (qualification des sources, vérification des faits rapportés, respect des personnes...) alors même qu'il est de notoriété publique que le Journaliste n'est que fourberie, duplicité et incurie. Le Journaliste ne connaît pas ce dont il parle et ne parle pas de ce qu'il connaît, c'est bien... connu! Alors que ce triste Sire puisse venir polluer le merveilleux univers des blogs, alors même qu'il est incapable de pisser du code, c'est quand même un peu fort, non?... Puis cette crispation jalouse s'est transformée en envie bilieuse: il devint bien vite insupportable aux notables des Blogoländer de voir les Journalistes prospérer (et avoir de l'audience) sur un terreau dont la pureté ontologique aurait dû être réservée à ces êtres supérieurs et bons qui maîtrisent Content-Style-Type et opensearchdescription+xml autant qu'ils rayonnent d'une supérieure compréhension des choses de ce monde. Si l'on ajoute une bonne dose d'autosatisfaction et des égo souvent hypertrophiés, on a, en germe, le ferment de cette haine diffuse qui envenime aujourd'hui les relations journalistes/blogueurs. Avec, en prime, le douloureux paradoxe suivant: les blogueurs ont malheureusement souvent besoin de la surface médiatique des journalistes pour que la pertinence de leurs analyses ou l'exclusivité de leurs informations trouvent un écho au-delà de leur petite dizaine de commentateurs laudateurs et ravis. Rappelons-nous Télérama , ou encore Le Monde, il y a à peine trois ans : les pires contempteurs des journalistes d'aujourd'hui avaient les fesses qui rosissaient de plaisir à la seule évocation de leur nom dans ces colonnes au prestige alors encore intact! D'où, probablement l'ambivalence de ce pauvre Narvic "piégé": non j'ai pas dit ça, mais comme ça, ça me va. "Parlez-moi d'moi, y a qu'ça qui m'intéresse", mais ne dites pas que je vous y ai autorisé, en quelque sorte... Tout celà est un peu vain et, ma foi, bien distrayant.
Sur le fond: pas de quoi s'émouvoir, en effet. Les entreprises pratiquent depuis maintenant plusieurs années la "surveillance" - la veille - des blogs où l'on parle d'elles . Et avant, depuis la fin des années 90, celle des forums. Le gouvernement n'a qu'un train de retard, c'est tout. Et c'est bien le mérite ( et le travail) d'une journaliste d'objectiver les états d'âme de blogueurs dont la paranoïa tutoie parfois le délire de persécution.
Idem pour moi , les coups de fil , coups de mail , ce n'est pas très clair .
Il n'a jamais ici été question d'une manipulation quelconque. Voici la réponse que j'ai faite à Narvic sur son blog :

A arretsurimages.net, nous vous lisons régulièrement et nous apprécions souvent vos analyses. Intéressée par cette histoire d’annonce publiée dans le journal officiel à laquelle vous avez donné une résonance particulière, j’ai choisi d’entrer en contact avec vous. Pas pour une interview destinée à être publiée sous la forme d’un « 3 questions à », mais pour en effet faire connaissance et aller plus loin sur le sujet en question. Au téléphone, s’il était parfaitement clair que les informations que vous me donniez alors sur votre parcours personnel n’étaient pas destinées à être rendues publiques, je ne pensais pas qu’il en était de même pour votre discours sur les informations publiées sur votre blog.

Votre discours sur le « off » des journalistes m’ayant semblé intéressant, je vous ai envoyé un mail pour m’assurer que cela ne vous posait pas de problème si je le citais. Vous avez reformulé la citation en question, l’avez complétée, et m’avez répondu « dit comme ça, ça me va ».

Mon article a donc été publié hier soir vers 22h. Dans la nuit, vous avez changé d’avis et m’avez demandé de retirer vos propos. Or, nous ne souhaitons pas dénaturer l’article tel qu’il a été publié.

Contrairement à ce que vous écrivez ici, je n’ai nullement tenté de vous « manipuler » ou de me « payer un blogueur ». Je suis navrée de cette interprétation de votre part.
En clair ça veut dire que vous vous êtes suffisamment couverte dans votre courriel, mais que la démarche est tout de même très limite. Notamment, le coup du "Je vous cite mais ce n'était pas une interview", alors quoi ? un micro-trottoir ?

Tss tss,
Bonjour, je trouve également un peu juste " nous ne souhaitons pas dénaturer l’article tel qu’il a été publié ".

Qui ce "nous" englobe-t-il ? La rédaction dans son ensemble, préalablement consultée ? Daniel également ?

Swan.
Je trouve également la ligne de défense bien faible.

L'avis personnel de Narvic est un avis parmi beaucoup d'autres. Que ce soit Narvic qui le dise ou quelqu'un d'autre ne change pas grand chose, sinon rien, à la nature de ce qui est dit et donc au contenu de l'article.

Je ne vois donc pas de raison fondée de ne pas respecter sa demande de retrait.
Bonjour,
lecteur d'@si et de Narvic, j'apprécierais également qu'@si mette cette histoire au clair.
Bertrand
<>
en ces période de récession économique ,intérêt , emprunt c'est d'actualité mais ne s'agirait-il pas de
<>
Narvic apporte une précision sur ses propos.
Bah voyons....

la liberté de la presse ne s'est jamais aussi bien portée que depuis 3 ou 4 ans (merci internet et les bloggers)...du coup forcément, ils veulent serrer les boulons !

C'est une question de contrôle tout ça : un soupçon d'Hadopi pour tenir en laisse les internautes, une pinçée de surveillance des médias en ligne, un zeste de propagande sur le service public...tout va bien !

C'est vrai que si le phénomène d'information "non filtrée" via les blogs et les sites indépendants vient à croiser celui des flash mobs...ça pourrait faire pas mal de monde dans les rues !

Après il y a un autre problème, celui de la désinformation. Comment être certain de la véracité des propos tenus sur les blogs ? La c'est le boulot d'@si...

http://we-the-people.over-blog.com/
Mouais....

Le web n'est pas limité aux journalistes...

Et que peut un gouvernement contre un blog en Francais hébérgé au panama, par un anonyme (qui vit de la pub)?

Réponse: Rien.

Cf pour s'en convaincre les forums d'AL-Qaida qui sont bel et bien en ligne.
L'appel d'offres me semble tout à fait clair : l'Elysée cherche un prestataire pour disposer d'une revue de presse hebdomadaire d'une cinquantaine de sites. Rien de choquant là dedans, si ce n'est de recourir au privé, alors qu'on sait que le nombre de collaborateurs du Palais a explosé ces dernières années. Et puis, quand on connait le prix des consultants, la somme annoncée ne semble pas démesurée non plus.
Dans la critique de Sarkozy et en particulièrement de sa volonté de maitriser les médias (réelle), je pense qu'il faut quand même garder un peu de mesure, sinon, on va vite dire n'importe quoi et au final décrédibiliser toute critique, même pertinente.
Oui, bon article où l'on retrouve les principales réactions à cette idée du gouvernement.
Sur les 130 000 euros, je ne connais pas grand chose au domaine concerné, mais ça me paraît beaucoup quand même : "surveiller" (donc lire et décortiquer) quelques 50 sites et blogs ne nécessite que quelques petites heures de travail par jour (même pas l'équivalent d'un poste à mon avis).
COUCOU NICO !!!
130 000 € ! où est le guichet d'embauche? Je suis candidat.
Très bon article, nécessaire, précis...
Merci Sophie.
Il me semble qu'on pourrait faire ici l'analogie avec les revues de presse, ce grand classique des Ministères. Rien d'anormal, une veille.

Mais bien sûr ce qui rend parano, ce sont les pratiques de plus en plus visibles de l'Elysée de contrôler les médias, via le nerf de la guerre, l'argent.
Et si l'objectif est de pouvoir surveiller les journalistes pour faire pression sur eux via leur direction, alors c'est la perte d'un espace de liberté...
Ils devront faire comme avant, user d'hétéronymes.

http://anthropia.blogg.org
Walpole ne sait si la volonté répressive du gvt de Little Nikos aura gain de cause sur la Presse en ligne mais la surveillance des Artistes d'Art contemporain a déjà commencé. Voilà ce que le Nouvel Observateur nous rapporte :


"A la Foire Internationale d’Art Contemporain de Paris, ce vendredi après-midi, le Groupe Recherche et Investigation du Commissariat du huitième arrondissement de Paris est intervenu sur le stand où étaient exposées les œuvres photographiques d’Oleg Kulik. Les policiers ont saisi les œuvres « litigieuses » pour les photographier et les ont ensuite remises au commissaire de la FIAC. Cette opération a nécessité cinq agents en civil qui ont été rejoints ensuite par quatre hommes en uniforme. Gilles D., un galeriste qui visitait la FIAC a assisté à l’intervention : "Les policiers étaient en train de fermer le stand (...) et de pousser tout le monde dehors".

Walpole ne connait pas les œuvres de Kulik. Il s’est juste promené sur les sites qui offrent quelques photos. Des photos de nus, des montages bruts de décoffrage, des rapprochements Homme-Animal souvent saisissants. Dans les interviews d’Oleg Kulik, Walpole a trouvé que dans sa gamelle, il y avait à boire et à manger : « Je considère ma naissance comme une performance amusante. Ma mère est arrivée à la maternité quand Gagarine est arrivé dans l’espace. Les gens de l’hôpital criaient : « l’homme est dans l’espace ! ». D’autres disaient selon l’expérience précédente : « Ce n’est pas l’homme qui est dans l’espace, c’est le chien ». Ma mère entendait donc ces voix : « L’homme, le chien dans l’espace ».
Depuis, pour l'artiste, ce fut une évidence : l'Homme est un chien.
Walpole ne veut pas, lui, d'un Art à quatre pattes. Il ne voudrait pas non plus qu’Oleg Kulik se retrouve au chenill. Puisse son travail continuer de nous montrer les crocs.
Sans laisse, en toute liberté.

Walpole aux abois avait juste envie... d'aboyer. [http://www.pensezbibi.com]
Merci Sophie , vous êtes très en forme ! Si on se réfère à la photo que vous avez mise en tête de votre article ( c'est Kouchner qui tient les jumelles???) on a du souci à se faire avec ce nouveau projet bigbrotheresque. Qu'en pense M.Princen ?
Je pense que ça va être un beau sujet pour la prochaine émission d'@si. J'ouvre les paris.
Amicalement
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