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Le drôle de monde de Homeland

C'est reparti ! En octobre débute la saison 4 de la série Homeland et avec elle son lot de polémiques et de clichés sur certaines parties du monde et la lutte anti-terrorisme. Un premier teaser et une affiche promotionnelle ont été publiés sur Internet et n'ont pas franchement fait l'unanimité. Après l'Iran, le Liban et le Venezuela, le Pakistan, où se déroulera l'action de cette quatrième saison, sera-t-il la prochaine victime de

Derniers commentaires

La première saison était trés bien, toute en nuance on va dire pas rapport au 2 suivantes. Hélas pour la 2éme et la 3éme on se retrouve avec un show manichéen, du bon gros propagandisme bas du front façon 24. Les scénaristes mélangent tout, un barbu est un barbu, Al quaeda allié a l'Iran on en rirait presque ... Heuresement la CIA elle sert le bien de toutes les manières, la fin justifiant les moyens.

La saison 4 ce sera sans moi, (SPOIL) .......d'ailleurs avec Brody mort on se demande encore l'intérêt du truc.
Je voudrais réagir au vite-dit sur le FBI-pousse-au-crime, je le fais ici :

Pour dire d'abord que le plus fou dans tout ça c'est que comme on s'en doutait un peu (beaucoup), on n'est même plus choqués.

Pour dire aussi que, la technique étant très efficace pour asservir le peuple, on retrouve ça partout, comme chez nous en ce moment avec la complicité Valls-LDJ.

Pour dire enfin, sans faire de procès à quiconque, que l'expression "des musulmans" m'a choqué, m'a donné le sentiment que la liaison musulman-terroriste est acquise et sonne comme une évidence. C'est rien d'autre qu'une maladresse, j'en suis convaincu, mais voilà, c'est dit, et ça a comme un pouvoir subliminal. Comme un virus, un poison qu'on transmet en étant "porteur sain".
Et qu'une expression "des juifs" vous aurait valu les foudres de tout l'internet, classant irrémédiablement @si dans la Dieudosphère. Et peut-être que vous-même, Robin Andraca, ça vous aurait sauté aux yeux.
Cette photo me fait penser à une autre, parue dans un magazine de programmes télé, où l'on pouvait admirer le beau visage blanc de Zabou Breitman, tourné vers nous, se détachant sur la peau noire des indigènes dénudés qui eux nous tournaient tous le dos, dans " Rendez-vous en terre inconnue".
Autre coquille, l'universitaire britannique est Fawaz Gerges et non Georges ! C'est dur les vacances !!!
Franchement cette analyse est un peu curieuse. D'une part, Homeland est une série. Donc une fiction. Si réellement (mais j'en doute fortement) des pays refusent de discuter avec les États-Unis parce qu'une série américaine les montre sous un mauvais jour, c'est que ces pays ne sont franchement pas près d'être fréquentables. Ensuite, comme quelqu'un le dit plus haut, Homeland donne largement une aussi mauvaise image des États-Unis qu'elle le fait de l'Iran ou des terroristes proches d'Al Qaïda. Bref, ce n'est qu'une série (la première saison était excellente, la deuxième un peu moins, et la troisième plutôt mauvaise).
Enfin, c'est tout de même drôle encore aujourd'hui que quelqu'un puisse qualifier de manière générique les séries de "merde" alors qu'il ne les regarde manifestement pas. Certaines d'entre elles sont de purs chefs-d'œuvre comme @si le rappelle régulièrement. Critiquer doctement Homeland et ce qu'elle véhicule ou pas, quand on n'a pas vu la série, est un procédé un peu discutable (ceci ne s'adresse pas à l'auteur de l'article, mais à au moins un commentateur).
Moi j’ai vu la saison 1 de Homeland. C’est de la merde.

Dans le même genre il y a Tyrant en ce moment. C’est de la merde.

Pourquoi regarder de la merde ? Parce qu’à condition d’adapter un second niveau de lecture (la mentalité des ricains ou plus rigoureusement ce que les élites américaines aimerait bien qu’elle soit parmi le peuple US) ça devient passionnant. Par exemple dans Tyrant, c’est : comment un petit enfant du pays des ploucs (un pays indéfini, mais musulman/arabe/arriéré/féodal/dictatorial, forcément…) qui a appris la démocratie aux US va enseigner la démocratie à ces ploucs (bonjour le complexe de supériorité). Remarquez que ce qui est intéressant dans cette série, c’est le côté “on a finit de jouer au cow-boy qui tire puis qui discute après" mais on va tenter la diplomatie. Elle marque un tournant par rapport aux série plus brutasse qui traite du terrorisme. Ça ne l’empêche pas d’être un grand classique de la propagande avec une relecture adaptée des révolutions arabes et les lieux communs qui vont bien avec (pensez donc que c’est youtube – une boîte américaine quelle coïncidence – qui sert d’argument massue en faveur de la démocratie (qu’est-ce qu’on se marre, on devrait requalifier ce genre de série dans la catégorie comédie). Truc rigolo aussi, c’est que la série ne peut s’empêcher de tracer des similitudes entre les USA et le pays indéterminé-mais-musulman, sans les interroger, pas de traitement spécifique de ce qui est pourtant plus que troublant… Par exemple la peine de mort… qui ne posera pas un bien grand cas de conscience au gentil pour qui seul la présence d’un procès importe. Ou encore présenter un clivage entre les droits-de-l’hommiste (UE) idéalistes vs les autres : et les autres ce sont les USA et le pays-indéterminé-mais-musulman-donc-arriéré mis dans le même sac, explicitement.

Et ça c’est vraiment un point central, qu’on finit par comprendre en regardant ce genre de série, dans l’idéologie politique américaine : c’est la “liberté” qui est défendue, mais pas n’importe qu’elle liberté : elle a un contenu bien précis et correspond à une certaine vision du mode de vie américain (plus fantasmé que réel d’ailleurs à mon avis), dont quelques droits individuels il faut le reconaître. Rien à voir avec notre manière de voir européenne, si bien que les ricains dans cette série se présenteront parfois comme plus proche de la dictature que d’une démocratie européenne quelconque. C’est drôlement curieux cette manière de présenter les choses, comme s’ils ne pouvaient s’empêcher de remarquer que malgré leurs efforts à présenter un monde binaire et très manichéen, le désigné gentil peut être sensiblement sur la même longueur d’onde que le méchant désigné.

Pour rendre le tout crédible, on fait genre que l’ambassadeur américain est cynique et qu’il veille à défendre avant tout les intérêts de son pays, pour justifier qu’il se satisfait assez bien d’une dictature. Mais dans le même mouvement, de manière assez *obvious* dira-t-on, la série exonère les USA de toute responsabilité **directe** dans la mise en place et le maintien de la dictature. Les USA sont présentées comme n’ayant peu voir pas d’influence sur le cours des choses.

Pour le reste, ça a les mêmes travers que toutes les séries américaines : des pseudo-intrigues de palais (mal ficelées) remplie de préjugés sur ce que peut être la politique dans une dictature entre-coupé de scènes d’actions qui en mettent plein la vue (quoique Tyran reste assez sobre), de la parlotte vide de sens qui rabache les mêmes valeurs morales américaines de série en série (famille-liberté-violence).

Pour Homeland, c’est plus loin dans mes souvenirs, mais pareil ça valait pas un clou. Le truc c’était de savoir si un ricain rentré d’un long séjour de captivité chez les arabes/musulmans (toujours) était passé à l’ennemi. Agent/agent double/agent triple pour faire genre y’a une intrigue. Sauf que les ricains c’est les ricains, rien dans la finesse : un coup ils donnent un indice comme quoi il est de tel côté, un coup ils donnent un indice comme quoi il est de l’autre, puis pas de demi-mesure : ça se règle à coup de bombe et de meurtre (j’exagère à peine). Pfff au bout d’un moment ça finit par lasser cette histoire-là. Quelque chose d’un peu plus fin, moins tourné à la façon “tu vas voir comme je vais te faire tourner le téléspectateur en bourrique”, avec moins d’intrigue à la con et plus de remise en question des personnages, sur leur manière de voir la guerre, etc. au fur et à mesure que le temps passe, ça l’aurait fait. Un truc intéressant sur cette base ça aurait été de voir la captivité, son évolution psychologique, ses doutes sur la réalité de la guerre, ses hésitations, en entrant un peu dans la manière de vivre dans les pays arabes (pas juste réduire l’Islam à une ablution+prière par exemple) de manière documentée (parce que le budget pour en mettre plein la vue au téléspectateur est là, par contre on cherche encore les consultants/experts qui ont donné leur aval à ce genre de *bullshit* car même sans rien y connaître – c’est mon cas – ça pue la caricature et les préjugés à plein nez), ou encore la réalité “sur le terrain” des soldats envoyés en Irak (y’a une autre série qui traite de ça, qui sort un peu du lot d’ailleurs même s’il y a toujours cet insuportable côté rentre-dedans et qu’on retrouve un grand classique de la propagande ricaine : les hommes de terrain vs les bureaucrates déclinée dans l’armée) et ce qu’ils ont pu vivre, et pour finir comment est vécu le retour au bercail (y’a du bon à faire au niveau des personnages, un gars qui rentre d’une longue captivité, qui a sympathisé – bien sûr on dira de lui qu’il a le syndrôme de stockolm mais lui ne le verra pas ainsi) vis-à-vis de l’acceuil qui est réservé aux soldats qui diffère de ce que les soldats éprouvent eux-même (ça c’est quelque chose qu’on peut parfaitement noter en écoutant les témoignages de vétérans, malheureusement ces derniers ont bien souvent du mal à exprimer précisément ce qu’ils ressentent et pourquoi ils n’arrivent pas à le faire passer à leur proches). Fondamentalement, cette série c’est une bonne idée de départ, complètement ruinée.

Bon j’espère que ce que j’écris reste lisible, un peu la flemme de me relire/bien mettre en forme et je m’en excuse d’avance.
Attendez voir, ça voudrait dire que les fictions ne respectent pas... La réalité ?!

Mince alors, je pensais que tous les arabes étaient des terroristes.
Petite coquille : la rue commerçante libanaise se nomme Hamra, et non Harma.
la page n´existe pas ?
Commençons par une petite critique sur la forme: vous semblez croire que tous vos lecteurs connaissent Homeland. Il faut attendre la treizième ligne pour comprendre qu'il s'agit d'une série ! Et bien non, un lecteur comme moi n'en a jamais entendu parler, et j'ajouterai qu'il se branle de ces séries de merde même s'il est intéressé d'apprendre leur existence par @si. Merci d'en tenir compte.

Sur le fond, il est intéressant de constater que la réalité va plus vite que la fiction : l'Iran est désormais un allié stratégique des États-unis pour tenter de démêler le bourbier iranien. Merci W.

Enfin cette affirmation de The Wrap semble approximative : “Il y a une tendance de la part d’Hollywood à reduire le reste de l’humanité à ce que l’on pourrait appeler les autres, que ce soit avec les Russes, les Chinois, les Vietnamiens [...] C’est une tendance très destructive”.


Leur mentalité est forgé par l'imaginaire du Far West qu'ils projettent partout dans le monde, y compris au Middle East. Ils sont les cow-boys, les autres sont des Indiens. Ce point avait été révélé lors de l'assassinat de Ben Laden, dont le nom de code de l'opération fut Geronimo.

Or Un bon indien est un indien mort.
Et un directeur de la cia qui corrompt des juges (americains) pour obtenir un mandat illegal ou un maintien en hospitalisation psy contre le gré du patient.

L'apologie de l'espionage us...
Mouaih on y voit aussi des tas de gens biens, heros ou victimes, dans chacun de ces pays; et un vice president americain cynique et belliqueux qui dort rres bien quand il tue des enfants avec un drone; sans parler d un directeur cia+nsa qui ne comprends que sa carriere et de tout un tas d agent de terrain dont le principal point commun est de se foutre de la loi. Du mal a croire que le gvt us prenne cette serie pour une pub.
https://www.youtube.com/watch?v=lugFgJn9krI
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