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Le dernier samouraï est mort avant-hier

La nouvelle a fait le tour du monde ce vendredi 17 janvier : le dernier samouraï est mort le 16 janvier à l'âge de quatre-vingt-onze ans. Ce fier guerrier au service de l'empereur Hiro-Hito s'appelait Hirô Onoda, sa vie fut littéralement extraordinaire.

Derniers commentaires

Comme le samourai ci dessus cité, je débarque.
Rien lu de ce qui précède, sauf le texte initial.
En gros, pareil que l'autre affolé de sa guerre.

Alors quoi ?

Alors... Lorsque l'on confine à l'inhumain, par exemple dans la guerre, tout devient possible.
Et ne venez pas me raconter que c'est parce qu'il est jaune. Il serait vert, rouge, noir ou même, même blanc, c'eût été pareil.

La force de l'être humain sublimée par la force du guerrier. Tout ça pour en finir minable.

Socrate, réveille toi, ils sont devenus fous !
[quote=Alain Korkos]Bizarrement, le cinéma n'a quasiment jamais exploité le thème des guerriers japonais de la Seconde Guerre mondiale abandonnés sur une île.

Vous oubliez un film, Alain : le très beau mais peu connu "Anatahan" de Josef Von Sternberg (son dernier film d'ailleurs).
Vingt-sept commentaires dont trois de moi. Je suis déshonoré, je vais me faire hara-kiri avec un katana en fromage blanc (c'est la version japonaise du petit-suisside des Nuls).
Merci pour cette chronique ; revoir la BD de Dionnet-Tardi me fait presque pleurer de nostalgie.
Il était dit dans un documentaire sur la guerre dans le Pacifique que le rapatriement du gros des troupes japonaises avait pris 10 ans. Il ne faut pas s'étonner si certains ont joué les prolongations.
RÉPONSES EN VRAC DU SAMEDI SOIR APRÈS L'RESTO


MORASSE : La harpe de Birmanie ne traite pas tout à fait du même sujet, puisqu'il s'agit de soldats japonais qui veulent se rendre :-)

FAN DE CANARD : "The yen needs the nô"... Celle-là te donne droit à un abonnement gratuit. Si si j'insiste.

GILDAS MICLET : A question compliquée, réponse compliquée… Dans Pilote, la bd est parue en couleurs. Dans Mouh mouh, qui est un ouvrage postérieur, elle est parue en noir et blanc. Ceci pour deux raisons :

1. il s'agit d'une bd dont les couleurs ont été apposées non pas sur les planches originales mais sur ce qu'on appelle des "bleus". C-à-d des planches de papier cartonné sur lesquelles le dessin a été imprimé en bleu. C'est sur ces planches que pendant des années on a apposé les couleurs, gouaches, encres ou aquarelles. On se retrouvait donc avec une planche colorée, sans trait noir. Alors on imprimait en noir le dessin de la planche originale sur un film transparent, qu'on posait ensuite sur le "bleu" coloré. Ainsi on obtenait le noir et blanc et la couleur. Le numérique a balayé tout ça, mais le principe reste le même : on appose la couleur "sous" le calque du trait noir (il s'agit là de calques Photoshop, oeuf corse).

2. Mouh mouh étant un album en noir et blanc seulement, l'éditeur a délaissé les "bleus" colorés, s'est contenté du trait noir.

J'espère que c'est clair…

(PS : il me semble que les pages scannées de la bédé de Tardi proviennent du Pilote annuel 1973 et non pas du n° d'août, mais ça ne change rien à ce qui précède.)

JC2 : Ce n'est pas parce que la caste des samouraï a été abolie sous la dynastie Meiji que l'esprit de cette caste a disparu. On ne change pas une mentalité enracinée depuis des siècles par la magie d'un décret.
Le samouraï

D'un doigt distrait frôlant la sonore bîva,
A travers les bambous tressés en fine latte,
Elle a vu, par la plage éblouissante et plate,
S'avancer le vainqueur que son amour rêva.

C'est lui. Sabres au flanc, l'éventail haut, il va.
La cordelière rouge et le gland écarlate
Coupent l'armure sombre, et, sur l'épaule, éclate
Le blason de Hizen ou de Tokungawa.

Ce beau guerrier vêtu de lames et de plaques,
Sous le bronze, la soie et les brillantes laques,
Semble un crustacé noir ; gigantesque et vermeil.

Il l'a vue. Il sourit dans la barbe du masque,
Et son pas plus hâtif fait reluire au soleil
Les deux antennes d'or qui tremblent à son casque.

José-Maria de HEREDIA
« Il est important d'avoir une attitude compréhensive en toutes choses mais généralement, peu d'hommes de notre époque sont parvenus à une compréhension totale de cela. Tout d'abord, un homme qui vit par les armes ne devrait pas penser puis agir en fonction de sa seule gloire, mais aussi en fonction de celle de ses descendants. Il ne devrait pas déshonorer son nom à jamais en s'accrochant trop fort à sa seule et unique vie. D'un autre côté, considérer cette vie qui ne nous est donnée qu'une fois comme rien de plus que de la poussière et des cendres, et la perdre lorsqu'il ne faudrait pas, ne ferait que gagner une réputation qui ne vaut pas la peine d'être mentionnée. Lorsqu'on sacrifie sa vie, il faut le faire soit pour le bien de l'Empereur, soit dans une grande entreprise militaire. C'est cela qui créera l'immense gloire de ses descendants. S'impliquer dans une querelle éphémère démontrera l'indiscrétion de sa maison et n'ajoutera rien à sa gloire, que l'on soit dans le vrai ou dans le faux.»

- Chikubasho de Shiba Yoshimasa -


[small]A voir .....Ghost Dog the way of samouraï
Sympathique chronique. Par contre il me semble que l'ordre des samurais a été aboli par l'empereur Meiji, ce qui ferait techniquement d'Onoda un soldat (?).

Me rappelle un manga que j'ai lu tout récemment de Shigeru Mizuki, Operation Mort. Une histoire absolument fascinante, celle des commandos-suicide de l'armée japonaise envoyés à la mort plutôt que de se rendre lors de la guerre du pacifique. Une histoire largement autobiographique par ailleurs, puisque Mizuki a lui même fait parti d'un de ces bataillons en Nouvelle Guinée, et qu'il y a notamment laissé un bras (quand on voit son oeuvre avec une seule main valide...). Bref, dans Operation Mort, un des officiers n'a de cesse de tenter de raisonner sa hiérarchie en proposant, face à la défaite inéluctable, de prendre position en forêt pour continuer la guerre plutôt que d'aller devant une mort inutile. Le que les plus gradés refusent, arguant de l'exemple de tel samurais qui se sont sacrifiés au combat au côté de tel seigneur pour faire gagner du temps à leur camp...
Heureusement finalement que l'Etat Major était endoctriné à ce point, parce qu'avec une armée entière d'Hirô Onoda dans le maquis, on y serait peut être encore.
Quand elle est parue dans Pilote (Mâtin...), elle était en NB ou en couleurs, la bédé de Tardi ? J'ai un recueil de planches de jeunesse de Tardi (Mouh Mouh, ed. Pepperland) dans lequel elle figure en NB (comme tout le reste de l'album d'ailleurs) et je me demande s'il y eu une colorisation postérieure ou si c'est ma version qui est bizarre.
Je viens d'alerter Mireille pour abus de jeux de mots pourris.
Trente ans au japonais absent !
Bonjour Alain,

Vous oubliez la passionante compilation de documentaires de Shohei Imamura sur le sujet , "En suivant ces soldats qui ne sont pas revenu", tournés au début des années 70. Il s'agît certes de soldats refusant la capitulation plutôt que l'ignorant, mais c'est un excellent complement sur le sujet, tourné par un des plus grands cinéastes de la nouvelle vague japonaise.
Beau commentaire... Parmi les chefs d'oeuvre peut-on faire une place à "La Harpe birmane" ? On est dans le sujet.
à Guam,c'est les Américains qui ne veulent pas partir..maintenant.
Des samouraïs au tatouage il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement, pour un peu de musique colorée de l'édition 2013 http://www.youtube.com/watch?v=jWJz-vi71hs&feature=player_embedded
et pour faire de la pub aux copains/collègues pour l'édition 2014 http://www.youtube.com/watch?v=GN9zqRK4uoc
c'est début mars http://www.mondialdutatouage.com/
(pardon hein^^)
L'extrait vidéo de Duel dans le Pacifique déconne. J'ai prévenu les zautorités compétentes, j'espère que ce sera réparé sous peu.
[quote=Korkos]une très-effroyable bobine intitulée Salut l'ami, adieu le trésor

Bon, je me désabonne.
Samouraï jeunit pas
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