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Le 7/8 du 3 novembre : comment le mot "extrême droite" disparaît des journaux

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A propos de Le pen qui prétend dire tout haut ce que les gens pensent tout pas , petite précision 

" Le pen dit tout haut ce que les cons pensent tout bas"

Coluche

"Je ne suis pas expert sur l'extrême centre" dit votre invité , journaliste à Libération .

Il devrait . Libération fait partie de l'extrême centre , organe presque officieux du PS , lui même constitutif de ce même bloc avec les macronistes . Qu'o(...)

Il y a un autre mot qui a disparu, c'est "dédiabolisation". Pas une seule fois il n'a été prononcé au cours de l'échange avec le journaliste de Ration. La dédiabolisation du RN, il me semble que c'est quand même le but de la manœuvre consistant à sup(...)

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ça y est! je suis déjà accro à la matinale que je regarde en replay le soir :-) Juste un petit détail purement formel : ce serait mieux, peut-être, que Louisa soit assise sur une chaise fixe et non sur une chaise à roulettes car j'avoue être sujette au mal au cœur quand la chaise tourne trop, et du coup je ne peux plus regarder l'écran, ce qui est bien dommage (et la caméra amplifie les mouvements, comme à la télévision). Mais c'est un pur détail, j'insiste, et vraiment quelle joie que cette matinale que je n'aurais jamais cru espérer! Entre Benjamin Duhamel, toujours agressif et souvent inculte, et Guillaume Erner dont je n'ai jamais supporté le ton pseudo mielleux, voire carrément obséquieux, et dont la faute journalistique terrible qui lui a permis d'être d'accord avec Marine Le Pen, voilà, entre les deux, je n'ai plus à renoncer puisqu'il y a désormais LA Matinale!! Longue vie à vous et à elle!!

Sur le débat quant à l’extrême centre, Les irresponsables de Chapoutot me semble particulièrement pertinent.

Sur le 11 novembre, ce qui pose problème aux syndicats enseignants n'est pas le fait d'honorer les "morts pour la France".


Ce qui pose problème, c'est que la circulaire de mise en œuvre dit explicitement ceci : 


"Pour préparer et conduire la cérémonie, la directrice ou le directeur d’école, la cheffe ou le chef d’établissement, peut mobiliser des enseignants et relais d’établissement investis dans les domaines de la mémoire, de la citoyenneté, de l’éducation artistique et culturelle ainsi que de l’éducation à la défense. Il peut également solliciter les autres référents et personnes-ressources identifiés aux niveaux académique et départemental, parmi lesquelles le délégué militaire départemental (DMD). Il peut enfin faire appel aux personnels volontaires, notamment aux réservistes opérationnels ou citoyens. À l’initiative de la directrice ou du directeur d’école, de la cheffe ou du chef d’établissement, les associations du monde combattant et les élus locaux, en particulier le correspondant défense de la commune, peuvent être invités à s’associer à cette démarche dans un cadre adapté aux objectifs définis par la communauté éducative."


Le ministère encourage donc une orientation volontairement militariste, exclut toute perspective historique, et c'est raccord avec toutes les récentes sorties d'Emmanuel Macron sur le "réarmement".


Que ce soit fait dans le cadre de l'école qui est le lieu justement où ces date doivent être re-contextualisées dans une perspective historique est particulièrement choquant. Dans la matinale, on prend cette affaire comme illustration de la convocation de l'histoire dans le débat public, c'est presque le contraire, l'histoire est justement la grande absente de tout cela.

Bonjour ! On commence cette matinale par J.L Mélenchon qui a encore une fois raconté n’importe quoi, mais c’est pas grave parce que c’est lui et parce qu’en plus on ne peut pas être sûr. Bénéfice du doute, on enchaine!


"Dire tout haut ce qu'on pense tout bas", que penser de cette saloperie ? LY ben c'est du populisme. Et le populisme c'est mal. 


-Y a aussi D. de Villep… 

-Ah non désolé DS, c’est plus possible, déjà hier, on va pas se taper du Villepin tous les jours !

-Oui mais j’ai lu des trucs cette nuit !

-Stop !

-Oui mais faudrait qu’un jour on débatt...

-Stooooop ! mets tes doigts comme ça et clac ! petit coup de règle pour provocation aggravée du "camp décolonial".


-On enchaine ensuite sur ce reporter immonde, répugnant, écoeurant, qui tend son micro à une personne, et qui discute avec elle ! Certains esprits faibles pourraient penser qu’il y a plus de 0,001 % de sincérité dans cette séquence, mais avec nos lunettes laser2000 et notre expérience, on a bien vu que c’était un montage fasciste, une manière pour le patriarcapitalisme d’écraser cette jeune personne à qui, comble de l’indignité, on demande son avis sans qu'elle ait le temps de se préparer, pour évidemment l’humilier et ridiculiser tout le mouvement lycéens. D’ailleurs il est plus grand qu’elle, il la surplombe, on voit bien qu’il l’écrase de son mépris dans cette mise en scène ! On le sait surtout parce que BFM c’est le MAL, n’est-ce pas ? Toute personne ne crachant pas sur BFM est évidemment un agent du MAL, d’ailleurs cette personne interviewée, méfions nous d’elle, n’a pas tenté le kick balayette mais s’est laissée piéger, faible qu’elle est. Attendez c’est pas fini ! Comble de l’horreur, le reporter parle de cela en plateau ! Quel symbole, quel pratique honteuse de la part de cette chaine horrible. Mais on sait bien que la chaine le fait monter, c’est un dispositif, c’est Bourdieu, enfin non on en sait rien en fait, on verra bien. LY un avis ? Ben oui, c'est quand même dégueulasse, mais moi je ne me suis pas laissé avoir. 


-Roh et puis cette histoire de France là. Et si on rajoutait un jour férié sur une date décoloniale emblématique ? Génie ! D’ailleurs, si Macron faisait ça, toute l’équipe de PDH dirait que c’est une super idée, et ne crierait ni à la récupération, ni à l’appropriation culturelle !  Le contact est pris !


On termine sur Glucksmann, Ahhah ce NUL, cet agent du MAL, ce mec de Droite ! on nous la fait pas. Qui a peur d’aller en manif haha ! Gros faible ! La honte ! Mais va en manif si t’es un bonhomme et arrête de dire du mal des gens de gauche si t’es de gauche même si t’es de droite !


Merci, à demain !

Daniel, humblement je te conseille de réécouter ce qu'essayait d'exprimer Lisa, je crois tu n'as pas entendu:j'appellerai ça l'obsolescence imminente - j'espère - du montage républicain redoutablement national frrrançais "droite gauche".)

De la même façon la lave brûlante de la vie solidifiée, fixée par les suffixations suffisantes en isme ou iste : fascisme comme pr^t à penser alors que dans un généalogie du sens, faisceau, le fagot des baguettes de châtiment des licteurs romains. la brutalité arbitraire du "tiers arbitre" pourrait être ressentie. Merci pour la tentative de remplacer le supplice de Guillaume le bastard sur la radio du lèche-cul

Harengère rouge

si c'était possible que Louisa puisse parler bien plus svp merci!!

dans la géométrie politique plane pour ne pas dire plate, vous pourriez faire le même travail intéressant sur les translations à gauche (notez que ça se croisait après 89 aussi avec la dimension féconde Montagne, Plaine, Marais) où il me semble que le PC est passé de la gauche extr^me au voisinage du PS alors que LFI confine à l'ultra gauche. Sur ce terrain il faudrait en plus du haut et du bas y mettre un peu de dynamique tellurique des rapports de domination ...


Il y a un autre mot qui a disparu, c'est "dédiabolisation". Pas une seule fois il n'a été prononcé au cours de l'échange avec le journaliste de Ration. La dédiabolisation du RN, il me semble que c'est quand même le but de la manœuvre consistant à supprimer le qualificatif d'extrême droite.

C'est peut-être évident pour la plupart, mais ça vaut la peine de rappeler que ça fait partie d'un processus initié par le RN.

Deux ou trois questions (pour le SAV des émissions ?) me sont venues à l'écoute de cette matinale et j'ai été frustré de ne pas avoir de réponse apportée :

- la définition de l'ED par "l'organicisme" est un peu obscure pour le béotien, est-ce celle qui fait référence et pourquoi concrètement s'applique-t-elle au RN ?

- est-ce que cette définition (ou d'autres), prise au sérieux, ne devrait pas redéfinir les contours de l'ED jusqu'à Retailleau voire plus si affinités ? Et si non, pourquoi ?

- enfin, quid du concept d'extrême-gauche ? Quelle(s) définition(s) ? Qui ? Est-ce que, pour les mêmes raisons (manque de clarté, péjoratif,...) nos amis journalistes du Figaro et consorts évitent aussi le terme ? (question purement rhétorique ?) Et si oui, avec quelle poésie nomment-ils les NPA, les anar', voire le PC, LFI, etc. ?

Quoiqu'il en soit, merci pour ce réveil passé en votre compagnie. C'est agréable, pour une fois, d'entendre des points de vue légèrement divergents mais de personnes respectueuses et alliées à la gauche du PS.

"Rochebin, on est dans l'indécence." - Ah bin ce serait bien une première.


À part ça, un truc intéressant (qui avait été souligné dans un article du Guardian), c'est la corrélation entre les pays où l'on dit qu'il y a tout le temps des grèves et des révoltes et des manifestations, et les pays où, précisément, l'histoire des révolutions est glorifiée. L'article parlait de la France, qui a cette réputation (j'ai entendu bien des Français·es et des étranger·es hausser les épaules ou s'agacer sur le mode "de toute façon en France, ils sont tout le temps dans la rue pour un oui ou pour un non") et remarquait que c'est un peu normal pour un pays fondé sur des Révolutions, un pays où l'on enseigne tôt la légitimité et l'héroïsme révolutionnaires et résistants, où la désobéïssance civile et les efforts de renversement de régime sont héroïsés. Et je fais le parallèle avec la Grèce, construite sur une guerre d'indépendance contre le joug ottoman, puis sur la résistance (y compris des nazis grecs, c'est compliqué) à l'occupation nazie allemande, puis sur les révoltes de polytechnique qui ont contribué à la chute des Colonels (au grand chagrin du gouvernement actuel, mais ils ont leur revanche définitive aujourd'hui et c'est aussi une autre histoire).


Pour dire, oui, ces pays valorisent la révolte, on y grandit éduqué·es à la reconnaissance de ce droit et devoir, on y donne en exemple des héros nationaux qui l'incarnent. On y nourrit une prédisposition à l'insurrection, on fait de l'insoumission un caractère national source de fierté (les Gaulois de Goscinny, etc). On peut contraster ça à la Suisse où, passé le mythe folklo (et très estompé) du Guillaume Tell refusant de saluer l'occupant, on baigne plutôt dans la valorisation de l'ordre, de la discipline, du consensus et du c'est comme ça et pas autrement, ça veut alley ou bieng.


Alors d'un côté, il y a une grosse hypocrisie à se plaindre d'attitudes qui "rejouent" des modèles collectivement valorisés, d'un autre côté, s'il y a prise de conscience de ce mécanismes, il y a danger de ré-écriture de l'histoire : les partis fascistes ont tout intérêt à effacer du corpus scolaire et de la culture collective ces célébrations du principe d'insubordination. Mais je pense qu'elles sont trop indissociables de l'identité nationale, trop profondément ancrées, et je ne pense pas que le fascisme français (même une fois au pouvoir et ayant donc dépassé son ambivalence vis-à-vis de la discipline et de la censure) réussira à dé-romantiser la révolte.


Mais au-delà des discours et figures populaires à préserver pour maintenir la mémoire des révolutions légitimes, je pense aussi aux actions à préserver : ce que l'anthropologue James Scott appelait une "callisthénie anarchiste". Des petits actes ordinaires qui maintiennent l'esprit hors du train train des obéïssances aveugles. Sous sa perspective, les grèves ou révoltes fréquentes en France et en Grèce seraient bien, quelles que soient la magnitude des enjeux, l'exercice d'une capacité à ne pas perdre, à entraîner, pour une plus grande facilité le jour où de grands actes très sérieux seront nécessaires. Retaillau ne s'y trompe pas, quand il voit dans les émeutes estudiantines une répétition générale pour le jour de l'investiture du RN. Ferré non plus, en disant que quand on vit couché on prend des habitudes. Choisir ses batailles d'accord, mais ne pas endormir ses aptitudes en restant trop sélectif. Sans compter qu'il n'y a pas beaucoup d'enjeu plus important que l'éducation... 


Bon, tout ça en réaction à la séquence où un Suisse cherche à reprocher à Bagayoko un côté robespierrien. Implicitement au nom du macronisme (courant politique de l'auteur de "Révolution").



"Je ne suis pas expert sur l'extrême centre" dit votre invité , journaliste à Libération .

Il devrait . Libération fait partie de l'extrême centre , organe presque officieux du PS , lui même constitutif de ce même bloc avec les macronistes . Qu'on appelle aussi bloc bourgeois .

A propos de Le pen qui prétend dire tout haut ce que les gens pensent tout pas , petite précision 

" Le pen dit tout haut ce que les cons pensent tout bas"

Coluche

Ce qui est très agaçant c'est qu'on ne peut pas faire d'avance rapide on est obligé de tout écouter. Ni revenir en arrière ou j'ai rien compris.

super matinale ! le rythme est trouvé, vivement la suite

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