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"Lagarde convoquant les banquiers ? Une manipulation médiatique ! "

Vous voulez comprendre quelque chose aux mécanismes de la crise financière

Derniers commentaires

Très bonne émission, mais si jamais vous refaites une émission sur l'économie (il y a de quoi faire...), il faudrait absolument inviter Frédéric Lordon, dont le livre "Jusqu'à quand? Pour en finir avec les crises financières" est très éclairant. Et se demander pourquoi ce genre de personne n'est JAMAIS invitée sur les plateaux des émissions traitant de l'économie et de la crise.
... et prise de bénéfice, et la bourse replonge une fois que les vautours sont repus.
Autre manipulation : les émissions enregistrées avec des hommes/femmes politiques , qui durent 4 heure au tournage ..et qui finissent par faire 1h20 !!!

Voir le Blog sur libé suivant :

http://ministeredelacrise.blogs.liberation.fr/logement/2008/10/je-lai-dit-votr.html
Excellente émission. L'apport de la prof nouvellement arrivée est essentiel pour décrypter la rhétorique et découvrir ce qu'il y a derrière les discours : bon choix.
Excellente émission. Bravo à tous les participants pour leur honnêteté intellectuelle et la clarté de leurs propos.
Excellente émission.
La position de M. Peyrelevade : moins encourager la consommation et surtout favoriser davantage les investissements, et donc moins taxer les entreprises, une position novatrice ? Ca fait bien rigoler... J'ai l'impression d'avoir entendu ce discours 10 fois par jour à la télé et la radio depuis que j'ai atteint l'âge de raison, c'était en 82. Le bourrage de crâne continue.
C'est pourquoi je suis bien aise de l'entendre dire que le système de redistribution à la française est "assez" performant. Mais concrêtement - et c'est dommage qu'on ne lui ait pas fait expliciter sa pensée - de quoi parle-t-il ? La sécu conspuée, les allocations en réduction, les remboursements de santé amputés des franchises médicales, l'éducation nationale dont les rangs sont décimés, la poste, les transports, les communications et l'énergie privatisés, bref les services publics attaqués de toutes parts ? Ca me ferait plaisir qu'il estime que les services publics à la française sont performants. Parce que depuis que j'ai l'âge de raison, je ne l'ai pas beaucoup entendu.
Mme Bernard toujours aussi juste, qui évoque ces pauvres qui veulent des maisons parce qu'on leur répète sur tous les médias que c'est le moment ou jamais d'avoir une maison, et que ce n'est pas grave s'ils doivent rembourser pendant 40 ans pour cela, tout en restant flexibles et mobiles, et changer d'emploi tous les 5 ans. Ces pauvres qui aujourd'hui doivent sans doute s'inquiéter pour la chute de valeur de leurs actions en bourse. Ces pauvres vers lesquels les chefs d'entreprise et les chantres de la croissance sont fiers de balancer les miettes de leurs gains de productivité, quand eux mêmes mordent à pleines dents dans le cuisseau d'un sanglier. Pauvres, un conseil : pour avoir plus de miettes, travaillez plus. Votre chef d'entreprise aura plus à bouffer, mais ça ce sont les nécessaires dommages collatéraux.
Mais au fait, quand une personne en considère une autre non pas comme une fin en soi, mais comme un moyen, en l'occurence un moyen de s'en mettre plein les fouilles sans aucune considération pour elle, ça porte un nom, je crois, ça s'appelle de l'esclavage ?
Côté métaphores : la crise financière, une maladie de riches ? Le G7, un médecin de riches... Sarkozy, la sécu des riches. Sarkozy qui a quand même réussi en un an et demi ce que Bush a mis 8 ans pour faire.
Eh oui je suis aigri... Mais il y a de quoi. Et je me soigne par la parole.
Jean-Yves Caouissin - Rabat
Merci pour cette émission.
Enfin une allusion sur tous ces "pauvres" que le "capitalisme libérale?" ou le "libéralisme capital?" fabrique de façon quasi exponentiel pendant que les richesses de nos sociétés ne cessent de croître pour profiter à une minorité de plus en plus riche et minoritaire! Je m'amuse à l'idée que la crise vienne des emprunts que les banquiers leur ont consentis et je suis affligé en pensant que cette pratique ai pu, pendant un temps, permettre à l'économie libérale de fonctionner. François.
Je clape clape clape de toutes mes mains ! Bravo.
J'ai vraiment adoré cette émission pédagogique et ambitieuse. Captivante de bout en bout, elle m'a littéralement fixée devant l'écran! Un des grands moments de l'aventure passionante que constitue ce site. J'espère que l'on reverra ces deux intervenants dans d'autres thématiques économiques. Cliairs, parfois icinoclastes, et cherchant à apporter au spectateur plutôt qu'à prendre le dessus sur l'autre, on en redemande!

Après cela le populisme de Sarkozy apparaissait difficilement soutenable.

Et bravo à DS, Justine et Judith qui maîtrisaient visiblement davantage le sujet qu'ils ne voulaient bien le dire initialement!
Comme on dirait en japonnais : "subarashi !!!!!!" vraiment superbe @si !!!
Ayant pris le temps de "savourer" cette émission le cinquième jour de sa diffusion, je n'ai pas eu le courage de lire attentivement toutes les interventions sur le forum et "bien sûr" mes yeux ont été accrochés par les posts qui soulignaient sa pédagogie remarquable laquelle m'a permise de recouper des informations partielles recueillies dans d'autres contextes.
Le tableau des tenants et des mécanismes de la crise actuelle est une démonstration saisissante pour un esprit comme moi à la fois béotien en matière d'économie mais désireux de ne pas rester "idiot"...
Il reste à @si la tâche de compléter ce tableau par l'exploration de l'aspect "autoprédictif"des déclarations des experts et/ou des politiques dont les médias sont un relai et dans lequel leur part de responsabilité n'est pas nulle. Et aussi d'éclairer sociologiquement et psychologiquement les raisons qui ont amené le système capitaliste actuel à faire fi de tous les garde fous qui étaient sensés l'empêcher aller droit dans le mur : là aussi je pense que les médias ont une grave responsabilité en matière de pensée unique... @si ne devrait avoir aucune difficulté en matière d'illustration. En ce qui concerne la réflexion sur les fondamentaux de l'économie, des chercheurs comme Patrick Viveret seraient les bienvenussur le plateau pour nous permettre de ne pas "mourir idiots"...
Merci encore à vous de votre pugnacité d'investigateurs...
Remarquable. gardez cette émission en tête comme référence de ce que vous êtes capable de faire!
Superbe émission, pas de critique fondée qui pourrait assombrir le superbe bilan : j'ai l'impression d'avoir...pigé!

Je n'en veux pas à Judith : mais je ne comprends pas l'objet de sa tirade sur la métaphore médicale :
1) C'est bien une métaphore qui parle de médecine mais dont le fond n'est autre que le principe de toute les sciences : une somme de faits qui aboutissent à une hypothèse par le scientifique. Il déclenche une action pour obtenir le résultat supposé de son hypothèse. Puis deux solutions, le résultat est là et il est reproductible à chaque tentative dans les mêmes conditions(l'hypothèse était la bonne) ou le résultat est différent et l'hypothèse est fausse. Je ne vois pas ce que l'on peut reprocher à Mr Peyrelevade d'avoir voulu raisonner dans son livre, Judith voulait-elle qu'il balance des solutions non documentées à l'emporte pièce???. Si on connaissait la solution qui marche, je pense qu'elle serait déjà appliquée (même si cette idée est valable dans un monde où tout les hommes concourent au bien général). Non le seul reproche aurait pu résider d'avoir choisi le côté médical de la métaphore mais ça n'aurait été qu'une question de goût. Pour ma part je la trouve plutôt bien adaptée.

2) Son deuxième argument disant, le dernier qui a fait ça s'est planté, donc de grâce ne le refaisons plus... Là aussi, c'est pas parce qu'un jour quelqu'un s'est trompé dans son hypothèse que l'on doit arrêter toute expérience ou toute démarche scientifique. Même me médecin se trompe, et pourtant il n'en repart que plus fort de cette expérience.

3) Le remède est dur : oui encore une fois, si il suffisait de faire un bain de bouche pour augmenter le niveau de vie en général. Alors face à un cancer, vaut il mieux un gramme de doliprane 4 fois par jour ou une polythérapie par radio/chimiothérapie après une chirurgie d'exérèse totale ???? Je ne suis pas sur que l'adepte de la solution douce que vous semblez incarnée soit forcément la plus bénéfique à long terme?

Non décidément, je ne comprends pas votre intervention. Dommage que vous ne puissiez lire ce post et y répondre ;)
Mais si mais si, je lis et je réponds !
La métaphore médicale, assez banale émanant des économistes, est devenue pour moi un signal d'alerte depuis qu'elle a été employée pour fonder ce que Milton Friedman (théoricien et propagateur du néolibéralisme dans le monde depuis les années 80 - mise en place du système qui est actuellement en train d'imploser, donc) appelait la "thérapie de choc" : celle qui consistait à profiter d'un état de crise d'une société pour imposer un traitement brutal (dérégulation massive, privatisations et braderie de services publics).

Le problème de cette métaphore est qu'elle émane toujours d'économistes arguant de la parfaite scientificité de leur raisonnemment pour justifier les méthodes les plus brutales. Peyrelevade lui-même se situe du côté de cette prétendue scientificité, estimant que ses adversaires commettent "de faux raisonnements", et combinent "l'erreur à l'ignorance". Quel est le problème d'une telle posture rhétorique ? Elle avance masquée, déguisant sous les espèces d'une science désintéressée (la médecine, qui vise à guérir tout le monde) une position idéologique qui ne s'avoue pas (le modèle économique préconisé par Peyrelevade est tout bonnement le modèle libéral, dont la dimension "désintéressée" et la vocation universelle (faire du bien à tout le monde) n'a guère été démontrée à ce jour).

Deuxième problème : la "scientificité" revendiquée de part en part du bouquin est bien souvent prise en défaut par les faits : il affirme ainsi que le modèle keynesien ne fonctionne pas en économie "ouverte" : la situation actuelle de l'Amérique Latine, qui pratique une logique de redistribution préalable, et qui observe une croissance consécutive de son économie, dément son affirmation, qui n'est plus une observation, donc, mais tout simplement un préjugé idéologique.

Sur la non pertinence du modèle de Friedman, que j'aurais tort de rapprocher de Peyrelevade : il se trouve que Friedman, comme Peyrelevade, préconisait (imposait, même, de la façon la plus coercitive) la relance de la compétitivité des entreprises en promettant la redistribution ultérieure des points de croissance ainsi gagnés : cette redistribution, les pays victimes de sa stratégie de choc n'en ont jamais vu la couleur. Comment faire confiance alors au modèle économique Peyrelevadien ? Comment lui accorder du crédit, quand il juge que les opérations de redistribution ne sont pas intéressantes, parce qu'elles ne consistent qu'à "déshabiller Pierre pour habiller Paul" (Pierre étant le propriétaire, Paul, le locataire, par exemple), sans créer d'augmentation de la prospérité globale du pays ? Il ne jure que par ça : augmenter la prospérité de la population - il s'agit de faire monter la moyenne du pouvoir d'achat. Mais la moyenne, donc - c'est ce qui se passe, en France, depuis longtemps : en moyenne, ça augmente. Les nantis s'en foutent toujours plus plein les poches, et pis les autres et ben tant pis pour eux : ce qui compte, c'est la moyenne. Moi je dis que cette vision "mathématique" (faut que ça monte, faut que ça monte, à n'importe quel prix) est toxique et immorale. Il m'importe plus, moi, qu'on veille à l'équité dans la répartition des richesses : s'agit pas d'en produire toujours plus (obsession peyrelevadienne), mais de répartir mieux les richesses produites ; ça marche aussi pour relancer une économie, et dire le contraire ce n'est pas être un mauvais médecin, c'est être un idéologue. Ce qu'il est, quoi qu'il dise.
En gros Friedman est à la médecine ce qu´étaient les saignées à l´époque de Molière ?

Nous avons toutes les raisons d´être optimistes, alors.

Je recommande chaudement " le grand bond en arrière" deSerge Halimi.
Voilà qui change tout !

Je n'ai pas lu le bouquin de Peyrelevade...(oups je n'ai pas l'intention de le lire ni d'aller à ses réunions où on se fend la patate (je n'en doute pas) avec a-t-il dit sans sourciller une représentativité exemplaire de l'assistance...sur ce coup, moi aussi comme Daniel, j'ai bien failli en avaler de travers mes rutabagas (c'est la crise!)). Je ne pourrais donc pas démonter vos arguments, ce d'autant plus que j'y adhère pour la plus grande partie.

Dommage que vous ne lui eussiez (sisi j'insiste) pas présenté les choses de cette façon en plateau car elles sont beaucoup plus précises et incisives que la version orale(elle n'ont rien à voir à vrai dire) : du coup il a pu s'en tirer à bon compte en donnant l'impression de subir une attaque sur la forme un peu légère...ce qui était le cas à mon avis. Je doute que lui vienne répondre ici sur ce forum...

Je retire mes excuses Judith car je suis derrière vous (non pas là, de l'autre côté...)

A bientôt.
Dommage que vous ne lui eussiez (sisi j'insiste) pas présenté les choses de cette façon
j'ai le sentiment bien contraire, si je puis me permettre d'intervenir.
Mais si mais si, je lis et je réponds !
La métaphore médicale, assez banale émanant des économistes, est devenue pour moi un signal d'alerte depuis qu'elle a été employée pour fonder ce que Milton Friedman (théoricien et propagateur du néolibéralisme dans le monde depuis les années 80 - mise en place du système qui est actuellement en train d'imploser, donc) appelait la "thérapie de choc" : celle qui consistait à profiter d'un état de crise d'une société pour imposer un traitement brutal (dérégulation massive, privatisations et braderie de services publics).

N’êtes vous pas là en train d’utiliser vos compétences de professionnelle du langage à la manière d’un sophiste ? On ne peut tout de même pas réfuter un raisonnement sur la simple base qu’il s’illustre par une métaphore déjà utilisée par Friedman.

Le problème de cette métaphore est qu'elle émane toujours d'économistes arguant de la parfaite scientificité de leur raisonnemment pour justifier les méthodes les plus brutales.

Pourquoi alors ne pas avoir pointé la brutalité des méthodes préconisées par Peyrelevade, plutôt que s’arc-bouter sur cette histoire de métaphore ?

Peyrelevade lui-même se situe du côté de cette prétendue scientificité, estimant que ses adversaires commettent "de faux raisonnements", et combinent "l'erreur à l'ignorance". Quel est le problème d'une telle posture rhétorique ? Elle avance masquée, déguisant sous les espèces d'une science désintéressée (la médecine, qui vise à guérir tout le monde) une position idéologique qui ne s'avoue pas (le modèle économique préconisé par Peyrelevade est tout bonnement le modèle libéral, dont la dimension "désintéressée" et la vocation universelle (faire du bien à tout le monde) n'a guère été démontrée à ce jour).

Dans les faits non plus, la dimension désintéressée de la pratique médicale et sa vocation universelle à « guérir tout le monde » n’ont guère été démontrées. La médecine n’est pas exempte d’idéologie (ne serait-ce qu’en psychiatrie). D’ailleurs Peyrelevade reconnaît lui-même que son « art » est approximatif. De plus, je ne vois pas pourquoi la vocation de l’économie en tant que science, ne serait pas humaniste (à l’instar de la recherche médicale) : l’économie tente d’expliquer comment les êtres humains s’organisent pour créer des richesses afin de satisfaire leurs besoins, et de proposer des modèles permettant d’optimiser cette organisation. Le libéralisme n’y est qu’une proposition comme une autre, réfutable comme une autre. Mais les tenants de cette hypothèse ont parfaitement le droit de pointer ce qu’ils estiment des erreurs de raisonnement ou de l’ignorance chez leurs adversaires, à partir du moment où ils argumentent avec sincérité sans se réfugier derrière des arguments d’autorité. Si le livre de Peyrelevade se contente de dire que ceux qui pensent différemment de lui sont des crétins sans expliquer plus avant, il n’a en effet aucun intérêt et je ne comprends même pas pourquoi vous l’avez invité.

Deuxième problème : la "scientificité" revendiquée de part en part du bouquin est bien souvent prise en défaut par les faits : il affirme ainsi que le modèle keynesien ne fonctionne pas en économie "ouverte" : la situation actuelle de l'Amérique Latine, qui pratique une logique de redistribution préalable, et qui observe une croissance consécutive de son économie, dément son affirmation, qui n'est plus une observation, donc, mais tout simplement un préjugé idéologique.

Ce qui marche pour l’Amérique latine (où les inégalités soit dit en passant sont infiniment supérieures) ne marchera pas forcément pour la France. Relancer la consommation en France ne créera pas mécaniquement de l’emploi, voire même en détruira et grèvera encore plus le budget de l’Etat en augmentant le déficit commercial (plus d’importations que d’exportations), sauf en cas de taxes douanières très élevées (économie fermée). Car les achats des Français se porteront d’abord vers des produits fabriqués à l’extérieur, dans des contrées aux salaires très bas et aux conditions de travail dures.
Enfin, c’est là du moins ma vision de béotienne, hautement réfutable, mais j’aurais trouvé plus intéressant de vous voir débattre avec Peyrelevade sur ce point, plutôt que l’attaquer sur la métaphore.

Sur la non pertinence du modèle de Friedman, que j'aurais tort de rapprocher de Peyrelevade : il se trouve que Friedman, comme Peyrelevade, préconisait (imposait, même, de la façon la plus coercitive) la relance de la compétitivité des entreprises en promettant la redistribution ultérieure des points de croissance ainsi gagnés : cette redistribution, les pays victimes de sa stratégie de choc n'en ont jamais vu la couleur. Comment faire confiance alors au modèle économique Peyrelevadien ? Comment lui accorder du crédit, quand il juge que les opérations de redistribution ne sont pas intéressantes, parce qu'elles ne consistent qu'à "déshabiller Pierre pour habiller Paul" (Pierre étant le propriétaire, Paul, le locataire, par exemple), sans créer d'augmentation de la prospérité globale du pays ? Il ne jure que par ça : augmenter la prospérité de la population - il s'agit de faire monter la moyenne du pouvoir d'achat. Mais la moyenne, donc - c'est ce qui se passe, en France, depuis longtemps : en moyenne, ça augmente. Les nantis s'en foutent toujours plus plein les poches, et pis les autres et ben tant pis pour eux : ce qui compte, c'est la moyenne. Moi je dis que cette vision "mathématique" (faut que ça monte, faut que ça monte, à n'importe quel prix) est toxique et immorale. Il m'importe plus, moi, qu'on veille à l'équité dans la répartition des richesses : s'agit pas d'en produire toujours plus (obsession peyrelevadienne), mais de répartir mieux les richesses produites ; ça marche aussi pour relancer une économie, et dire le contraire ce n'est pas être un mauvais médecin, c'est être un idéologue. Ce qu'il est, quoi qu'il dise.

Alors là je vous suis tout à fait. La croissance d’un agrégat comme le PIB ne dit rien de l’efficacité et de la justice d’une économie, si elle ne s’accompagne d’une vraie répartition des richesses produites.
Je viens de me découvrir un sosie : je suis très fier de vous le/la présenter : son nom est Clémentine. Elle écrit ce que je pense en plus présentable et sans faute d'ortographe. Merci d'en prendre soin ,elle risque de m'éviter pas mal de pianotement par la suite, je ne me contenterai que d'un "+1".
Pour la réponse, vous ne m'en voudrez pas de vous renvoyer à celle que j'ai faite à votre "sosie". Merci d'en prendre soin, c'est-à-dire de la lire.
Merci. Je ne suis pas toujours très sûre de moi. Un soutien est plus rassurant que zéro ;-)
Clémentine,
Vous dites :
"N’êtes vous pas là en train d’utiliser vos compétences de professionnelle du langage à la manière d’un sophiste ? On ne peut tout de même pas réfuter un raisonnement sur la simple base qu’il s’illustre par une métaphore déjà utilisée par Friedman."
Nous ne sommes plus tout à fait dans le sophisme, quand il s'agit de rapprocher la métaphore émanant de deux économistes (tiens tiens), dont l'un est un néolibéral revendiqué, et l'autre un libéral moins assumé (tiens tiens tiens) : ça peut être alors, pour glisser de la rhétorique à la psychanalyse, une manière de faire ressortir le refoulé- voire de mettre le doigt sur un déni.

"Pourquoi s'arc-bouter sur cette histoire de métaphore" ? Je ne me suis pas arc-boutée dessus, j'ai démarré là dessus : sur la consigne très explicite de mon patron, Daniel Schneidermann, que j''ai consulté avant le plateau comme avant chaque plateau : j'avais lu le bouquin, j'avais des tas d'impressions, de remarques, d'objections - dont l'histoire de la métaphore, parmi d'autres : il m'a dit "partez là dessus, citez le texte". Je fais confiance à son jugement : c'est lui qui sait quelle place, et quel type de position énonciative, il entend réserver aux chroniqueurs. Je suis linguiste, rhétoricienne, pas économiste : il est évident que j'ai plus de légitimité à construire mon propos sur l'analyse d'une posture rhétorique. Cela n'exclut pas le positionnement idéologique, qui s'exprimait dans la suite de mon propos, où émergeait, ce me semble, la question de la brutalité de la méthode peyrevaldienne que vous me reprochez de ne pas avoir évoquée.

"Dans les faits non plus, la dimension désintéressée de la pratique médicale et sa vocation universelle à « guérir tout le monde » n’ont guère été démontrées. La médecine n’est pas exempte d’idéologie (ne serait-ce qu’en psychiatrie). D’ailleurs Peyrelevade reconnaît lui-même que son « art » est approximatif."

Entièrement d'accord sur la médecine - ce qui conforte ma méfiance devant cette métaphore par laquelle il entend rassurer ses lecteurs. Pour ce qui est de la reconnaissance de la dimension "approximative de son art", il a fallu arracher à Peyrelevade cet aveu en plateau, que sa posture rhétorique dans tout le bouquin dément formellement : à aucun moment il n'emploie le moindre modalisateur pour marquer le caractère hypothétique de ses analyses, qu'il présente comme des faits mathématiquement démontrés. J'étais fort satisfaite qu'il se montre moins sûr de lui à l'oral.

"De plus, je ne vois pas pourquoi la vocation de l’économie en tant que science, ne serait pas humaniste (à l’instar de la recherche médicale) : l’économie tente d’expliquer comment les êtres humains s’organisent pour créer des richesses afin de satisfaire leurs besoins, et de proposer des modèles permettant d’optimiser cette organisation. Le libéralisme n’y est qu’une proposition comme une autre, réfutable comme une autre. Mais les tenants de cette hypothèse ont parfaitement le droit de pointer ce qu’ils estiment des erreurs de raisonnement ou de l’ignorance chez leurs adversaires, à partir du moment où ils argumentent avec sincérité sans se réfugier derrière des arguments d’autorité. Si le livre de Peyrelevade se contente de dire que ceux qui pensent différemment de lui sont des crétins sans expliquer plus avant, il n’a en effet aucun intérêt et je ne comprends même pas pourquoi vous l’avez invité"


Ce n'est pas moi qui l'ai invité. Son invitation reposait sur le principe d'un équilibre du débat opposant deux points de vue nettement distincts. Le libéralisme n'est jamais présenté par Peyrelevade comme une "proposition comme une autre", mais comme la seule viable. Lisez donc son livre pour étoffer un peu la défense que vous entendez lui apporter.

"Ce qui marche pour l’Amérique latine (où les inégalités soit dit en passant sont infiniment supérieures) ne marchera pas forcément pour la France. Relancer la consommation en France ne créera pas mécaniquement de l’emploi, voire même en détruira et grèvera encore plus le budget de l’Etat en augmentant le déficit commercial (plus d’importations que d’exportations), sauf en cas de taxes douanières très élevées (économie fermée). Car les achats des Français se porteront d’abord vers des produits fabriqués à l’extérieur, dans des contrées aux salaires très bas et aux conditions de travail dures.
Enfin, c’est là du moins ma vision de béotienne, hautement réfutable, mais j’aurais trouvé plus intéressant de vous voir débattre avec Peyrelevade sur ce point, plutôt que l’attaquer sur la métaphore."

Moi aussi, j'aurais aimé pouvoir débattre de tout ceci avec Peyrelevade : il y aurait fallu deux heures de tête à tête (je m'y serais livrée avec beaucoup de joie et de curiosité). Il se trouve que nous étions 5 en plateau, que je ne suis "que" chroniqueuse, que ma position dans l'émission m'amène à tenter de lever des lièvres, à relancer le débat à partir de points de vue pas forcément représentés ou exprimés autour de la table. J'essaie d'étayer ce point de vue sur des bases solides (je lis toujours intégralement le bouquin ou l'article de l'invité), mais je suis toujours amenée à "utiliser" en plateau 5% du matériel argumentatif que j'ai préparé pendant ma lecture, parce que mon rôle de chroniqueuse constitue une position de parole restreinte. Je ne m'en plains pas, d'ailleurs : je pense que cette position a vocation à stimuler le débat et à y introduire parfois du poil gratter, c'est déjà bien, et cela contribue, il me semble, à la qualité et à l'agrément de l'ensemble. Je ne crois pas que quiconque attende de moi que je me lance dans un duel idéologique approfondi, qui n'aurait nullement sa place dans notre émission.
Cela n'exclut pas le positionnement idéologique, qui s'exprimait dans la suite de mon propos, où émergeait, ce me semble, la question de la brutalité de la méthode peyrevaldienne que vous me reprochez de ne pas avoir évoquée.

Peut-être est-ce dû au montage (L’équipe a t’elle coupé certains passages qu’elle jugeait redondants ?), mais je n’ai pas souvenir que vous ayez expliqué concrètement quelles étaient ces mesures brutales que Peyrelevade souhaitait appliquer à la France. Je l’ai entendu dire en revanche qu’il préférait les thérapies douces à la chirurgie (décidément une métaphore longuement filée). Finalement, le débat était un peu frustrant car chacun donnait l’impression de se réfugier derrière des images. Mais on touche peut-être là aux limites de l’exercice (très nécessaire) de décryptage de la forme, que cherche à accomplir Arrêt Sur Image.

Pour ce qui est de la reconnaissance de la dimension "approximative de son art", il a fallu arracher à Peyrelevade cet aveu en plateau, que sa posture rhétorique dans tout le bouquin dément formellement : à aucun moment il n'emploie le moindre modalisateur pour marquer le caractère hypothétique de ses analyses, qu'il présente comme des faits mathématiquement démontrés

Le libéralisme n'est jamais présenté par Peyrelevade comme une "proposition comme une autre", mais comme la seule viable. Lisez donc son livre pour étoffer un peu la défense que vous entendez lui apporter.

Je n’entends pas défendre coûte que coûte Peyrelevade : c’est même la première fois que je le vois. Et si j’ai eu des velléités d’achat de son livre, vous venez à l’instant de les décourager. Je suis inculte en économie tendance athée : tout comme vous, je n’ai pas envie de servir d’offrande sacrificielle aux grands prêtres et autres adorateurs de « la main invisible ». Simplement, je réagis à ce que j’ai pu voir de l’émission, où vous aviez l’aisance orale pour vous mais où j’ai eu du mal à vous suivre quand vous avez préféré catégoriquement la défense du consommateur à celles des entreprises, et donc du demandeur d’emploi et du salarié. J’ai eu l’impression que vous repreniez bizarrement tout ce battage autour du pouvoir d’achat, qui vise à nous transformer tous en obsédés de la consommation et du prix de la tranche de jambon.

D’ailleurs, c’est en partie l’encouragement inconsidéré à la consommation sur lequel reposait l’économie américaine, qui a précipité le monde dans cette crise dont on peine à mesurer l’ampleur et les dégâts qui viendront.
Je suis content de ce petit débat à 2+1 (le +1 c'est moi). Content de savoir que Judith voulait lui arracher les vers avec les dents mais que son intervention est celle d'une chroniqueuse ce que je ne savais pas trop et pas celle d'une débatrice à plein temps et que derrière elle se cache le grand esprit de DS qui dit qui fait quoi et combien de temps.
Moi je n'ai plus rien à rajouter, donc si la logique est respecter et si les clémentines sont toujours oranges sans en être, mon sosie non plus !!!!! Ou alors c'est le début d'un divorce.
A la semaine prochaine!
"Peut-être est-ce dû au montage (L’équipe a t’elle coupé certains passages qu’elle jugeait redondants ?), mais je n’ai pas souvenir que vous ayez expliqué concrètement quelles étaient ces mesures brutales que Peyrelevade souhaitait appliquer à la France. Je l’ai entendu dire en revanche qu’il préférait les thérapies douces à la chirurgie (décidément une métaphore longuement filée). Finalement, le débat était un peu frustrant car chacun donnait l’impression de se réfugier derrière des images. Mais on touche peut-être là aux limites de l’exercice (très nécessaire) de décryptage de la forme, que cherche à accomplir Arrêt Sur Image."

Il n'y a aucun montage dans la vidéo qui vous est donnée à voir sur le site (à part le "collage" de deux enregistrements distincts : jeudi matin, le débat économique, vendredi matin, les actus, mis bout à bout dans l'autre sens). Ce n'est donc pas un effet de "montage" qui a perturbé l'intelligibilité de ma position, mais bien la rapidité de son expression dans le débat : j'ai évoqué à un moment le fait que Peyrelevade entendait qu'on "taxe davantage les ménages, et moins les entreprises", il n'a pas aimé le mot "taxer" mais a reconnu qu'il s'agissait en effet de déplacer le curseur de l'effort demandé, à quoi j'ai répondu que les ménages avaient du mal à voir dans quelle marge ils allaient pouvoir rogner pour faire un effort supplémentaire. Je ne milite pas pour une "augmentation du pouvoir d'achat", j'ai déjà dit dans une de mes chroniques que j'avais cette expression en horreur, et que je récusais l'obsession consumériste à laquelle on nous invite : je vous rejoins tout à fait dans la critique de cette obsession toxique pour tous. Je milite quant à moi pour des "conditions de vie décentes", ce qui suppose un effort de répartition des richesses plus équitable, et va donc tout de même à l'encontre des propositions peyrelevadiennes : il est quant à lui tout à fait obsédé par l'augmentation du pouvoir d'achat envisagé dans sa moyenne nationale (ce qui me paraît, vous l'avez compris, tout à fait toxique).


" Simplement, je réagis à ce que j’ai pu voir de l’émission, où vous aviez l’aisance orale pour vous mais où j’ai eu du mal à vous suivre quand vous avez préféré catégoriquement la défense du consommateur à celles des entreprises, et donc du demandeur d’emploi et du salarié."


Le salarié est plutôt mal barré dans la théorie de Peyrelevade, puisqu'il milite pour une politique de compression salariale, et même de dérégulation du droit du travail, considérant que le volume horaire travaillé et le salaire minimum ne doivent plus être fixés par la loi, mais par des accords internes à l'entreprise ; la compression salariale qu'il préconise se justifie comme suit : actuellement, le pouvoir d'achat des français est trop important par rapport à la compétitivité des entreprises françaises, du coup, les français consomment, mais ils consomment des produits importés, donc il faut étrangler cette demande, comme il a été fait en 83 : "ainsi, la demande interne était elle contenue, contrainte. Les entreprises, face à des débouchés internes soudain rétrécis, retrouvaient en même temps qu'une meilleure compétitivité une capacité de production disponible pour les marchés extérieurs" ; "la remise en ordre de l'appareil productif passe nécessairement par un prélèvement sur le pouvoir d'achat des ménages (à nouveau, qui d'autre pourrait payer une telle opération?). Mais ce sacrifice instantané est ultérieurement récompensé, et au delà, dès lors qu'un sentier de croissance mieux soutenue, appuyée sur un investissement plus intense, peut être suivi".

Demain, le bonheur, en somme (et aujourd'hui, la douleur) : difficile pour moi d'imaginer qu'on demande encore aux plus faibles de faire un effort pour l'enrichissement collectif ; Peyrelevade dit que c'est juste, puisque tout le monde consomme, donc demander de réduire sa capacité de consommation, c'est demander à tous le même effort - sauf, qu'encore une fois, les plus faibles n'ont aucune marge pour moins "consommer" : ils ne "consomment" pas, ils se logent, se nourrissent, se chauffent, se vêtent ; on est là dans un minimum de décence vitale sur lequel il est compliqué de rogner, sauf à considérer que l'enrichissement collectif doit passer par l'exclusion d'une nouvelle tranche de population... Cette tranche-là, on dirait qu'elle disparaît toujours du champ de vision de Peyrelevade (et je pense que Daniel a senti la même chose que moi, puisqu'il sort en plateau cette histoire de "tranche de jambon" sur laquelle on réfléchit au supermarché) ; je crois sincèrement (je ne peux pas le prouver), que Peyrelevade, comme nombre de ses pairs, a tout simplement perdu de vue une certaine réalité sociale, et qu'il se figure les ménages français comme majoritairement actionnaires, propriétaires, consuméristes et trop gourmands : pour ceux qui ne sont rien de tout cela, sa thérapie, même douce (réduction progressive du pouvoir d'achat des ménages) fait très très mal.
Judith présidente ! ça sonne bien. Disons pour 2017 parce qu'il faut quand même un brin d'échauffement. Attention, 2017 Copé a dit qu'il serait sur le coup. Une judith avertie en vaut 2, ce qui va décourager les outsiders.
Sinon je ne peux que renouveler le conseil de ne pas forcément suivre les consignes de DS c'est à dire de faire de jolies phrases mais d'aller directement dans le lard, là ou ça chatouille avec le seul nombre de mot nécessaire pour ne pas laisser d'issues au prochain invité que vous défierez.
Pour compléter ce que Judith développe dans ces 2 derniers paragraphes, il ne faut pas oublier que si nous achetons aujourd'hui des biens de consommation venant des pays à bas coûts, c'est bien parce que l'on a délocalisé nos industries pour qu'une minorité augmente ses profits, n'est ce pas monsieur Peyrelevade.
Ce qu'il propose, c'est un peu une double peine.
Pour maintenir notre industrie en place il fallait accepter les bas salaires, pour ne pas consommer les biens venant des pays où se sont réimplantées les usines délocalisées, il faut accepter également les bas salaire !!!
Les experts "néolibéraux" comme Peyrelevade ont tout faux, et en plus ils n'ont aucun scrupule de charger davantage la barque.
Ils défendent des concepts avantageant une minorité au détriment de la majorité des citoyens.
Pour compléter ce que vous dites, et pour montrer qu' "ils" n'apprendront jamais rien :

http://www.marianne2.fr/Gueuleton-d-enfer-pour-Fortis-150-000-pour-50-convives-a-Monaco_a92054.html

et ça, en attendant les autres qui ne vont pas tarder à arriver...

http://www.marianne2.fr/Sauves-par-les-fonds-publics,-les-patrons-d-AIG-s-offrent-une-semaine-dans-un-hotel-de-luxe!_a92038.html

Ils n'ont aucune pudeur, aucun amour-propre, aucun sens de l'honneur, rien.
Et le gouvernement qui refuse de légiférer sur les parachutes dorés, disant que les patrons vont s'automodérer... L'éthique du Medef, ha, ha, ha, ha...
Mais, bordrel de merdre, c'est parce qu'on leur a laissé la bride sur le cou que justement tout s'effondre aujourd'hui !

L'envie de vomir, encore une fois...
Dommage que vous n'ayez pu dire tout cela dans l'émission ; finalement je ne vois pas tellement en quoi Peyrelevade se distingue du programme sarkozyste, si ce n'est qu'il trouve qu'il n'y va pas assez fort ?!

Dommage que vous n'ayez pu dire tout cela dans l'émission ; finalement je ne vois pas tellement en quoi Peyrelevade se distingue du programme sarkozyste, si ce n'est qu'il trouve qu'il n'y va pas assez fort ?!


La base du programme sarkozyste, en matière économique, c'était un soutien de la consommation des ménages, et essentiellement des ménages les plus aisés (parmi lesquels, tout particulièrement, ceux qui sont vraiment riches), en diminuant la pression fiscale. L'hypothèse de base était que cet argent redonné sur les prélèvements obligatoires allait alimenter la consommation et donc booster la croissance (celle qu'il devait aller chercher "avec les dents"). Cette hypothèse a été contestée par pas mal de monde, y compris des économistes et même quelques membres de l'opposition qui par hasard n'étaient en train de faire la sieste comme leurs camarades.
On est donc pas sur la même ligne politique que Peyrelevade qui prône une politique d'allégement fiscal en direction des entreprises afin d'accroître leur compétitivité. Peyrelevade est plutôt sur une ligne politique centriste traditionnelle - plutôt centre-droit - (sobriété de la dépense publique et soutien à l'activité), Sarkozy est sur une ligne beaucoup plus marquée à droite, assez proche des conservateurs américains, qui est celle de l'état "voleur qui prend trop d'argent à ceux qui en ont pour le gaspiller" ou le donner à "ceux qui veulent pas travailler" (car ceux qui ont de l'argent c'est forcément parce qu'ils travaillent plus, eux).
On peut dire aujourd'hui que la politique économique de Sarkozy est tombée en miettes entre ses doigts. Le soutien à la consommation n'a rien donné, malgré la production constante de communiqués d'autosatisfaction produit par un minéfi en service commandé ; comme l'avait fait remarquer les objecteurs à l'époque, la consommation française n'avait pas un grand besoin de soutien et vu la forte demande de produits importés, les entreprises françaises n'en profitent que partiellement. Son discours en direction des entreprises, qui était basé sur les bénéfices à attendre des dérégulations vient de se prendre une grosse mandale en pleine face avec le coup de projecteur sur les comportements du secteur financier américain complètement dérégulé (rappelez vous la "dépénalisation du droit des affaires", juste après le plaidoyer pour les prêts hypothécaire). Quand a son volontarisme portée en bandoulière qui allait tout régler, on voit ce que ça pèse.
Vous me semblez fort bien informée sur le sujet pour une béotienne Judith. Vos propos rivalisent à mon avis en pertinence avec ceux des meilleurs économistes d'ATTAC, du moins pour ce qui est de l'analyse des systèmes existants et de celui proposé par M.Peyrelevade (mais y a-t-il vraiment une différence fondamentale?).
un siècle après la séparation de l´eglise et de l´Etat, bientôt la séparation de la finance et de l´Etat ? laissons le dieu-marché à sa place, dans son temple boursier.
[large][/large] Il faudrait expliquer à Monsieur Peyrelevade (monsieur-je-répare-les-fautes-du-crédit-lyonnais-du-méchant-haberer-et-que-je-privatise-le-crédit-lyonnais-et-que-je-sabre-dans-les-retraites-de-mes-employés-oh-que-j'ai-fait-du-bon-travail) que ce n'est ni au modem ni au PS qu'il va trouver des gens pauvres pour leur expliquer qu'on va s'occuper des entreprises avant leur tranche de jambon (je ne parle meme pas de ceux qui n'ont pas l'occasion de s'occuper de leur tranche de jambon).

Les gens pauvres n'en ont rien à foutre d'assister aux réunions d'un type qui, pour tout contre-argument, explique qu'il lui faut 2h30 sans contradicteur pour dire qu'il a raison et que son livre se vend bien (sic !) et donc qu'il a raison.
Un pauvre... Ca passe toute son énergie à chercher à boucler sa fin de mois...
Un pauvre... ça cherche à essayer de s'en sortir...

Quand on est pauvre, on a pas le temps de contester, de réfléchir....
Quand on est pauvre, on cherche à sortir de cette condition de merde...

Quand on est pauvre, on perd pas 2h30 à écouter un type qui peut se payer des trucs que le pauvre en question ne concrétise même pas en rêve.
Parce que 2h30 de réunion, c'est un luxe...

on arrête d'être pauvre et on arrive à assister à une réunion de 2h30 quand on fait un travail constructif avec un salaire correct pour sortir d'un condition de pauvreté.
Une tres jolie emission.

Merci.
Une émission de grande classe. Merci à @si d'avoir su traiter un sujet ardu en réunissant autour d'une table des individus aussi variés. Qu'il est agréable de suivre une émission qui considère ses spectateurs comme des gens intelligents ! Et bravo bis pour le retour de Judith Bernard décidément irremplaçable !
En tous cas meme si "on n'est pas sur que le système se réforme" on aura au moins eu une émission intéressante...!

Bon, salut les copains, je retourne voir l'actualité sur l'écran de " la Pravda": totalement anxiogène mais néanmoins passionnante!!
Cher Daniel,
Je connaît votre goût pour la précision et je tenais à vous en apporter une.
Pendant le débat vous qualifiez plusieurs fois Mr Peyrelevade d'ancien banquier, vous évoquez également ses anciens amis financiers.
Sachez donc que ce cher monsieur, est encore aujourd'hui vice président de la banque d'affaire Italienne Banca Leonardo.
Merci pour cette émission.
Patricia
Une émission très intéressante même pour les "djeuns" comme moi, plutôt littéraires et ultra hermétiques à l'économie. Longue et didactique !

C'est vrai qu'il est difficile d'entendre parler de plus de taxes sur les ménages (et le citoyen célibataire - mais moi, Bridget Jones, je passe toujours à la trappe dans les statistiques) lorsque l'on galère financièrement. Ce sont des discours compréhensibles, mais durs à entendre. Merci Judith et Daniel de prendre la défense de ceux et celles qui, comme moi, passent une demi heure à choisir leur tranche de jambon, hésitant entre l'explosion du budget courses et l'empoisonnement au jambon-plastoc-antibios !
Désolé, j'ai craqué au bout d'une demi heure, les cinq première minutes ne sont qu'une succession d'images d'atrocité
sans explications (sans doute pour mettre le spectateur dans un certain état psychologique). Puis le début du film dans lequel
se succède une série de contre vérité historique (je me souviens de l'affirmation indiquant que le christianisme
se réduit a une construction du politique intentionnelle ~34')


Pour ce qui est de la thèse économique l'enchainement des idées me semble douteuses, je ne ferais qu'une seule remarque, l'argent n'est qu'un outils
permettant de définir de façon précise la valeur des possessions et de sortir des problèmes posé par le troc (sans argent la dure loi du marché s'applique
en permanence et la valeur d'usage n'a que peu de chance de s'appliquer).


Comme piste de révolution (si il en faut une), je trouve plus intéressante le remplacement du droit à la propriété par le droit à la possession, se qui renvois dos à dos les communistes (propriété collective) et les capitalistes (propriété individuelle). Bien sûr, une question se pose, quelle différence entre la possession et la propriété, plutôt que de mal reproduire une pensée noble et rigoureuse je vous renvoie à la lecture de Proudhon (Qu'est-ce que la propriété ? et Théorie de la propriété).



Pour ce qui est de la partie conspiration et complot les raccourcis sont légions, pour ne reprendre que l'affirmation sur les institutions religieuse elle est évidement fausse car elle laisse entendre que ces institutions étaient/sont monolithique, ce qui dans toute entreprise humaine est structurellement faux. On peut parlé de tendance forte, de rapport de force
d'une vision sur une autre mais la tentative de réduire une entreprise humaine (et donc l'homme) à une pensé unique est dangereuse.
Il me semble plus juste d'essayer de comprendre comment un système permet ou non l'émergence d'une pensé contradictoire et critique ?, quel sont les processus de pouvoir
mis en œuvre par l'autorité politique et économique pour se maintenir au pouvoir ? (A se titre la (re)lecture de M. Foucault est (pour moi) indispensable)




Après la lecture des propositions j'ai peur, basé un système politique sur la bonne volonté des citoyens (ou sur quoi que soit d'autre qui est rapport à l'homme) et le plus sûr moyen (et peut-être le plus rapide) d'arriver à l'horreur et au désastre. En effet, une fois l'homme défini, l'horreur peut commencé puisque les gens ne correspondant pas à cette définition ne sont pas des hommes.

Il est urgent de sortir de toute pensé totalitaire désirant réduire et enfermer l'Homme dans une définitions.
Cette émission est un chef d'oeuvre.
note d electure d'alternatives économiques sur le bouquin de Peyrelevade:

Une phrase résume le livre: "La fausse réforme ne permet pas de faire l'économie du vrai changement." Brouillon, pressé, ambitieux, le président de la République donne le sentiment de vouloir tout changer. Mais agité, voire démago, il aggrave les difficultés du pays plus qu'il ne les réduit. La thèse de l'auteur est simple: la source profonde de nos problèmes est l'affaiblissement de l'économie productive. Car les entreprises supportent des coûts salariaux excessifs - aggravés par les 35 heures -, et des impôts qui s'alourdissent avec le déficit budgétaire engendré par les cadeaux fiscaux accordés aux ménages et que les entreprises finissent par payer. Accablées de charges, les entreprises, faute de marges suffisantes, n'investissent pas assez. L'économie est tirée par la consommation, au lieu de l'être par l'innovation et l'investissement.

La thèse n'est pas fausse et l'analyse fait souvent mouche. Pour en sortir, l'auteur nous propose un gigantesque plan de rigueur: transférer les cotisations sociales sur les mé­nages (sous-entendant que les salaires versés n'augmenteraient pas en due proportion), supprimer à terme l'impôt sur les sociétés en le remplaçant par un impôt sur les dividendes (oubliant que la moitié des dividendes sont versés à des non-résidents, qui donc ne payent généralement pas l'impôt en France). Certaines de ses affirmations sont, au surplus, surprenantes: par exemple, la productivité horaire en France n'aurait pas, depuis 2000, augmenté plus vite qu'en Allemagne, alors que les statistiques d'Eurostat disent le contraire. Bref, un livre qui, s'il soulève de vrais problèmes, verse dans la polémique plus que dans l'analyse.


http://www.alternatives-economiques.fr/sarkozy--l-erreur-historique-par-jean-peyrelevade_fr_art_789_39284.html
Merci pour cette emission tres interessante

il est bien d'avoir l'occasion d'entendre des explications detaillées sur ce probleme, la longueur est la bien venue

continuez comme ca

salutations
vous invitiez Jacques Marseille, Nicolas Baverez et Elie Cohen pour un débat contradictoire

je cherche la contradiction ^^
Et si cette semaine, pour tenter d'y voir encore un peu plus plus clair, vous invitiez Jacques Marseille, Nicolas Baverez et Elie Cohen pour un débat contradictoire ?
Pardon... ah, ils sont injoignables ?... en vacances aux Iles Caïmans ?... OK.
...Et de toute manière, ça ferait doublon avec C dans l'air ?... Désolé. Je ne ferai plus de proposition idiote.
Votre 1ère phrase est exactement la question que je me posais depuis plusieurs jours.
Merci pour cette émission qui m'a permis de mieux comprendre certains aspects encore flou de la crise financière.
Excellent Travail !
Judith a été énorme!!

Bravo pour une "littéraire": elle a enfoncé le soi disant économiste Peyrlevade!!!
Si l'on accepte comme valide l'analyse de Jacques Sapir la "bulle de crédit" qui est en train d'exploser devant nos yeux serai due au besoin de solvabiliser la demande nécessaire à la croissance et que des politiques de "réductions des couts" et de pression déflationniste sur les salaires avaient fragilisé.

Ok seulement il semble, comme l'ancien sous-secrétaire au trésor sous Reagan imputer cela au développement du libre-échange et sa litanie de délocalisation des années 90.

Seulement voila et la bulle et les pression déflationniste sur les salaires, même si elles ont bien connues une augmentation exponentielle à partir de cette époque là, ont débutées dès les années 80 grâce (ou à cause suivant de quel coté du manche on se place) à la monté du chômage de masse structurel du au gains de productivité engendrés, entre-autre, par la "révolution informatique".

Aussi il me semble que même si comme il le souhaite on définanciarisait le capitalisme, celui-ci se retrouverait quand même confronter à un dilemme insurmontable.
D'une part les gains de productivité réduisent la quantité de travail nécessaire à fabriquer les produits et attaque la solvabilité de la demande dans les sociétés occidentales.

Mais de plus, comme l'écrivait André Gorz cette contraction de la demande solvable entraine pour les entreprises "que la masse des capitaux accumulés n’est plus capable de se valoriser par l’accroissement de la production et l’extension des marchés. La production n’est plus assez rentable pour pouvoir valoriser des investissements productifs additionnels."

Et donc que "L’impossibilité de valoriser les capitaux accumulés par la production et le travail explique le développement d’une économie fictive fondée sur la valorisation de capitaux fictifs. Pour éviter une récession qui dévaloriserait le capital excédentaire (suraccumulé), les pouvoirs financiers ont pris l’habitude d’inciter les ménages à s’endetter, à consommer leurs revenus futur, leurs gains boursiers futurs, la hausse future des entreprises, les achats futurs des ménages,"


Bien plus que dans le développement du "libre-échangisme", comme le soutient Jacques Sapir, c'est bien là, à mon avis qu'il faut rechercher l'origine de la crise actuelle.
je vous fait part de la sortie du deuxiéme volet du film zeitgeits qui avez reçu le premeir prix au festival du film artivist.

C'est une vision radicale du système monétaire et de ses liens avec la politique étrangére anglo-américaine.

vous commentaires sont les biens venu.

ce film a connu lors de sa premiére edition un succé énorme ( plusieurs centaines de milliers de downloads) alors qu'il n'a reçu aucun echo dans les médias.

donc s'il faut comprendre la crise autrement que par la télé, voici un bon début, en tout cas une vue alternative.

zeitgeist 1 en français : http://www.dailymotion.com/relevance/search/Rechercher/video/x4jhkg_zeitgeist-remasterise-complet_news

zeitgeist 2, ptit résumé


théses défendu par le film :


tout système politique (communisme, capitalisme, fachisme etc..) qui se fonde sur l'argent en tant que valeur d'échange porte dans ses axiomes l'idée que la rareté des ressources (en energie, en nourriture, en place etc..) est un fait naturel., necéssaire et indépassable.


mais...


...puisque les biens matériel continuent de s'accumuler, que la technologie libére l'homme progressivement de travaux pénible, augmente son confort, sa capacité à extraire la nourriture, l'energie dont il a besoin, lui permet de trouver des nouvelles energies, d'augmenter son espérance de vie, de diffuser la connaissance à grande échelle (de gutenber et l'impremerie à internet ), d'augmenter son confort, en fait de mettre à disposition l'abondance de la nature en toute chose à sa porté, de l'extraire et de la distribuer partout de plus en plus rapidement..



..alors la conclusion est que le développement technologique est antithétique avec les lois du marché ...et son ennemi juré !!!


..les corporations gouvernementales a dévié le but premier de la technologie (libérez l'homme) pour le focaliser presque exclusivement sur l'industrie militarire. Tout l'effort de recherche scientifique s'est concentré sur les moyens de destruction en masse , la création d'arme de plus en plus puissante etc.. Des milliard de milliards sont depensé pour construire des armes et pour rebatir ce que les guerres ont détruit.


l'idéee du film : Si cette effort était rediriger vers le bien etre collectif, un nouveau modéle de société emergerait .


les technologies pour cette révolution sociale existe déjà mais le complexe militaro-industrialo-petrochimique et banquier s'y oppose, car sa vie dépend de l'ignorance qu'a la masse de ces technologies et de leur peu d'accée ( éolienne, thermal, energie des marrées, solaire, etc...)


Donc tout systéme dont la base est le profit, et dont la création de richesse est controlé par des banques privés ( ce qui est le cas en europe de maastrich) finira par justifier créer, et manager la guerre, la famine, les crises économiques, qui sont nécéssaire et vitale à son renouvellment.La crise financiére elle même serait nécéssaire au renouvellment du système capitaliste.




La religion de la même façon que la technologie, a été devoyé de son objectif premier ( religion=religere=réunir) pour propager le dogme que l'homme est séparé de la nature , séparé l'un de l'autre comme tu reste de l' humanité.



Les institutions religieuses déclarent toute être le seul et nécéssaire intermédiare entre nous et L'inteligence à l'oeuvre dans la nature et dans le reste de l'univers. Elles ont été de tous temps le complice de tous les sytèmes politiques ( du royalisme au capitalisme en passant par le nazisme )


la deuxiéme parti de zeit geist II met en avant le projets de sociétes utopistes, non fondés sur l'argent et le profit mais sur le bien etre du plus grand nombre.

il finit sur des consignes de revoltes civiques :


1- distribué et propagé un max d'info sur le fonctionnement monétaire et boycoté des banques comme jp morgan, bank of america city bank..

2- boycotter les mass medias officiels , se battre vous pour sauvergarder internet et son indépendance .

internet est l'exemple meme de comment la technologie s'est retourné contre le système en place. (pour ceux qui le save pas internet c'est une invention de l'armé à la base !! note personnelle )


3- boycotter l'armé de façon intrinsigeant, refuser de faire votre service etc... l'armé en sert que les corporations pétroliéres à travers le monde et la mise en place de dictatures pro capitaliste


4- boycotter les fournisseurs d'energie, faites votre maximum pour devenir indépendant energétiquement en vous renseignant sur les moyens de vous équipez. cherchez de l'info sur les energeis alternatives etc.. ex emple personelle : http://www.dailymotion.com/relevance/search/pantone/video/x102s6_pantone-france2-13h-20051015_tech


5- rejeter le sytème politique qui ne représente rien et qui ne peut rien changer, les clivages politiques sont une illusion, choisissais plutot l'action civique (référence aux élections américaines ou n'existe que deux parties)


6-- rejoingez ou créez tout mouvement civique avec pour nouvel axiome que toute les ressources sur la planéte soient le bien commun et inaliénable de tout etre vivant audelà de toute division territoriale, religieuse, droit territoriale copyright etc.. afin d'atteindre une masse critique de la population suffisante pour faire basculer les décisions politiques prises la plupart du temps à notre insu et dans des interets prives.




j'éspère que cela vous aura interresser, c'est assez approximatif, regardez le film ! (en anglais pour l'instant pour l'instant )
Bravo, c'était une très belle émission d'information et de vulgarisation. Les invités étaient de bon niveau et les "candide" posaient les questions judicieuses au moment...propice.
Décidément, plus besoin de mater ces sinistres JT.
Encore bravo et merci.
Surtout ne le prenez pas mal (sait-on jamais), mais je trouve que vous faites là du service public, du vrai! Alors merci ! (un béotien qui va dormir le porte-feuille tranquille)
Juste pour vous dire merci... Très bonne émission avec de passionnants intervenants. Bravo !
Mr Peyrelevade (j'ai oublié de noter à combien de minutes exactement), a prononcé "maquereau-économie" quand il dit exclure de ce domaine les compétences de Mr Frydman. C'est mon pseudo qui déforme mon audition?
Trop d'effort pour moi cette émission. Ai-je besoin de comprendre pour mieux subir? Mais contente d'entendre la confirmation du poids de la politique et de l'idéologie dans l'économie. Je m'en doutais...
C'est fou comme les pays en voie de développement sont exclus du champ dans la recherche des gens atteints par cette "pré-dépression" euh non, cette récession, euh non, cette crisis, what crisis? On voit à quel point ils ne sont pas inclus dans le système. Celà leur épargne-t-il d'être des victimes aigües (sachant qu'ils sont des victimes un peu chroniques) de l'économie mondiale?
ce que je retiens de tout ça, c'est que les politiciens sont sur le point de donner des milliards d'euros à des types incapables de dire autre chose que "c'est le marché qui veut ça", même c'est leur propre boulot qu'ils perdent. Des types qui avec un clic de souris font disparaitre des milliards, font fermer des usines, des bureaux.....
il sera intéressant de voir comment se dérouleront les prochains licenciements boursiers, si les délocalisations vont s'accélérer ou s'arrêter, si la pression déjà forte sur les salaires va s'accroitre afin de rétablir le "marché".
Etant donné les gens qui nous gouvernent, en France et en Europe tout est à craindre.
l'histoire de la monnaie, de l'argent pour les nuls dans un video reportage ? et la réponse à d'autre qquestio du typre: qu'est qu'une banque centrle ? Quel est le mécanisme de création de l'argent ? Qu'est ce qu'une dette publique ?etc.... en français :

http://www.bankster.tv/videos.htm

j'aimerais vraiment avoir des retours sur ce reportage, ce que vous en pensez, merci
MONNAIE DE SINGE

Un peu d’histoire très légèrement simplifiée d’abord :

Tout commence (évidemment) au moment où l’homme se redresse pour entreprendre l’aventure de la bipédie et se munit d’une massue pour augmenter son efficacité dans diverses circonstances. Donc une époque sensiblement différente de celle de l’homo [s]RTT[/s] erretetus gaspillant son temps libre sous le soleil, et préparant ses futurs mélanomes avec son Ipod (quelques dissidents restant accrochés à leur Black Berry) son laptop et son appareil photo numérique dix millions de pixels à portée de la main pour immortaliser ces instants magiques et en faire profiter la terre entière dans l'instant…

Mais revenons donc à notre massue, premier instrument économique (avouez que je vous en bouche un coin, là !)

D’un côté un petit malin qui a fait une très bonne chasse, de l’autre un maladroit qui a raté l’assomage des aurochs qui passaient à sa portée… Un petit coup de massue lui permettra, en éliminant son rival de s’approprier quelques robustes quartiers de viande, et éventuellement la femme qui s’activait auprès du feu pour griller les côtelettes et qui est devenue veuve au cours de l’opération d’appropriation viandarde. Où l’on voit bien que la massue est indiscutablement l’ancêtre du billet de 500 €uros !

Peu à peu on utilisera des objets plus ou moins ridicules (coquillages par exemple) en guise de monnaie d’échange, c’est le temps des tribus et il est vrai que c’est moins brutal que la massue… Qui ressort à l’occasion, surtout quand on a envie d’aller se venger de la tribu voisine - qui commence à sérieusement faire chier - et d’en profiter pour piquer les provisions et les femmes…

Le temps passant l’agriculture et l’artisanat se développent, le moment est venu de passer au troc : « Je te file ce bel auroch contre deux de tes excellentes marmites », et même de trouver un métal précieux (or ou argent, tiens ! tiens !) pour indemniser celui dont on convoite la production, enfin quand on ne préfère pas le retour à la case “massue” !

Mais de gros bras, peu à peu, prennent le pouvoir (ce qui rassure le pékin moyen, soucieux d’avoir un chef costaud et malin). Ils ne tarderont pas à inventer un système de taxes, il faut bien vivre, que diable… Un peu plus tard ils battront monnaie et mettront en prison ou exécuteront les éventuels “Faux Monnayeurs” (voir André Gide)…

Pas très sympathique tout ça, mais ce n’est rien par rapport à ce qui va suivre car nous sommes encore dans l’économie réelle, basée sur de vraies choses, un vrai travail, une véritable valeur ajoutée… Exemple : un vrai minerai de fer qu’il faut aller chercher, une forge, une enclume et un marteau pour faire une pointe de lance, voilà un vrai travail, un savoir-faire et une valeur ajoutée entre le minerai terreux et la belle pointe acérée…

Plus tard (il semble que les Vénitiens aient beaucoup trempé dans ce coup) on va inventer les banques, dématérialiser l’argent qui pourra passer d’un état à l’autre grâce à une lettre de change et une signature…

C’est le début de la fin, parce qu’il y a aussi le crédit, c’est à dire la possibilité - pour celui qui en a obtenu un – de dépenser l’argent qu’il n’a pas et éventuellement qu’il ne pourra pas rembourser… Les autres emprunteurs en feront les frais, payant des taux trop élevés pour compenser le manque à gagner occasionné par les défaillants, qu’ils soient voleurs (sachant qu’ils ne pourraient pas rembourser ) ou malchanceux (un retournement de fortune les mettant dans l’impossibilité de s’acquitter de leur dette)…

Nous voilà sur le point d’inventer les assurances (AIG, par exemple)

Et nous entrons donc dans le système qui va s’appuyer sur les sociétés avec actions et les bourses pour détrousser le couillon moyen.

Là, l’argent n’a plus rien à voir avec une quelconque réalité, ou plus exactement les circuits sont suffisamment complexes pour enfumer et détrousser l’humain moyen sans qu’il ne se rende compte de rien, sans qu’il puisse rien faire et sans même qu’il réalise que l’argent qu’il n’a plus, d’autres sont en train de se le partager sur des yachts, au Fouquet’s, à la Mamounia, et d’une manière plus générale dans les différents endroits où il est facile de claquer le maximum de (notre) fric dans le minimum de temps…

Cette fois pourtant le coup de massue destiné à nous mettre hors circuit le temps de nous faire les poches on l’a bien senti… Seulement on va faire quoi ?

Les survivants retourneront chercher des aurochs qu’ils se feront à nouveau piquer quelques temps après (on ne change pas une recette qui marche)…

Si toutefois il reste des aurochs, vu le réchauffement climatique induit par les 4x4 des traders et autres voleurs, et puis il est à craindre que les troupeaux n’appartiennent à ces braves gens qui sont les organisateurs de la plus grande escroquerie de tous les temps, et qu’ils n’aient voté des Lois très sévères contre le braconnage en général et le vol de bétail en particulier !

Sans blague, il ne manquerait plus que ces salauds de pauvres viennent se servir…

Où irait le monde, et que mangeraient les [s]escrocs[/s] riches ? Questions existentielles – au sens premier - s’il en est !

Allez ! Retour à la case massue pour tous, les Ipod et les laptop va falloir oublier, on en parlera dans la grotte aux petits enfants, le soir, en faisant cuire le brouet clair et les racines…

- Il était une fois un temps où il y avait des téléphones, tout petits, et des ordinateurs portables…

- Ah ! Bon ! Comme les deux boîtes de conserve avec la ficelle bien tendue et comme le télécran ?

- Oui ! C’était un peu ça, en mieux mais en plus virtuel !

P.S. : Dépensez vite votre monnaie de singe, dans quelque semaine elle reviendra à son cours normal : zéro !

P.S.bis : Je vends des massues de haute qualité, excellentes sur l’auroch, pour ceux que ça intéresse.

P.S.ter : Comment va Vincent Scotto ?

***
Tout simplement passionant !

le rôle éducatif, et informatif est pleinement atteint. Les vrais questions sur le pourquoi sont posées. Les intervenants passionant. La meilleure émission dans la forme et le fond. un grand merci !
Merci pour l'émission, et aux invités, en particulier Mr Sapir pour démontrer qu'il s'agit d'un problème de système (déflation des salaires+endettement), absolument fondamental dans le système anglo-saxon. Ce que le banquier admet sur le bout des levres, et ce que lémedias, au grand jamais ne dénoncerons. La finance, les rouages (cdo, cds ...) n'ont fait qu'amplifier une situation bancale à l'origine.

J'ai bien aimé leur unanimité sur les images de M6 "c'est une manipulation" !

Après sur les banques européennes, et françaises je ne partagerais pas leur optimiste. Les banques européennes ont abusées de l'effet levier, bien plus que les banques américains. Et si Deustch Bank ou UBS étaient défaut, ni l'Allemagne, ni la Suisse ne serait en mesure de les renflouer. Les banquiers français sont bien connus pour jouer avec le feu (les produits dérivés). La SG, BNP et DB sont des acteurs majeurs dans ce domaine, la complexité de leur positions est qq chose qui doit donner des sueurs froide à l'AMF & la COB !
La Banque centrale européenne injecte 50 milliards $ US de liquidités
Il y a 2 jours
FRANCFORT, Allemagne — Les banques centrales d'Europe ont injecté jeudi 68 milliards $ US de liquidités supplémentaires sur les marchés, la Banque centrale européenne (BCE) offrant notamment 50 milliards $ US.
La BCE, la banque centrale des 15 pays de la zone euro, a dit avoir reçu 55 demandes de financement pour un montant total de 67,2 milliards $ US. De son côté, la Banque d'Angleterre a annoncé une offre de refinancement de 10 milliards $ US sur son site Internet dit avoir alloué 8,9 milliards $ US.
La Banque nationale suisse (BNS) a dit avoir reçu des demandes de 13 établissements bancaires pour son offre de neuf milliards $ US.
Les banques centrales du monde entier, dont la Réserve fédérale américaine, ont injecté des centaines de milliards de dollars de liquidités sur les marchés depuis la faillite de la banque d'affaires américaines Lehman Brothers le mois dernier, qui a précipité la crise financière mondiale.
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5hfnKSkE80pWoFQyg7LBNHQP1l_nw

d'euros de liquidités sur le marché
Il y a 4 jours
FRANCFORT (AFP) — La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé mercredi vouloir absorber jusqu'à 200 milliards d'euros de liquidités sur le marché monétaire de la zone euro, après l'avoir massivement irrigué ces derniers jours pour aplanir les tensions liées à la crise.
A cette fin, elle va proposer aux banques de leur reprendre leur "cash" au taux fixe de 4,25% via une opération rapide dite de "réglage fin" sur une journée.
L'idée est de rétablir des conditions plus équilibrées sur le marché de l'argent et de ramener les taux interbancaires à des niveaux proches du principal taux de la BCE, le taux de refinancement, actuellement à 4,25%.
Ce derniers jours, l'institution a procédé à plusieurs énormes injections de liquidités, aussi bien en euros qu'en dollars, en vertu de ses accords d'échanges de devises avec la Réserve Fédérale américaine (Fed). Les remous financiers conjugués à l'approche d'échéances trimestrielles menaçaient le circuit d'asphyxie.
"La réaction de la BCE jusqu'à présent a toujours été d'inonder le marché en liquidités dès qu'un dysfonctionnement est apparu", explique Stephane Deo, analyste chez UBS, et ce depuis le déclenchement de la crise financière en août 2007.
Elle a procédé de la sorte en août et septembre 2007, puis en décembre quand de nouvelles fortes tensions sont apparues, et enfin depuis trois semaines, alors que le secteur bancaire américain s'écroule.
Cette ligne de conduite "a été efficace pour atténuer les problèmes", souligne l'analyste.
Mais la confiance des banques est quand même au plus bas. Elles ne se prêtent quasiment plus d'argent entre elles sur le marché monétaire, et celles qui ont vraiment besoin de refinancement se retrouvent prises à la gorge.
D'autres opérations de refinancement de la BCE, notamment à plus long terme, vont sans doute se multiplier dans les semaines à venir, pour permettre de préparer les banques très en amont à l'échéance de la fin de l'année qui risque d'être particulièrement tendue, estime l'expert.
Si un jour les journalistes pouvaient nous expliquer les chiffres de l'INSEE comme ceux publiés vendredi dernier :

avec une croissance (du PIB français) de 0.4% (au 1er trimestre 2008), une décroissance de 0.3% (au 2e trimestre 2008) et des prévisions de décroissance de 0.1% (aux 3e et 4e trimestres 2008), comment arrive-t-on à une prévision de croissance de 0.9% sur l'année 2008 ?
S'il vous plaît, Daniel, donnez à Justine une chaise fixe ! Elle me donne le m al de mer à tourner comme ça à chacune de ses interventions. merci
Excellente émission. Le sujet est passionnant, les questions pertinentes, et les invités clairs et intéressants. C'est peut-être ce dernier point qui est le plus important: la corrélation entre la qualité de l'invité (originalité du point de vue, éloquence, volonté de vraiment répondre aux questions) et celle de l'émission me semble très forte. Ce qui ne veut pas dire que le rôle des journalistes et chroniqueurs est peu important - c'est juste qu'ils sont de toute façon toujours parfaits! ;)
J'ai également beaucoup apprécié la digression purement économique. Même si le sujet central des émission doit rester le traitement médiatique, il aurait été dommage de se priver des éclaircissements portés par les invités sur ce thème.
Et enfin, la structure de l'émission en deux parties me plait de plus en plus. Il me semble que la première partie est maintenant vraiment attrayante, avec le choix d'évoquer quelques sujets phares assez rapidement (la liste des sujets abordés dans les premières émissions de ce format me semblait trop longue), et de revenir sur une ou deux chroniques un peu plus longuement.
Bref, je suis très content ;)
Une grande émission d"@si ! Intelligente, de haute tenue , calme et limpide , permettant une excellente compréhension des sujets économiques , tout en restant extrêmement chaleureuse et conviviale. Judith est d'un apport essentiel dans cette émission : la béotienne en économie est d'une redoutable finesse et intelligence sur les discours, ce qui lui donne une "intuition" remarquable Elle pose en termes percutant de précision les questions que j'avais envie d'entendre. Et les deux invités sont excellents , jouent le jeu , expliquent , disent : il n'y a pas de faux semblants. Justine est toujours aussi pétillante de proximité d'intelligence et d'humour , et vous Daniel (elle vous fait quand même jouer au patron de la finance,ça c'est un grand moment !) avez permis grâce au choix de vos invités et votre pertinence une émission pour laquelle je vote l'utilité publique sans hésiter : il faudrait que tout le monde voit comment on peut faire de la télé autrement , comme vous la faites , sur ce sujet hautement lié à la gestion politique des images.

PS : J'ai beaucoup apprécié le petit passage sur la médecine qui n'est pas une science exacte...C'est d'ailleurs le seul moment ou par agacement ,vous interrompez votre interlocuteur , Daniel !
Au delà de l'émission que je trouve très éclaircissante, un point de détail sémantique :
Les "Subprimes", on comprend bien qu'il s'agit de prêts à risque donc à taux supérieurs aux taux destinés aux quidams solvables (c'est déjà un concept à la noix bien américain).
Moi, je les aurais plutôt appelés des "Surprimes", le "sub" signifiant "dessous" (nihil nove sub solis) ce qui laisserait comprendre des taux inférieurs, réservés aux défavorisés.
Comme c'est un mot dont on se gargarise ces derniers mois, ça m'agaçait, donc je partage...
J'ai trouvé cette émission extrêmement intéressante et didactique. Vos deux invités ont pris le temps de répondre en employant des mots compréhensibles. Pour une fois j'ai bien compris les raisons de cette crise financière. Merci Judith d'avoir parlé du non traitement médiatique des américains pauvres qui ont perdu leur bien. Mais deux question restent posées : qui va payer cette énorme addition, et quelle va être la conséquence sur notre économie déjà mal en point ?
Emission extrêmement interressante entre gens respectueux, attentifs et forts compétants. Merci à tous et toutes.

Je suis cependant parfaitement de l'avis de Judith, le point inaugural de la "maladie du sytème" est bien cette illusion de la propriété "à tout prix" ce qui veut éventuellement dire "à n'importe quel prix".

Le pire, c'est qu'on a bien voulu nous vendre la même salade aux dernières élections. Alors juste un petit rappel pour ceux qui l'ont cru : c'est votre banque qui est propriétaire de votre bien jusqu'au dernier centime remboursé.
Merci de cette excellente émission.

Passionnant, simple et limpide Jacques Sapir, d'une clarté étonnante, même pour quelqu'un comme moi qui est loin d'avoir une culture économique...
Je vais aller de ce clic de souris lire son article.

J'ai plus de mal avec Peyrelevade, assez fat, même si certaines de ses positions et concessions l'exemptent du côté "vain" du terme. Mais il reste le côté "prétentieux".
Ce qui passe assez mal, puisqu'il a quand même quelques casseroles en relation directe avec le type d'agissements qu'il dénonce (MGM, Fed, etc.).
Mais il est permis à tout le monde d'évoluer...

Quant aux "trois béotiens", je leur tire mon chapeau, comme d'hab'.

En revanche, le non-crédit des intervenants de la première partie, ça fait bizarre...
Excellente émission!!On entrevoit par moments quelque chose qui pourrait s'apparenter à de la vérité...Merci notamment à Jacques Sapir.
Très bonne émission .

Éducative pour ce qui me concerne : j'ai progressé ! ( E c'est pas tous les jours !)
L'origine de cette crise a été très brillamment expliquée : C'est tout la faute aux sans-le-sous qui veulent vivre comme des avec-les-sous ! Non mais quelle prétention, je vous demande un peu. Vous avez vu, comment qu'il a fallu que l'équipe d'ASI les cuisine à mort , les deux experts, pour qu'ils avouent la vérité. Et grâce à Judith ! ( Ah, Judith, Judith....je....). Ouais , bon, mais on voit bien qu'ils sont protégés ces gens là ; et en haut lieu, je parierais ! Ben regardez comment on leur file de l'argent, juste parce qu'il n'en ont pas ! C'est facile. Et puis après , ils ne veulent pas le rendre. Belle mentalité !
Et du coup, c'est la cascade des nouveaux pauvres : les banquiers, les courtiers, les régulateurs ou règle-menteurs, les djeunes de la City, et même Wall Street dis-donc ! Ah, mais ça ne va plus. Faut les sauver !!!!!!!

Je me disais aussi, l'année dernière, en voyant tous ces pauvres, aux États Unis , jetés à la rue comme des malpropres, que ça nous préparait un belle pagaille , tiens.

Salauds de pauvres !....comme aurait dit Coluche
Je viens de lire tous les messages du fil. Alors, maintenant, je ne sais plus ce que je voulais dire...

Si ! Judith, vous étiez excellente (comme toujours) lorsque vous avez "inversé la vapeur" : comment se fait-il que la première économie du monde génère autant de pauvreté. C'est bien là la question de fond. La seule question qui vaille.

Autre chose : je viens de terminer le bouquin de Peyrelevade sur lequel, il y aurait bien des choses à dire. En particulier, que la mise en place d'un système économique, quel qu'il soit, résulte d'abord et avant tout d'un choix politique. Qu'en conséquence, malgré toutes les démonstrations qui étayent le livre et qui démontrent le talent de l'auteur, celui-ci oublie une seule chose : quel modèle de société voulons-nous ? Comment faire en sorte que l'économie soit au service des hommes et non l'inverse ?

La recette proposée (l'augmentation du pouvoir d'achat passe au préalable par l'augmentation des gains de productivité des entreprises) me semble celle d'un boutiquier, peut être génial, mais d'un boutiquier quand même...

C'est ainsi qu'un physicien met à jour les lois qui déterminent la fission des atomes mais ne dit rien de ce que l'on fera de cette fission. Toute science ne décrit que la réalité que l'on veut bien percevoir.

Peyrelevade chasse de vieilles lunes : il en est encore à une économie "traditionnelle" de la croissance, comme si la croissance pouvait être infinie.
J'ai souri (jaunes) aux lignes écrites sur l'entreprise, comme si l'entreprise était un moyen d'épanouissement ! Que Monsieur Peyrelevade vienne rendre visite aux ouvriers des verreries d'Arc (ce n'est qu'un exemple), dans le Nord ; qu'il prenne la place, durant une journée, d'un de ces hommes qui vive à proximité des coulées de verre en fusion !

Il me semble qu'il serait temps de mettre à jour d'autre paradigmes.

Pour en revenir à notre sujet, merci, cher @si, pour votre émission.
1 ) @si, internet, la crise financière...

Médiatiquement, est-t-il possible individuellement de se se faire une idée assez correcte ou précise dans domaine qu'il connaît peu sans l'outil hypertexte, ou plutôt hypermédia qu'est devenu Internet ?

Concernant justement la crise financière et donc le fonctionnement de ces systèmes, combien d'individus ici bas pourraient réussir à synthétiser suffisamment d'informations pertinentes de sources diverses et variées sans ce média particulier ( et aussi en combien de temps ) pour commencer à se dégager de cette brume appelée ignorance.

( Suit une erreur flagrante de raisonnement basé sur un cas particulier débouchant sur une généralité ) :
Je m'imagine très mal achetant / empruntant un volume vertigineux de publications, puis trier leur pertinence afin ensuite d'en dégager la substantifique moelle, surtout dans des domaines ou l'esbroufe est reine. Je peux en plus profiter de certains résultats de recherches personnelles des intervenants du forum ( merci pour le lien sur l'émission de "la bas si j'y suis" spéciale économie )

Le média télévision aurait pu avoir une partie de cette fonctionnalité de tri et d'analyse, mais l'échec est patent.

Or donc, je pense qu'@si est plus fort qualitativement en tant qu'informant via le média internet qu'en télévision, ( format mixte écrit-visuel-télévisuel + résultats de recherches de co-spectateurs sur le forum ) mais avec moins de puissance de diffusion, c'est sûr.

2 ) Remarque sur le format "plateau de TV"
Une chose absente de TOUS les plateaux TV ( même celui d'@SI donc ) et qui pourtant, parfois ( notamment sur des thèmes techniques dont l'économie fait partie ) est potentiellement nécessaire pour exposer plus rapidement et plus clairement ( si la personne sait s'en servir ), c'est le ... tableau.
Alors oui ce n'est pas évident à filmer, oui cela fait une coupure lorsque la personne s'y déplace, oui cela génère des contraintes de réalisation et de gestion de débat ou de monopolisation d'attention, mais certains thèmes resterons éternellement obscurs si ce média reste totalement ignoré.
Je me doute bien que l'effet "exposé " doit faire frémir tout animateur, mais parfois, l'intervenant doit justement exposer.
C'est pour un jour où vous vous ennuyez et que vous voulez tenter une aventure improbable si le sujet s'y prête
( une analyse de cadrage par Mr Kokos par exemple ou une émission sur "pourquoi la TV a abandonné la science ")

3) Rêve d'un thème absolument jamais abordé, et qui justement pourrait demander pourquoi il ne l'est jamais ( abordé ) et qui fait défaut à cette dernière émission : "C'est quoi un Euro ?"

On a déjà eu "c'est quoi la croissance ?" avec ce cher Yves, mais on a jamais su ce qu'était 1 franc. Avec le bon "client " connaisseur de la monnaie, un journaliste "économique" ( si vous voulez le traumatiser ... Apathie et sa dette par exemple ) et un théologien ( si si ! ). Je vous promet 1h de croustillance inégalée ( mais avec beaucoup de vertiges ). Mais toute la saveur reposera sur la qualité de l'intervenant monétariste ( donc plutôt un universitaire qu'un "institutionnel" )

Et là, au niveau manipulation médiatique, ça donnera une idée de l'infini.
Je reviens sur les images de la réunion Lagarde, qui donne lieu à votre titre.
Il y a là un défaut d'arrêt sur images.
En effet, êtes-vous bien sûrs que les banquiers et assureurs confiaient leurs pertes à la ministre ?
N'aurait-il pas fallu contacter les journalistes de M6 pour savoir comment eux savaient ce qui se
confiait en aparté ?
Par définition, une "confession en aparté" ne s'entend pas…

-- Edit : corigeage de fôte --
merci ! c'était passionnant.
Jean Peyrelevade était intéressant, jusqu'au moment où il dévoile sa solution : pour redistribuer, il faut d'abord de la croissance, et rendre aux entreprises des possibilités d'investissement. Alors là, on croit entendre n'importe quel chantre du néo-libéralisme, ou Mme Parisot.
Il me semble que le Crédit Lyonnais a été sauvé de la faillite par l'état. Nous avons tous (même les pauvres, à travers les impôts indirects...) contribué à ce sauvetage, pour rattraper les affaires hasardeuses des dirigeants précédents qui voulaient jouer aux spéculateurs...
S'il fallait encore prouver qu'avec une licence de journaliste, ou pouvait se jouer des golden-boys moutonniers malades... à moins que ce ne soit l'inverse:
Alors que la bourse ne sait plus où elle en est, certains semblent jouer à jeu dangereux pour gagner de l'argent grâce à la complicité ou à la crédulité de journalistes.
Ainsi, CNN a annoncé hier que Steve Jobs avait été hospitalisé d'urgence suite à une crise cardiaque massive. Cette annonce a suffi à faire plonger l'action Apple jusqu'à ce qu'un démenti formel et rapide ne soit fait par Apple, l'information étant fausse.
L'action a ensuite repris son cours, permettant à certains de faire une plus value intéressante, sachant qu'elle a plongé de 7$ pour en reprendre ensuite 6.
[...]
macbidouille
Ce genre de fuzz (=/= buzz) peut être très lucratif...
Et le marché ?
En regardant ce débat entre l’expert économiste, Jacques Sapir, et le financier-politique, Jean Peyrelevade (Crédit Lyonnais- Modem), je n’arrêtais pas de me poser cette question : qui représente les 72 % d’étatsuniens contre le Plan Paulson et pour le grand régulateur qu’est le marché ? Pourquoi ces 2 « experts », parfaits dans leurs explications techniques du processus qui a conduit à la crise actuelle, n’analysent-ils comme unique solution que le plan de sauvetage uni à la régulation politico-financière, sous-entendu : c’est ça ou le chaos, et n’envisagent-ils pas, à aucun moment, la possibilité que ceux qui se sont fourvoyés dans ces opérations soient sanctionnés par des dépôts de bilan offrant par la même au financiers , banques, institutions prudentes ou conservatrices, de racheter à prix cassés des actifs assainis (comme le rachat du réseau de Lehman Brothers par Barclays et d’autres exemples) ? Quand on sait que les dépôts bancaires sont (étaient) garantis par l’Etat à hauteur de 100.000 $ aux Etats Unis (250.000 aujourd’hui alors que le plan de secours vient d’être voté… à quoi peut-il bien servir qu’il faille en plus porter la garantie de 100 à 250.000$ ?) ou 70.000 € en France, par compte bancaire, et qu’en France cela représente 99 % des comptes bancaires, on est en droit de s’interroger sur l’idée du chaos (ou de la tragédie) que le microcosme politico-financier occidental essaie de propager pour maintenir son système d’intérêts partagés entre grandes fortunes (argent) et politiciens (pouvoir) qui, rappelons-le, étaient bien d’accords pour déréguler voici encore très peu de temps, et qui, aujourd’hui, pour justifier l’injection de fonds absolument colossale dans Le Système apporteront (quand et comment, on ne le dit pas) quelques touches de régulation. Crise du Système, certes ! Recours au contribuable via l’Etat pour maintenir le Système, encore plus certain ! Est-il tabou d’envisager le non soutien aux mauvais et laisser ainsi aux meilleurs tirer leur épingle du jeu ? Est-on absolument sûr du scénario catastrophe qui en découlerait au niveau de l’économie réelle ? Et s’il y avait une vertu à cela ? Celle par exemple du divorce définitif entre le monde financier et le monde politique…la fin d’un système où on dérégule pour faire gagner plus et où on consolide pour faire perdre moins? Car ne dit-on pas que c’est le Système qui est responsable ?
J'ai senti Judith pas encore très sure d'elle sur les questions économiques. Du courage Judith.

Lorsque Peyrelevade dit que Milton Fridmann n'était pas un économiste mais un idéologue, elle a baissé les bras trop tôt.
Parce que, que préconise-t-il dans son livre ? D'abord de conforter l'offre avant de s'occuper de la demande.
Mais alors a quoi sert-il d'avoir de bons industriels s'ils n'arrivent pas à vendre leurs produits faute de demande ?
Nous revenons toujours au concept de la poule et de l'oeuf. Qui de la poule ou de l'oeuf est à l'origine du phénomène ?

Il faut savoir Judith que c'est l'application par Roosvelt de l'économie préconisée par Keynes (New Deal), que la crise de 29 a été jugulée.
Que dit cette économie keynésienne ? Il faut injecter des liquidités (subventions aux investissements, augmentation des salaires) pour favoriser la demande et que l'industrie prospère au fur et à mesure que l'offre augmente.
Enfin, j'ai des doutes sur la destination des plus-values générées par l'amélioration de la compétitivité de notre industrie si elles ne vont pas immédiatement aux salaires.
Je crains qu'elle n'aille directement dans les poches des actionnaires.

Autre point sur le mot récession qui écorche la bouche de nos gouvernants. Ils n'osent pas le dire parce qu'ils ont promis le contraire tout simplement.
Excellente ! excellente cette émission ;merci ASI
C'est très bien, il fallait le faire.

Je ne partage pas le point de vue des intervenants. Oui, ou le systéme englouti l'humanité ou l'humanité reconstruit un autre systéme.

Qu'avons-nous depuis des dizaines d'années ? Guerres sans fins (Afrique, Asie, Moyen Orient, Europe, Amérique du sud...), augmentation de la misère, retour à l'archaisme dans certains pays dits dans les années 60, "en voie de développement"...

Le rôle du FMI, de la BCE ? Alimentation par milliards de dollars ou d'€ des bourses (à qui a profité tout cet argent ?) payés par nos impôts.

L'on aurait mieux fait d'alimenter la sécu, les retraites, les routes, l'industrie, les salaires... mais ils font tous le contraire : pourquoi ?

Tous les dirigeants sont emportés par la crise qui les méne par le bout du nez. Cela ne les empêche pas de continuer à liquider les acquis sociaux de plus belle. Et ils veulent privatiser la poste au nom des recommandations de la Commission Européenne, dans le droit fil de MAASTRICHT ! Ils n'ont rien d'autre à décider que moins de travail, moins de salaire, moins d'agriculteurs, moins de pêcheurs... Et dire que nos vertueux hommes de gauche (contre l'avis de leurs électeurs) continuent à voter les Lois Européennes et leurs applications en droit Français.

En bas la révolte gronde, fronde des élus municipaux, fronde des laissés pour compte, fronde dans les partis entre leurs bases et leurs dirigeants...

Il serait temps de mettre en place un plan d'urgence pour sauver la population. Voilà quelques idées en vrac que nous avons discuté hier au soir entre collègues tout en faisant le ménage dans les bureaux dorès : confiscation de tous les avoirs des banques et instuts financiers en faillite sans indemnité ni rachat (voir pour les tous petits actionnaires), renationalisation des banques sans indemnité, de la POSTE, de EDF- GDF, de la SNCF, des autauroutes, RENAULT, AIRBUS... Retrait des troupes Françaises d'AFGHANISTAN et d'ailleurs, dissolution sans indemnité du SENAT, assemblée constituante élue à la proportionnelle et dissolution de la Présidence de la Républoique, dissolution des conseils régionaux (les maires, c'est suffisant), abrogation de la CSG-RDS, de la TVA, gestion des Caisses de Retraite par les représentants élus des organisations syndicales, abrogation des exonérations de la sécu aux entreprises (si l'on veut les aider, les impôts sont là pour cela)... et j'en oublie.

Vous voyez qu'il y a de quoi faire pour reconstruire un monde meilleur.

Je me suis laché mais il y a de quoi, en allant à mon travail le soir, la queue devant le Monoprix et Carrefour lorsqu'ils sortent leurs poubelles est de plus en plus grande, c'est des retraités, des jeunes... L'on vient d'augmenter nos salaires mais l'on ne gagne que quelques centimes de plus car l'on nous ponctionne plus de "minima sociaux" : merci. Et l'on nous demande de faire du travail en plus, gratuit au nom de l'écologie (trie des papiers des bureaux). Alors les bons sermons, raz le bol ! Aux actes.

Ah, j'allais oublier : je salue notre amie BERTHA, 42 années de bons et loyaux services de nuit à nettoyer les bureaux d'une banque de 18h à minuit 30. Elle part en retraite à 62 ans (trop mal au dos et aux jambes pour continuer) vendredi prochain : 670€ mensuels... notre avenir.
Mise au point très intéressante.

Cela me fait penser à un niveau plus modeste, microéconomique, à une émission TV où l’on y fait la démonstration que l’on peut obtenir en un seul jour en France, une vingtaine de crédits revolving et/ou affectés.

Un véritable pousse-au-crime de la part des établissements financiers.
Superbe émission de l'équipe et bravo à Judith qui a bien retenu la leçon magistrale de Naomi Klein.
Dommage que des banquiers comme Peyrlevade n'aient pas dénoncé l'idéologie néolibérale comme
telle bien avant alors que beaucoup paraient cette idéologie des vertus de la science.
" si l'incendie reste à l'intérieur des USA, il ne touchera pas la France" dixit M. Peyrelevade. Ce genre de puissante analyse démontre la gravité de la crise : l'incapacité des "experts" à s'expertiser eux-mêmes

Avec ce genre de médecins, pour reprendre le thème médical, le malade a du souci a se faire. Peyrelevade oublie un des facteurs agravant de la crise : les experts eux-mêmes incapables d'imaginer une solution autre que celles qu'un leur a fait ingurgiter dans les facs américaines.
Et comme c'est une valeur non quantifiable, ils seront incapables d'en mesurer les dégâts.
J'ai appris durant cette émission que l'Espagne serait le pays le plus touché avec l'Angleterre ; merci Aznar et son suivisme américain aveuglé. Et on a un Président qui suit les traces de tellement près qu'il ne voit pas le mur où il va se cogner. C'est finalement le peu d'empressement des français à accepter les "réformes" tellement indispensables qui va peut-être leur éviter le plus gros de la catastrophe.
Et si l'information sur la crise financière dans les grands médias avait pour but principal de nous empêcher de la comprendre?
Gloser sur les aspects techniques permet d'évacuer les raisons profondes. Comme pour l'Afghanistan : débattre sur l'équipement des militaires ou la pertinence de la tactique suppose résolue la question de la légitimité de la présence des troupes étrangères dans le pays.
Ainsi, sur les raisons de la crise : si l'on admet que les acteurs financiers ne sont pas des abrutis complets, on est obligé de supposer qu'ils savaient ce qu'ils faisaient. Ils savaient que le système ne pourrait pas durer éternellement : toute une littérature existait depuis longtemps; un dicton boursier dit "les arbres ne montent pas jusqu'au ciel". Mais ils espéraient que "quand le château de cartes s'effondrerait, ils seraient riches et retraités". Autrement dit, le gain individuel à court terme prime sur le coût de la catastrophe inéluctable, mais à une échéance indéterminée.
Ce qui amène à une autre catastrophe inéluctable, celle liée au changement climatique : quasiment tous les acteurs, politiques et économiques, à l'échelle mondiale, se conduisent comme les acteurs de la crise financière.
Saurons-nous tirer toutes les leçons de cette crise?
Bonjour,
comme beaucoup, je dirai bravo pour l'émission, mais je ne comprends toujours pas le mécanisme d'accès au crédit aux USA.
J'aurais aimé une simulation du genre:
- achat du bien 200 000$
- apport 0,8% du prix du bien (si j'ai bien entendu l'émission)
- taux de ??? variable ? pas capé??
- hypothèque? (comment ça marche?)
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Plan de financement sur la durée du crédit, simulation si tout allait bien... (une évolution du taux faible? décision de la FED?)
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et simulation de ce qui se passe aujourd'hui....


Je ne sais pas si je suis clair, en gros je me demande comment le primo-accédant américain a pu croire à ce rêve américain, sont-ils fondamentalement différents du primo-accédant français.... qu'est-ce que cette "philosophie" du crédit?
Emission passionnante avec des intervenants réellement brillants !
Bravo, on apprend pas mal de choses sur cette crise, même si quelquefois c'est assez ardu
C'est l'avantage d'une émission qui dure plus d'une heure, avec des spécialistes pointus et compréhensibles, de bonnes questions, pas un reportage de JT de quelques minutes qui montre des traders et autres golden boys en train de faire leurs cartons !
COnvoquer les banquiers se fait à Bercy, pas dans les coulisses d'un studio de radio, avec l'oreille traînante de notre journaliste à l'oreille traînante.

Lagarde a perdu son Michard, elle devrait être plus professionnelle.

Quand à Elkabbach, c''est marrant, mais cette image d'écouter aux portes lui colle à la peau, je me souviens avoir vu ça au moment de la campagne de Ségo, où il le faisait, et une autre fois avec Sarko dans ses studios. Ce faux air de ne pas y toucher est d'un drôle.

http://anthropia.blogg.org
Je vais simplement reagir a la couverture faite sur le cas de Palin
LA journaliste qui verrait quotidiennement Palin se nomme Katie Couric, et pas Gouric comme on semble comprendre. Ensuite l'interview qui fut diffuse a petite dose quotidiennement n'etait pas live et les 4 extraits furent montre jour apres jour. Palin n'a pas donc ete interviewe quotidiennement ....
Je suis d'ailleurs assez etonne de la faiblesse du dossier sur Palin , alors qu'elle est probablement le phenomene mediatique dans la campagne depuis sa nomination.

Concernant le debat, vous etes gentils mais elle a ete briefe tres intensement, elle recite souvent et repond tres peu aux questions de la moderatrice du debat..., et Couric ne l'a pas forcement poussee dans ces retranchements lors de son interview pour la faire gaffer.

Quels journaux Palin lit elle ?
Bonne emission, continuez comme ca :-)
Je suis désolé du double post, mais je tenais à préciser, qu'en dehors des 10 dernières minutes, mes propres interrogations étaient justement celles qui ont été posées. Et ce dans l'ordre et tout au long de l'entretien. Que l'on revienne sur l'image médiatiques des victimes m'a fait autant sourire que Jacques Sapir; mais cela a contribué, finalement, à ce que l'exposé des connaissances se poursuive.

Je ne suis pas un adepte du crêpage de chignon. Mais le débat n'est pas tombé non plus dans un discours consensuel. Bref, pour moi, c'était vraiment très bien.
c'est tout simplement le meilleur @si que j'ai vu, France 5 compris, je pense.

c'était stimulant et éclairant. pour une fois, j'ai quasiment autant d'estime pour les 2 invités...
j'en ressort en ayant appris des choses, et d'une certaine manière je suis fier d'avoir été spectateur de cette émission.
...
bien sûr j'ai fait marcher le bouton pause et les recherches sur internet pour ne rien perdre de l'émission. Si bien que je me suis repassé certains passages plusieurs fois pour les noter, les vérifier, les comprendre... et j'ai mis plusieurs heures à regarder l'émission en entier.

le mélange évoqué entre les fondements structurels de la crise et son traitement médiatique était très bien.

mais je reste en questionnement sur 2 affirmations non argumentées: l'euro cher (au delà d'1,20$) nous fait perdre très certainement 1 point à la croissance; et le manque d'investissement incontestable sur ces 15 dernières années.

bravo et merci
Excellente émission, merci, merci beaucoup. Je vais encore dire que c'est la meilleure émission depuis le début, au risque de me ridiculiser, mais bon, tant pis, c'est dit.

Le coup du "mettez sur pause, et allez lire le texte de Sapir...", j'adore...

Je n'ai plus la télé depuis des lustres, mais j'imagine qu'aucune chaîne n'a proposé une émission pédagogique sur la crise financière d'une telle tenue (en écho, je viens d'y penser, au billet de Judith de cette semaine...). Donc, une fois encore, je pense qu'il serait pertinent de mettre cette émission "d'utilité publique" (le terme n'a jamais été aussi adapté), donc en accès libre. Ca nous fera des @sinautes de plus (beaucoup s'abonneront après visionnage, j'en suis sûr).
Pas le temps de lire le fil de commentaires, juste bravo, c'était passionnant.
Excellente émission (la meilleure?), j'ai particulièrement apprécié l'interprétation de la com' Lagarde par vos deux intervenants..
Intéressée par Jacques Sapir, j'ai cherché...je suis dans un article tout à fait intéressant où il développe :

http://regulation.revues.org/document4032.html
La vraie question a été posée par Judith Bernard, à savoir, l'origine de la pauvreté exigeant le développement du crédit pour assurer le bouclage économique entre production et consommation. S'il est vrai que les États-Unis sont marqués, de même que le Royaume-Uni, deux pays précurseurs dans le retour du libéralisme contre le keynésianisme, au tournant des années 1980 (le monétarisme de Friedman à la Fed, sous la diretion de P. Volcker, les "reaganomics" à la Maison Blanche, le néo-libéralisme de M. Thatcher), il n'en demeure pas moins que, chez nous aussi, les inégalités explosent au tournant des années 2000, plus précisément autour de 2002...
voir, à ce propos, un petit texte que j'ai rédigé récemment et, surtout, les références auxquelles il renvoie...
l'économie en question

La vraie question de l'économie est, bel et bien, celle de la répartition, qui n'est que rarement évoquée. Or, c'est bien elle qui induit, aux États-Unis... mais bientôt chez nous, la contradiction de la contraction du pouvoir d'achat consécutive à la captation de la richesse par les dominants, face à l'exigence d'une demande solvable pour réaliser le profit dans la vente. Les réponses à cette contradiction peuvent être l'inflation et/ou l'endettement...
L'audition de F. Lordon chez D. Mermet, le 30/09 est aussi très éclairante...
Là-bas si j'y suis / France Inter

Comme toujours, la crise révèle comment le système fonctionnait avec sa survenue (très bien décrite par J. Sapir)

Une émission de haute tenue !... Merci
Passionnant.
Quand je pense aux "#/"!§#+=\:/"#" qui ont éjecté "Arrêts sur Images" de France 5, privant ainsi le "téléspectateur moyen" de ce genre de VRAI débat, ça me met à nouveau très, très en colère !
Car la soupe qui nous est actuellement servie sur les chaînes hertziennes, radio ou télé, par une poignée d'indéboulonnables bonimenteurs (*), constitue véritablement un désastre pour l'information et une insulte pour les auditeurs.

(*) et, comme chacun le sait, dans "bonimenteurs", il y a aussi "boni".
Rue 89, un regard intéressant aussi :

http://www.rue89.com/2008/10/03/recession-sarkozy-a-promis-la-verite-pas-ses-ministres
Certains diront que l'émission s'éloigne de son but originel : l'analyse des médias.
Mais je trouve que l'émission est très intéressante car les spécialistes présents font de véritables efforts pour nous permettre ainsi qu'aux journalistes présents de mieux comprendre la crise, qui est mal traité par les médias et Daniel s'arrête plusieurs fois sur des points médias, Lagarde a Europe 1, le traitement des victimes, faut-il chercher des responsable...

Donc en définitive c'est émission est très bonne car le traitement de la crise par les médias est expliqué (certes car tout ne peut être parfait, il aurait pu être plus poussé ) et que l'explication de la crise est absolument formidable et vient compléter le mauvais traitement médiatique!

Merci pour cette sublime émission!
Très bonne émission bien documentée !!
Enfin un sujet bien analysé et sans commérage sur des sujets inintéressants... Juste une remarque, le titre de cette émission est pour moi trop "tape à l'oeil" ....

En tout cas je trouve qu'il y a une net amélioration par rapport à l'année dernière du point de vue analyse et des invités !!

Continuez comme ça et bravo !
Je ne me livrerai pas à une critique de la critique, tant l'art me parait difficile. Bravo pour cette émission, vraiment intéressante. Longue vie à @si.

Voici une vanité où la bourse et l'échiquier n'échappent pas à la mise en garde sur l'inanité des biens terrestres, pour qui veut bien contempler la peinture.
http://www.photo.rmn.fr/cf/htm/CSearchZ.aspx?o=&Total=217&FP=37908763&E=2K1KTS4TRS4H&SID=2K1KTS4TRS4H&New=T&Pic=124&SubE=2C6NU0GXF4L7
Justine Brabant a bien changé!!!!! En fait c'est l'impression qu'on a quand on lit l'intro de l'émission (qui ne mentionne que judith et justine) et qu'on voit arriver une Sophie....
Petit commentaire à chaud en cours de visionnage.
DS, pourquoi changez-vous de chemise entre l'entrée et le plat de résistance ? J'croyais que l'émission était non montée :)
bon ça a l'air pas mal, par contre, je vais mettre 3 heures à regarder la vidéo pour bien tout comprendre (ce qui est une bonne nouvelle :) )

là j'épluche les 3 premières minutes sur la différence entre réglementation et régulation et j'y suis déjà depuis 10 minutes :D

sinon, je trouve bien vu de faire la revue de la semaine en l'absence des invités, je doute qu'ils se seraient beaucoup amusés à l'écoute d'un billet sur koh lanta.

bon allez, j'y retourne, j'ai mon calepin de note ouvert :p
Tiens? Le podcast ne marche pas? plus? La dernière émission sur iTunes est celle du 26-09...
J'ai bien aimé l'émission quoique, comme l'indique le texte qui la présente, il ait pu y avoir un moment où le débat s'éloignait un peu du traitement médiatique proprement dit; à ce propos, d'ailleurs, je trouve qu'il était un peu dommage de n'avoir eu que des extraits de jités (par ailleurs fort bien choisis et montés) et qu'on n'ait pas cherché à étendre l'analyse médiatique à d'autres supports: parce qu'au finale, le jité est toujours tellement nul que sa nullité dans le traitement de l'information nous paraît presque une évidence (en tout cas ce n'est guère surprenant); il faudrait peut-être aussi voir comment d'autres médias ont aussi montré leurs lacunes —j'ai entr'aperçu que la chronique de judith portait sur l'infographie de Libé, tant mieux, mais pourquoi pas une évocation d'autres pages de la presse écrite dans l'émission, voire de la radio?

Bon, en même temps, je me remets de mon hibernation, donc je n'ai pas vraiment lu ce qu'avait produit le site ces deux dernières semaines. Une remarque de pure forme: le concept de la bande dessinée doublée en direct, c'est une intéressante invention de cinéma conceptuel (ça rappelle quelques expérimentations d'Oshima)... À quand une version audio du blog de Boulet?
Lumineux et passionnant - même si vous vous écartez un peu du problème du traitement médiatique. Le mélange de l'analyse du fond et de son traitement médiatique est d'ailleurs très réussi. On en redemande!
Et puisque c'est la première fois que j'interviens sur le forum et que je suis malgré tout une fidèle de la première heure, j'en profite pour dire que j'apprécie beaucoup le nouveau format de l'émission, en particulier la présence des journalistes et chroniqueurs et cette première partie sur les images de la semaine - d'autant plus pratique lorsqu'on n'a pas le temps d'explorer le site tous les jours.
Chapeau ! Vous avez réussi à me faire apprécier une discussion économique, ce qui est pour le moins inattendu. J'avais regardé les présentations mises en ligne cette semaine avant de repartir aussi sec. Pas mon truc.

Outre les qualités évidentes de Monsieur Sapir, j'ai trouvé très intéressant l'éclairage sur l'impact qu'a dans la presse audiovisuelle et les journaux le fait qu'il soit spécialiste de la Russie, et ne tape pas tous les jours sur Poutine. M'intéressant au travail de Giulietto Chiesa, je me posais de nombreuses questions sur la présentation de Poutine en France, ces derniers jours, notamment après avoir lu :

"la Russie n’est plus celle d’il y a dix ans, ni celle de 1999. La Russie est un grand et puissant pays, qui a en main toutes les ressources cruciales pour son avenir. Qui n’a plus de dettes extérieures ; c’est un pays qui a reconquis le sens de sa dignité nationale...."

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7008

Merci.
Des analyses distanciées qui permettent de mesurer l'écart entre les différentes sources [s]d'information[/s] d'imagerie et une autre idée de la "réalité". C'est évidemment bienvenu. (Merci.) Sur la forme, puis-je exprimer le regret d'un jeu de regards tout de même très masculo-masculin ? Sur le fond, une fois écartée la recherche des coupables ou -- mais cela ne revient-il pas finalement au même ? -- des causes diverses et variées de la crise financière -- dérèglementation et tutti quanti --, la question méritait d'être posée -- elle fut esquissée avec audace par Judith Bernard -- de l'intérêt général -- excusez-moi de parler "politique" ! --. Car, après tout, le "malade", ce n'est pas cette hyposthase économique mais l'humanité travaillante et souffrante. ASI, encore un effort !
Justine, tenez-vous droite et arrêtez de vous balancer ! Qu'est-ce que c'est que cette désinvolture ! Bouh !
Bonsoir,

Mme Lagarde me fait penser à une asperge (toutes mes excuses à cet excellent légume qui a plus de cervelle qu'elle).
La situation actuelle en France est dûe essentiellement à la politique économique menée par ce gouvernement et décidée par Sarko lui-même.
Il est vraiment trop facile de tout mettre sur le dos de la crise mondiale.

Il a proposé de punir les dirigeants qui fautaient.
J'en ai une encore meilleure. Pourquoi ne pas punir les politiques incompétents?
On a bien zigouillé un roi et sa moitié pour le fun.

Je vais me coucher et rêver à mon yacht qui mouille dans ma piscine gonflable.
Bonne soirée.

Comme disait Sergio Leone "Viva la revolucion" de la pensée (c'est de moi).
Je suis en train de regarder l'émission. Donc je dirai rien sur le fond, mais juste une remarque technique: la page dailymotion d'hébergement de la vidéo, censément "privée", est accessible d'un simple clic sur la vidéo (on arrive alors sur une page dailymotion intitulée CRISE ÉCONOMIQUE EMISSION ASI INTEGRALE (PRIVÉE), et l'on peut voir la vidéo). Ne serait-ce pas un petit problème à la portée de Super-webmaster?

Pour des raisons évidentes, je ne mets pas de liens plus explicites vers cette page.


Hurluberlu, qui sort progressivement de son état d'hibernation.
Dans la description de l'émission : " Suspense feinté lors de la finale de Koh Lanta..."
Suspense feint plutôt, non?

Bon, je vais prendre un doliprane. Désolé.
Quand Arrêt sur Images s'écarte trop son thème central à savoir les médias, cela donne des émissions trop longues et didactiques et au final peu intéressantes comme celle-ci. J'aurais préféré une analyse plus en profondeur sur comment la crise a été traitée (l'excellente synthèse de Dan Israel en était une introduction parfaite) au lieu d'une explication de la crise en tant que tel.

Laissez la vulgarisation de l'économie aux spécialistes!
" Les articles les mieux informés que nous " ayions " trouvé sur le net " C'est une faute que vous avez dejà faite, Daniel, il me semble que le i après le y est de trop ici !l
Intéressante émission ! Merci d'avoir laissé du temps aux intervenants sur ces sujets complexes (c'est presque dommage de les couper quand ils partent dans des discussions interminables sur le fond de notre économie...)
Pourquoi ce titre sur Lagarde qui est à la marge des sujets abordés ? (ou alors vous considérez que c'est le point saillant ?)
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