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Commentaires

La ténébreuse affaire des petits pantins découpés

Derniers commentaires

Ah que j'aimerais bien télécharger les polices que tu dis gratuites (Hitchcock, Surfing Bird, Kicks, Vertigo et Gorg) mais où ?

Merci. Et si tu pouvais mettre la souris sur l'affiche de l'affaire Thomas Crown (avec Faye D. et Steve McQ.), ça doit être pas trop mal aussi vu le film bourré de split screens superbons. Je n'ai qu'un dvd un peu bizarre.

Yvon
Qu'est-ce qu'il fait, là, Gainsbourg ? Il déguste ses crottes de nez ou il tient une clope fantôme ?

Gainsbourg, sur la photo, joue de la Air Guitar.
Non franchement, c'était une époque où les artistes étaient aux manettes côté bandes annonces, et la musique du Duke, quel plaisir.

Merci, Alain Korkos, vous êtes d'une culture, c'est extravagant.

http://anthropia.blogg.org
Le documentaire Bass On Titles (en anglais et qualité médiocre) est visible ici.
En complément de la liste de sleepless des pochettes d’albums http://rateyourmusic.com/list/monocle/the_album_art_of_saul_bass/.
Quelques réalisations de fans de Saul Bass http://vimeo.com/tag:saulbass.
Je suis de ceux qui diraient qu'une police typographique copiée ça peut être vu comme du pillage mais aussi comme le succès d'un style. Des gars comme le studio graphique modern dog reprennent ce genre de couleurs et d'écritures... Les superbes polices breaking the norm, nées d'internet, doivent aussi beaucoup à ça et c'est tant mieux imho.

Exemple avec un peu de distance : les vases à entonnoir. "Oh là là ils n'arrêtaient pas de se copier à l'époque, ils faisaient tous les mêmes vases." Le type qui a fait le premier design n'a sans doute pas touché beaucoup de droits d'auteur.

Avant de se manifester dans la signature d'un artiste, l'art prospère avec l'artisan, qui copie entêté tout ce qui lui paraît beau. Bien sur, les grands artistes nous inspirent et gloire à eux (merci pour la référence à Saul Bass...) mais bon... autant copier un truc bien qu'inventer à tout pris des trucs moches.
Monsieur K

Merci pour le générique d'ocean's eleven, que je ne connaissait pas et qui est very nice (oui vous francisez des expressions, du coup je fais l'inverse, j'ai l'esprit de contradiction hihi). C'est impressionnant techniquement parlant.
Free ne m'a jamais envoyé aucun canard ! Je proteste !
Merci, merci, merci !!!
Je découvre Saul Bass.
En fait, non : je connaissais deux-trois affiches.
Mais je n'avais jamais fait le lien, je ne connaissais pas le nom de l'affichiste, bref : je faisais pas gaffe.
Et là, la claque : ce mec est un génie !
Re-merci, Alain. Dès lundi, je farfouille plus loin.
voir aussi la couverture US en paperback de "Extremely loud & incredibly close" de Jonathan Safran Foer chez Mariner Books...
voir ici pour la fiche wiki en anglais avec la couverture:
A quand une nouvelle analyse des abri bus ??????
"Souvenez-vous : à chaque fois que vous verrez un petit pantin en papier découpé, un ou deux fonds de couleurs unies, un effet de "spirale carrée" et une police de caractères qui semble avoir été découpée aux ciseaux itou, pensez à Saul Bass."
Et une fois avoir pensé à Saul Bass, pensez à Henri Matisse et après avoir pensé à...
J'ai des vieux Maigret (Presses de la cité, années 50): les caractères c'est pas ça du tout, mais il y a toujours des belles silhouettes de pipe et de ronds de fumée découpées en couverture.
Presque rien à voir, mais cette chronique (et le retour du graphisme vieille école) m'a fait repenser au fou qui s'amusait à "traduire" les affiches de films en couvertures de vieux romans de gare :

Aperçu ici : http://www.geekologie.com/2009/07/oldschool_movies_as_retro_book.php

Collection officielle sur flickr : http://www.flickr.com/photos/spacesick/sets/72157614482499746/
"Free, t'as rien compris."

Hé, en fait, il tenait un téléphone portable ; mais comme c'est mauvais pour le cerveau, et que Gainsbourg, qui téléphonait beaucoup, est mort d'un cancer de l'oreille, Liberté-Libre a décidé de réécrire l'histoire ; maintenant, Gainsbourg est un non-téléphoneur. Cuilà qui dit autre chose, c'est rien qu'un menteur qui brise les tabous. Hou !

Sacrés Bessons ! Ils sont pas gâtés, les gens qui se nomment comme ça.
J'ai un bon copain qui s'appelle Lefebvre ; il ne s'en vante pas.
Voyons, d'où vient le verbe ? Et d'où viennent les langues ?
De qui tiens-tu les mots dont tu fais tes harangues ?
Écriture, Alphabet, d'où tout cela vient-il ?
Réponds.

Platon voit l'I sortir de l'air subtil ;
Messène emprunte l'M aux boucliers du Mède ;
La grue offre en volant l'Y à Palamède ;
Entre les dents du chien Perse voit grincer l'R;
Le Z à Prométhée apparaît dans l'éclair ;
L'O, c'est l'éternité, serpent qui mord sa queue ;
L'S et l'F et le G sont dans la voûte bleue,
Des nuages confus gestes aériens ;
Querelle à ce sujet chez les grammairiens :
Le D, c'est le triangle où Dieu pour Job se lève ;
Le T, croix sombre, effare Ézéchiel en rêve ;
Soit ; crois-tu le problème éclairci maintenant ?
Triptolème, a-t-il fait tomber, en moissonnant,
Les mots avec les blés au tranchant de sa serpe ?
Le grec est-il éclos sur les lèvres d'Euterpe ?
L'hébreu vient-il d'Adam ? le celte d'Irmensul ?
Dispute, si tu veux ! Le certain, c'est que nul
Ne connaît le maçon qui posa sur le vide,
Dans la direction de l'idéal splendide,
Les lettres de l'antique alphabet, ces degrés
Par où l'esprit humain monte aux sommets sacrés,
Ces vingt-cinq marches d'or de l'escalier Pensée.

Eh bien, juge à présent. Pauvre argile insensée,
Homme, ombre, tu n'as point ton explication ;
L'homme pour l'oeil humain n'est qu'une vision ;
Quand tu veux remonter de ta langue à ton âme,
Savoir comment ce bruit se lie à cette gamme,
Néant. Ton propre fil en toi-même est rompu.
En toi, dans ton cerveau, tu n'as pas encor pu
Ouvrir ta propre énigme et ta propre fenêtre,
Tu ne te connais pas, et tu veux le connaître,
LUI ! Voyant sans regard, triste magicien,
Tu ne sais pas ton verbe et veux savoir le sien !

victor hugo
Pour nous guérir de la retouche tabagique des photos, regardez le qui se moque franchement :
http://www.youtube.com/watch?v=0R3Z5MxHg0Y
il chante toute sa chanson en fumant la pipe, au premier zoom arrière, il lui fait faire un petit effet bâton majorette, vers 2mn45 des ronds de fumée... Et en prime on voit que son ponponponponpon, il en est content!
Ah merde, Besson, qui recycle déjà ses films (un mec costaud pas content + une Audi + une fille fragile à sauver de la mafia) recycle aussi ses affiches! Y a longtemps que je ne regarde plus ses bouses, et il mériterait que ceux qui vont voir ses films fassent leurs billets de banque eux-mêmes sur du papier recyclé (genre PQ).

Par contre Burn after reading est hilarant, j'ai adoré, comme souvent les films des deux frères barrés.

Les exemples d'affiches et de génériques ressemblant à ceux que vous montrez sont nombreux dans les années 70 par exemple, voir les films de Louis de Funès, Pierre Richard etc (si j'ai bonne mémoire).
l'affiche du Gainsbourg de Sfar version censurée dans le métro
Monsieur Korkos,

Vous pouvez aussi ajouter, à votre excellente chronique, le générique de "Monstres et Cie" du studio Pixar, qui utilise uniquement cette police et des silhouettes découpées.
Brillante démonstration! Du grand m'sieur Korkos ;)
Wouai, les Tindersticks, en voilà une bonne surprise, j'en profite pour signaler la sortie de leur prochain album et poster cette photo du génial et charismatique leader du groupe, Stuart Staples, pendant qu'on en a encore le droit.

;) yG
Gainsbourg sans clope.
C'est qui free?
Elle est super cette chronique. Elle est SUPER.
Burn after reading est un film plébiscité chez moi, le siffleur, je ne sais pas.
Le seul point sympa dans l'affiche de l'affiche précitée, c'est le jeu désordonné des lunettes sur chaque photo des protagonistes.


Pensez à vous faire augmenter ou primer par le singe de la boutique ASI, vous le méritez et c'est le moment ou jamais :-)
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