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la réforme des enfants saignés à blanc

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Citation :

"Et surtout, pas une goutte de sang sur le tablier de la gamine (à peine quelques traces difficilement visibles), qui pourrait revêtir une signification n'ayant pas lieu d'être ici." et pourtant y'aurait p'tet a en dire, y'en a jusque sur les bottes ...

Elle me fait penser a une pochette de disque cette affiche du PCF mais infoutu de retrouver laquelle.

Bien belle chronique encore une fois, merci bien.

Et sinon ? Bacon à t'il osé faire un porc écorché ?

ok je sors ...
J'ai vu une exposition avec des œuvres d’Hermann Nitsch.
J’ai pensé évidemment à votre chronique.
Attention, personnes sensibles, ce qu’il fait est très violent !

Merci Ka.
Juste une question : Qui est l'auteur de la photo?

Merci
Salut alain,

merci pour la chronique.

j'etais totalement passe a coté du fait que le point de fuite n'etait pas centré, et je trouve ca tres interessant...

Pensez vous que:

1/ c'est juste un type qui a coupé la photo comme ca pour que ca rentre dans le format de la page ? (je n'y crois pas trop)

2/ c'est juste une coincidence, le photographe n'y a pas pensé.

3/ c'est pour montrer que l'enfant va vers l'avant (comme la plupart du temps nous representons le temps avancant vers la droite...paradoxe pour le PCF :-)

4/ c'est pour faire fuir le regard sur la piece de viande au centre des lignes de fuites, qui est la piece la plus proche d'un humain ?

ok, pour le 4, j'avoue c'est osé...mais ayant arrété ma lecture pendant qq temps pour juste regarder l'image apres avoir lu votre phrase sur les lignes de fuite c'est une des raisons que j'ai imaginé (si tant est que cette histoire de point de fuite est voulu)
Brrrrrrrrrr ! En chambre froide, le fond de l’art effraie.
Chronique très intéressante.Le PC ne nous avait pas habitué à des campagnes de ce genre.Comme vous ,j'aurais plutôt imaginé une jeune fille sur la chaîne de montage d'une usine.Cela aurait été plus conformiste , alors qu il se dégage de cette image une certaine inquiétude .Elle pourrait illustrer les films d'épouvante , dans lesquels une innocente jeune fille se révèle possédée par le démon .Par ailleurs le regard de la jeune fille et l'orientation du personnage ,me font penser au tableau du jeune mendiant de Murillo.On serait là dans une thématique plus classique du PC
Vieux motard que jamais... Merci, Monsieur Alain pour cette exposition de bidoche (ya des tableaux fabuleux). La petite fille du PCF me fait plutôt penser à la légende de Saint Nicolas qu'à la réforme des retraites. Sûr qu'elle se dirige vers le saloir avec son morceau de cochon...
Une chronique qui donne le haut-le-cœur ! argh !
Ça me fait penser à Boris Vian Faut qu'ça saigne !
Mon premier regard inattentif, m'a fait voir une infirmière.
Est-ce la posture de la fille, ses vêtements blancs, quelque chose d'autre dans la composition de l'image ?
RÉPONSES EN VRAC DU DIMANCHE MATIN


HURLUBERLU : Je n'avais pas pensé à Sainte Jeanne des Abattoirs, obsédé que je suis par l'image au détriment du texte. On ne peut pas penser à tout… Du coup, la référence à Judith et Holopherne perd un peu de son crédit, mais pas complètement, je crois.

Une précision : c'est l'agence Alerte Orange qui a conçu cette campagne de com'.

GALANGA : Cette image vous trouble, vous y voyez une allusion à la pédophilie de l'Église, je ne suis pas loin de penser comme vous. Pas tout à fait, mais presque. Je m'explique.
J'ai écrit, à un moment : « Étrange image que cette affiche lisse et pourtant dérangeante. Sensation diffuse de malaise, qui semble aller au-delà de la juste indignation concernant les cotisations retraite. »
Cette sensation, en ce qui me concerne, perdure après examen de l'image. Elle a probablement un lien avec cette quasi-absence de sang sur le tablier et avec cette viande tendue en offrande. Il y a là une contradiction de l'ordre du sexuel, à n'en pas douter. Les concepteurs de l'affiche devraient d'allonger sur un divan et nous expliquer tout ça.

Pour conclure, je dirai que cette affiche est une réussite car on peut l'explorer longtemps et y trouver, encore et encore, des significations enfouies.
Devant cet étalage,t'as vraiment envie de devenir végétarien.....En face du pavé grillé qui trône dans ton assiette tu ne pense jamais à ce qui a précédé!
Un jour, sans crier gare, m'sieur Korkos va nous attraper un Nobel.
ce que je trouve vraiment ignoble, c'est qu'on condamne nos gamins à bosser jusqu'à la mort, au nom d'un prétendu sauvetage du système, système soit disant ménacé ...et il faudrait agir maintenant pour ne faire peser le prétendu poids de l'inaction . Ce poids pèserait sur qui? mais sur nos enfants bien sur !

et c'est reparti pour un tour sur la fable du petit oisillon
et cette fois je vous mets aussi la morale de cette fable
Je ne comprends pas trop pourquoi, mais cette petite fille me fait penser à une filette qui fait sa premiere communion, avec ses vêtements blancs, sa posture, et surtout ses cheveux, qui sont totalement en contradiction avec l'environnement de l'abattoir. Il y a un début de génuflexion, qui doit aussi participer à me donner cette impression.

Quand vous dites, cher Magic Korkos, que "pas une goutte de sang sur le tablier de la gamine (à peine quelques traces difficilement visibles), qui pourrait revêtir une signification n'ayant pas lieu d'être ici.", je me demande personnellement si, justement, il n'y a pas de la part des concepteurs de cette image une volonté de faire penser à un viol, pédophile donc, compte tenu de l'actualité de sa [s]sainteté[/s] saleté l'Eglise. Comme métaphore de la loi du silence qui a permis de laisser commettre les crimes les plus odieux sur les enfants, comme pour dire "prenons conscience, traitons le problème (les retraites) maintenant, ne fermons pas les yeux, sinon nos enfants en seront les très graves victimes".

Cette explication est sans doute un peu tordue, mais elle permet de résoudre l'apparent paradoxe que le PCF ("la religion est l'opium du peuple" comme disait l'autre) utilise ainsi des références religieuses, pieuses. En fait le PCF l'utilise en cherchant l'amalgame avec les horreurs pédophiles perpetrées et organisées par l'Eglise, ce qui est un moyen de taper sur l'Eglise en même temps que sur le caââpital.
etonnant que derrière cette gamine ,il ait été fait le choix ,en guise de plinthe, de mettre une frise avec des motifs, quelque peu intestinaux, filet d'intestin grele et gros intestin, là où, dans tous les écorchés peints et montrés par A korkos, la vie et ses passions , la passion selon..., sont phénomènes révolus, actés,en celà, la tripe a disparue.
Il faut avaler ce qu'on nous dit, prendre acte...en ces pièces...de viande, la messe est dite

Mais la gamine ne gobe rien de tout celà, naivement sans couteau, ni sang, constat d'etre au et "en devant"(comme en dette) de ceux à qui est fournit la part du lion, l'obligée sacrifiée au "je" des puissants, j'oserais dire du cirque, référence au premiers chrétiens

Estomaqué, à l'endroit de nos plaintes, considèrées au plus bas que terre, juste un peu au dessus du plancher des vaches, elles n'ont ,sous cette dé-monstration affichée, que le cri du refus et de la résignation signifiée, d'etre masse infantilisée à la portion congrue, aussi rétrécie, invisible que la vieillesse emporte l'existence, cette petite part d'abat en main, qui résumerait, condenserait, le temps passé en direction du grand age dans cet état d'enfance éternelle
Cette chronique arrive à point !
Avez-vous vu "Mammuth" .
Les premières scènes du film sont filmées dans un abattoir de charcuterie industrielle et Serge Pillardose vit ses dernières heures de salarié avant sa retraite.
Un film à ne pas manquer !
à voir sur le même genre de sujet : le reportage "Notre pain quotidien" en DVD
Foutu cerveau balladeur. Je ne regarderai plus jamais D@ns le texte de la même façon.
Saignante, la chronique, mais pourtant cuite à point.
Tu as une jolie manière d'attendrir la viande sans te faire griller, un nouvel arrivé verrait tout de suite que tu n'es pas bleu en la matière.
Tu n'as pas tourné-dos à un sujet in-gras, et c'est parfait, car il faut parfois savoir être cru.
Rien de tel pour attirer le lecteur dans tes (vrais) filets ! Grâce à toi il s'en paient une bonne tranche grâce à ton pavé qui ne manque pas de sel.
Ça nous change des sue-porcs qui nous prennent pour des jambons, et heureusement d'ailleurs que nouzautres avons la couenne dure.
Toi tu sais te mettre (et nous mettre) dans le jus. Ça nous guérit du regard bovin qui nous menace quotidiennement.
Faut-il que tu aies des tripes pour pondre une telle chronique ! Merci de te décarcasser pour nous, dont les commentaires s'empilent comme des brochettes qui auraient enfin trouvé un vrai gîte, autrement qu'à la noix.

Bref, une chronique ronde comme un carré, large d'épaules, qui ne courbe pas l'échine face à son sujet, et qui ne sombre pas dans les travers qui peuvent menacer le chroniqueur.

Merci Alain ;-)
Intéressante chronique...

Vous soulignez que les quartiers de viande encadrent la tête de la jeune fille "telle une auréole". Cette histoire de sainteté suggéree me fait penser justement que cette affiche s'inspire explicitement d'une référence littéraire: il s'agit de Sainte Jeanne des Abattoirs, pièce de ce communiste de Bertolt Brecht écrite entre 1929 et 1931, et qui transpose la sainteté de Jeanne d'Arc dans les abattoirs de Chicago.
Voici un bref résumé de l'intrigue, d'une troublante actualité [trouvé sur cette page]:

"L’histoire se passe aux abattoirs de Chicago. D’un côté, les fabricants de viande en conserve. De l’autre, le choeur des employés qui font les frais de la concurrence sauvage entre leurs patrons. Entre les deux, les Chapeaux noirs, groupe caritatif religieux, moitié secte, moitié milice. Parmi eux, Jeanne Dark, jeune femme généreuse, naïve, qui s’apercevra trop tard qu’elle s’est laissée manipuler par les uns et les autres. « La générosité ne suffit pas pour sauver le monde, la compassion ne sert à rien ».

Le texte de Brecht démonte les mécanismes boursiers qui font la fortune des spéculateurs qui jouent avec la vie des autres. Il montre la religion et la finance, la main dans la main pour tout récupérer, y compris les appels à la solidarité de Jeanne. Jeanne qui comprend qu’il ne lui reste plus qu’à mourir.
"

Je trouve le PCF d'autant mieux inspiré d'avoir pensé à cette Jeanne-là qu'en ce jour du premier mai, Jeanne d'Arc sert de prétexte à une manifestation comme chaque année dégoûtante. Une façon fort brillante de ne pas laisser Jeanne d'Arc au FN, et de rappeler que la bergère de Domrémy était aussi une figure tutélaire de la gauche.
Bon, ben sorry, Maître korkos, mais j'arrive pas à regarder les images... et pas envie de m'y forcer.
Explication: j'ai un mal fou à trouver une quelconque beauté ou un intérêt esthétique, disons, à des cadavres plus ou moins dépecés.
Donc, j'ai lu entre les images, c'est pas facile.
La référence au peuple saigné à blanc, n'ayant même pas de vie propre (le sang, et ses gouttes ou filets de, est absent) par les zzélites est assez évidente en effet.
Yurk.
Veggie Power!
(dans la bonne humeur)
Et ben ! L'homme moderne...ça lui en bouche (-rie) un quartier de barbaque !
Question musique, ce clip s'impose,
les Garçons Bouchers ayant d'ailleurs participé à de nombreuses fêtes du PC et utilisé le boeuf écorché de Rembrandt pour leur Tome 2.
On travaille le 1er mai sur @si ?
Merci de nous rendre intelligent!!

Bel mise en abîme du combat et du sacrifice, comme quoi, même les communistes sont tourmentés sans s'en rendre compte par son héritage culturel judéo-chrétien.

Pourquoi ne pas avoir fait allusion au sacrifice d'Abraham?
Intéressante chronique mais qui me laisse sur ma faim. Z'auriez pas oublié un mot-clé ?
Pour la boucherie, moi j'y vois l'allusion à la célèbre promesse "je le pendrai à un croc de boucher ".
Le message devient : Voilà, le destin que le pouvoir en place réserve à ses ennemis.
Je m'identifie plus à la bidoche qu'à la fillette.
Cette fillette, c'est la mienne, qui emporte mon cœur de la morgue après que je me sois éreinté au travail, moi le prolétaire, moi la bête de somme.
Barbare
Bien après les jours et les saisons, et les êtres et les pays,
Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques ; (elles n'existent pas-)
Remis des vieilles fanfares d'héroïsme - qui nous attaquent encore le coeur et la tête - loin des anciens assassins
Oh ! Le pavillon en viande saignante sur la soie des mers et des fleurs arctiques ; (elles n'existent pas-)
Douceurs !
Les brasiers, pleuvant aux rafales de givre, Douceurs ! - les feux à la pluie du vent de diamants jetée par le coeur terrestre éternellement carbonisé pour nous. - Ô monde !
(Loin des vieilles retraites et des vieilles flammes, qu'on entend, qu'on sent,)
Les brasiers et les écumes. La musique, virement des gouffres et choc des glaçons aux astres.
Ô Douceurs, ô monde, ô musique ! Et là, les formes, les sueurs, les chevelures et les yeux, flottant.
Et les larmes blanches, bouillantes, - ô douceurs ! et la voix féminine arrivée au fond des volcans et des grottes arctiques. Le pavillon...

Arthur Rimbaud - Illuminations
" L'enfant porte, tel un fusil, un sabre au côté droit : ''
heu, non, c'est le contraire : " l'enfant porte, tel un sabre, un fusil au côté droit ". Un fusil à aiguiser : http://images.google.fr/images?client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official&channel=s&hl=fr&q=fusil%20a%20aiguiser&safe=active&um=1&ie=UTF-8&source=og&sa=N&tab=wi
Merci pour cette chronique très encourageante.


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Euh...
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