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"La Recherche" disparaîtra-t-elle à 50 ans ?

Le groupe de Claude Perdriel prévoit de fusionner le plus approfondi des magazines scientifiques français avec un autre mensuel dont il est propriétaire, Sciences et Avenir. Les journalistes des deux rédactions perçoivent cette annonce comme un arrêt de mort pour La Recherche, publication unique mêlant écrits de scientifiques et travail journalistique approfondi. ASI a enquêté.

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J'ai longtemps été abonné à La Recherche, j'étais alors étudiant,  puis est venue la rubrique  "Il y a 10 ans dans La Recherche". C'était ennuyeux de relire 10 ans après des articles déjà lus 10 ans plus tot.

Puis est venue s'ajouter la rubrique "Il y a 20 ans dans La Recherche" je lisais donc pour la troisième fois le même article.

Le problème vient probablement de moi et de ma mémoire photographique, ça aurait sûrement été moins insupportable si j'avais été amnésique.

J'avais, à l'époque, un beau-frère correcteur à L’Express et Lire et qui avait participé à la genèse du dictionnaire Larousse, il me disait que les financiers n'avaient plus besoin d'eux , ils disposaient des mots et de leurs définitions, avec un ou deux informatitiens ils étaient en mesure de faire le dico du vin, le dico des mots perdus, le dico analogique, le dico ..., j'ai donc compris il y a une vingtaine d'années que La Recherche était morte, on ne l'apprend qu’aujourd’hui.

Je suis, accidentellement, abonné à Pour la Science, en effet il me fallait une tablette et si je prenais l'abonnement c'était moins cher que sans. c'était il y a un an, j'ai fait des efforts mais il faut que je pense à résilier.

Je rêvais d'un Nature ou d'un Science à la française, vu ce qu'est devenu The Lancet, je me disais qu'il y avait un créneau. Il eut fallu que la rédaction se mobilise pour défendre sa réalisation face à la finance.

En courbant l'échine Ils on tenu un temps (plus que je n'aurais crû).

Je me demande s'il existe une rubrique "Il y a 30 ans dans La Recherche".

Lire Hachette et non Larousse, de même Sciences et avenir et non Pour la science, il est facile de se tromper, il n'y a guère que le titre qui les distingue.

cela justifie-t-il selon vous son envoi al'poubelle ?

Je crois que ce qui justifie l'existence d'une revue c'est son contenu. Lorsque la revue est spécialisée dans les actualités scientifiques c'est ce que l'on y cherche.

Personnellement si je souhaite relire un article dix ans plus tard je conserve la revue.

Ces dernières années j'ai souvent feuilleté La Recherche avec l’espoir de l’acheter, je l'ai rarement fait et j'ai toujours été déçu.

Je ne jette pas la pierre à la rédaction, je suppose qu'elle aurait souhaité avoir les moyens de faire grandir la revue en qualité comme en notoriété.

Comme je l'illustrais avec l'anecdote de mon beau-frère, ce sont bien les financiers qui ont fait des choix stupides et ont coupé les diverses branches sur lesquelles étaient assis les collaborateurs. Celle de mon beau-frère l'a été il y a quinze ou vingt ans.

Faut-il acheter chaque année le nouveau dico du vin pour faire perdurer un business au détriment de tous (auteurs exploités, lecteurs méprisés, etc).

MicroSoft va congédier à la fin du mois le sous-traitant qui mettait en forme et agrégeait le contenu de MSN, il le remplace par une IA.

Faut-il continuer de se taper les pubs sur MSN parce qu'il finance encore quelques salaires ?

Je crois que le problème est simple, La Recherche ne trouve plus son public, mon avis étant que les financiers l'ont vidée de sa substance en appliquant la seule méthode qu'ils connaissent : maximisation des profits et minimisation des couts (les salaires et investissements étant, stupidement,  classés dans le deuxième groupe).

Lorsque pendant des décennies vous réduisez les effectifs pour "faire plus avec moins" (autre grand dada des financiers), vous diminuez la  valeur ajoutée, car la seule valeur ajoutée d'une revue c'est son personnel, le reste n'est que de la technique.

En deçà d'un certain seuil le produit ne se vend plus.

Le financier a encore une recette : fusionner les titres pour faire des "économies d'échelle" jusqu'à asséchement de ce nouveau titre.

La solution globale serait la dé-financiarisation  de la presse et plus généralement de la société. Ça n'en prend pas le chemin, bien au contraire.

merci pour votre argumentation, même si je reste dubitative ;)

Que pensez vous des chaînes YouTube scientifiques? Il faudrait faire un mediapart de la Recherche sinon... Non?

Le fric Roi-Soleil va digérer la Recherche et Science et Avenir.


Pour en connaître le résultat, faut attendre qu'il prenne place sur sa chaise percée.

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