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"Là bas si j'y suis"... je n'y reste pas ?

C'est l'histoire d'une émission qui est de toutes les luttes sociales. Un havre de paix. Mais à l'antenne seulement. Le site internet Article11.info a publié plusieurs témoignages accablants sur les conditions de travail au sein de l'équipe de "Là bas si j'y suis", l'émission phare de France inter présentée par Daniel Mermet. Un ancien journaliste aurait notamment été écarté après avoir révélé à l'antenne n'être payé que... 850 euros par mois. Après enquête interne, l'affaire n'a pourtant pas eu de suite. De son côté, Mermet assure que ces affaires sont "classées" et rejette la responsabilité des mauvaises conditions de travail sur France inter.

Derniers commentaires

Bonjour,
je prends la peine de vous écrire pour vous faire part de mon écœurement devant la déprogrammation d'une émission qui faisait de France Inter l'exception dont vous vous revendiquez. “La différence”? “La voiE est libre”? On sait désormais clairement laquelle, et sans X.

Bonnaud, Porte, Guillon, Mermet. C'est bizarre il y a comme une familiarité, une certaine couleur politique qui ne devrait plus figurer dans le panel du service public? A moins que ce soit ce dernier terme de “service public” qui soit lui-même à dégager?

L'âge de Daniel Mermet vous pose problème? Il semble qu'il ait pourtant proposé de laisser progressivement la place. Sans parler de la nature élégante de l'argument, sans parler du nombre de dinosaures des médias à qui on laisse le micro ouvert jusqu'à la sénilité...

Une baisse d'audience? Environ un demi million d'auditeurs que vous piétinez? Vous allez la sentir la baisse d'audience. Pour chacune des voix qui n'aura plus accès aux “grands médias” avec la fin de “là-bas si j'y suis”, des milliers de paires d'oreilles se détourneront de vous. Sans parler de l'odieuse mauvaise foi de l'argument devant la constance et l'importance de ce public en pleine heure creuse radiophonique, et ce de la part d'un service public ne dépendant pas de la publicité!

Une dernière remarque concernant votre futur grille des programmes : n'avez-vous pas oublié de supprimer également Rendez-vous avec X ?! Que fera encore ici cette émission au milieu de votre programmation dont la concurrence assumée avec les chaines privées se soucie avec tant de zèle d'accompagner cette hémiplégie de la représentation politique considérant que messieurs Demorand ou Valls sont de gauche? Que le simple fait de contester le pouvoir et ceux qui le représentent est forcément conspirationniste? Que prononcer le mot “capital” fait fuir les annonceurs? Pardon, j'oubliais que votre situation vous permet de ne vous soucier que des auditeurs... A moins qu'il n'y ait déjà d'autres grands projets dans les cartons?

1 parmi 500 000
Beaucoup,beaucoup d'âneries déversées sur Mermet sur ce forum, le problème n'est pas d'apprécier ou pas, de l'âge de la retraite
du commandant;le problème est:
_de faire taire une voix écoutée par 500000 personnes(avec même des vieux!)
_de faire taire une voix représentant un courant d'idées
_de présenter des arguments pour cette supression iniques(baisse de l'audience,jeunisme etc...)
_de ne pas se rendre compte de l'unicité de cette voix dans les médias classiques ,tant par l'angle politique,des sujets traités,
de l'originalité artistique de ces traitements.

C'est une mise au pas politique,tout comme Didier Porte et Guillon,c'est une honte!
Ci dessous une lettre ouverte à la rédaction de France Inter que je me permets de diffuser sur ce forum. Oui au maintient de Là-bas si j'y suis.

Chère radio,

J’ai 22ans. Je ne pourrais pas dire avec précision le jour où je t’ai rencontré. Petit, mes parents t’écoutaient religieusement, alors tu vois c’est un peu comme si tu avais toujours été là pour moi. Depuis que je suis en âge d’écouter la radio, tu as toujours été ma référence. Aujourd’hui je m’interroge : j’ai entendu dire que l’émission Là bas si j’y suis ne serait pas reconduite à la rentrée prochaine. Cette émission est pourtant plus qu’une simple émission de découverte du monde. Cette émission, c’est un regard, différent de tous ceux qu’on entend habituellement. Cette émission c’est un univers à lui tout seul. Cette émission enfin est d’une qualité excellente. Attention, je ne dis pas qu’elle est parfaite et qu’il faudrait que FI se transforme en Là-Bas. Le parti pris de l’émission est trop étroit. Il n’en demeure pas moins unique et magistralement bien traité.
J’ai 22 ans. Avec mes amis le soir je parlais de sujets bêtes, comme de Secret Story, de Nabila ou de la coupe du Monde de foot. Elle nous fait grandir, elle participe à notre éducation même, cette émission.
J’ai 22 ans, je suis étudiant. Je n’ai pas de BlackBerry, pas de Ray-ban et encore moins de Rolex. Mais j’ai Là-Bas. J’ai entrevu la pensée de Noam Chomsky, de Frédéric Lordon, et d’Howard Zinn.

Alors peut être que les chiffres d’audience ne sont pas bons. Mais qu’allez vous mettre à la place ? Cyril Hanouna peut être ? Bonjour l’éducation. Et puis, est-ce une raison pour supprimer une émission ? Sur le service public ?

Par cette lettre tu l’auras compris chère radio, je voulais te signifier que je n’étais pas d’accord avec la décision que souhaite prendre ta direction. Merci de m’avoir lu. Merci de revenir à la raison.
Je trouve cela dégueulasse de supprimer cette émission. car ainsi tout est nivellé.
Ce n'est pas à l' émission " les p'tits bateaux " que cela arriverait.

4 fois 45 minutes par semaines ....... C'est vrai, C'EST BEAUCOUP TROP DANGEREUX!

Tiens , ils parlent de Vincent a France inter, vous savez celui qui a un badge Vinci autoroute..... "Ah mais ça c'est mieux que faire des émissions partiales, voire haineuses sur divers sujets ( comme sur l'aéroport de Nantes par exemple)

Tchao bonsoir

Nicole Pavlowsky
La bas si j'y suis disparait......les premières réactions journalistiques sont d'une mièvrerie confondante(rue89,telerama....)
4 fois 50 minutes differentes sur tout le PAF....encore trop pour nos médiacrates.....on parle de banalisation,de limite d'âge
Mais pourquoi ne pas parler de totalitarisme,de censure.....d'une monstrueuse saloperie.
Mais qu'est ce qu'ils veulent......finir au bout d'une fourche????
Je suis plus que révolté!
et bien voila : la-bas perd un jour (le vendredi) et 10 minutes tous les jours!!
zoe varié qui remplace mermet le vendredi et pochon qui prend le relais a 15h50 font du tres tres bon boulot. Ils ne sont pas en cause.
Mais philippe val, qui a du orchestrer tout le proces fait a Mermet durant cet ete, ne reagit que par haine. Petit a petit il sabote l emission...
J ai vraiment les boules et j espere qu on sera assez nombreux pour dire a ce..., les mots me manquent, a ce minable libertaire de roman feuilleton, ce qu on a sur le coeur...
Nouvelle ici, je précise tout de suite que je ne comprends rien au fonctionnement du forum.
En essayant de chercher une réponse a mes questions, je suis juste tombée sur des posts qui de fichaient de mon pseudo???
C'est vrai qu'en j'y réfléchissant ça peut paraître guerrier, je l'ai pris juste après avoir gagné un jeu sur mon ordi qui me flash ait victoire, victoire.
Ça c'est fait.
Le reste, je pense repartir sur la pointe des pieds, x´scusez d'avoir dérange, j'ai vu que le forum est réservé aux mêmes cinq ou six personnes.
saviez vous que l emission risquait de perdre le vendredi?
On accuse mermet de tout puis on supprime une journee a l emission... c est beau non?
Très impressionnée par le nombre de commentaires et surtout l'importance de ceux qui sont hors sujet, pour ne pas dire délirants...
Je suis en train d'écouter Michéa (que j'ai découvert grâce à ce fil de discussion), et je pense que le passage qui commence à 0:09:16 sur ce document devrait correspondre au sujet.
Je ne trouve rien de nouveau ici qu'on ne trouve dans le premier texte d'article XI, puis dans la réponse de Rufin faite dans Fakir et enfin dans la réponse faite à lui d'Article XI.
Pour ma part, c'est bien dommage que cette émission unique soit salie, il n'empêche qu'elle l'est et pour des raisons à prendre au sérieux. Les tentatives lues ici, de salir en retour Article XI, comme acteurs de la division de la gauche, c'est juste une honte, et c'est donner un pouvoir à Article XI qu'il aimerait peut-être avoir, mais qu'il est loin de posséder tant son lectorat est restreint. Du côté de la division , excusez ou pas ce coup bas, mais le PS se débrouille très bien tout seul.
Là-bas si j'y suis, 2008 - 2011.


Je suis Agnès Le Bot, « cheffe » du répondeur pendant une saison en 2008-2009, attachée de production (i.e. assistante) de « Là-bas si j’y suis » les deux années suivantes.
J’ai hésité à répondre au papier d’Olivier Cyran. Cela ne servait à rien me semblait-il, les faits seraient encore « tordus », mes mots mal compris, retournés contre moi. C’était aussi une de ces querelles de clochers dont je me sens on ne peut plus éloignée. Il y avait également la peur de ne pas savoir m’exprimer. Et un sentiment de ne pas être légitime aussi, puisque je ne travaille plus à France Inter.
Mais j’ai continué à regarder ce qui s’écrivait ici ou là, la pseudo « enquête » de Rue 89, certains des commentaires sur les différents sites. Et que n'ai-je pas lu sur moi ces jours-ci ! Je suis « lobotomisée », entrée dans « une équipe à caractère sectaire » au sein de laquelle je détournais la tête lorsque d’autres « se faisaient démolir », et dont je serais ressortie à la fois comme « les soldats de la Légion » et « terrorisée » à l’idée de parler de cette expérience.
N’en jetez plus !

Si je veux écrire maintenant c’est aussi parce que je suis frustrée de ne pas avoir parlé dans ces papiers. Pas parce que j’avais peur mais pour une raison très simple : personne ne m’a interviewée, ni même contactée. Ils ont réussi à retrouver « Eve » et « Mauranne » mais pas moi. Pas plus qu’aucun des anciens ou actuels membres de l’équipe que je connais. Une soixantaine de personnes passées à « Là-bas », cinq témoignages. Bonjour l’enquête contradictoire.

Il y a aussi quelques faits, rapportés comme des preuves irréfutables, qui m’ont effarée.Les salaires des reporters par exemple. Comptez donc. 927 euros par reportage, deux reportages sans les indemnités de l’intermittence : 1 854 euros. Ou un reportage et les 1 500 euros par mois de l’intermittence, selon François Ruffin : 2 427 euros par mois. Vous gagnez ça, vous ? Pas moi.
Le répondeur qui ne serait pas un mi-temps ? L’année où je le faisais j’étais également attachée de production remplaçante pour la Matinale de France Inter et je faisais le montage pour les reportages à l’étranger de « Là-bas si j’y suis ». Alors là oui je peux vous parler de conditions précaires : trois boulots pour avoir un salaire, quelques jours de 5h du matin au soir. Mais ce n’était pas le fait de Daniel Mermet. Vous croyez quoi, c’est comme ça partout dans les media : piges, cdd à répétitions, faux intermittents du spectacle. Allez disons presque partout en espérant très fort trouver la jolie boite qui fait exception à la règle, un jour !

Pour revenir à « Là-bas », il faut que je prévienne, je ne parle pas depuis un bord politique. Ma politique c’est la radio et le journalisme, les faits. Bien sûr je suis « sympathisante », mais pas militante. Du coup, je comprends que les libertaires voudraient que « Là-bas » soit plus libertaire, les communistes plus communiste, les … enfin bref, nous sommes sûrement nombreux à vouloir que « Là-bas » nous appartiennent, mais ce n’est pas le cas.

Moi, donc, je suis arrivée pour la radio. A Inter depuis deux ans, je voulais devenir monteuse. J’ai commencé à le faire sur des émissions de la grille d’été, mais c’est à « Là bas » que j’ai réellement appris ce métier. Pour ça il me semble que je n’ai pas ménagé ma peine. J’ai travaillé tard, tôt, beaucoup. Ce n’était pas le bagne hein, les gens étaient compréhensifs et mes heures étaient payées (et mieux que dans mes postes précédents). Mais j’ai raté beaucoup de montages, recommencé à zéro, Giv, Antoine, Khoi ou Raphaël ont du me réexpliquer vingt fois les choses. Bref j’ai appris, c’était long, c’était difficile. Et c’était exactement ce que je voulais : pas par masochisme, mais parce que l’artisanat c’est ainsi, il faut prendre le tour de main et ça ne se fait pas en une semaine.
C’est Khoi, le réalisateur, qui me l’a dit après mon premier vrai montage, qui n’était même pas diffusable : on ne peut pas y arriver du premier coup, c’est comme pour tout, il faut accepter d’apprendre.

J’ai eu mes séances d’écoute avec Daniel. La première des messages du répondeur par exemple, ma première fois assise à côté de son bureau. Il m’a dit « C’est mal monté ». C’est tout. Et bien c’était vrai. Puis plein d’autres après, pour les reportages qu’il faisait à l’étranger avec Giv ou Antoine. C’était différent des écoutes dont parle François : moi ce n’était pas mes questions que j’avais coupées, c’était les siennes. C’est un truc que les journalistes détestent, ça, les monteurs qui se permettent de couper leurs si belles et intelligentes questions. Avec d’autres d’ailleurs ça c’est parfois très mal passé. Daniel m’a dit que ça n’allait pas, parfois. Et parfois que c’était bien.

Qu’on se comprenne, Daniel ce n’est pas un gentil monsieur tout en rondeur. C’est une forte personnalité, qui s’entoure de fortes personnalités. Dans le bureau 528, pour faire entendre sa voix, il faut y aller. Pas « mettre ses couilles sur la table », non, je suis bien contente de ne pas en avoir. Il faut prendre son courage à deux mains, s’exprimer, être plus intelligent que son prochain, convaincre Daniel. Ne pas s’écraser devant lui. Il ne faut pas être tiède. Mais j’ai tendance à croire que dans la vie en général, il ne faut pas être tiède.

Donc, au sein de l’équipe de « Là-bas si j’y suis », j’ai appris le montage, j’ai appris le direct, j’ai appris la radio. Et j’ai appris l’engagement aussi, beaucoup de choses sur la politique, l’économie, l’histoire, moi débarquant petite fille qui se croyait cultivée parce qu’elle savait épeler le nom de Chomsky.
J’ai appris à m’exprimer, à (essayer de) m’imposer, à échanger. J’ai rencontré des gens formidables, reçu de l’amour et de l’amitié, et puis d’autres que j’ai moins aimés, avec qui je n’irai pas boire un café. Comme partout où je suis allée. Je me suis tapée des heures très longues et j’en ai vécu d’autres plus légères. J’en ai eu marre, j’ai été fatiguée, j’ai été remotivée, j’ai été heureuse. Comme dans mes autres boulots.

Et puis j’ai vu des reporters rivaliser entre eux, j’ai vu des gens que j’appréciais ne pas s’entendre avec Daniel et d’autres membres de l’équipe, j’ai vu des querelles internes, des avis qui divergent, des gens qui envoient tout valser, des nouveaux qui veulent apprendre, et qui à leur tour trouvent cela long et difficile. Comme dans mes autres boulots.
J’ai vu également la reporter qui témoigne dans le papier de Cyran. J’ai vu avec Daniel et elle deux personnes qui ne se comprenaient pas du tout tenter de travailler ensemble. Oui j’aurais du comprendre que la situation s’envenimait, que cela allait mal se terminer, que chacun se retranchait sur ses positions, que tout le monde était malheureux. J’aurais du lui dire qu’elle serait plus heureuse ailleurs, pas parce qu’elle était médiocre, du tout, pas parce que Daniel était un tyran, mais pour la même raison que moi j’ai été malheureuse parfois dans d’autres équipes : parce qu’il me semble qu’ils ne parlaient pas le même langage. Je regrette de ne pas l’avoir fait.

Pour les autres témoignages, j’étais déjà partie lorsque Benjamin Fernandez est arrivé. Eve et Maurane étant anonymes, je ne peux pas savoir qui c’est et donc ce qu’elles ont vécu.
Quant au témoignage de Julien Brygo, je suis circonspecte. J’étais là et je m’étonne beaucoup qu’il n’ait pas été payé pendant six mois, alors que ses reportages étaient diffusés. Je m’étonne qu’il ne se soit pas senti soutenu, vu le travail qu’ont fourni pour ses sujets le réalisateur, l’assistant réalisateur et Daniel. Je m’étonne du récit qui est fait des deux dîners racontés dans l’article. L’un parce que j’étais là. Et l’autre parce que je n’y étais pas mais Olivier Cyran oui. Je ne dis pas que cela veut dire quelque chose, sa présence, mais que taire ce fait est étrange, à mes yeux.
Mais je ne gérais pas les piges, les salaires, les heures de montages, je n’étais pas de tous les dîners, je n’ai donc pas les éléments concrets en ma possession, ce qui m’oblige à attendre les conclusions de l’enquête du CHSCT, qui pour l’instant semble bien circonspect, lui aussi. Et à me taire, en attendant. Mais cela ne m’oblige pas à considérer son témoignage comme tout à fait honnête. Du tout.

J’avais imaginé que je voudrais aussi raconter le Daniel que je connais. Vous me pardonnerez, j’ai ma pudeur. Simplement : le portrait qu’en fait François Ruffin est juste. Daniel n’est pas un ange. Je suis contente de ne pas en être un non plus. Mais ce n’est pas un monstre, un sadique, un tyran, un pervers narcissique... je ne sais même plus ce qui est dit, tout ça me semble si fou.

Ce que je garderai toujours en mémoire, en plus de toutes ces choses que j’ai apprises en parlant avec lui, Charlotte, Pascale, Khoi, Giv, Raphaël ou Antoine, c’est ce qui est décrit dans ces quelques lignes : « Il est dix heures du soir et je quitte le bureau, quasi-désert. Plus aucun bruit au cinquième étage. Juste la sonnerie de l’ascenseur. « Bonne nuit, Daniel. » Il ne reste que lui, sous un petit halo de lumière. Il épluche les courriels de ses auditeurs, ou il prend des notes dans ses carnets, ou il appelle Daniel Bensaïd. Mentalement, je le photographie, avec nostalgie déjà : c’est un morceau d’histoire au présent que je contemple. Et je me demande : qu’est-ce qui le fait courir, encore ? »

Il faut de l’endurance pour travailler à la radio en général, il faut de l’endurance pour travailler à « Là-bas si j’y suis ». Et lui il en a. Plus que moi, plus que beaucoup des gens qui sont passés à « Là-bas », sûrement. J’espère sincèrement qu’aucun de ces commentateurs ne parviendra à le décourager.

Car je lis un peu partout « Que Mermet passe la main ». Il m’arrive parfois de me dire qu’il faudrait qu’il le fasse. Pour lui, pour qu’il profite plus des gens qu’il aime, pour la vie quoi. Mais il a raison de continuer, tant que la direction ne l’en empêche pas définitivement.
Pourquoi ? Parce qu’il ne peut pas passer la main, justement. Vous croyez qu’il a quelque chose à passer ? Vous croyez que France Inter, à son départ, va s’embêter à garder « Là-bas si j’y suis » ? La relève, à mon avis elle est déjà quasi programmée, et je mets ma main à couper que vous allez déçus, si vous vous attendez à ce qu’un autre « Là-bas » existe, après. Écoutez donc l’antenne...

En conclusion, ce qui est attaqué ces jours-ci c’est l’émission que Daniel Mermet a créée, c’est lui, mais c’est aussi moi, mon travail, ma personne, ce que j’ai fait et été pendant ces années. Et quand je vois comment c’est fait, pour le coup c’est ça qui me terrorise.

Agnès
C'est maintenant le SNJ de Radio-France qui s'exprime sur le sujet.
Moi, je me pose plusieurs questions concernant cette affaire. Mettons de côté les méthodes managériales, qui en lisant l'article de Ruffin, semblent effectivement nulles, mais je ne sais pas si on peut parler de harcelement.... ca m'a juste l'air de l'idiotie carabinée d'inaptitude dans le domaine et sans remettre en cause le fait que ce soit difficile, pour moi ce n'est pas du harcelement mais de l'incompétence... (le résultat peut etre proche).

Par contre question conditions de travail, comment c'est dans les autres emissions de France Inter, c'est mieux ? Et àTF1, à M6, canal, ça donne quoi ? Il me semble que toutes ces boites utilisent plus qu'abusivement le statut d'intermittent et donc maintiennent leurs employés dans le précariat ? et à Arret sur Image ça donne quoi ? Vous devez pas rouler sur l'or ici, pourtant la qualité est là, alors qu'est-ce qui est sacrifié, qui est payé comment et combien ? A médiapart ?

Est-ce que ce n'est pas un probleme général, d'une profession dont les moyens ne sont pas à la hauteur des besoins, les dotations pour France Inter, ont largement baissé ces dernières années il me semble ? Comment faire mieux, avec moins ?..... En exploitant les gens bien sur.... Et cette question se pose dans beaucoup d'autre domaine (la recherche, l'animation, la culture, le spectacle vivant....) Mermet est-il responsable ? cautionne-t-il ? a-t-il une marge de maneuvre ?
Après le bon papier de Ruffin dans la forme, mais un chouia moins dans le fond, paf : la réponse d'Article 11 http://www.article11.info/?Daniel-Mermet-la-Boite-de-Pandore.
Et assez rapidement, celle de Cyran de CQFD, en commentaire sur le papier de Fakir http://www.fakirpresse.info/Mes-annees-Mermet.html#forum1355

Au-delà d'une véritable difficulté à dialoguer, au-delà même de la personnalisation de LBSJS (jamais très bons, les cultes de la personnalité!), il y a toujours la question de savoir si l'on doit vivre selon ses idéaux ou se contenter d'être des donneurs de leçons : faites ce que je dis, mais ne regardez pas ce que je fais.
Autrement dit, quand on grimpe pour secouer le bananier, on doit veiller à avoir le cul propre!
En fait la gauche-la vraie- n'arrivera jamais à sortir de ses chapelles et querelle d'égo...

no futur!

Je me tâte pour renouveler mon abonnement à Fakir. C'est plutot un bon journal mais avec des défauts aussi gros que ses qualités ( maquette en lice pour le concours de la plus moche de France, la moitié du journal n'a aucun intérêt...)
Le témoignage de François Ruffin.
Et sous le texte, la réponse d'Olivier Cyran en commentaire, qui tape dur mais met le doigt où ça fait mal : il y a une vraie opposition entre deux conceptions, le respect du Chef et l'allégeance au pouvoir d'un seul "entrepreneur", et l'autogestion collective. C'est une question de fond, en écho avec le texte de Michéa que j'ai publié plus haut ici-même.
Bonjour Djac,

Je tente une réponse…

Tout d’abord, paradoxalement si je suis convaincu qu’une vraie révolution verrait ( entre autre) une réappropriation de leurs compétences par les travailleurs et donc par conséquent une réappropriation de la prise de décision qui serait le cas échéant prise de manière horizontale et non plus verticale, la manière de répondre de Cyran me laisse perplexe pour plusieurs raisons…

Pour avoir tenté personnellement par deux fois au moins de mener des entreprises ( l’une dans un projet d’habitat groupé et l’autre dans un conflit syndical avec l’employeur) de façon horizontale c’est à dire avec prises de décisions au consensus et de manière collective, ce fut finalement non sans grandes difficultés…En effet cela nécessite au moins deux choses , à savoir 1)du temps et 2) la culture du travail sur soi…culture peu en cours dans les milieux politisés qui ont tendance à considérer que tout est politique et uniquement politique. ( C’est un peu l’idée du texte de Michéa non.. ?)

De telles expériences forcent à l’humilité et je pense que c’est un peu gros de reprocher Ruffin de faire l’apologie du chef…( me concernant je n’ai pas du tout lu son témoignage comme l’étalement de la « mythologie patronale et du nombrilisme ».

Et c’est bien la contradiction du texte de Cyran, à savoir que d’un côté il milite pour la fin des rapports dominants-dominés par la prise de décisions horizontales et l’autogestion, d’un autre côté un ton très clivant comme la formule reprise plus haut ou encore le « nous ne sommes pas du même camp » qui sonne plutôt comme une déclaration de guerre…fin des rapports dominants-dominés ?….je suis perplexe.

Je crois que c’est un asinaute qui citait cette phrase de Jean Rostand il y a peu : « Quand une fissure apparaît dans l’idéal, c’est tout le réel qui s’y engouffre. »

Cela résume bien la situation en fait, pour Mermet comme pour Cyran.
Je suis assez d'avis avec vous ..J'ai l'impression que c'est un "bras de fer" tel qu'il existe entre personnes, c'est humain, mais de là a internationaliser la "cause" j'ai des doutes. Qui dit que Cyran a raison ?

Un problème de personnes ou d'égos ne doivent pas servir à un lynchage en règle, d'autant que cet appel au lynchage" se fait a partir de plusieurs journaux ..Et d'ailleurs d'ou vient cette idée de vouloir mettre Mermet en défaut pour problème de harcèlement, salaires, si les syndicats n'ont pas d'abord fait leur boulots ?

Pourquoi Mr Cyran fait a t-il demandé à tous ces journaux a@i compris pour faire évoluer sa "cause" ? Je trouve bizarre sachant que le départ de Mermet je suis persuadée que l'émission ne sera plus la même, une voix dissonante dans ce monde ultra-libérale voir néo-conservateur.

En soit l'émission de Mermet est presque de la résistance. Et combien veulent-ils sa peau depuis des années ? Art.XI a pété les plombs il y a pas si longtemps avec l'affaire Ornella Guyet et son "faux-nez gaucho-antifa" mais "pro-pouvoir" en place, je me méfie d'autant plus ...Mais peut-être je me trompe ?
Bien sûr, l'autogestion n'est pas synonyme de paradis tranquille : toute vie en communauté est faite de difficultés qu'on ne pourra jamais ramener à zéro. Et, effectivement, cela nécessite du travail sur soi, et une réflexion sur ce qu'est le pouvoir et jusqu'où la tentation de domination et de contrôle peut aller se nicher - c'est en effet ce que veut dire Michéa (entre autre).

Or, c'est tout à fait incompatible avec cette vision du grand "artiste" à qui l'on devrait allégeance, et pardonner ses petites "exigences" sous prétexte qu'il a du talent, ces "exigences" devenant par là-même des petits détails sans importance.
C'est quand même ce qui reste très présent dans le texte de Ruffin, et qu'on retrouve aussi ici dans ce forum (comme le dernier commentaire de jeanbat ci-dessous). Mermet quitterait alors le statut de "patron", il devient "artiste", "créateur", on passe tout à coup dans une autre sphère qui se devrait de rendre excusable les comportements les plus autoritaires.

Or, pour être artiste moi-même puisque musicien, je peux certifier que c'est totalement du flan, en droite ligne de représentations très romantico-religieuses de la figure de l'artiste.
Par exemple, à l'heure actuelle, je ne pense qu'il y ait encore un seul orchestre en Europe qui supporterait un chef dictatorial et narcissique. Or, il y en a eu à certaines époques, qui ont pu aller jusqu'à pousser certains musiciens au suicide - irait-on jusqu'à dire que ce n'était pas trop grave, puisque ces chefs avaient du talent, n'est-ce pas ?
Par ailleurs, des orchestres mondialement réputés comme le London Symphony Orchestra, ou les Berliner Philarmoniker, sont bel et bien des coopératives, dirigés par les musiciens eux-mêmes, sans chef ultra-autoritaire à leur tête, contrairement à ce que se représentent beaucoup de gens parmi les clichés sur la musique classique. Or, cela n'empêche certainement pas ces orchestres de faire partie de l'excellence.
De plus, l'excellence d'un seul se construit toujours, finalement, à plusieurs, par la société, par la communauté : même un compositeur génial a eu besoin de professeurs, a eu besoin de parents, a eu besoin de compositeurs avant lui, a besoin de musiciens qui le joue, etc. Le génie solitaire n'a pas d'existence.

On voit donc bien que ces comparaisons avec le statut d'"artiste" ne tiennent pas, l'excellence n'a pas besoin d'autoritarisme et n'a pas à l'excuser.
Mais ça va même plus loin, et c'est là où c'est inquiétant sous la plume de gens dit de gauche - et c'est là que Cyran a raison, à mon sens, quand il parle de "camp" : ce discours sur l'excellence du créateur, sur le patron-artiste, c'est le discours libéral dans toute sa splendeur. C'est le discours de Ayn Rand, c'est le discours de ceux qui justifient que Bolloré ou Dassault gagnent tant d'argent : car ce sont des créateurs hors du commun, vous comprenez, ils sont au-dessus du lot, grâce à eux tant de gens ont un travail et consomment des bien utiles, etc.

Prendre prétexte d'un talent particulier pour fractionner l'humanité en (au moins) deux parts, entre ceux qui sont au-dessus parce qu'ils sont "créateurs", et ceux qui sont au-dessous parce qu'ils sont médiocres, voilà en effet une fracture philosophique et politique qui me semble assez fondamentale. Et Michéa met bien en garde : ne pas se rendre compte de telle fracture sur la question centrale du pouvoir, c'est vouer toute tentative de changement à l'échec, sous peine de retomber dans les mêmes ornières autoritaires que les régimes communistes passés.
C'est un examen de conscience qui n'a sans doute pas encore eu assez lieu dans les milieux de gauche, et cette affaire Mermet, au-delà de sa personne, et de l'émission (qui garde son intérêt en elle-même, bien entendu - ce en quoi on n'est pas obligé de suivre ceux qui voudrait tout mettre en bloc d'un seul tenant), pose cette question de manière assez éclairante, je trouve.
J'ai deux petits soucis avec ce que me dit votre texte de Michéa.
- Tout d'abords, il semble suggérer que l'organisation collective idéale existe. Ou encore qu'une organisation collective est idéale quand elle est collective. Cela peut sembler alambiqué, mais je veut dire par là que Michéa à l'air de comparer nos organisations collectives défaillantes avec d'hypothétique organisations où chaque décisions seraient le fruit d'une réflexion symbiotique sans frustration. En d'autre terme : à ce stade de notre "évolution", sommes nous capable d'être collectifs ou devons nous nous l'imposer?
- Ensuite, Michéa laisse entendre que les Macaires en tout genre empêchent les non-macaires de fonder une collectivité pure et parfaite. Il faut donc éliminer les Macaires ou les éduquer. Je trouve cette hypothèse une peut trop simple. Disons que je crois surtout qu'il y a un Macaire en chacun de nous.

D'une certaine manière, je trouve le concept que propose Michéa un peut trop libéral. Or je croyais ce dernier plutôt Rousseauiste que Voltairien. Je dis libéral car sa vision oppose les individus entre eux.
Il me semble que cette affaire Mermet est bien complexe, et que faire porter le chapeau à Mermet est trop rapide (ce que vous ne faites pas, je parle là plutôt par rapport à l'article et au vite dit d'aujourd'hui). Je trouve ça assez ironique qu'@si dresse un portrait si tyrannique de Mermet, en prenant clairement parti entre les propos de Cygan et ceux de Ruffin, quand on voit que le fonctionnement d'@si est très proche de celui de LBSJS... DS traîne quelques Varlin dans son placard, et je doute que les réunion qu'il organise se déroulent de manière collégiales...

Je comprends parfaitement la frustration et l'amertume de Cygan. La question que je me pose, c'est : LBSJS existerait elle sans Mermet. Je ne dis pas ça pour m'en réjouir ou pour m'en plaindre. Mais on attend tous le bien. On espère que la bonne émission de radio, le bon site internet sera porté par des gens qui sont meilleurs que les autres. Une façon de voir les choses à travers le bien et le mal. Mermet à succombé au coté obscur?
il semble suggérer que l'organisation collective idéale existe.

Pas du tout.
Ailleurs dans ses textes (et cela se trouve aussi dans l'ouvrage de Christopher Lasch sur le narcissisme), il précise bien que la démocratie, le débat, c'est forcément aussi des dissensions et de la violence. Collectif n'est certainement pas, chez Michéa, le synonyme de symbiotique ; le collectif, c'est la démocratie, et c'est donc le lieu du débat, ce qui signifie qu'il y a forcément des avis différents qui s'affrontent. : ce n'est donc pas un paradis idéal.
Au contraire, il fustige la société libérale et narcissique actuelle qui voudrait d'un monde sans frustration. La frustration est absolument nécessaire, en ce sens qu'elle est indissociable de l'apprentissage des limites. Et cet apprentissage est exactement celui auquel il fait allusion dans l'extrait que j'ai produit ci-dessus, celui qui permet de dépasser le narcissisme primaire de l'enfance, et d'accepter la limite - c'est-à-dire, en particulier, l'Autre. En ce sens, Michéa est profondément anti-libéral.
Enfin, il ne dit nulle part qu'il faut éradiquer les Robert Macaire, relisez bien : "du moins dans l'impossibilité pratique de s'emparer du pouvoir et d'arriver à leurs fins", c'est très différent.

Mais pour le dire autrement : une organisation de type collective n'est pas un paradis pur et parfait, mais si on désire une société plus juste et égalitaire alors cela ne peut que passer par des organisations collectives - certainement pas par la mise au pouvoir d'un chef derrière lequel on se range.

(Quant à DS, il ne faut pas exagérer. Les petites querelles de forum ne me paraissent pas être du même ordre que le harcèlement moral au travail. Et si DS a très certainement un ego bien trempé, les personnes de l'équipe que j'ai rencontré en privé ne m'ont jamais brossé DS en narcissique de la taille de Mermet.)
Si on considère un bonobo et un bouddhiste, je serais tenté de dire que le bouddhiste qui cherche à l’excès la maîtrise de ses émotions, est libéral, et que le bonobo qui s'offre à son semblable pour gérer la frustration de celui ci, est lui anti-libéral (du moins dans cet acte. En ce sens, je m'interroge en lisant ce passage de Michéa sur la structure de sa critique du libéralisme et de ses travers (désir de pouvoir, Macaire ....).
Je dis "structure de sa critique", ça fait un peu bizarre... Je veux dire que Michéa appelle à une meilleure éducation de l'individu en vue de mieux gérer les conflits liés à la frustration. Il y a donc les individus mesurés, et les individus tyranniques (caricature). Ces derniers imposent. Mais que feraient les premiers? En somme, cette critique n'est pas opposée à la liberté de l'individu d'être ce qu'il entend être, de laisser libre cours à ses désirs (libéralisme). On est seulement dans une version modérée. Je provoque un peut, mais pour dire "anti-libéral", il faut définir l'objet de la société, sa raison d'être. Et c'est par rapport à cet objet que l'on pourra se définir comme anti-libéral ou non. Dire qu'il y a des individus qui sont trop quelque chose me parait insuffisant pour aborder ce phénomène.
Bon, c'est un peu flou. Je manque de vocabulaire approprié... Quand je dis objet, je veux préciser que je ne prône pas la dictature, ou que je suis anti démocrate. Je dis simplement que si un collectif n'est pas un paradis idéal et que des avis continuent de diverger (ce qui est fatal, j'en conviens), on est quelque part dans du libéralisme. (je ne développe pas plus avant de peur d'être encore plus obscur. Il peut y avoir des nuances dans ce non choix que j'évoque, mais c'est à peu près ce que je veux dire).
Et ce libéralisme n'est pas non plus forcément un gros mot. Je trouve marrant que vous fassiez allusion au monde de la musique et des orchestre. L'art qui quelque part est la réponse à un désir. Un morceau de musique est le produit d'un désir, parfois collectif. Le fait que selon les individus cette réponse soit différent est une forme de libéralisme (?). Et en poussant le bouchon [s]trop loin[/s], Un morceau de musique, une émission radio, un site internet, ont ça en commun qu'il sont des réponses à un désir de communiquer. Et sachant que je ne crois nullement à l'objectivité ou à la neutralité du journaliste, je serais tenté de dire que l'émission radio et le site internet ne sont pas moins artistiques qu'une mélodie.
Vous semblez voir une différence entre @si ou un collectif de musicien et LBSJS. Moi je ne vois qu'une différence de contexte. Vous semblez dire que Mermet a franchi un ligne. Sans être en désaccord avec vous sur ce point, car je suis solidaire de Cygan et des autres, je dirais que nous portons tous en nous les raisons qui font que Mermet est ce qu'il est et que c'est peut être cet état de fait qui à permis à cette émission d'exister. Pas de lignes, mais des contextes.
le bouddhiste qui cherche à l’excès la maîtrise de ses émotions, est libéral

?

Je crains que nous n'ayons pas tout à fait la même définition du libéralisme. Je vous invite à vous plonger dans les ouvrages de Michéa plus en profondeur. À noter que le courant libéral initial, dans l'Histoire, qui a consisté en particulier à critiquer et mettre à bas un système social ordonné à l'excès et verrouillé par l'aristocratie et l'église, était certainement une bonne chose.
Le risque, quand on discute avec quelqu'un qui a plus lu que vous, c'est qu'il vous renvoi à ses lectures. Disons, que pour avoir écouté plusieurs fois Michéa, je suis emballé par son analyse historique. Par contre, je ne comprends pas sa conception du libéralisme et de l'anti-libéralisme. Je veux bien vous croire quand vous me dites qu'il faut le lire pour comprendre, mais après notre échange, j'ai peur de tout lire et de me retrouver avec le même désaccord.
Michéa n'est pas le propriétaire du concept de libéralisme qui peut se définir d'autant de manière différente qu'il y a eu de personne pour en parler.
Je vous renvoie à la lecture de Michéa pour qu'éventuellement on puisse vraiment parler de la même chose, c'est tout. Dire d'un moine bouddhiste qu'il est libéral, désolé, je ne vois pas absolument pas ce que cela signifie - encore moins qu'un bonobo anti-libéral, animal vivant d'instincts.

Or le libéralisme se définit quand même par ceux qui se sont exprimés dessus, depuis les Lumières (de Voltaire à Tocqueville) jusqu'aux libéraux actuels (d'Attali à Parisot, et qui n'ont vraiment rien de moines bouddhistes). Michéa ne part pas de rien, n'invente pas ex nihilo "son" libéralisme - et il faut en saisir les tenants et aboutissants pour bien saisir de quoi il est question, c'est-à-dire… le lire, surtout si on a d'autres conceptions en tête a priori.

Si vous avez une autre définition, peut-être, mais il faut pouvoir la cerner, l'expliciter, l'harnacher à des pratiques et discours réellement existant, et que cet ensemble fasse sens - sinon, on ne sait pas vraiment de quoi on parle, et on ne peut pas échanger tout simplement.
C'est vrai que mon propos n'est pas clair, et j'ai beau me torturer l'esprit, je n'arrive pas à le rendre plus clair.
Je devrais effectivement m'abstenir de parler d'un auteur que je n'ai pas lu, mais en même temps c'est en réaction à un passage que vous avez produit que j'exprime un désaccord.
Je trouve simplement qu'il manque quelque chose dans votre propos.
Mermet, en produisant une émission anti-libérale, est de fait anti-libéral lui même. Si ses méthodes ressemblent à celles des patrons libéraux, cela ne veut pas dire qu'il n'est plus anti-libéral.
Je vais continuer à chercher une réponse convenable que je ne manquerai pas de vous fournir quand elle me tombera dessus
Ah si tu as pas lu Michéa avant 50 ans tu est mal barré ! Je précise je n'ai jamais lu Michéa et cela n'invalide en rien ce que je dis. Pourquoi toujours ce toc de penser qu'il y a des maitres à penser sans qui on ne peux rien interroger sinon on est "out" ?

Bah juste une question et une réponse
Bof, ils veulent se la péter avec Michéa…
gamma

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je crois que vous n'avez pas compris que vous ne parliez pas à la bonne personne.

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ok, j'ai bien compris, du moment qu'on fait quelque chose de bien, on peut être le pire des enfoirés, c'est pas grave, en gros c'est ça que vous dites non ?

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Oui je crois que je comprends ce que vous voulez dire. C'est vrai que les idoles, icônes, les musiciens célèbres par exemple ont une telle personnalité, que l'entourage doit un peu s'effacer. Puisque on prends les musiciens par exemple, mon frère a connu Claude Nougaro, et il m'a dit que c'était un type ayant du charisme, avec un mauvais caractère, bon buveur et mangeur, fort en gueule, loin d'être facile a vivre avec ses collègues, exigeant a la limite de l'agressif même si c'était à la base un brave type.

Comme toutes les vedettes ou ce qu'on appelle les grands hommes, ils finissent par avoir la grosse tête, un caractère épouvantable, sans que cela ne leur valent trop de critiques aigres dans la presse. Le talent effaçant tout.

Mis a part les musiciens il y a aussi l'histoire des savants comme Einstein, qui lui aussi était invivable, incapable de s'occuper de ces enfants et sa femme. Maniaque et plein de manies difficilement acceptables en privé. Souvent sale, mal habillé, distant ou dans ces lubies, a cause de sa célébrité on lui a beaucoup pardonné.

Oui c'est tout a fait possible et même probable ces gens là ont les moyens de leurs humanité souvent inhumaine, avec les autres, et il faut attendre beaucoup d'années afin que les langues se délient pour parler de la "vraie personne" car au fond on oublie qu'ils sont humains tout simplement.

Nous les avons tellement idolatrés qu'on oublie qu'ils sont comme nous avec leurs qualités, bien sur, mais surtout leurs (gros) défauts. Oublier le mauvais côté pour ne parler que du bon c'est typiquement inhérent à la célébrité et au besoin qu'on les gens de vouloir des icônes, idôles à la place des hommes/femmes comme vous et moi.

Après il est moins question de droite ou de gauche pour Mermet mais le fait est qu'il présente des sujets a contrario de l'ensemble des médias mainstream, ce qu'il lui valu des critiques et même un procès sur le sujet sensible d'Israel et les Palestiniens ou Shlomo Sand qu'il s'est permis (a bon droit !) d'inviter et de faire parler.

Si c'est celà son côté gauchiste c'est risible, Mermet étant là tout a fait dans son rôle même si il gêne une petite communauté agissante, ou des personnalités bien plus en phase avec le "pouvoir en place" ..On le mets pas à la porte ? Parce qu'il a trop d'audience et que le faire partir serait encore vu comme un abus de pouvoir .

.Déjà Val s'est fait mal voir pour avoir abusé de son pouvoir avec des amis mal vu dans l'ensemble de la population. Est-ce cela qui pends au nez de Mermet ? .
Pour les artistes, c'est inévitable tant tout est fait pour qu'ils deviennent egomaniaques et nombrilistes mais là, on parle d'un présentateur de radio. Peut-être que si ses auditeurs ne lui avaient pas donné un statut de gourou, il serait à un stade moins avancé de sa maladie.
Présentateur de radio ou pas il y a longtemps qu'il bosse et que ces sujets sont tout de même suffisamment intéressant, car malgré la pravdaisation de cette radio, Mermet vieillissant fait des vagues face à des jeunes qui ne supportent plus ces petits excès, ou la jalousie se mélange à un conflits d'egos partagés entre tous.

Pas de raison que seul Mermet soit en cause. Souvent les petits jeunes ont aussi les dents longues et là c'est peut-être ce qui se passe.

. Pour tous ceux qui ont a travailler collectivement ou sous un chef tout le monde sait bien ce qui se passe en général. C'est pas seulement pour Mermet mais dans plein de métiers, ou entreprises ou les défauts humains sont exarcerbés a un certain niveau, entre conflits de générations et guerres de pouvoirs/ d'égos.

Ce que je trouve étrange c'est que cela soit mis sur la place publique sous la rubrique "infractions aux droits du travail" et lancés par plusieurs journaux en même temps, comme si on voulait déboulonner Mermet pour des raisons qui n'auraient rien à avoir avec les "infractions au Code du travail".

Que se cache t'il derrière tout ça ?? Question sans réponse. Sauf les protagonistes peuvent nous le dire. Apparement il n 'y a pas "consensus" sur la question.

Pourquoi faut il enterrer le vieux soldat Mermet ??..

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comment se fait il que ces attaques viennent de la gauche?

Simplement parce qu'à gauche beaucoup acceptent mal un discours justifiant le pouvoir individuel du patron comme artiste et créateur, discours proprement libéral et de droite.
+1

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monsieur jeanbat, j'écoute Mermet depuis 1989, donc depuis le début, donc s'il vous plait arrêtez vos sarcasmes.
La vraie gauche comme vous dites c'est certainement pas des gens qui agissent au mépris du droit du travail et de leurs salariés, même si Mermet n'est pas directement l'employeur, il aurait pu pour le moins refuser d'entrer dans ce jeu-là, mais au contraire il s'en est accommodé.

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le rapport c'est que vous ne pouvez m'accuser de dénigrer Mermet alors que je suis un fan de ses émissions depuis le début. Et que c'est même pour cela que je considère qu'il m'a d'autant plus trahi (moi et des tas d'autres).

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"Sur se dont on ne connait rien,il convient de se taire"
eh bien vous devriez commencer par vous-même.
Vous n'avez pas dû en écouter beaucoup des LBSJS pour débiter de telles conneries.

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une phrase pareille : Que mermet accorde plus d'importance à la qualité de ses émission plutôt qu'à la qualité de ses relation de travail ne correspond à aucune trahison à votre encontre .
est une insulte à l'intelligence.

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Que Carlos Gohn (PDG de Renault) accorde plus d'importance à la qualité de ses voitures plutôt qu'à la qualité de ses relation de travail ne correspond à aucune trahison à votre encontre .
C'est un choix qui ne vous concerne en rien.
Vous ne connaissez rien des raisons qui ont peu l'entraîner dans ces conflits ,est ce ses travers? Est ce les budgets ?la personnalité des autres protagonistes?
Leurs incompétences ? leurs connerie ?


Que Vincent Bolloré accorde plus d'importance à la qualité de ses transports, papiers spéciaux ou solutions logistiques, plutôt qu'à la qualité de ses relation de travail ne correspond à aucune trahison à votre encontre .
C'est un choix qui ne vous concerne en rien.
Vous ne connaissez rien des raisons qui ont peu l'entraîner dans ces conflits ,est ce ses travers? Est ce les budgets ?la personnalité des autres protagonistes?
Leurs incompétences ?leurs connerie ?


Que Philip Knight (PDG de Nike) accorde plus d'importance à la qualité de ses chaussures plutôt qu'à la qualité de ses relation de travail ne correspond à aucune trahison à votre encontre .
C'est un choix qui ne vous concerne en rien.
Vous ne connaissez rien des raisons qui ont peu l'entraîner dans ces conflits ,est ce ses travers? Est ce les budgets ?la personnalité des autres protagonistes?
Leurs incompétences ?leurs connerie ?


Etc.

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Petit détail qui vous a malencontreusement échappé : ce n'est pas moi qui parle de trahison. Par contre, votre discours s'adapte comme un gant à la défense de tout un tas de gens et de tout un tas d'agissement.

Après, si vous êtes de droite et que vous défendez la valeur individuelle hors du commun des grands patrons, dites-le toute de suite, qu'on gagne du temps.

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Ha mais c'est que je ne le sous-entend pas du tout, je le dis très clairement depuis pas mal de commentaires : votre discours de défense de Mermet, sur le patron-artiste, est typiquement un discours libéral de droite. Comparer un grand patron avec un Créateur-artiste, légitimer les pires pratiques par cette comparaison, c'est typiquement un discours libéral de droite - allez voir du côté de Ayn Rand.

Faut de dissocier le propos politique de l'émission et les pratiques patronales de son animateur, c'est-à-dire en personnalisant à outrance l'émission, faute de vouloir à tout prix sauver la Cause en "oubliant" les à-côtés pas très reluisants, vous en venez effectivement à produire un tel discours. À vous de vous interroger là-dessus, éventuellement.

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À lui, aussi, de s'interroger là-dessus, éventuellement (c'est le sens de beaucoup de commentaires à sont texte, dont celui de Cyran).

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c'est un sophisme

C'est une pétition de principe.

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Mermet a un impacts positif

Pas pour ceux qu'il a harcelé moralement - petit détail que vous oubliez sans cesse.

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Sanctions pénales, comme vous y allez...

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C'est amusant de vous voir parler de sophisme un peu plus haut, alors que pour résumer, vous nous sortez des situations qui au mieux n'ont rien à voir entre elles, et au pire ne sont même pas réelles ("et si.. et si..."), alors qu'au bout du compte, on pointe le décalage entre les valeurs humaines que nombre de gens ici partagent sur l'émission, et le fait que DM se comporte humainement comme un enfoiré avec ses employés. Même s'il n'est certainement pas le seul à la maison ronde, vu globalement le problème de précarité qui y est instauré depuis des années, à se comporter ainsi, les circonstances atténuantes, à un moment donné, faut arrêter. Voir aussi le lien donné par Djac en bas de forum.
Et je ne vois pas le rapport avec vos concepts fumeux de nouvelle gauche de type soralienne que vous affectionnez tant: on parle de relations de travail qui devraient exister non pas avec un quelconque rapport avec le plan politique, mais simplement sur le plan légal, sans même parler des règles de respect et de courtoisie élémentaires qui existent dans le cadre de travail d'équipe.
Maintenant, peut-être que pour vous il vaut mieux pardonner à certains plutôt que d'autres les comportements tyranniques sur la base de principes futiles tels la notoriété ou la réputation affichée des personnes dont on parle, finalement, les adeptes des posters ne sont peut-être pas ceux ou celles que l'on croit.
Comprenez-vous ce raisonnement ?

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Il est logique que vous répondiez cela, sachant que je n'ai que trop bien compris votre discours.
Ce qui vous évite de répondre au post sous lequel vous avez pourtant cliqué sur "répondre", un tour de passe-passe supplémentaire à votre actif.

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Encore un masque qui tombe, je pense que ce que j'écrivais dans ce commentaire a touché plus profond chez vous que je ne le pensais.
Vous avez le profil: mensonges, jugements stupides et répétés, malcompréhension des lectures que vous faites de vos interlocuteurs, et illustration parfaite de mon propos ci-dessous: évitement à nouveau de réponse malgré vos clics qui pourraient faire croire que vous en avez l'aptitude.
Ce qui reste à démontrer.
Régalez-nous.

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Merci pour la confirmation à ceci: "Ce qui vous évite de répondre au post sous lequel vous avez pourtant cliqué sur "répondre" ".
Vous devenez prévisible, jeanbat.
Bonne soirée également.

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Enjoy
à l'instar d'Holden, je ne puis que m'attrister de vos posts de ces derniers mois, par rapport à vos posts des débuts, comme celui-ci.
Des choses se sont passées, depuis ces trois dernières années, ne serait-ce que l'évolution de votre écriture de plus en plus incompréhensible.
Passer de là à ce que vous écrivez depuis ces derniers mois... mais vous seul savez, en fin de compte.

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"bonne chance"
surtout à vous.
Sincèrement.

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vous êtes gravissime

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Nouvelle ?

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Vous n'avez visiblement pas compris ce qu'est la "gauche morale" et ce qui est reproché à Mermet ici.
Quand Bricmont parle de gauche morale, ou de nouvelle gauche, il fustige celle qui s'est alignée sur le Thatchérisme, et accepté le discours managérial des libéraux.
C'est précisément ce qu'on reproche ici aux pratiques de Mermet et aux discours qui le défendent !

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Qu'il ne participe donc pas à en créer, de la misère et de l'infamie, c'est ce qu'on lui demande.

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Merci pour ce lien.

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Tu vas pas nous faire le coup du complot ?
Ça fait des lustres qu'on entend parler des saloperies de Mermet, à chaque fois il s'en tire avec des pirouettes. Ça ne remet pas en cause la qualité de ses émissions, ça remet en cause le bonhomme, son intégrité, un gars qui dit faites ce que je dis pas ce que je fais.
Relis le témoignage du gars à qui il a quasi piqué cette émission http://www.article11.info/?Daniel-Mermet-ou-les-delices-de-l#forum34091

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Il me semble quand même plus facile de sombrer dans le narcisime quand on est sur une scène et que les gens vous idolâtre pour ce que vous avez créez.

Là on parle d'une émission de radio, certes très bien, mais où principalement on invite des gens intéressants et où on diffuse des reportages réalisés par d'autres gens. Bref le mérite principale de l'intérêt revient à d'autres... c'est très bien mais pas de quoi se prendre pour dieu le père.

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Sortez un peu des clichés et vous verrez qu'on contraire, ça n'est que ça ( les artistes qui réussissent sont ceux qui savent se mettre en scène comme Warhol, Duchamp ou Bowie , lecher les bons culs comme Julliette Greco et éventuellement réécrire leur propre histoire comme Kandinsky ou Bob Dylan) . Quand à Mermet, ça n'est pas un artiste, juste un producteur de radio. Je sais bien qu'aujourd'hui tout le monde est plus ou moins artiste mais faut pas pousser...

Ou alors mon patron de bistrot est artiste.

IL n'en reste pas moins qu'il fait très bien son boulot mais chacun chez soi.

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ça m'aidera à quoi? Des artistes j'en cotoie sans arret dans mon metier et pour mes études, j'ai du me farcir quantités d'échanges épistolaires de peintre essentiellement . Aujourd'hui, pour me distraire, je préfères entendre parler d'autre chose. ;-)

Réussir et être connu, pour un artiste, je pense que ça doit être la même chose.

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ceux qui ne le sont pas le vivent très très mal donc j'en déduis que ça doit être ce qui compte pour un artiste. L'art, ça n'est qu'un mot qui véhicule toute une mythologie mais dans lequel chacun met des choses différentes. :o)


toujours est-il, qu'un producteur n'est pas un compositeur et qu'au même titre, un réalisateur/producteur d'émissions de radio ne peut pas se targuer d'être un "artiste", sa gloriole dut-elle en prendre un coup.
Mon seul problème avec Mermet, c'est que je suis toujours d'accord avec lui, et que je n'apprends donc pas grand'chose de ses émissions. En revanche, assister aux contorsions intellectuelles de " Jeanbat au milieu des gauchistes", ça c'est rigolo, et j'en redemande.
C'est plus compliqué que ça ou plus simple que l'on croit ..Je crois qu'ici ce n'est pas une question de gauchisme ou pas, c'est autre chose qu'on monte un peu en épingle au nom de la gauche "vraie" alors que les plaignants eux-mêmes sont loin de représenter la gauche réelle.

Attention là piège. C'est ce que fait Mermet qui gène le plus pas ce qu'il est ...
j'ai pas tout compris, mais je me sens de plus en plus yézo-mélenchonnien.

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Non pardon mais en vérité c'est pas cela qu'on reproche le plus a Mermet. Ni d'être un beau salop de temps en temps comme si il était le seul à l'être alors qu'il y en a d'autres bien pire comme Val a qui on osera rien dire.

Non ce qui est reproché a Mermet ce n'est pas d'avoir trahis ce qu'il était censé représenté, car sur ce plan là des hommes politiques dits de gauches : présidents, ministres, députés, maires sont tous a mettre dans le même panier : trahison !.

Mermet à le grand tort d'inviter des gens, de faire parler des voix totalement en désaccord avec la "ligne actuelle de la "new politique" a "droite toute", donner raison a des "Shlomo Sand", des paroles ouvrières ou indépendantes du système, des gens que l'on peux classer à gauche encore, même si lui n'est plus tout a fait représentif de ces causes.

Si on brûle Mermet pour sa "trahison", alors que l'on brûle deux fois plus les élites politiques qui elles ont la responsabilités de morts sociales, de reniements, de mensonges, face à l'électorat qui a voté pour lui ..Mermet n'as pas été jusqu' à faire sauter la Sécu, délocaliser des millions d'emplois, d'avoir jeter à la rue des SDF, de laisser crever des "peuples africains" sous les bombes, comme l'ont fait Hollande, Fabius, et tous ces vendus de "nationaux-socialistes", loups déguisés en agneaux qui continuent dans la ligne Sarkozy et Bush ultra-libéraliste.

Désolée des défauts il en a, mais il est pas milliardaire, il a n'a pas de sang sur les mains, ni de cadavres dans son placard. Il est agé et comme bien des gens l'idéal de gauche est dépassé.

Le problème est a ce qu'il me semble, de voir tant de "journaux" qui se sont engagés sur le débat faux mermet est un "salop de patron" qui renie ces "idées de gauche," (ou pseudo-gauche !) et abuse de sa position de chef, en ce cas il est loin d'être le seul et pas le pire.

Surtout venant d'un journal ArtXI qui lui-même n'a pas toujours été clair et qui s'est engagé à suivre l'Etat et son pouvoir en place. Je dirais même depuis Ornella Guyet il défends Israel adonf.

C'est peut-être là le vrai problème. Mermet est un "brontosaure" bourdieusien, toujours un salop de défenseur des opprimés et surtout anti-guerre, anti-israelien, et anti-atlantiste, le fait qu'il soit un cheffallion, est peut-être une excuse bienvenue pour le faire dégager.

Même si il prétendait être de droite et continuais à recevoir des gens ayant une voix non mainstream, il serait aussi à abattre.

Le prochain sur la liste ? Taddéï !

PS : perso je suis de gauche type Jaurès, ou post-marxiste comme ont me l'a reproché ..
Pour ma part ( et j'écoute ses émissions depuis l'âge de 12 ans) je ne l'ai jamais placé sur un pied d'estale, je ne suis donc pas déçu, j'y ai découvert les Lordon, Lepage etc... et je continuerais à écouter son émission (en zappant le répondeur, faut pas pousser) sans que ça me gène plus que ça.
pareil, mais en ecoutant le repondeur.
Vous avez l'art consommé de tout mélanger - en particulier de mélanger les propos politiques de l'émission, que tous les intervenants ici, ainsi que sur article XI ou en commentaires sur Fakir, approuvent largement (rien à voir, donc, avec un complot franc-maçon, sioniste, ou je ne sais quoi) - et le patron Mermet, contre qui on est en droit de s'élever, précisément au nom d'idéaux de gauche Jaurèssien, parce qu'a priori, là où il y a de l'exploitation et de la précarisation, quelqu'un de gauche type Jaurès réagit.

Cette ultra-personnification de l'émission en la personne de Mermet, cette mise sous le tapis de tous ces témoignages directs, et par-dessus tout cette apologie du Grand Homme à qui il faudrait tout pardonner sous peine de toucher à la Cause (où sous peine d'être un traître faisant partie d'un complot visant à abattre le Grand Homme), tout cela pour éviter d'appeler un chat un chat, et un patron abusif un patron abusif - bref, tout ça me semble décidément bien problématique sur la question du pouvoir et ce que certains sont prêts à accepter.
Djac ..Pourquoi demande t'on a Mermet de la "pureté" idéologique alors que d'autres sont plus coupables que lui ? Et pourquoi faut-il ce déballage et lynchage publique alors que c'est un problème de Code du travail ?

Et puis c'est jamais qu'un homme zut; qui peut dire qu'il est "pure gauche" après tant de temps vu les nombreux renoncements de ceux qui se prétendent à gauche ?

Et puis quoi bosser en "auto-gestion" dans un environnement "ultra-libéral" voir "néo-conservateur", on m'a toujours dit que c'est IMPOSSIBLE ! Surtout sur le long terme.

L'entourage, l'environnement est tel, la pression médiatique et politique qui va dans le sens de l'homogénisation des médias, ces chefs à Lui dont Val je suppose qu'ils laissent pourrir la situation pour justement tuer ce qu'il reste de la gauche réelle encore à l'antenne.

Diviser pour régner. Pourquoi internationaliser "leurs problèmes" ? C'est pas à nous de juger ces faits. Mermet demain saute et alors ? Les suivants feront ils mieux ? J'en doute beaucoup.
o_O

Wow.


Pourquoi demande t'on a Mermet de la "pureté" idéologique alors que d'autres sont plus coupables que lui ?

????
En quoi les turpitudes des uns devraient excuser celles des autres ?
En quoi le simple respect de ses collaborateurs serait de la "pureté idéologique", maintenant ? Ou comment le harcèlement moral au travail devient magiquement un simple petit écart à la "pureté".


ce déballage et lynchage publique alors que c'est un problème de Code du travail ?

???
Ho, ben oui, ce n'est qu'un problème de Code du travail, après tout, chtt, chtt, n'en parlons surtout pas.
Ho, et puis, j'y pense, au Bangladesh aussi, les gens qui travaillent pour pas un rond dans des conditions terribles, c'est un juste un problème de Code du travail, donc, chtt, chtt, n'en parlons pas.
Et je trouve scandaleux tous ces déballages et lynchages médiatiques vis-à-vis de tous ces groupes qui font honneur à la France, comme Orange ou Peugeot-Citroën, tout ça à cause de quelques malheureux suicides - arrêtons de vilipender ceux qui innovent, ceux qui créent, ceux qui font bouger la France (discours absolument ton sur ton).


Et puis c'est jamais qu'un homme zut

Oui, Bolloré et Dassault aussi - et Parisot n'est qu'une femme, zut.


C'est pas à nous de juger ces faits.

Oui, c'est vrai, ne jugeons pas des pratiques patronales, c'est vrai, c'est pas à nous de juger.


qui peut dire qu'il est "pure gauche" après tant de temps vu les nombreux renoncements de ceux qui se prétendent à gauche ?

Parce que certains ont renoncé, ça nous donne à tous le droit de renoncer aussi du coup ?
Cool !


Pourquoi internationaliser "leurs problèmes" ?

????
Internationaliser ? Que vient faire l'international là-dedans ? L'affaire Mermet ferait du remue-ménage diplomatique et on nous dit rien?


Mermet demain saute

Je signale, au passage, qu'inévitablement un jour il arrêtera, quoi qu'il arrive. Si bien qu'il serait bon, de toute façon, d'arrêter de personnaliser autant l'émission.
Bon d'accord : qu'il meure après tout il est vieux et dépassé, cynique, il fait chier tout le monde et place aux jeunes ? Allez hop pas "d'acharnement thérapeutique", il qu' a faire comme tout le monde : sauter dans sa caisse et passer la main aux djeunes ...

l'ais- je bien descendu ? A part ça vous avez rien de mieux a faire ? IL n' y a que mermet comme salop ? Mermet c'est juste un amuse gueule facile à dézinguer ...A bientôt !
Mermet c'est juste un amuse gueule facile à dézinguer

Quand je vois sa défense ici, pas si facile que ça, apparemment.
Mais, surtout, si vous m'avez lu un peu attentivement, la question qui se pose au travers du cas Mermet est bien plus large. Vous êtes décidément trop attachée à la personne.
Quand je dis c'est qu'un homme je veux dire qu'il est "humain"Et toi est tu un pur de la gauche ? ..On verra si les remplaçants feront mieux ! C'est bien de donner raison à des potes, encore faut-il savoir les dessous de l'affaire.

Et puis il est plus facile de s'en prendre à un vieux pseudo-gauchiste de la radio que de s'en prendre au MEDEF ou un autre patron qui lui saura vous casser les reins.

Mermet c'est du petit gibier et c'est tellement fastoche de lui taper dessus, c'est Val qui sera content d'être débarrassé de cette carne. Heureusement qu'il y a les "djeunes loups" soit disant vrais gauchistes, vrais révolutionnaires radiophoniques qui eux vont forcemment être plus honnête.

Si "djac" tu te sens fort à l'écraser c'est parce que Mermet là c'est pas un patron, mais un sous fiffre, un sous chef, dont tout le monde veux la peau depuis des lustres.

Ben autant leur donner raison.? Je me demande pour qui vous roulez là ...Val sera tout heureux que les "petits bolchéviks" en culottes courtes, fassent le sale boulot à sa place. Super....

Quand je dis "internationaliser dans la presse" c'est bien que Mermet gène qu'il fait chier le "mainstream", Rue 89, aussi s'y met , Art.XI et les "alters mainstreams. indymédias et autres "kapos" radiophoniques ou journaux de "la gauche caviardisée".

Acrimed parle des "conditions de travail "mais il y a un blème au niveau des personnes et égos.

.Mermet doit disparaitre au profit des soit disant "antifas" mais petits collobas" de Val. ..
(Varlin me rappelle en MP ce passage du commentaire d'Olivier Cyran)

"Le plus hallucinant, dans ton plaidoyer, c’est l’affirmation selon laquelle « Là-bas si j’y suis » se confond avec la personne de son producteur. Le Botticelli de France Inter ne ferait qu’un avec sa grande œuvre, qui doit mourir avec lui.
Est-ce vraiment le meilleur service à rendre à cette émission de salubrité publique que de nier sa nature collective ? La défense de ton « père » impose-t-elle de compter pour rien les centaines de reportages réalisés au fil des ans par d’autres que lui et d’autres que toi ?
Mermet a toujours personnalisé à l’extrême l’émission qu’il anime, s’abstenant soigneusement de préparer sa succession. Le seul fait d’envisager que l’émission puisse éventuellement survivre à son départ à la retraite – pourquoi pas sous un autre nom et selon des modalités un peu moins destructrices – est perçu de sa part comme un crime de lèse-majesté.
En lui donnant raison, tu écartes par avance tout espoir de pérennisation d’un créneau journalistique hétérodoxe à France Inter. L’audience et la notoriété de LBSJS offriraient pourtant un solide point d’appui à l’engagement d’un rapport de forces avec la direction de Radio France : ils pourraient permettre de négocier la reprise de l’émission ou la création d’une émission de même nature par ceux des émules de Mermet qui ont eu la chance de ne pas se faire éclater en chemin.
Je pensais que l’avenir de LBSJS te tenait à cœur. Manifestement, tu te soucies surtout de ta propre identification au rôle d’héritier. »
Merci à Varlin de rappeler ce passage.
Ha, et si vous pouviez éviter les procès d'intention aussi ("Si "djac" tu te sens fort à l'écraser"), merci d'avance.

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c'est donc parfaitement placé.
3ème réponse au Post de Yeza après celles de Mlemaudit et Djac.
Argh !! le temps me manque pour une vraie réponse…

Toutefois, globalement d’accord avec vous sur la figure de l’artiste.
D’autant plus d’accord que cette figure implique un système de hiérarchie implicite et de faire-valoir au sein de la profession qui me déprime franchement ( et le mot déprime n’est pas trop fort…)..et en plus je cumule puisque je suis musicien et compositeur ( double dose de prozac donc… :-))

Je vais tenter de garder le parallèle avec la musique :

Un de mes amis m’a un jour donner son truc pour savoir s’il devait accepter un plan qu’on lui proposait en cas d’hésitation.
Il considère trois choses : 1) soit c’est bien payé, 2 ) soit c’est avec des super potes et on va bien rigoler 3) soit c’est musicalement hyper-intéressant ( à noter qu’il n y’a pas d’ordre hiérarchique entre les 3.)
A partir de là il me dit que si les 3 facteurs sont réunis c’est le jackpot, sinon il fait une règle de trois tout à fait subjective entre les 3…en gros à chacun de voir où il met son curseur.
J’ai l’impression que c’est ce que Ruffin d’écrit dans son témoignage. Il a trouvé à LBSJS plus d’avantages que d’inconvénients, donc il l’a fait.
D’où ma perplexité face aux critiques de Cyran non pas face à Mermet mais face à Ruffin.

En effet, si Mermet manage son équipe avec perversion, le fait qu’il anime la seule émission engagée sur FI ne l’excuse pas du tout quand bien même cet espace radiophonique n’existerait pas sans lui.

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Il est indispensable que l'équipe d'arrêt sur image réalise une enquête ou une émission afin de nous éclaircir; Car relayer juste l'information n'est pas satisfaisant et ne fait que semer le trouble!!!
Si Sébastien, Laure ou Anne-Sophie ont des réclamations sur leurs conditions de travail, c'est le moment :-)
Ça m'a toujours semblé louche que "Là-bas si j'y suis" n'utilise qu'une grille de lecture sociale pour tout ce qu'elle traite, je préfère "Les pieds sur terre" sur France Culture qui est plus proche de l'humain en mettant les pieds dans des dimensions psychologiques et autobiographiques que l'on ne peut pas contourner. "Là-bas si j'y suis" me semble propager une vision désincarnée et abstraite des problèmes sociaux, une sorte de fourre-tout idéologique de gauche que l'on n'arrive pas clairement à saisir : Mermet se dit "rouge", mais personnellement je ne suis jamais arrivé à comprendre si ses conceptions étaient plutôt socialistes, communistes, anarchistes... On sait contre qui il est mais pour ce qui est de préciser le "pour", de s'engager un peu, on peut attendre longtemps pour espérer être éclairé. À partir de là, ça ne m'étonne pas qu'il puisse sans honte perpétuer ses agissements de type pervers, certes en disant "sans honte" je m'avance car je ne suis pas dans son cerveau, mais manifestement il persiste et signe et ne semble pas vouloir se soigner.

On touche ici la limite de toute position idéologique : quand elle n'est pas vérifiée par les faits, par le vécu de l'individu, elle perd beaucoup de sa pertinence. Il faut accepter de faire entrer des notions psychologiques ou psychiatriques dans les réflexions sur le pouvoir et le discours, ça peut éviter de commettre plein d'erreurs de jugement. Je repense à Lordon, après une chronique de Sébastien Bohler dans un @si, disant qu'il regrettait l'arrivée des sciences "dures" dans les questions sociales et économiques, et je regrette qu'on puisse continuer à se voiler la face ainsi. La pensée de gauche, les combats de gauche ont tout intérêt à oser nommer ce qui relève de la pathologie pour gagner encore en lucidité et en pertinence.
Article XI plombe Mermet, mais Le Grand soir plombait Article XI et aussi rue 89... et Acrimed qu'est pas d'acoord.. Et CQFD non plus...Et du coup..? Puis-je renouveler mon abonement a ASI en tout confiance?...pffff....
PUNAISE, MAIS OU ON VA?? A QUEL SAINT SE VOUER???
http://www.youtube.com/watch?v=10Ego2KkD78
Pour un site Internet, nous l'avions sollicité pour une rencontre.
J'ai pu constater personnellement son comportement, son mépris pour les salariés qui travaillaient pour lui.
J'en ai aussi fait les frais. A peine avais-je formulé une question, d'une manière qui ne lui convenait pas, et il a mis à l'entretien.
Il a eu raison. Cela m'a évité de faire de la publicité à un tel individu.
J'ai rarement rencontré d'aussi près une telle contradiction entre l'image publique et la réalité singulière.
C'est on ne peut plus "parlant" en effet ! Merci pour ce lien...
Je mets en lien un témoignage du producteur Fabrice Pinte (intervenu dans le forum sur Article11) qui a fait venir Mermet sur France Inter. Rarissime et stupéfiant.
Post que vous retrouverez dans le fil de la discussion au samedi 29 juin 2013 à 06h26.
Ah tiens, en passant, comment ça se passe chez ASI ?

Ça serait pas mal qu'on soit au courant, nous, les [s]actionnaires[/s] abonnés.
"Grille" de "salaires", types de "contrats", etc... Nous sommes des "abonnés" responsables qui ne peuvent cautionner d’éventuelles malversations sociales ou fiscales, mettant en péril l'entité que nous finançons de nos deniers...

Transparence bien ordonnée commence...
Le dévoilement du comportement de petit tyran de D.Mermet, comportement caché derrière les discours de défense des dominés, ainsi que certains commentaires qui cherchent à détourner, minimiser, pinailler - en fait, en résumé, à regarder ailleurs, afin de ne pas nuire à la "cause" (alors qu'on peut très bien, au minimum, séparer la personne Mermet de l'intérêt des reportages), tout cela me ramène irrésistiblement à la volonté de pouvoir qu'analyse JC Michéa (l'Empire du moindre mal, p161 - 172), véritable impensé des idées de la plupart des mouvements de gauche (ou d'extrême-gauche).



"Orwell a en effet toujours considéré le désir de pouvoir (c'est-à-dire le sentiment qu'un individu ne pourrait réaliser son essence qu'à travers l'emprise qu'il exerce sur les autres) comme l'obstacle psychologique majeur au développement d'une société décente, et la source ultime de toutes les perversions politiques autorisées par l'Idéologie. Ce point décisif mérite d'être explicité car il permet de mettre en lumière certains aspects fondamentaux de l'inconscient des sociétés modernes.

On sait que Stendhal tenait en haute estime l'œuvre de Fourier, ce "rêveur sublime ayant prononcé un grand mot : Association." Dans ses Mémoires d'un touriste, il élève, cependant, contre l'idée de phalanstère, une objection fondamentale, de nature à compromettre, selon lui, toutes les tentatives d'"association" proposées par les différents courants du socialismes alors naissant. Fourier - écrit-il - "n'a pas vu que dans chaque village, un fripon actif et beau parleur (un Robert Macaire) se mettra à la tête de l'association et pervertira toutes ses belles conséquences".

Une telle critique, contrairement aux apparences, est très différente de celle des libéraux. Stendahl ne soutient pas (du moins dans ce texte précis) que c'est la nature même de l'homme qui rendrait utopique le projet d'une société solidaire et fraternelle. Il souligne simplement que les socialistes, sans doute par excès d'optimisme, ont systématiquement oublié que la volonté de puissance qui caractérise certains individus conduirait toujours à l'échec les entreprises politiques les mieux intentionnées.
Si par anarchisme entend le projet d'un monde où les "Robert Macaire" seraient, sinon impossibles eux-mêmes, du moins dans l'impossibilité pratique de s'emparer du pouvoir et d'arriver à leurs fins, il est donc beaucoup plus exact de dire que Stendhal soulève ici la question anarchiste par excellence.

Il est vrai que la notion de "désir de pouvoir" (ou de volonté de puissance) ne soulève habituellement qu'un enthousiasmes limité parmi les critiques modernes de la société libérale. Ceux qui ont été dressés à une approche purement sociologique des faits (et c'est désormais le plus grand nombre) ont généralement tendance à dénier toute valeur à ce genre d'expiration, qu'ils relèguent volontiers dans l'enfer du "psychologisme" ("la gauche - constate Christopher Lash - a trop souvent servi de refuge à ceux que terrifait la vie intérieure").

Un tel reproche contient, bien sûr, une part de vérité. On accordera sans difficulté que le désir de pouvoir s'articule d'abord à des conditions sociales et historiques spécifiques. À ce titre, il est tentant de le congédier comme un simple effet psychologique secondaire des rapports de classe et des différentes formes institutionnelles qui abritent la domination de l'homme par l'homme. Il est cependant impossible de dissoudre entièrement l'idée de volonté de puissance dans ces rapports et ces formes.

D'une part, en effet, la question du pouvoir (ou de l'emprise exercée sur les autres) traverse tout le champ des relations humaines, y compris, par conséquent, celui de la vie quotidienne et des rapports privés. D'autre part, comme Pierre Clastres l'a amplement établi, le besoin d'imposer à ses semblables les lois de son ego (en les traitant, de ce fait, comme de simples moyens ou miroirs) peut surgir à tout moment, y compris dans les sociétés les plus égalitaires (et chacun sait - à l'expection, peut-être, des militants eux-mêmes - que l'univers des partis, des syndicats et des associations n'est pas mieux protégé qu'un autre, et peut-être moins bien, contre les luttes de pouvoir et les conflits d'ego).
Il vaut donc mieux, sur ce point, donner acte aux anarchistes de leur lucidité philosophique fondamentale, et accepter ainsi de réintroduire dans le champ du politique certains effets déterminants de l'histoire individuelle des sujets et de leur rapport à l'inconscient.

[…] s'il est clair que la plupart des êtres humains ne sont pas comme des Robert Macaire, il n'en demeure pas moins, et de ce point de vue Stendhal a évidemment raison, que là où il y a des êtres humains, on doit généralement s'attendre à rencontrer des Robert Macaire. Je ne vois qu'une seule manière, à la fois logique et empiriquement vérifiable, de résoudre cette contradiction apparente. Elle consiste à distinguer philosophiquement l'égoïsme de l'adulte, qui est toujours contingent, de celui de l'enfant, qui apparaît, au contraire, inévitable non pas parce qu'il serait "naturel" mais, ce qui est très différent, parce qu'il est initial.

Il ne sera pas nécessaire de convoquer ici la vaste littérature que la psychanalyse a consacrée à ce sujet, notamment dans ses multiples approches du narcissisme. La moindre observation (si elle n'est pas aveuglée par les formes les plus possessives de l'amour parental) atteste suffisamment que le désir de toute-puissance constitue l'une des premières figures du devenir de l'esprit individuel. C'est par exemple, ce désir originel qui fonde, comme l'écrit Christopher Lash, la "rage que ressent l'enfant contre ceux qui ne satisfont pas immédiatement ses besoins."

Si l'éducation a un sens, c'est précisément d'offrir à l'enfant les moyens de dépasser cet égocentrisme initial et d'acquérir ainsi progressivement ce sens des autres qui représente, à la fois, le signe et la condition de toute autonomie véritable (ou, ce qui revient au même, de toute maturité psychologique).

[…] Sous ce rapport, les différentes pathologies de l'ego - qu'il s'agisse de la volonté de pouvoir manifestée en tant que telle, ou de ses multiples formes dérivées, comme, par exemple, le besoin pathétique de devenir "riche" ou "célèbre" - doivent apparaître pour ce qu'elle sont : l'effet d'une dépendance non résolue à des histoires d'enfance, dépendance qui conduit invariablement un sujet à envisager sa propre vie comme l'occasion d'une revanche personnelle à prendre.

L'importance traditionnellement accordée par les anarchistes au problème de l'éducation des individus (aussi bien familial que scolaire) - de même que leur sensibilité constante aux dimensions morales et psychologiques de l'activité politique - n'a donc rien qui doive étonner.
Et dans la mesure où le refoulement de ces questions fondamentales est à l'origine de toutes les mésaventures du mouvement révolutionnaire, depuis la bureaucratisation inévitable de ses organisations jusqu'à ses dérives totalitaires les plus prévisibles, l'anarchisme apparaît moins comme un courant politique parmi d'autres que comme une propédeutique morale à toute révolution possible, si du moins on entend par révolution, non pas la conquête du pouvoir par des Robert Macaire toujours interchangeables, mais l'institution, par les classes jusque-là dominées, d'une société libre, égalitaire et décente."
Charlie Chaplin était aussi un vrai connard dans la vie .
Donc, en réponse à Grégory, si les employés d'Orange, de Renault, de la poste...se suicident ce n'est pas parce que leurs dirigeants et leurs employés utilisent managariales qui conduisent au suicide mais parce que ces mêmes employés sont mal organisés et trop individualistes ? Ce serait un peu vite oublié que nous sommes tous passé par la lessiveuse TINA depuis 30 ans et y avons tous plus ou moins laissé des plumes...
C'est tout le problème de penser qu'il y a des "purs", des vrais de gauche qui mettent leurs actes en accord avec leurs paroles: on est d'autant plus déçu losqu'on découvre que la pureté, c'est rare.

Rien de bien étonnant sinon. Sur la dérive égotique du personnage, il suffit d'écouter l'émission pour s'en apercevoir (péché véniel).
Sur le traitement des pigistes de LBSJS... Ben c'est assez conforme à ce qui se pratique partout ailleurs actuellement -il y a certainement des exceptions vertueuses, mais la dérive est générale. Aux temps anciens (j'en ai entendu parlé, mais pas vécu personnellement): un papier commandé était du, même s'il était mis au marbre sine die ou passé à la trappe. Aujourd'hui c'est bien fini: on (chef de rubrique, de service, rédac chef) vous fait refaire un papier 10 fois s'il ne convient pas à l'idée qu'on s'en fait, pour pas un euro de plus (ça ne change pas le prix du feuillet, mais ça change beaucoup le prix de l'heure travaillée), s'il ne passe pas il n'est pas payé, et il est payé à parution naturellement (se compte en mois pour les mensuels et les pages froides des hebdos).
Bon, ça c'est la base, le traitement "normal" du pigiste.
Après il y a tout le reste: prise en charge aléatoire des frais annexes, travaux d'essais non défrayés, pressions morales de toutes sortes sur le pigiste qui a envie de collaborer régulièrement et, cerise sur le gateau, modifications des tarifs en cours de route (expérience vécue personnellement: "travailler plus pour gagner pareil"... c'est un concept...)
Evidemment, on peut reprocher à Mermet de se comporter dans la moyenne basse des comportements des rédacs chefs actuellement, dans l'absolu -si l'on en croit l'article cité et les antécédents relayés par Acrimed- c'est "mal", mais sur le fait qu'on pouvait en attendre mieux de lui, permettez-moi de hausser les épaules: il n'y a que ceux qui pensaient que Mermet était un "pur", un défenseur de la cause, pour être déçus !

Dieu sait que je ne suis pas mélenchonniste, mais sur la condition des journalistes "de base" et des pigistes, il a mille fois raisons et il exprime fort bien le scandale des pratiques actuelles, qui sont la meilleure façon de maintenir le joug des chefs de rédacs sur les tâcherons qui pondent les papiers, les reportages etc. Evidemment, il y a des rédactions où l'on discute pour de vrai entre chefs et journalistes rédacteurs (quel que soit leur statut), mais la dépendance économique dans laquelle sont maintenus les pigistes fausse le jeu trop souvent. Dans le cas LBSJS, le caractère militant de l'émission renforce cette dépendance à mon avis: si l'on est convaincu que l'on va pouvoir faire du jouralisme engagé, si l'on y croit, on est sans doute encore plus porté à accepter des conditions de travail intolérables (légalement, humainement, financièrement, rayez les mentions inutiles).

Après des années de réfexion, je peux vous le dire, le principal avantage d'être pigiste c'est de pouvoir écouter pratiquement tous les jours les excellents reportages de LBSJS ! Pour le reste, c'est la m...
PETITE REMARQUE : France-Inter est une radio de gauche comme le PS est un parti de gauche. Comme l'a dit Lordon l'UMP est la droite décomplexée. Le PS est la droite complexée. Même chose pour France-Inter !
Ce n'est pas en vieillissant que Mermet devient un pervers narcissique. Il l'était déjà il y a 10 ans ! Et gageons que ce n'est pas apparru de manière spontanée !
Relisez l'article d'Acrimed qui est consacré à cette affaire d'il y a 10 ans, avec réponse de MERMERT.
http://www.acrimed.org/article1764.html

En aucune manière on ne peut accepter ce genre de comportement. Détourner la tête sous prétexte que l'attaqué serait faire le jeu de l'adversaire politique est un insulte même aux valeurs de gauche. Cela nourris la rancœur, la colère et la HAINE.
C'est rester sans rien dire et rien faire qui est condamnable.
Je ne peux être libre si tous les êtres humains ne le sont pas !

Et qui plus est cet homme prétend défendre la liberté. Qu'il cesse d'abord de traiter les autres comme des sous-merdes. Mais de toute façon, à son âge...il ne changera plus. Combien de temps France-Inter va-t-elle encore nous le servir ? Hélas trop de fric en jeux pour l'indemnisé.
Donc pour moi, les podcasts de LBSJS, c'est fini !
Et qu'on ne vienne pas me chercher pour soutenir SON émission !
Je vais être une teigne... mais honnêtement, j'espère que DS est absolument irréprochable dans la gestion de ses salariés.
Très difficile de s'attaquer à un mythe... mais je pense comme Mlemaudit...
Dommage que ces gens talentueux tournent mal en vieillissant ;o((
Je ne comprends pas comment on peut sous-entendre que c'est mal que Daniel Mermet ne diffuse pas tout ce qu'on lui propose. C'est logique, il sait faire de la radio et veille à ce que ce soit écoutable et pertinent. Chaque pouvoir de choix d'un décisionnaire peut être dénoncé comme un abus, mais comment fonctionner autrement si on veut respecter l'auditeur et lui rendre plus intelligible le monde?
Ce serait triste que cette affaire sonne le glas de l'émission. Je ne crois pas que Mermet ne se soit jamais pris pour un gourou. Certains de ses auditeurs (collègues?), oui. Le mélange travail par motivation affective/ affinité et en même temps pour l'argent produit ce genre de dépit et de malentendu et j'ai du mal à prendre parti. Si la situation était formidable à New-York, pourquoi démissionner? Si c'est Mermet le déséquilibré, pourquoi des messages en gros caractères dans ce forum pour l'attaquer?
Je suis parfois fatiguée du déballage des guerres intestines, de partout, qui nous prennent à témoin. Structures hyperlaxes, manque de chef, de gouvernance, manque d'argent, OK, mais nous on n'est pas Jeanne d'Arc et on ne veut pas bouter Daniel Mermet hors de France Inter.
C'est comme par-exemple-je-sais-pas-moi, on ne voudrait pas tirer à boulet rouge sur @si, même si on accepte volontiers de l'asticoter, alors que le véritable censeur de Varlin est Néophyte attéré qui [s]coupe[/s] enlève [s]les[/s] le mot couilles. :-)
Pointer @si, "Là-bas si j'y suis" comme coupable c'est une responsabilité, d'autant que ces instances ont une "tête" à couper, considérée comme irremplaçable, un genre de cauchemar de DRH.
Ce sont des espaces de liberté avant tout, dans lesquels on prend et on laisse, mais qui manqueraient.
Il suffit d'écouter Mermet pour se rendre compte de son narcissisme ! Il est en admiration devant son émission et ne témoigne que de son mépris pour le travail des autres journalistes. Le summum a été atteint la semaine dernière où on a eu droit à des extraits de son "oeuvre". Il en pleurait d'émotion... En ce qui me concerne, je ne peux plus supporter son rire suffisant
Dommage j'y croyais ! ... Pour se faire pardonner Mermet doit commanditer une enquête sur le scandale des stages non rénumérés, en entreprises, auprés des municipalités et autres services publics ...
Pas grand chose à en dire...
Que j'avais déjà entendu parler des méthodes Mermet...
Que ça ne m'a pas plus étonnée que ça car ce genre de "potentats-chefs-vénérés-même-si-guère-vénérables" est fréquent dans ce genre de milieu. C'est, pour moi, inhérent à leur notoriété, au fait que le monde journalistique, surtout dans l'audiovisuel public, est une sorte de "royaume" dans un empire... que les DRH profitent souvent des pentes savonneuses posées à droite t à gauche dans les rédactions, du désintérêt (pour ne pas dire mépris) des journaleux vis à vis des "administratifs". Les DRH soignent les potentats aux petits oignons, et leur obéissent au doigt et à l'oeil. Car les journalistes sont régis par la Convention Collective des journalistes et les autres par la Convention Collective de l'Audiovisuel Public (qui a dû être sacrément rabottée depuis mon départ en retraite)...
Cette affaire révèle le peu de solidarité qui règne dans le monde journalistique et le mépris dans lequel beaucoup de ses "patrons" tiennent leurs "petites troupes"... Certains pratiquent le harcèlement sexuel, d'autres le harcèlement et les coups de colère, d'autres demandent à la DRH de faire des notes...
Avec des syndicats de journalistes qui côtoient des syndicats de non journalistes, la division atteint son comble. Où j'étais, quand les "grouillots administratifs" se mettaient en grève, les journalistes se découvraient tout à coup des possibilités de trouver des images qu'ils ne prenaient même pas la peine de chercher avant, parce que c'était pour "leur journal"... "Tu vas me planter MON journal", m'a dit une fois une rédac.chef/chef de son syndicat... tout ça parce qu'après 36 ans de métier, la DRH s'était débarrassée de moi sans affectation, dans un emploi hyper technique alors que j'avais des compétences en tant que documentaliste !!! Lorsque Pujadas arrivait dans nos assemblées générales de personnels grévistes (ou pas), il nous disait "Laissez moi faire MON journal!"...
C'est leur petit jouet... que des hommes, des femmes qui leur permettent de jouer avec soient en souffrance, ils n'en ont rien à battre...

Mais c'est là que Varlin nous manque, je dois dire... ;o(
A la rentrée, Daniel Mermet va changer le nom de son émission, elle s'appellera "Là-bas si j'essuie" (les plâtres)
Combien vaut un reportage radiophonique ordinaire ?
Il y a un amalgame entre un salaire mensuel et une pige au reportage dans cet article. Il y a anguille sous roche, dirait-on ?
1ère réaction : Hein ? quoi ? Mermet ! Non, c'est pas possib' !
2ème réaction : Ch'uis super déçue.
3ème réaction : Faudrait approfondir, il manque des choses, j'espère qu'@si va suivre le sujet.
4ème réaction : Et sur @si, tout est nickel ? J'espère.
Julien Brygo c'est le journaliste qui a piégé Jean-Michel Apathie pour Pierre Carles ?
"I'm speechless, I have no speech..."
Une émission ou une enquête poussé serait bien utile pour nous eclairer sur ce sujet délicat.
Voir des ennemis partout qui cherchent à se venger, ça a un nom en psychiatrie. Dur dur à soigner, le persécuté tenant plus que tout à ses "symptômes". Habiles manipulateurs jusqu'à feindre la guérison en embobinant e thérapeute.

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A Gregory Makles : il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ! Donc ACRIMED EST AUSSI UN SITE QUI TIRE À BOULET ROUGE ET EST UN TROLL UMP ? VA VOIR SUR LEUR SITE ET FAIT UNE RECHERCHE À DNIEL MERMET : 1 SEUL ARTICLE DE 2004 AUQUEL FAIT RÉFÉRENCE @SI ! TU VERRAS QUE LES PRATIQUES DE MERMET NE SONT HÉLAS PAS NOUVELLES ET QUE NOUS AVONS AUX COMMANDES DE #LBSJS UN PERVERS NARCISSIQUD QUI JOUÏS DE SON POUVOIR ! CET HOMME EST MALSAIN ET DOIT ÊTRE VITE RANGÉ AUX OUBLIETTES !
PAS SON ÉMISSION
ON NE PEUT EN AUCUNE FAÇON EXCUSER CE TYPE DE COMPORTEMENTS ! À PLUS FORTE RAISON DE LA PART DE PERSONNES SE FAISANT DÉFENSEURS D'IDÉES ET DE PRATIQUES DE GAUCHE ! LES PERVERS NARCISSIQUE DICTATORIAUX ET JOUÏSSEURS DE LEURS POUVOIRS DOIVENT ÊTRE MIS À LA RETRAITE ! DE TOUTE FAÇON IL CUIT ET JE FERAIS CONNAÎTRE SON COMPORTEMENT AUTOUR DE MOI ET SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX. IL N'A PAS SA PLACE À GAUCHE !
Article XI c'est le site archi grillé qui a publié l'innénarable Boutoleau/Guyet (pourquoi deux noms ? ah mais ça fait parti du sel de l'histoire, il faut lire l'article) qui a raconté déjà n'importe quoi pour salir l'image du Grand Soir. L'historique de Boutoleau/Guyet ne s'arrête pas là, on la retrouve à l'origine aussi de l'attaque contre le Front de Gauche sur Rue 89 en plein entre deux tours des législatives pour peindre selon le même procédé que LGS Renée Balme en negatioconsopirationiste et d'autres cas que j'ai oublié. C'est un site "d'idéalistes de gauche" spécialisé dans le fait de critiquer tout ce qui dans la gauche marche un peu et attire du monde, en gros. Certains théoriciens du complot (oh pas moi, ne me regardez pas comme ça) émettent l'hypothère que la constance dans la démarche laisse supposer que peut être Boutoleau/Guyet ne serait pas du camp qu'elle prétend soutenir. Des mensongeries à coup sûr. Quand à Article XI, je ne sais pas s'ils se sont laissés abusés (à la différence d'Acrimed qui a assez vite viré Ornella...) ou si c'est toujours la chose de la même fine équipe, mais dans le doute je vérifierai bien chacune des affirmaitons que j'y lirai si je devais faire un papier dessus. Est ce le cas ici ?
Voici un message reçu ce jour par notre ami Varlin :

[quote=Varlin]Mermet s'abrite derrière le fait qu'il n'a, depuis le début de LBSJS, "qu'un CDD renouvelable". En fait, Mermet tient la direction d'Inter par les [biiip]*. Avec un CDD renouvelable depuis plus de 20 ans, si Mermet va au Prud'hommes il est sûr de gagner plusieurs centaines de milliers d'euros. La direction d'Inter ne peut rien contre lui. C'est bien lui qui a le pouvoir en réalité.

(*) Le mot étant vulgaire, j'ai préféré le retirer
Je doute fortement que cette émission soit la seule à user de pratiques managériales aussi indécentes...
Les pigistes sont fréquemment dans des situations de rémunérations hallucinantes aussi bien en radio, en télé qu'en presse écrite. Actuchomage.org avait déjà dénoncé il y a quelques années les rémunérations en droits d'auteur qui sont tout bénef pour des rédactions.
Je tenais à féliciter Mr Mermet qui a su adapter ses méthodes managériales aux contraintes économiques actuelles, notamment au sein du service public.
Certes son émission reflétait une pensée plus que délictueuse mais savoir qu'il dirigeait ses collaborateurs avec le savoir-faire d'un manager avisé me rassure sur l'évolution de cette émission qui dès la rentrée pourra nous éclairer sur les gaspillages de l'argent public, les employés tire au flanc de la grande distribution ou l'apport culturel de chaînes comme Nrj 12 ou W9 depuis quelques années.
Certains se sont fait virer pour moins que ça à France Inter....
Dans l'enquête d'Article 11 il est plusieurs fois fait mention du fait que LBSJS est la seule émission de longs reportages du service public.
Pourtant il y a "Sur les docs" et "Les pieds sur terre" en quotidien sur France culture (et peut-être d'autres encore ?).
D'ailleurs, comment est-ce que ça se passe, là-bas ?

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