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Journalisme en sources ouvertes : "Compenser l'asymétrie des pouvoirs"

Identifier les membres d’un commando des services secrets russes responsables d’un empoisonnement d’opposant, prouver que des canons "made in France" sont utilisés pour tirer sur des civils au Yémen, déconstruire en 3D les versions policières des événements qui ont conduit aux morts d’Adama Traoré ou de Zineb Redouane… Vous avez peut-être vu ces enquêtes vidéo sur les sites du Monde, de Disclose, de Mediapart. C’est une nouvelle forme de journalisme, qu’on appelle journalisme en sources ouvertes, ou open source intelligence, "OSINT", qui utilise pour enquêter ce qui est accessible sur Internet, et notamment les photos et vidéos des réseaux sociaux, les images satellite de Google maps... Dans un contexte d’hypersurveillance des réseaux sociaux, et de tentative de restriction d’accès à l’information (le fameux article 24), ce journalisme retourne les dispositifs de surveillance contre ceux qui les ont initiés, notamment les Etats, les pouvoirs. Nos invités : Francesco Sebregondi, architecte et chercheur associé au sein de Forensic Architecture, Asia Belluffier, journaliste et enquêtrice au service vidéo du Monde, et Geoffrey Livolsi, cofondateur de l'ONG d'investigation Disclose.

Commentaires préférés des abonnés

Par contre un vrai problème quant à la pertinence de l'enquête du monde sur les ouighour : terribles tortionnaires chinois qui laisse à leurs esclaves un téléphone, une connexion à internet et le loisir de poster des vidéo sur tiktok.
Pour ceux qui c(...)

Merci pour l'émission avec ces invités passionnants dont le travail mérite vraiment d'être mis en avant, et de rappeler l'importance de travailler aussi en source "ouverte".


Cela me rappelle le travail de la journaliste Dominique Lorentz, il y a 25 an(...)

Merci Emmanuelle pour cette discussion rondement menée et intéressante.


La culture de la source ouverte (open source) est décidément bien difficile à faire passer. Ce débat sur le prix en deçà duquel on peut considérer que c'est "ouvert" est propremen(...)

Derniers commentaires

Bonjour.

Archives,souvenir,souvenir




https://www.youtube.com/watch?v=QgNAu2d-wFg

Émission très intéressante et bien menée. Les perspectives que propose l'open source sont extraordinaires. J'aurais néanmoins aimé que le sujet des chaines de télé soit évoqué. Les rédactions de France 2, TF1, BFM, utilisent-elles ces techniques ? A mon avis non. Pourquoi ? Et pourquoi sont-elles si frileuses à remettre en cause les versions officielles et notamment militaires ?

Merci pour cette excellente émission et cette thématique passionnante.

Passionnante émission  ! 

Vos invités m'ont fait découvrir une façon d’investiguer que je ne soupçonnais pas ... quel travail à la fois minutieux, précis et fort utile .


J'apprécie particulièrement la co-animation de Emmanuelle et Thibault

Est-il possible de trouver la vidéo de Navalny (dont vous avez diffusé un extrait à 01:03:40) avec des sous-titres français ? Je ne la trouve que sur youtube mais en russe sous-titré anglais...

Très intéressant. De quoi étayer des enquêtes journalistiques et judiciaires avec les outils numériques et l'open data.

Merci Emmanuelle pour cette discussion rondement menée et intéressante.


La culture de la source ouverte (open source) est décidément bien difficile à faire passer. Ce débat sur le prix en deçà duquel on peut considérer que c'est "ouvert" est proprement surréaliste. La journaliste du Monde a son tarif, les autres ont le leur. Atterrant. Confondre "liberté" ou "ouverture" avec "combien ça coûte" n'étonnerait personne si ça venait de Macron mais là ça fait un peu peur.


Autre aspect inquiétant : le franglish de rigueur ("les leaks" au lieu de "les fuites", par exemple) pour discuter de tout ça. C'est vraiment bizarre de voir des français·es éduqué·es qui ne savent même plus utiliser leur propre langue. On se demande un peu dans combien de temps on foncera sur notre road map pour bridger le gap avant le kick-off meeting. Welcome en France. On avait une langue, d'aucun·es la trouvaient même intéressante, mais on est passés en mode "digital native" et désormais on baragouine anglais (très mal) pour faire malin.

Merci pour l'émission avec ces invités passionnants dont le travail mérite vraiment d'être mis en avant, et de rappeler l'importance de travailler aussi en source "ouverte".


Cela me rappelle le travail de la journaliste Dominique Lorentz, il y a 25 ans (il faut lire absolument "Une Guerre", publiée aux Arènes), qui travaillait exclusivement en source ouverte (elle n'avait pas du tout les moyens technologiques d'aujourd'hui, la plupart de ses sources ouvertes était en bibliothèque), parce que comme elle l'indiquait, bon nombre de sources "secrètes", en particulier les services de police ou de renseignement, posent problème. Je me permets de la citer car cela éclaire aussi je crois l'intérêt des méthodes de travail décrite par vos invités :


"J'éviterai au moins un écueil : celui qui consiste à croire que les services de renseignement sont là pour me renseigner. Et je comprendrai ceci : un flic de renseignement qui apporte à un journaliste un dossier cousu de fil blanc ne le fait ni par probité intellectuelle, ni par sympathie. Encore moins parce qu'il a confiance. Il remplit tout simplement une mission (...) Mais le problème posé par l'information délivrée par les services secrets, c'est qu'elle rarement exacte. Soit elle est carrément erronée, et c'est de la désinformation. Soit, sous l'apparence d'une affaire à part entière, elle ne présente, en réalité, qu'un tout petit volet d'une affaire bien plus complexe. Un volet nettoyé de ce qui lui donnerait de la substance, et déconnecté de ce qui permettrait d'approcher une vérité. Là, c'est de la manipulation". [Dominique Lorentz, Une guerre, les Arènes, 1997).

Émission passionnante et informative. Bravo !

j'essaie de regarder cette émission et vraiment, maigré la qualité de ce qui y est dit comme d'hab', à chaque fois un nouveau problème de masque :  ceux qui tombent et qu'on tripote en permanence, ceux dont on a tortillé les élastiques et qui bâillent et qui tombent,  ceux qui sont mal mis et qui tombent,  et tiens aujourd'hui c'est des "comme tout le monde" après les transparents (bonne idée pourtant), les griffés ASI etc. 

en général, les invités viennent avec leur matos et ça marche bien !

ASI, vous pourriez régler votre problème avec les masques une fois pour toutes? 

SVP, soyez pas si bêtes ! 


Très bonne émission, bien préparée. J'ai appris beaucoup de choses.

"..Asia Belluffier, journaliste et enquêtrice au service vidéo du Monde .."


Impossible d'écouter ce type de personne. 


Impossible qu'une  une émission soit pertinente  avec une représentante d'un organe de presse, qui lorsque l'on creuse, est  pire que le Figaro, qui lui au moins joue franc jeu.


"Les cadres du journal "Le Monde"  sont formés par Caroline De Haas.." Quand on retrace l'itinéraire de C de H, il y a de quoi être inquiet sur la validité et la qualité de la moitié du contenu de ce média.

Désolé, je n'ai pas trouvé d'autre endroit sur le site pour m'adresser à la rédaction, alors je me permets d'utiliser ce fil de commentaire sans parler du fond, du sujet de l'émission. Je veux tout simplement énoncer le fait que j'ai de plus en plus de mal à lire les textes résumant l'émission.  Un problème de lecture purement technique me gêne de plus en plus, et m'oblige à arrêter la lecture avant la fin de l'article. L'écriture blanche sur le fond gris-noir me fait mal au yeux. Sur le site de Hors-série j'ai le même problème... Est-ce moi qui ai un gros souci occulaire ? (peut-être devrai-je consulter). Pourtant, dans la vie de tout les jours, pas de gros soucis de ce côté-là. Suis-je seul ou d'autres ressentent cette gêne ? Si quelqu'un a des infos, ou sait où, à quelle adresse mail écrire pour ce type de remarque sur la construction du site, je prends. Merci

La question du financement est cruciale. Plusieurs de ces projets n'ont vu le jour que parce que des journalistes et des designers se sont investis corps et âme pour les fabriquer, avec des budgets dérisoires si on les compare à n'importe quelle production télévisuelle..
Antoine Schirer

J'adore ces invités, merci de les avoir conviés, c'était très intéressant ! Keep it up !!

Émission très intéressante. Une formation diction pour Thibault s’il vous plaît.

Par contre un vrai problème quant à la pertinence de l'enquête du monde sur les ouighour : terribles tortionnaires chinois qui laisse à leurs esclaves un téléphone, une connexion à internet et le loisir de poster des vidéo sur tiktok.
Pour ceux qui connaissent un temps soit peu la Chine, il s'agit probablement d'un travailleur saisonnier. Les programmes chinois qui déplacent des travailleurs sur des milliers de KMs sont connus. Et rien ne dit que ce monsieur qui travaille effectivement dans un champ de coton, le fait de force, ou sans être rémunéré. En tout cas ce document n'en apporte nullement la preuve.

J'attire l'attention de la rédaction sur le Xinjiang et les Ouïghours. S'il y a probablement une répression en cours, comme l'état chinois sait en faire, il n'y a probablement pas de « génoncide de masse ». Hypothèse reposant principalement sur des témoignages individuel, et le travail d'un universitaire évangéliste membre de l'organisme de propagande americain « mémorial des victimes du communisme ».
En outre, aucun ministère des Affaires étrangères (ou leur équivalant) ne déconseille à leurs ressortissants de ne pas se rendre dans cette région. Ce qui serait inédit pour un génoncide.

En revanche, il y a probablement une répression fautive liée a des questions sécuritaire et une montée du terrorisme dans la région - et très certainement une tentative de déstabilisation d'un pays qui va ouvrir ces « nouvelles routes de la soie ».

C'est bien quand les émissions sont préparées et animées par Daniel. Je les regarde jusqu'au bout…

95% de l'information qui intéresse les services de renseignement se trouve dans la " documentation ouverte ". Pour le reste, il suffit souvent d'être embauché dans une société de nettoyage, de surveillance, d'entretien, ... 

Voir les sites d'information. On en apprend parfois plus dans les commentaires que dans le corps des articles. Il est même parfois amusant de voir qu'un titre fasse sa première page sur une info qui se trouvait déjà dans les observations Alors que le journal ne prend pas au sérieux ces commentaires, un service de renseignement s'y sera peut-être intéressé et anticipé une actualité, permis une manipulation, ...

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