25
Commentaires

Johnson snobe les intervieweurs pugnaces... et l'emporte

Tout juste réélu au Royaume-Uni, Boris Johnson, lors de cette courte campagne électorale, a refusé ou annulé les interviews des journalistes les plus offensifs. Les chaînes de télévision, elles, ont souvent plié face au candidat.

Commentaires préférés des abonnés

Je pense que les média n'ont pas encore compris la bonne façon de réagir.

Le plus efficace serait non pas de réagir négativement car "de la mauvaise pub est toujours de la pub", mais plutôt d'ignorer complètement la personne, la reléguer au même nivea(...)

Mort de rire, quand les médias croient qu'ils représentent la démocratie. 

Et alors ?

Il a refusé les interviews et il l'a remporté

Trump refuse de faire des conférences de presse et n'est plus interrogé que sur le tarmac bruyant du vrombissement d'hélicoptère de la Maison Blanche, ou plutôt la Maison Orange


A quoi sert désorm(...)

Derniers commentaires

Oui enfin... Parler de démocratie quand on en est à trois votes (si on compte celui de l'Europe) pour confirmer que oui le  peuple anglais souhaite bien le bréxit (vous êtes sur ? vraiment ? vraiment, vraiment ?) c'est un petit peux l’hôpital qui se moque de la charité...




Je préfère très nettement une analyse critique sérieuse et approfondie des programmes des partis à des "shows" de langue de bois ou des duels entre une "star" de la télé - qui fait son autopromotion - et un "champion" de la politique (ou des médias - voir la com' de Macron qui est d'une indigence et d'une prétention sans borne que personne ne remet en cause).


Si la presse participe à la démocratie, elle n'est pas la démocratie. Les candidats n'ont pas à accepter ses "invitations". Ils ont même le droit de les refuser, les snober. Aux rédactions de réagir en conséquence, mais sur le fond.


Car la presse n'a pas besoin d'interviewer un "candidat" pour exposer et critiquer clairement les faiblesses de son programme (normalement celui de son parti). Un bon programme devrait l'emporter sur la personnalité du candidat (qui est interchangeable si le parti est sérieux - cf. la médiocrité de LR à pouvoir trouver quelqu'un d'autre que Fillon, une fois plombé par sa radinerie et sa psychorigidité).


Enfin, la démocratie progressera peut-être grâce au journalisme le jour où la chronique politique cessera de s'abreuver des hypothèses qui lui plaît et de commenter des sondages qui vont dans le sens de son aveuglement (par paresse ?).


J'éprouve une très grande lassitude à écouter une actualité politique superficielle dont la médiocrité - parce que c'est assez nul de manière persistante malgré les dérives manifestes de l'action publique - la rapproche plus à des pronostics de parieurs de courses de chevaux qu'à une réflexion sérieuse et responsable sur l'avenir des institutions. 


A quoi servent les écoles de journalisme ?




En fait, la question que posait cette élection, c'était : pour ou contre le brexit ?

Et c'est tout.

Les Anglais se mordront les doigts d'avoir élu les conservateurs de Johnson, et de s'être ainsi laisser manipuler.

Mais vous connaissez le proverbe international : Tu m'as trompé une fois, honte à toi, tu m'as trompé deux fois, honte à moi !

Le Brexit va avoir lieu, pour l'édification des foules européennes dans un peu plus d'un an.

Les Anglais renouent avec leurs vieux démons politiques : malheur aux faibles !

En tous les cas, si l'on peut se permettre une comparaison : la campagne médiatique contre Corbyn peut-être comparée à celle contre Mélenchon

aussi il est d'autant étonnant que ces médias se plaignent d'avoir été snobé par le bouffon quand ils ont participé à grands renforts d'articles et sous-entendus à démolir le Labour

et cela sans négliger le fait que Corbyn est loin d'être comparable à Mélenchon en tant que tribun

l’interview de Corbyn par Andrew Neil  pour comprendre pourquoi Johnson a préféré ne pas y aller

Ce n'est pas parce que BoJo a snobé les interviews pugnaces qu'il l'a emporté.

C'est parce qu'avec obstination, et quitte à renier tout ce qui est lui, sa caste, son orgueil, sa réputation, il a martelé son slogan : get brexit done.


Je crois me souvenir d'avoir mentionné lors de son accession au pouvoir qu'il avait singé (le mot est faible) un portrait de Winston Churchill. 


Winston Churchill, c'est "Blood, toil, tears and sweat". On va en baver mais on va s'en sortir.


 Même en Grande-Bretagne, le story telling, ça marche.

Mort de rire, quand les médias croient qu'ils représentent la démocratie. 

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Et alors ?

Il a refusé les interviews et il l'a remporté

Trump refuse de faire des conférences de presse et n'est plus interrogé que sur le tarmac bruyant du vrombissement d'hélicoptère de la Maison Blanche, ou plutôt la Maison Orange


A quoi sert désormais de faire des arrêts sur images télévisées, à quoi servent les intervieweurs pugnaces si les images serviles l'emportent sur toute vérité, si malgré les faits de la mise à mort du NHS l'électeur se fait emporté par un candidat s'affichant avec son petit toutou de vieille rombière


Quelle différence y a t il avec un sosie de Bouteflika assis à la tête du pouvoir et des clowns éreintant la démocratie à coup de mensonges... Trevor Noah avait noté l'équivalence Donald Trump et dictateurs africains


et ils l'ont remporté. 

Finalement, Harry Enfield n'a rien exagéré

Par contre ça n'a choqué personne lorsque Chirac a refusé de débattre avec lepen entre les deux tours en 2002.

Par contre ça n'a choqué personne lorsque Chirac a refusé de débattre avec lepen entre les deux tours en 2002.

Ca risque de devenir une mode : Trump aussi songe à ne pas aller au débat télévisé contre le candidat démocrate : https://www.nytimes.com/2019/12/12/us/politics/trump-presidential-debate-democrat.html 

Et au final, stratégiquement ça se comprend, leur base est ultra convaincue, pas besoin d'aller montrer sa trogne à la TV. Ça permet aussi de ressortir le couplet des fake news media biaisés contre "nous".


Même si en France débattre est un sport national, on pourrait aussi imaginer que Le Pen s'abstienne aussi pour les mêmes raisons, surtout quand on se souvient de sa dernière prestation.

Je pense que les média n'ont pas encore compris la bonne façon de réagir.

Le plus efficace serait non pas de réagir négativement car "de la mauvaise pub est toujours de la pub", mais plutôt d'ignorer complètement la personne, la reléguer au même niveau d'attention que les "petits candidats", et inversement s'intéresser plus fortement à tel ou tel petit candidat (ou concurrent s'il n'y a pas de petits candidats, je ne sais pas comment ça marche là bas). 


Bien sûr toujours proposer des invitations en amont à la personne fuyante et à des représentants de second plan de son camp, mais ne pas sur-réagir publiquement aux refus.

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.