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"Je ne veux pas de ces miliciens chez moi"

Si l'on se fie aux appels d'offres qu'il a passés ces derniers jours, le gouvernement semble s'intéresser de plus en plus à ce qui se passe sur le Net, comme le notait Daniel Schneidermann dans sa chronique matinale du 10 novembre.

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D'ailleurs une veille ce n'est pas une surveillance, c'est une veille, c'est-à-dire une... veille. C'est une sorte de... surveillance... mais pas vraiment, disons que c'est pour surveiller... mais pas exactement, pas pour surveiller exactement... mais en fait exactement pour surveiller pas exactement. J'ai lu à ce sujet, dans un journal papier payant et intelligent - ah l’indépendance de la presse ! - qu'on s'inquiète pour rien dans la vie et que la surveillance, ça a toujours existé. Ils avaient oublié de préciser probablement parce que ça ne les intéresse pas qu'avant on jetait également des chrétiens aux lions. Encore un peu sel, peut-être ? Juste un grain ? Le voilà : ce que les professionnels et personnes mandatés ont accepté par le passé comme... on va dire : " méthode ", tyrannie m'intéresse mais ne m'oblige pas, moi, simple internaute à accepter la même chose. Personnellement, je refuse la présence d'une police politique, chargée de veiller, rapporter ou - si j'ai bien compris - relever de bonnes idées, facilement utilisables pour un pouvoir qui n'en a certainement pas assez, de pouvoirs, et n'en aura manifestement jamais assez. Demain, pourquoi pas un bloggeur sous surveillance, sur écoutes...etc. parce qu'il ou elle ne saurait pas le talent qu'il ou elle a et que c'est super plein de trucs à utiliser son blog ET/OU parce qu'il ou elle serait en opposition critique, naturellement, honnêtement, spontanément, justement avec ce provisoire gouvernement tellement parano (à juste titre ?) qu'il en devient insomniaque, enfin bref parce que ce bloggeur serait LEADER D'OPINIONS ! (Trop cool, toi aussi tu peux gagner un bracelet électronique !) Il est même question que, face à une police politique, je porte plainte si je me sais veillée de la sorte et si je ne pouvais légalement le faire - une impossibilité légale de faire valoir ses droits les plus élémentaires, croyez-vous que cela puisse exister en France ? - je porterais plainte tout de même, créant le changement et même la rupture - il faut bien que quelqu'un commence - et en attendant je rendrais public de toutes les manières possibles cette veilleuse tape à l’œil dans un super blog dédié, je porterais des tee-shirts Mort aux Vaches, j’offrirais des stylos Casse toi pauv' con, des tracts dans la rue L'immunité ça protège mieux que la vitamine C, etc. Ou alors tiens pourquoi pas une cible en décalco sur ma casquette, sauf qu’avec autant de bruits autour de ma petite personne, ça m'étonnerait que j’en meurs ou alors il faudrait pour ça que je me remette à fumer.
Vous ferez comme vous voulez ( ?) les gens qui avez des opinions, raterez votre buzz (le 22) si cela vous convient mais en ce qui me concerne - mais j'espère une veille citoyenne de manière à ce que ce fliCage d'état tourne court et ne soit pas exploitable en terme de profits ou de sanctions - le premier milicien, même pas bonjour, je le montre illico du doigt mais pas aux flics plutôt aux internautes. Question de solidarité. Juste pour commencer, après ça peut devenir juridique, entre nous. Du sérieux. Faut voir. Parce que je ne veux pas de ces miliciens chez moi, et Il ne s'agit ici nullement d'un ARGUMENT qui serait valable ou alors valide, si et seulement si : c'est un refus.
Finalement, c'est comme l'invention de l'imprimerie, le web, c'est surtout un choc pour les " grands " de ce monde si peu partageurs - Je ne parle pas du Journal - mais pas vraiment pour les petits, c'est nous qui au début devons supporter le plus de choses destructrices puisque pouvant se défendre bien moins facilement mais nous qui au final avons comme d'habitudes le moins de choses à perdre. Et peut-être qu'on les tire en avant, les grands, quels boulets ! D'ailleurs si la presse veut en profiter pour prendre un peu d'air ou faire monter ses tarifs si copinage il y a - mais je n'oserais le croire ou alors ce serait un piège, une erreur, une question de goût musicaux, un manque de chance, un fiasco, un malentendu, un fil à la patte et que sais-je encore - c'est l'historique moment, un virage possible, peut-être même inévitable. Je dis cela parce que je sais que pour un abonnement sur @SI, on vit déjà dans le très cher oeil du cyclope, le Pion, l'œil de l'Autre (Celui qui en a un, d'œil), et oui encore un service public ! Mais non pas @si, le service public ! Le cyclope ! Je veux dire : encore un service public, le cyclope ! On peut espérer en apprenant cette surveillance qu'il se contente de lire ce Pion, d'utiliser les services et de régler ses frais et que cela s'arrête là, sa veille à lui. Non parce qu’une veille, c’est pas vraiment une surveillance. Ce n'est pas fait pour ça. C'est fait pour surveiller mais pas exactement. C'est une veille, c'est-à-dire une... veille. Une... veille, c'est...comment dire ?... Une veille. C'est ça, c'est une veille. Et en ce qui me concerne, c'est un refus. Et un refus, c'est... un... refus.
On ne peut ignorer l'argument d'un des intervenants : si l'internaute s'exprime, c'est pour être écouté. Pourquoi pas par l'État ? Cependant, il est important de le relever pour souligner son manque de pertinence ! Il s'agit en effet d'une réflexion qui ne tient compte que d'une période de temps assez limitée, pour dire les choses simplement, le temps pour l'intervenant d'exercer son métier et de partir à la retraire. La suite, il s'en moque.

Je pense que cela revient toujours à la même question éthique concernant la technologie, à savoir la responsabilité de leur utilisation et la mise en œuvre de cette responsabilité. A la différence majeure qu'il s'agit des technologies de l'information. Il ne faut donc pas traiter cette question comme on a pu le faire pour d'autres époques technologique. L'informatique permet de donner de l'intentionnalité à l'utilisation des moyens d'intervention sur le monde, et cela de manière plastique. Il est certain que le jour où un État se dotera d'une I.A. (ce n'est plus de la science fiction, soyons clair) gérant la totalité des informations des caméras mises en place, associé à d'autres sources d'information mises en place pour le bien de tous, il faudra prier pour qu'il n'y est pas de coup d'état, car alors la dictature mise en place serait quasiment indétrônable.

On oublie trop souvent qu'il y eu dans de nombreux pays au cours de XXième siècle des terroristes qui œuvraient pour le retour de la démocratie... Je ne leur donne pas une chance de réussir de nouveaux s'il fallait rétablir la démocratie dans un pays possédant les structures de collecte et d'analyse qui se dessine pour nos pays.

On dira qu'on ne peut utiliser cet argument pour limiter l'utilisation de certaines technologies. Encore une fois, les technologies liées à l'informatique ne sont pas semblables à celles que nous avons toujours connu.
Bonjour,

Le débat sur arretsurimages.net s'est clôturé par un consensus. à savoir que le soupçon de flicage d'une part, et l'éventuelle tentation de constituer des listes d'opposants de l'autre, pourrait être levé simplement en modifiant le texte de l'appel d'offres en formulant l'obligation de publication des résultats.

J'écris "pourrait" car il n'est pas certain que le ministère aie vraiment la volonté toute neutre, et très louable, d'être à l'écoute de ses agents. Pour deux motifs principaux selon moi:

Comme a tenté de l'exprimer l'intervenant de "Sauver l'Université", le ministère possède déjà de multiples courroies de transmission, principalement syndicales mais aussi associatives, qui assurent la remontée d'avis construits, pesés, et assortis d'une légitimité élective. Ces courroies de transmission sont même particulièrement développées au sein des agents de l'éducation nationale. Le "bruit Internet" supplémentaire recueilli à grands frais n'apportera pas plus d'informations, si ce n'est quelques avis de l'air du temps, très subjectifs, et éventuellement manquant du recul ou de l'édification suffisante pour passer du statut d'avis au statut d'argument ou de proposition. Or, si répondre à l'objectivité procède bien d'un processus de dialogue, répondre à la subjectivité du public est avant tout un processus propagandiste. Il ne semble donc pas y avoir de contradiction à analyser Internet tout en refusant le dialogue institutionnel, pour peu de considérer que Xavier Darcos souhaite faire accepter ses réformes par la propagande plutôt que par la raison. De la à penser que ces dites réformes ne sont pas raisonnables, mais idéologiques, il n'y a qu'un pas.

Le second motif contre la neutralité du ministère est le choix de la méthode de la veille Internet, qui privilégie le repérage des relais d'opinion plutôt que l'opinion elle-même. En effet, tous les professeurs n'animent pas un blog, et s'il ne s'agissait que de connaître l'avis de ses propres agents, le ministère a toute opportunité de convoquer les syndicats ou de provoquer des tables rondes dans chaque établissement. Repérer un blog n'est donc pas découvrir une opinion, mais pointer un relais de cette opinion.

Car si l'analyse Internet peut être utile pour une société privée souhaitant connaître l'avis de consommateurs, ou même au gouvernement pour connaître les réflexions et propositions des citoyens en général, elle n'est pas utile pour un ministère qui irrigue déjà l'ensemble de la société et possède de longue date tous les moyens de la remontée d'information. Son seul intérêt reste le fichage des relais, qui ne peuvent trouver leur utilité que pour peser, menacer, gêner voire bâillonner l'expression, dans le but évident par trop habituel depuis quelques temps de susciter le consensus par le manque d'information des citoyens.

Le parallèle avec une revue de presse est donc totalement hors de propos, et démocratiquement irresponsable; les communicants se lavent un peu vite les mains sur cette affaire, qui définitivement n'est pas si éloignée de celle du fichier Edvige.
Concernant M. DARCOS qui veut connaître l'état d'esprit du personnel dit-il pour justifier de son appel d'offre...

Dois-je rappeler qu'il existe des représentants de ce même personnel à même de lui faire connaître l'état d'esprit des collègues mais M. DARCOS n'en a cure.
La preuve : voilà ce qu'il dit au soir d'une mobilisation massive : "Les professeurs méritent mieux que d'avoir des syndicats dont la fonction principale est d'organiser la résistance au changement comme si le monde ne changeait pas autour de nous". En tout cas lui, il ne change pas...

Il poursuit la sape des syndicats que le gouvernement met en oeuvre. Sous prétexte d'être au plus près des gens.

Autre exemple, la mise en place d'une plate-forme privée pour conseiller les enseignants dans leurs voeux de mutations court-circuitant ainsi les représentants du personnel (qui apportent une aide gratuitement eux, il paraît qu'il faut faire des économies).

Les RG sont là pour nous "surveiller" pourquoi une boite privée en plus ?
Un passage à l'acte signalé par un blogueur du Post.fr : http://www.lepost.fr/article/2008/11/19/1331547_4400-euros-pour-les-profs-le-ministere-contre-attaque-sur-le-post.html
[quote=Marie la dern']Et là je me dis que si des "miliciens" nous lisent, alors ils vont se cultiver, et devenir meilleurs. Et qu'est-ce qui pourrait encore les améliorer, leur faire du bien et les rendre mignons comme tout ? En héberger directement à la maison pour ceux qui ont un ordi en fixe ? Sauf qu’ayant le cœur sec, je me fiche éperdument qu'ils s'améliorent, d'avance je ne suis pas leur mère.
Puisqu’une démarche de veille d’Internet de la part d’un gouvernement ne peut que démontrer à quel point ce même gouvernement est constitué d’individus occupés d’autrui jusqu’à l’admirable, jusqu’au sacrifice - que de temps et d'argent consacré à cela ! – dans le souci altruiste de la vente et de l’après vente d’opinions, pourquoi ne pas mettre en place un système de veille de la rue - à moins que cela ne soit déjà – ainsi chaque « citoyen » pourrait rendre compte à chaque instant des opinions qu’ils pourraient sinon laisser bêtement se perdre dans l’oreille courte d’un vulgaire (mais pas grossier), oubliant d’en rendre compte à qui de droit. Oh et puis, tiens pourquoi ne pas relier chaque « citoyen » en permanence à une caméra enregistrant chacun de ses faits et gestes et transmis directement aux autorités (compétentes, puisque.), ce qui le protégerait en plus définitivement de toutes sortes d’agressions possibles et imaginables étant enfin sous bonne garde, en même temps que cela le préserverait de la tentation de l’autonomie (si, j’ai déjà entendu parler des satellite, c’est encore un peu cher je crois)… Et alors là, elle va devenir si mimi cette police politique, au service d'un gouvernement donc, qu'effectivement on ne pourra plus rien lui refuser. D’avance, j’ai super pas hâte, parce que là au départ, si je vous lis bien, ce sont des tas d’abrutis, incultes et mauvais avec ça, et j'ose en rajouter pas du tout autonomes eux, ni intellectuellement, ni financièrement, de grands enfants quoi. Qu’ils s’améliorent, dîtes vous ? Il est vrai que le raffinement technologique des dirigeants, des généraux et autres généraux-dirigeants ne m’a jamais semblé aller de pair avec un raffinement intérieur, un progrès... En plus, c’est drôle de marrant comme j’ai pas envie de rendre des comptes à qui de droit, sans moufter et sans espoir de réciprocité (Je suis très rigolote). Puisque le gouvernement qui, délaissant le contrôle… bienveillant of course… semble évoluer super fâcheusement vers le contrôle autoritaire, alors mon OPINION est vient, on sort, on s’explique, longues oreilles parce que j'ai plein de questions à te poser et chez les gens " civilisés positivement ", on discute avant, on tape après, des questions du style : "Tu te crois où, longues oreilles, sur Internet ou dans un couloir de télé ? - Tu fais comme d'habitudes où le monde change ? (Pas le journal) - J'ai une tête à avoir une carte de presse, c'est ça ? - Un outil de publication par personne ou presque, tu attends que l'on ait aussi chacun son satellite personnel avant de changer de manières ? " ... Les professionnels de l'opinion feront comme ils veulent (?) , en ce qui me concerne je n'en veux décidément pas de cette police politique, au service d'un gouvernement et j'ai pourtant bien l'intention de continuer d'écrire sur le web et de vivre dans la vraie vie, en vrai, en vie et je suis leader d'opinions si je veux, pour commencer... Un foyer sur deux en France disposerait d’une connexion, possiblement en contact avec plein de "un-foyer-sur-ça-dépend " dans d'autres pays… ? Moins les sympathisants, les professionnels-sympathisants et les suiveurs, cela fait encore une jolie proportion de gens autonomes et je le suppose, je le crois, décidés à le rester. Qui ne vont peut-être pas accepter de rendre sempiternellement des comptes à ceux qui pourraient leur refuser grossièrement (mais pas vulgairement) cette politesse en faisant la longue mais sourde oreille (c'est bien la peine !), ou en se cachant derrière une institution et surtout, derrière le nom qu'elle porte, c'est-à-dire qui leur refuseraient la réciprocité d'un compte rendu directement d'individu à individu. Sinon, elle va être longue la découverte, pour le gouvernement, d'un territoire inconnu qui se trouve également être la population...?
J'ai 41 ans, j'emmène mes élèves voir des spectacles, vivants, parfois je bois un excellent bourgogne en écoutant Dominique A, j'ai une affiche dédicacée de François Morel, dans mon bureau, je lis plus d'un livre par semaine, j'ai l'intégrale de brassens et de desproges, je déteste le foot, il m'arrive même de faire la sieste, depuis 15 ans j'ai pratiquement toujours fait grève participant ainsi à l'allègement de la dette de l'état et le 20 novembre je vais recommencer, voilà pourquoi, je m'autodénonce, je me dégoûte !!!!

Réflexion ordinaire, " Tu es encore en grève, le 20 novembre espèce de faignasse , pourtant tu viens juste de rentrer de vacances, vous les profs vous êtes vraiment des privilégiés , sans arrêt en train de vous plaindre " Hormis le fait que je ne suis pas une faignasse mais un fainéant, je tiens à rétablir la vérité, tout était dit une fois encore, 15 ans et rien n'a vraiment changé….
Mais subitement un éclair de lucidité traverse mon esprit avachi par tant de journées de vacances indignement obtenues et de grèves passées à hurler dans les rues des slogans bolcheviques entouré par de dangereux profs syndicalistes assoiffés de sang , si cet olibrius poujado- rougeaud au cerveau ramolli par la propagande de TF1 et de RMC infos et une trop grande consommation de matchs de foot qui me faisait face dans ce bar ( oui en plus il m'arrive d'aller au bar le dimanche matin) avait raison….tout serait plus simple, la vie serait belle, le monde se diviserait en deux , ceux qui travaillent durement et les glandeurs en gros les fonctionnaires, les infirmières, les professeurs….les éducateurs, les flics…..dans ce monde, mes élèves d'origine étrangère trouveraient des stages et aucun chef d'entreprise ne nous enverrait des demandes avec une mention BBR accepté seulement ( Bleu Blanc Rouge pour les mal-comprenants), dans nos classes nous n'aurions pas 70 pour cent d'enfants issus de famille vivant en dessous du seuil de pauvreté, les frites à la cantine seraient vraiment croustillantes, il y aurait une infirmière dans le collège, jeune et jolie tant qu'à faire, les personnels de service seraient payés dignement pour leur boulot formidable, j'aurais même des collègues regrettant d'avoir voté Sarkozy, et oui il y aussi des profs de droite dans les ZEP , j'en connais même qui écoutent NRJ et adorent Michel Drucker.
Dans ce monde là, on ne supprimerait pas certaines filières dans les zones difficiles, les effectifs, ne remonteraient pas dans les classes de la maternelle au collège, on ne changerait pas pour la quatrième fois en 10 ans la plupart des programmes, peut être même que les marchands d'armes éditeurs de manuel nous concèderaient des rabais pour changer nos ouvrages périmés afin de pallier à la quasi suppression des crédits…. " et voilà t'es encore en train de geindre, tu as pensé à tous ceux et celles qui bossent dans le privé, qui subissent la pression des patrons, du marché, des Chinois, de l'archiduc d'Autriche, tu penses au désarroi des éliminés de la Nouvelle Star, à ces banquiers ruinés, à JM Sylvestre évincé de France Inter, à ce pauvre pape obligé de visiter des pays pauvres le ventre plein, à ces pauvres footballeurs français obligés de s'exiler car écrasés par la fiscalité en France ", non je le concède, je ne pense qu'à défendre mes odieux privilèges, jeudi donc , je ferai grève avant que ce droit soit définitivement supprimé, bonjour chez vous !!!!!
voilà je peux maintenant être mis sous surveillance
"aujourd'hui on se retrouve peut-être dans la minorité fichée (on était tout de même 47 % c'est pas rien !) mais c'est pas grave car dans la vie la roue tourne et c'est pas impossible que demain celui qui s'amuse à imposer sa loi au mépris des autres lois se retrouve lui-même obligé de s'exiler....."
brrrrrrrrrrrrr ça a l'air menacant comme discours non ?? j'espère faire peur moi aussi, euhhhhhhh

je suis sûre maintenant d'être sur les fiches du premier cercle élyséen.........mais je m'en fiche ça fait longtemps que je dois y être, et à discuter avec les gens de la rue, ce qui était la minorité hier a l'air d'être devenue une immense majorité
mais pas pour les problèmes de flicage, globalement les gens s'en moquent et il faudra faire déborder les prisons, déjà pleine grace au zèle de Dati, pour embastiller tous les contestataires ;
non les gens sont prêts aujourd'hui à la révolution pour la politique de merde de notre soviet suprême et en particulier ses cadeaux perpétuels aux riches : le dernier en date = les cadeaux aux banquiers ; après le bouclier fiscal ça fait trop pour les petites gens !!!!

en gros voilà comment on s'est fait, pour la énième fois, entuber :pendant des années on a mis notre argent à la banque ; les banquiers véreux se sont amusés avec sans nous le dire !
ils ont fait des bénéfices incroyables qu'ils ont redistribué aux actionnaires et à eux mêmes sans en faire bénéficier ceux qui leur avaient mis cet argent entre les mains, c'est-à-dire nous !!
et un jour, la bourse se remet à l'endroit et ils perdent tout notre argent !!!
et voilà notre sarko national toujours généreux avec le "riche et bien portant" renflouer les caisses de ces véreux soi-disant "pour ne pas plomber l'économie" sic, et avec quel argent, je vous le donne en mille : encore le nôtre !!
c'est un peu fort de café, pourquoi ne pas faire rembourser les véreux, les actionnaires, et autres boursiers sans scrupules ??? les banques n'ont qu'à revendre leur capital immobilier et les directeurs n'ont qu'a aller turbiner chez renault pendant des années pour rembourser leurs méfaits !!

voilà aujourd'hui le germe de la révolution, alors ils peuvent toujours nous ficher, ça n'empêchera personne de se retrouver un jour à La LANTERNE, l'histoire a la fâcheuse tendance de se répéter : aux mêmes causes les mêmes effets.............


n.b. : par ailleurs, j'aimerais bien qu'un jour Le Canard fasse une enquête sur ce que je viens de découvrir dans ce forum : Le Club de l'Horloge ( ?) car je soupçonne nombre de nos ministres actuels d'en faire partie, à commencer par leur chef suprême ; je soupçonne depuis longtemps certains d'entre eux d'être racistes et xénophobes, je n'osais pas les croire aussi anti-sémites !!!
si je voulais être vulgos (mais je préfère être vulgaire qu'anti-sémite) je dirais que ce club devrait s'appeler "le club du pendule" avec tout ce qu'ils nous font "chier" en ce moment plutôt que le club de l'horloge !!!!!!!! (mais en fait tous les mots sont dans le dico alors c'est pas si vulgos !!!...)
Bonjour,
j'ai la chance d'avoir un petit jardin où ne pousse que de l'herbe, ou, devrais-je dire, où je ne laisse pousser que de l'herbe, parce que j'ai peu de temps à lui consacrer et que la faible épaisseur d'humus ne me laisse que peu d'alternatives végétales.
Mon plus grand plaisir, c'est de lui voir cette couleur vert tendre, celle qu'on obtient lorsque il est parfaitement homogène, un peu court mais pas trop.
Du coup, à la fin de l'hiver, après avoir amendé le sol, je passe beaucoup de temps à le scruter, souvent en pure perte, parce que j'ai remarqué que les périodes de pousse n'étaient ni régulières ni prévisibles.
Je ne me suis pas encore résolu à m'attacher les services des renseignements météorologiques pour anticiper ces aléas horticoles, car pour une parcelle aussi petite, les risques d'erreurs sont trop importants, mais si un jour j'en venais à cette extrémité, ce serait dans un but unique...tondre mon gazon avant qu'il ne germe...

Je n'ai aucun doute sur la finalité de cette cellule de veille Internet...
On en parle très peu dans les médias mais une attaque sans précédent contre l'école a lieu en ce moment.
Une attaque sans précédent pour moi, à la hauteur de ma propre mémoire: 33 ans de loyaux services dans des écoles de Roubaix (près de Lille).

On supprime les postes d'enseignants spécialisés dans la lutte conttre la grande difficulté scolaire (à ne pas confondre avec une embrouille passagère avec un apprentissage ciblé tel le passé composé), on ferme des postes à l'école maternelle, on méprise les enseignants en les réduisant à des changeurs de couches, on ferme en primaire, on ferme au collège...

L'oppositon fait ce qu'elle peut...
Les journalistes aussi.

Alors nous, d'abord désemparés on s'est jeté sur le Net. On a fini par trouver des messages.
Et puis on s'est mis en liens, en réseau. On forome, on blogue, on se met en net.

On tape "RASED en lutte" et on se trouve informé par des "comme nous" du 62.

On pétitionne, on se rencarde, on fait connaissance, on manifeste, on tracte, on se met en comité, on se coordonne...

Y a même des gens qui citent des extraits de vieux philosophes qui nous exposent leur point de vue sur l'obéissance ou plutôt la désobéissance...

Et là je me dis que si des "miliciens" nous lisent, alors ils vont se cultiver, et devenir meilleurs.
Forcément, ils nous rejoindront.
Il y a donc M. Pour et Mme Contre.
M.Pour dit "Bien évidemment, je ne suis pas naïf. Je sais bien qu'une telle pratique peut donner lieu à des dérives importantes.
Ben oui tiens. La liste est déjà longue de ceux qui paient leur engagement notamment syndical par une vie professionnelle de brimades. A ce sujet Roland Veuillet est en grève de la faim mais tout le monde s'en fout. Au fait, s'il s'agissait de détecter des tendances, le dialogue avec les partenaires sociaux ne suffirait-il pas ? Curieuses méthodes quand même pour ce qui reste jusqu'à preuve du contraire le Ministère de l'Education Nationale... enfin pas si curieuses que ça puisque même sans internet, on peut décider qu'au milieu d'un collectif contestataire (tendance) un individu isolé est seul coupable (identification) et lui pourrir la vie (abus de pouvoir).
M. Pour a bien raison de défendre son bifteck mais rien ne l'autorise à nous prendre pour des c...
Cet appel d'offres ou plutôt son origine sont tous sauf un projet républicain. C'est de milice qu'il s'agit et là je rejoins Mme Contre.
Rien de nouveau, le pouvoir est toujours tenté par l'abus.

Cultivons notre jardin et foulons aux pieds les taupinières.
Je trouve que ce billet souffre d'un manque de recherche :

Est-ce que @si connaît la nouvelle loi de passation des appels d'offre, en particulier, un appel d'offre se fait à partir d'un montant prévisionnel de dépense affreusement énorme (en-dessous, c'est laissé à la discrétion du Ministère, qui peut ainsi arroser les copains de sous-traitance en toute quiétude). Bref, c'eût été bien que vous donniez une estimation du coût minimum de départ d'un projet de surveillance du net, mais vous n'insistez pas assez sur le fait que c'est aussi dans les médias traditionnels.

Deuxième point, le fait que l'Educ Nat cherche à contre-carrer toute mauvaise campagne éventuelle sur son image -en fait, typiquement ce qui se fait dans les grosses boîtes du privée sur la chasse aux rumeurs- devrait plutôt appeler les commentaires suivants :
- est-ce une nouvelle mission de service public ?
- est-ce que ne plus embaucher de prof, d'instit, c'est pour grossir le budget communication du Ministère ?
- est-ce vraiment le qualitif souhaité de ce gouvernement : on ne fait rien, on ne sait rien, mais on le dit bien dans l'illusion.

Le reste, n'est que tempête dans un verre d'eau.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/11/13/un-appel-d-offres-suscite-l-emoi-des-professeurs-sur-le-web_1118046_3224.html

appel d'offres pour une "veille de l'opinion", lancé par les ministères de l'éducation et de l'enseignement supérieur, met en émoi le Web et les professeurs depuis plusieurs jours. A cran, les plus soupçonneux y voient une tentative de surveillance ou de fichage, quand les deux ministères plaident la "transparence" et la banalité d'un travail d'information au service de l'action publique..... "Parler d'une volonté de fichage des militants me paraît être une surinterprétation", estime Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. "Le ministère veut simplement anticiper pour adapter sa propagande", ajoute-t-il.

Où on peut constater que :

a) les internautes, les blogueurs sont très inquiets de cette mesure

b) les dirigeants syndicaux, comme DS et les journalistes semblent s'accomoder de cette mesure..


Pourquoi ? A mon avis, il y a une alliance de fait entre ces deux forces (ministres d'un coté, leaders syndicaux, journalistes de l'autre)
Car finalement, les blogueurs militants gênent ces deux entités ! Les leaders syndicaux comme les journalistes professionnels sont concurrencés par les blogueurs...
Je trouve la réaction à ces appels d'offres bien tièdes... On est quand même dans le pays où le nuage de Tchernobyl s'arrête aux frontières, où le Secret Défense permet de couvrir un certains nombres de crimes, où un bon nombre de cadavres traînent dans les placards, le pays ami des dictatures du monde entier... Je ne suis pas friand des théories du complot qui me font plus rire qu'autre chose, mais un gouvernement français qui privatise la surveillance de l'espace public m'inquiète sérieusement. Dans quel monde vivraient des gouvernants ayant besoin de ça pour connaître l'Etat de l'opinion ? Pour moi c'est du flicage pur et simple.
A verser au dossier : le blog http://resistancepedagogique.blog4ever.com/ publie une lettre d'un enseignant "en conscience, je refuse d'obéir".
Claude Lelièvre rapporte la suite :
"Aujourd'hui, à 17h, Alain Refalo a été convoqué par son Inspecteur de circonscription qui l'a reçu, accompagné d'un représentant de l'Inspecteur d'Académie. L'inspection Académique a reçu ordre du Ministère d'ouvrir une enquête au sujet de cette affaire et de lui transmettre un rapport. "
[quote=l'avis d'un professionnel de la veille, Jean-Dominique Quien]Jean-Dominique Quien , c'est donc Nicolas Princen ???
Je suis à cent millions de pourcents en adéquation avec SB.
Avec cette nouvelle initiative, si elle aboutit, Darcos est en passe de devenir, aux yeux de beaucoup d'enseignants et de parents d'élèves, le sinistre ministre de l'e-haine.

Bravo M. le ministre ! Il faut dire aussi qu'il se décarcasse hé !

PS : la réaction d'une copine enseignante blogueuse ici :

http://lewebpedagogique.com/ostiane/
Je copie-colle sans vergogne les messages que je viens de mettre sur le forum de "Demain, des cyber-carnets de Bertrand ?" mais ils ne me semblent pas hors-sujet ici :


Et ça vient du ministère de l'Education Nationale cet appel d'offre ?!?! Donc, si je comprends bien, il réinvestit dans le flicage en ligne l'argent qu'il compte économiser en "tuant" les rased (et donc en créant de la souffrance chez les élèves en difficulté qui n'auront plus d'enseignants spécialisés pour leur venir en aide, et chez les enseignants de classes surchargées qui verront ces élèves décrocher sans avoir les moyens humains et matériels de leur venir en aide) ?
[rased-en-lutte.net]


Compunet a écrit : "comment un DARCOS, qui se dit intellectuel ? démocrate ? enseignant ? se rabaisse au niveau d'un HORTEFEUX raciste ! dégoulinant ! xénophobe !"
Je réponds : C'est très simple : Xavier Darcos a autrefois appartenu au Club de l'Horloge, un groupuscule d'extrême droite !
Moi si je bossais aux RG, je ferais la gueule!
Il sont en train de privatiser leur job.
Ce qui me choque dans cet appel d'offres c'est qu'il ne s'intitule pas "Aidons les Français à s'exprimer en tenant compte de leurs communications sur le web". L'appel d'offre tel qu'il est présenté actuellement est techniquement un appel d'offre à l'utilisation de réseaux de neurones permettant d'établir une quelconque dangerosité pour le gouvernement en place, et cela inclut la naissance d'idées politiques novatrices et pertinentes.
Ce genre d'outils desservent clairement la force politique en place, car à leur tête donc dirigée (comme les écoutes téléphoniques) cers leurs intérêts directs. Un tel outil ne doit pas être mis en place pour un parti politique avec l'argent des Français.

Cela pourra être contré facilement, et au final le gvt passera encore plus pour une machine incapable de philosopher par elle-même : nous mettrons en place sur les forums un message clair disant : " Si vous êtes un membre du gvt, merci de foutre le camp. ", nous identiferons les plages IP des serveurs du GVT qui emploient les bots, et nous les bloqueront. Au final le gvt sera encore plus sourd, et il aura fait naître une envie irrémédiable de foutre le camp de la France.

Ils auraient mieux fait de faciliter l'accès aux référendums pour les Français.
petit ajout à mon post précédent, un lien vers un post de Sarkofrance: http://sarkofrance.blogspot.com/2008/11/appel-aux-blogueurs-vigilants-tes-vous.html

petit passage: "La France a (encore ?) ceci de bon qu'il faut publier les appels d'offre pour qu'ils restent légaux."

élément important il me semble même si je n'ai pas souvenir qu'on parlait de ces appels d'offre auparavant sauf erreur de ma part bien sûr...
Tout à fait d'accord avec le post de SB repris dans la chronique!

On se doute que ce genre de personnes existent déjà (est ce bien ou mal, je n'en sais rien...) mais le plus gênant, c'est de faire ce genre d'appel d'offres; certains caciques du gvt vont mettre en avant qu'on économise l'argent public (concurrence... hem) mais le souci est bien de brandir le bâton à mon sens!

L'anticipation de la douleur est plus efficace que la douleur elle même (je ne sais plus où j'ai lu ça...) qu'on pourrait paraphraser ici: je sais ce que tu fais alors réfléchis bien avant de donner ton opinion toi le "leader" d'opinion...

Je n'aime pas du tout ça...
Je lis et relis les sujets, les discussions sur le forum, un peu tout ce qui traite du vaste sujet de l'internet en relation avec le gouvernement et je m'interroge ... A quoi ça sert ?

Internet est une invention magnifique s'il en est, qui permet à tout un chacun de communiquer avec le monde entier, de débattre, d'apprendre, de se divertir et j'en passe. C'est un peu la révolution du 21 ième siècle. Cet outil est resté "libre" jusqu'à maintenant (cela dépend des pays, je vous le concède) à cause je pense de son expansion inattendue et de l'inertie qui caractérise les administrations gouvernementales. Eh oui, plus une administration est grosse, plus elle bouge lentement et a du mal à s'adapter aux nouveautés.

Mais maintenant, fini de jouer, le gouvernement rattrape le train, et se dit que c'est dangereux, autant de liberté ... ceux qui ont un esprit critique risqueraient d'arriver à faire passer leurs idées ... pire, ils risqueraient d'encourager d'autres personnes à avoir un esprit critique.

Prenons un exemple : la chine. Internet y est ultra verrouillé, ils sont en avance sur nous dans ce domaine (ou en retard ?). Je ne sais pas si certains d'entre vous s'y sont rendus récemment, mais le constat y est édifiant. Une pensée quasi unique et un monde du travail hallucinant. Un ami qui en revient me racontait justement hier soir que les travailleurs (oui, ceux de base, ceux des usines) n'ont qu'une idée en tête : l'argent. Ils triment toute la journée, sans prendre de pause ( En fait si, il y a une pause à mi-journée, où chacun va dormir dans son coin pour être d'attaque pour la demi journée suivante) et surtout sans discuter avec ses collègues !! Eh oui, discuter, c'est être moins productif et c'est sévèrement réprimandé.
Voilà un système qui fonctionne. Pas d'esprit critique, les contestataires sont muselés de suite et emprisonnés (Hu Jia, prix nobel de la paix 2008, emprisonné pour "tentative de subversion du pouvoir de l'Etat").
Tout ça me rappelle un peu un certain pays où les livres étaient brûlés, parce que non conformes à l'idéologie du pays.

Revenons maintenant dans notre beau pays, la france.
Depuis quelques temps, je ne peux m'empêcher de remarquer certains changements, qui se confirment à chaque nouveau fait divers, laissez moi vous livrer quelques unes de mes constatations :

Les manifestations et autres grèves :Elles sont toujours citées dans les différents journaux "tant de personnes selon les organisateurs, tant selon la police" ... "Les manifestants manifestaient pour défendre bla bla bla". Pas de réel débat sur le sujet, pas d'engouement médiatique spécial ...
"Une grève, c'est devenu tellement banal, tout le monde fait grève pour tout et n'importe quoi". Il n'y a plus personne pour défendre les grèvistes. Voilà en gros le sentiment général si j'interroge du monde autour de moi. Bizarrement, les médias ont réussi à distiller cette idée dans nos esprits ... une grève de plus, oui ... et alors ?
En fait, tout le monde (surtout les fonctionnaires si on en croit l'avis populaire) fait grève de son côté mais quand avons nous assisté pour la dernière fois à un rassemblement de masse des français derrière un problème commun ?
Pour ma part, je ne m'en souviens pas.
Chacun voit ses libertés s'envoler une par une, mais personne ne bronche, parce que le gouvernement fait ça dans les règles. On tape un peu sur les uns, puis ensuite on tape un peu sur les autres, que les premiers n'aimaient pas particulièrement, ce qui fait qu'ils y voient du bon et ne se rebellent pas contre ce qu'on vient de leur enlever. Ben oui, après tout, les autres, qu'ils n'aiment pas vraiment, se font taper dessus aussi.
De fil en aiguille, on se fait tous taper dessus, on ne dit rien, on observe.


Les fonctionnaires
:Nous avons tous été les artisans de notre déchéance actuelle en n'empêchant pas la perte des libertés d'autrui. Notre individualisme (je suis aussi coupable que les autres) nous a poussé à accepter que d'autres soient abaissés au même niveau que nous plutôt que de militer pour monter au même niveau qu'eux.
Je travaille dans le privé, et je n'ai pas bougé le petit doigt quand le gouvernement a tapé sur les fonctionnaires, privatisé à tout va ... et je m'en mords les doigts. "Ils avaient des avantages énormes" me dit on, "Payés à ne rien foutre" est aussi une phrase qui est revenue. Eh oui, l'idée est passée qu'ils avaient trop d'avantages ...
Et alors ? S'ils ont des avantages, tant mieux pour eux, qu'est ce que ça change pour vous ? Vous êtes jaloux ?
Vous vous êtes battus pour avoir les mêmes ? (Bon, là, certains me diront : impossible, parce que ma société ne serait plus rentable) ... Ok, vous avez raison. Maintenant, je soutiens pour ma part que l'état n'a pas à être rentable. Les services publics sont là avant tout pour nous rendre des "services" justement, pas pour gagner de l'argent.
Si vous regardez bien, depuis que le gouvernement a commencé le dégraissage des services publics, avez vous vu une amélioration ? Vous payez moins d'impôts ? Non ? Comme c'est bizarre. On sacrifie l'éducation de vos gosses, la couverture sociale ou juridique et vous payez toujours autant d'impôts ? Mais alors, vous en tirez quel bénéfice ?


Internet : Diantre, c'est fou le nombre de sites politiques, d'information, de journalisme et d'observation que l'on peut voir apparaître depuis quelques années. Ce n'est pas dur, je pourrais passer ma journée à lire des informations et à discuter dédites informations sur des forums. Mais pourquoi autant ? A quoi ça sert ?
C'est comme si tout le monde se ruait vers ce dernier espace de liberté, parce qu' inconsciemment, on sait qu'on a perdu nos libertés ailleurs. Eh oui, posons nous la question ... si Internet n'avait pas existé, aurions nous laissé ces libertés nous échapper, aurions nous laissé l'idée qu' autoriser le gouvernement à taper sur les autres, c'était bien ?
Effectivement, il nous reste cet espace de liberté, où l'on peut penser ce que l'on veut, en débattre avec d'autres et échanger des idées. Bref, il reste un espace pour éduquer notre esprit à la contradiction, à la réflexion, à la critique justement.

Mais maintenant que nous avons renoncé à nous défendre ensemble dans le réel, cette liberté "virtuelle" est remise en cause par l'appel d'offre susnommé. Empêcher la communication, l'échange d'idées, le développement de l'esprit critique, voila le réel danger de cette surveillance. Comment continuer à exprimer nos idées si on sait que derrière, quelqu'un sera là pour surveiller, pour jauger et pour juger nos dires comme potentiellement dangereux ?
Car même s'il est vrai qu'en dehors de l'échange d'idées, Internet ne mène à aucune manifestation de masse pour le moment, il n'en reste pas moins que de plus en plus de monde est "connecté" et que ça, c'est un risque pour le futur.

A quoi ça sert de surveiller les opinions sur internet ?
La réponse est simple, ça sert à empêcher les rassemblements derrière des idées, ça sert à empêcher la critique et la contestation en installant sur internet la même peur du flicage que dans les villes "caméras".
Ils n'auront même pas besoin de nous surveiller. Rien que le fait de savoir que c'est possible nous incitera à ne plus parler, de peur de se faire taper dessus.
Si Sarkouille la fripouille veut vraiment connaître l'opinion des gens sur des sujets donnés, il n'a qu'à organiser des réferendums, plutôt que de passer en force comme sur le traité de Lisbonne, la pub sur France 2, le travail le dimanche, ou la retraite à 70 ans (j'en passe et des pas mûres). Il est évident que le gouvernement ne va pas modifier sa politique face à une polémique sur Internet. En revanche, on connaît la propension du Château à essayer de museler les fauteurs de paroles subversives. Comme le suggère SB, cet appel d'offres serait probablement passé inaperçu s'il avait été passé par un autre gouvernement que celui-là.

Si les forums et blogs ont autant de succès, c'est aussi peut-être à cause de l'absence de débouchés politiques pour nombre d'idées (la faute au PS ?). L'objectif n'est pas d'en ouvrir, mais de tuer le virus (métaphore célèbre pour la diffusion des buzz sur le Net) avant qu'il ne fasse trop de victimes.

Autre explication : l'absence de contre-pouvoir digne de ce nom... le PS (encore lui, décidemment, il faut soigner ce trouble obsessionnel) n'étant plus en course pour ce titre, le "bruit" diffus du Net est-il la dernière chose à contrarier le gouvernement ? Raison de plus pour le défendre malgré ses imperfections... Tout ce qui est mauvais pour Sarkozy est bon pour la démocratie.

Les arguments de Jean-Dominique Quien sont toutefois recevables. Dommage que le seul à défendre la soupe de Sarkozy soit précisément un marchand de soupe ! Il aura eu au moins la bonne foi de nous le dire...
Salut à tous,

Je ne peux pas laisser passer l’info sans la signaler…

Le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche a publié le 15 octobre dernier un appel d'offre pour la "veille de l'opinion dans les domaines de l'enseignement, de la recherche et de l'enseignement supérieur".

Voici les éléments principaux du contenu :

Les objectifs :

Le dispositif de veille en question vise, en particulier sur Internet, à :
- Identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles ou émergents)
- Identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l’opinion
- Repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau
- Décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation
- Repérer les informations signifiantes (en particulier les signaux faibles)
- Suivre les informations signifiantes dans le temps
- Relever des indicateurs quantitatifs (volume des contributions, nombre de commentaires, audience, etc.)
- Rapprocher ces informations et les interpréter
- Anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise
- Alerter et préconiser en conséquence

Les informations signifiantes pertinentes sont celles qui préfigurent un débat, un « risque opinion » potentiel, une crise ou tout temps fort à venir dans lesquels les ministères se trouveraient impliqués.



Sources surveillées

La veille sur Internet portera sur les sources stratégiques en ligne : sites « commentateurs » de l’actualité, revendicatifs, informatifs, participatifs, politiques, etc. Elle portera ainsi sur les médias en ligne, les sites de syndicats, de partis politiques, les portails thématiques ou régionaux, les sites militants d’associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d’opinion. La veille portera également sur les moteurs généralistes, les forums grand public et spécialisés, les blogs, les pages personnelles, les réseaux sociaux, ainsi que sur les appels et pétitions en ligne, et sur les autres formats de diffusion (vidéos, etc.)

Les sources d’informations formelles que sont la presse écrite, les dépêches d’agences de presse, la presse professionnelle spécialisée, les débats des assemblées, les rapports publics, les baromètres, études et sondages seront également surveillées et traitées. Les interactions entre des sources de nature différente, les passages de relais d’un media à l’autre seront soigneusement analysés.


Finalités

L’analyse attendue des principaux arguments, des critiques et des tendances, à partir du corpus défini, tous les canaux étant pris en compte, donnera lieu à des notes de synthèse (rapport quotidien, note de synthèse hebdomadaire, cartographie commentée des acteurs et débats en présence).

Plus particulièrement en matière de veille Internet, l’analyse permettra un suivi précis de l’évolution de l’opinion internaute et des arguments émergents relayés et commentés sur ce canal.


C'est insurportable, et une dérive très grave...

d'autres info sur : http://www.rue89.com/2008/11/09/education-220-000-euros-par-an-pour-surveiller-lopinion
Toutes les contributions qui posent comme principe que lorsqu'on écrit sur Internet, c'est que l'on veut se faire connaître, donc il n'y a pas de raison de protester sont - pardon si mon expression est forte - niaises ou faussement naïves. C'était vrai il y a 10 ans, au temps des sites perso difficiles à construire, mais aujourd'hui, on se trouve dans un schéma tout autre, dans la mesure où une très grande partie de la vie publique s'est transposée sur le net : ainsi, une personne menant une activité syndicale, participera naturellement à des listes de discussion, à des forums sur le site de son syndicat, et tôt ou tard, un de ses messages qu'il pense être privé passera dans le domaine public. Et ne parlons pas des pétitions : elles n'existent plus que sur le net, on les signe rapidement, sans réfléchir, et votre nom s'affiche alors sur une page de signataires dans bon nombre de cas.


Enfin, le professionnel de la veille n'a rien à apporter au débat en tant que professionnel de la veille - il se trouve que je connais un peu le domaine - dans la mesure où il n'a pas la maîtrise de ce que le client fera des informations qu'il fournit, ses interventions ici ne peuvent qu'être une façon de défendre son corps de métier.
Il était une fois un gentil Ministre de l'éducation Nationale qui voulait seulement Mieux écouter les enseignants, Mieux les comprendre aussi. Il chercha donc les leaders d'opinion, les sites influents, puis il chercha encore, parmi les mails qui circulaient dans les académies, le nom des meneurs, des fortes têtes.
Il fallait connaître, ceux qui faisaient circuler des textes ou des vidéos embarrassantes. Car l'éducation Nationale était devenue incontrôlable, les gens se mettaient à participer à des forums à donner leur ressenti sur les boîtes mails des écoles, sans passer par les organes officiels des syndicats. Un vrai capharnaüm quoi !
Que fit ce gentil Ministre de tous cette mine de renseignements? Il modifia sa politique devant autant de contestation ? Non, il mata les fortes têtes à coup de devoir de réserve, ou de discrétion. Il accommoda ses mesures à la sauce marketing.
Bref il mangea le petit chaperon rouge !
Serons nous les chasseurs ?
COMPUNET

Re: Demain, des cyber-carnets de Bertrand ? 07:26 le 12/11/2008

http://www.elle.fr/elle/societe/news/internet-xavier-darcos-vous-surveille/(gid)/766754

est-il possible que dans notre pays, la france, (bien abîmée depuis mai 2007 c'est vrai !) la population tolère cela ?
quand va t on vraiment réagir, nous, les français qui votons, et pour que les extrêmistes de gauche n'aient pas besoin de mettre le pays à feu et à sang, pour que cette clique de dangereux intégristes, sbires d'un suprême à talons, cesse leur méfaits !!!
comment un DARCOS, qui se dit intellectuel ? démocrate ? enseignant ? se rabaisse au niveau d'un HORTEFEUX raciste ! dégoulinant ! xénophobe

mis ce matin dans un autre forum.......
quelques heures plus tard, il faut semble- t-il mettre un bémol sur l'ultra gauche peut-être pas responsable des buggs du réseau ferré de france à l'agonie, tout le monde le sait, depuis longtemps !!!

mais il n'y a aucun bémol sur DARCOS qui déjà, à son arrivée au ministère, avait envoyé aux recteurs d'académie des mails leur demandant de dénoncer des gamins dont les parents seraient sans papiers ; fort heureusement les directeurs d'école (et non pas les recteurs aussi bêtement obéissants que des préfets) ont refusé ; ouf, il ya encore de la désobéissance civile dans ce pays !!
donc le "hortefeuisme" de DARCOS n'est pas nouveau !!!!!!!

je fais partie de ceux qui disent "je ne veux pas de ces miliciens chez moi" et surtout pas chez les jeunes qui pour se construire ont largement besoin de casser les codes institutionnels avant de rentrer plus tard, par le biais du travail dans le moule, comme on l'a tous fait................même s'il reste pour certains plus que pour d'autres, de la colère, germe de contestation ;
et que les ados contestent par le discours, dans leurs mails ou autres modes de communication, est plutôt salutaire et évite bien des passages à l'acte.........
..........si seulement nos politiques avaient eux aussi, déjà atteint le stade du symbolique et pas toujours dans le passage à l'acte (com)pulsionnel !!!!!!!!!!!
!!! utopique !!!
et là je me dis que j´ai raison d´habiter en Espagne et d´utiliser un wifi gratuit, et donc j´espère une IP difficiliment trouvable.
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