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Jacqueline Sauvage : "En voyant TF1, on ne comprend pas pourquoi elle a pris dix ans"

"C'était lui ou moi", le téléfilm de TF1 consacré à l'affaire Sauvage, avec Muriel Robin dans le rôle principal, a autant captivé le public qu'il a agacé certains professionnels ayant suivi ou participé au procès de cette femme meurtrière de son mari violent. Elle est devenue le symbole des violences conjugales. Pour faire de Jacqueline Sauvage une victime incontestable, TF1 a-t-elle trahi la réalité ? A-t-elle outrageusement simplifié les personnages ? A-t-elle aussi gommé la construction méthodique d'une campagne d'opinion en faveur de la grâce de Jacqueline Sauvage ? Ces questions sont au centre de notre débat avec trois invitées : Corinne Audouin, cheffe adjointe du service enquête/justice de France Inter ; Eva Darlan, comédienne, ex présidente du comité de soutien à Jacqueline Sauvage ; Hélène Mathieu, journaliste, co-autrice d'une contre-enquête "La vérité sur l'affaire Jacqueline Sauvage" (Stock).

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Respecte le droit Antoine. Un avertissement d'abord, c'est une petite faute. Merci à Robert pour sa vigilance et Christine qui me l'avait signalée aussi par mail.

article de 2016 : un petit rappel aux vertus de l'esprit critique, qui est une démarche et non une posture 


http://www.vududroit.com/2016/02/affaire-sauvage-le-culte-des-coupables-innocents/

il s'agit d'un meurtre. elle semble avoir le controle  de son acte . elle aurait du en répondre.

Derniers commentaires

La moue d'Evan Darlan à 34'13... Il est relou celui-là !


Très bonne émission qui remet de la complexité là où la télévision et le spectacle politique la cachent.


Un sujet à la fois compliqué (car, comme pour les jurés, la question de ce qui pousse les femmes battues à rester avec un homme violent n'est pas évidente pour beaucoup de monde), et en même temps objet d'une relative récupération pour la cause "des femmes" en général.


Un moment de malaise se note très particulièrement lorsque Daniel Schneidermann tente de signaler ce point par le fait que le téléfilm ne montre pas les aspects les plus ambigus du personnage principal (et tout particulièrement que Mme Sauvage est allée casser la figure de sa rivale pour reconquérir son tyran) et que cette remarque est évacuée systématiquement par ses interlocutrices.

Je n'ai pas vu le téléfilm. Mais j'ai le sentiment après avoir vu l'émission que le format du film n'est pas le bon pour traiter correctement de l'affaire. Ça me fait penser à la minisérie Big little lies qui dure environ 7 vidéos de 50-60 minutes. Ce format aurait certainement été plus adapté.

Cette grâce est ridicule, à la hauteur de son auteur. 

Ce téléfilm a des prétentions artistiques, la blague, militantes, bah oui on a vu ça, essentialisation maximale de son sujet pour efficacité optimale. LA Femme Battue. Et quid des femmes emprisonnées pour un motif similaire ? Robin se bat pour elles ? Elle va faire une série pour TF1 ?

Le réalisateur a résumé 47 ans de violence. Le visage tuméfié est une ellipse de ce calvaire. C'est un procédé narratif comme un autre. On ne s'attarde pas 20 mm. dessus.  

il s'agit d'un meurtre. elle semble avoir le controle  de son acte . elle aurait du en répondre.

Attention à l'empathie.

au manque d'emphatie


C'est exactement ce que j'ai dit.

Techniquement, elle a été déclarée coupable et elle le restera. Elle est dispensée de subir sa peine.


D'ailleurs , le JAP a bien jugé la situation : "la sur-médiatisation de l'affaire a amené Jacqueline a se poser en victime et non en coupable." Il n'a donc pas réduit la peine, puisque la prison n'avait pas amener le coupable à se repentir.


Par contre la grâce de François Hollande est incompréhensible : c'est une insulte envers le système judiciaire.

pas vraiment une insulte.

Comme vous le signalez il s'agit d'une grâce, la condamnation n'est pas annulée. la justice a fait son travail avec une condamnation exemplaire et c'est cette dernière qui fera jurisprudence par la suite pas la décision présidentielle qui elle reste du domaine politique et vient arbitrer un debat de societe.

elle semble avoir le controle  de son acte


qui peux dire ce que produit ses 48 ans de calvair sur le contrôle de cet acte?  



autre cas pour ce questionner sur la responsabilité d'une victime de violence :

admettons qu'a auschwitz ,  des ou un juif sautent sur un capo ignoble et le mettent en bouillie. 

Sont ils coupables et victime?


les resistants en général, sont coupable et victime? 

quand ils font dérailler un train? ils sont coupables et victimes?


si le conducteur du train meurt, un "bon français patriote", doit on poursuivre les résistant pour meurtre?


Vos exemples sont radicalement différents, vous parlez de cas où l'on remet en cause l'ordre établi, la loi et le gouvernement.


Dans tous vos exemples, pour accepter ou tolérer ces meurtres, il faut au préalable refuser l'ordre établi. Dans tous ces cas, on a affaire à une réaction à des exactions qui sont légales et soutenues par le pouvoir en place. Et donc le fameux «c'est la seule issue possible» est beaucoup plus justifié que dans le cas de Mme Sauvage.


Ici personne ne remet en cause le pouvoir en place, frapper sa femme et violer ses enfants est illégal et le pouvoir en place est censé protéger les victimes de ces actes. C'est pas forcément évident mais c'est la solution que la loi et la société donnent.

Tuer son marri n'est donc absolument pas la seule solution, mais plutôt la plus facile (enfin ça doit dépendre des gens). Doit-on autoriser le meurtre parce que c'est la solution la plus facile?

et dans notre cas, ce que vous appelez l'ordre établie c'est -une femme meure sous les coups de son mari tout les trois jours en France" 


C'est pas forcément évident mais c'est la solution que la loi et la société donnent.


Et qui ne fonctionne pas puisque les meurtres de femmes restent très élevés. 

face a ses manquement, incapable de protéger Jaqueline Sauvage, la société doit l'indulgence.


Tuer son marri n'est donc absolument pas la seule solution


Que savez vous des solutions qui s'offrent à une personne qui se prend de la violence extreme tout les jours depuis 47 ans?


il faut prendre en considération que l'illogisme de cet acte est le résultat de 47 ans de maltraitance.


 Doit-on autoriser le meurtre parce que c'est la solution la plus facile?


On n'autorise pas le meurtre, on considère ce type de meurtre comme il se doit: le résultat d'une incompétence de la société tout entière face à la violence et plus particulièrement ce type de violence.




"Doit-on autoriser le meurtre parce que c'est la solution la plus facile?"


J'avoue que, devant certaines situations de maltraitance conjugale obstinées et délirantes, persistant longtemps après la séparation, l'idée m'a effleurée, formulée non pas comme une apologie du meurtre, mais sous la forme euphémisée "tant qu'il sera vivant, elle ne sera pas en sécurité". 


On somme ces femmes de quitter leur bourreau (qu'elles ont aimé passionnément, qu'elles aiment encore parfois même si perso j'arrive pas à comprendre) on leur reproche de ne pas l'avoir fait, en oubliant le nombre de celles qui l'ont fait et qui en sont mortes.

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Je n'ai pas vu le téléfilm, mais "réalisateur Yves Rénier", ça me rappelle les divers "Commissaire Moulin" que j'ai autrefois regardés juste pour entendre la voix d'Yves Rénier. De même que quelques "Nestor Burma" pour la voix off en noir et blanc de Guy Marchand...
Ouais, pardon, rien à voir ^^

article de 2016 : un petit rappel aux vertus de l'esprit critique, qui est une démarche et non une posture 


http://www.vududroit.com/2016/02/affaire-sauvage-le-culte-des-coupables-innocents/

""Vous êtes restée quatre ans avec cet homme que vous décrivez vous-même comme un tyran", ' c'est quarante sept ans

Fou mais pas con:


si je vais en prison - pitié (X 2) et mysère (X 3) - ne dites rien à Eva Darlan.


Merci.

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