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Internet banni du futur Palais de justice de Paris ?

Twitter ne serait-il plus le bienvenu au tribunal ? La question se pose alors que la Direction des services judiciaires prévoit le brouillage des communications dans les salles d'audience et l'absence de bancs pour la presse dans le futur Palais de justice de Paris, qui devrait ouvrir en 2017 dans le 17e arrondissement. Une décision qui mécontente autant les avocats que les chroniqueurs judiciaires.

Derniers commentaires

Christine Taubira demande la suppression du brouillage (demande formulée par le cahier des charges élaboré par la droite...) :

http://www.liberation.fr/societe/2015/05/12/nouveau-palais-de-justice-taubira-demande-la-suppression-du-brouillage_1308000
Pas repéré à la première lecture, mais le titre de l'article Internet banni du futur Palais de justice de Paris ?, pour vendeur qu'il soit, est malhonnête. Il n'a jamais été question que le Palais ne soit pas connecté.
Il aurait été plus juste d'écrire Internet banni des salles d'audience du futur Palais de justice de Paris? Tout le monde aurait compris, mais il y aurait peut-être eu moins de clics?
C'est plûtot enfin une bonne nouvelle. Ils pourront enfin réfléchir avant d'écrire n'importe quoi. Twitter ce n'est pas de l'information, c'est de l'émotionnel en direct avec les pires effets qu'on connait : ceux qui poussent BFM par exemple à révéler en direct où se cache un otage, sous prétexte là aussi de "coller à l'événement". Il y a en a marre des hashtags (volontairement je ne vérifie pas l'orthographe, rien que le mot me hérisse le poil). L'argument "Sur mon fil Twitter, je mets des clins d’œil, des hashtags rigolos", cité dans l'article en dit long sur ce qu'est devenu l'information pour ces "journalistes" (????) : un procès ce n'est qu'un "spectacle" (sic) prétexte à tweets- potache.

On a ainsi le journalisme qui correspond à notre époque, celle que Huxley dénonçait d'avance en 1939 :

"Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.
Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, par la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. [...]
Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu."
Tant mieux si les journalistes ne peuvent plus faire de live-tweet des procès. C'est le niveau 0 du journalisme, et ça n'a rien à faire dans une cour de justice, dans laquelle on doit quand même garder un minimum de sérieux. Dans une cour de justice, on ne suit pas -homme politique lambda- en train de tâter des vaches ou de serrer des mains. Ce n'est pas non plus un match de foot. C'est de la vie des gens qu'il s'agit, dans un cadre très formel.

Le problème étant pour les avocats qui ont besoin d'internet pour consulter des articles ou autre. Il faudrait un wifi dédié à la salle d'audience, avec connexion possible uniquement via un vpn dédié, dont les accès sont gérés par un admin réseau ( il existe de très bons outils pour ça, pas besoin d'une personne à temps plein ).
vous n'en parler pas mais le probleme majeur qu'il n'y est pas de boxes de presse,n'est ce pas que la personne ou l'entreprise qui est en procès peut tout simplement remplire la salle en demandant ou en payant des gens pour venire pour empecher les journaliste de rentrer par simple manque de place??
empecher des journalistes de tweeter en direct d'un proces ou d'avoire le meilleur angle de vue je ne sais pas si c'est un gros probleme,mais donner une possibilité finalement assez simple au accusés d'empecher les journalistes d'avoir acces au proces me parait en etre un gros..
Mais comment c'est y Dieu possible qu'on ait pu concevoir un tel édifice sans consulter Madame Corinne Audouin, chroniqueuse judiciaire à France Inter?
Bon l'avantage c'est qu'on ne sera pas sur écoute au palais de justice.
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