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Impuissance médiatique à Marseille

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Il me semble qu'une comparaison est permise entre l'alerte donnée sur d'un danger imminent de type écroulement d'un immeuble et celui d'une extinction d'une partie de l'humanité face au recul de la diversité biologique. Nos dirigeants connaissent tou(...)

Et oui, quelle idée de journalisme de faire un portrait de celui qui...Pour ne pas parler de vedettariat, je vais  créer le néologisme "vedettisme".

Est-il tellement important de labelliser le journaliste "indépendant" (j'aime), d'en faire un lan(...)

de la même façon que macron est en train de liquider les Français pour "moderniser" la France, Gaudin s'échine à liquider les pauvres pour faire de Marseille une capitale de milliardaires. Tous les moyens sont bon quand le pouvoir et le fric devienne(...)

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juste que les bobos depuis ISlapette font l'exprience de la realité, où ils n'ont aucun pouvoir, a part celui de leur niveau de vie, ou du mepris des femmes pauvres (voilées) des prolo, et des beaufs pas Charlie. Avant vous aviez le plaisir extreme de mepriser les beaufs, de vous sentir faire partis du monde 'qui compte' grace; a votre humour cynique, du monde qui oeuvre pour 'la société', et puis vous presentez qu'en faite vous n'avez été, a l'instar d'Islapette, que des gestionaire de la fin des droits des peuples a  la redistribution de leur propre labeur. Et comme ce labeur n'est pas le votre , c'etait drôle ces gens qui pleurent leur emplois debile perdu .. Vous voyez enfin que si vous vous battez pour etre millionnaire c'est super, mais si c'est pour que l'egalité, la protection de l'etat sois en oeuvre pour les plus demuis, un article ou un artiste n'ont jamais suffit,  malgré vos croyances de males blanc. La deprime de ce monsieur vient de sa croyance en sa force , en la force du journalisme, qui ne prospere qu'avec le bon vouloir des oligarques. 

Gaudin ( 79 ans ) a dit : " le pouvoir , c'est l'impuissance "  ( ah ! non ! Merde, c'est pas lui, c'est De Gaulle )

"Au total, une excellente enquête, très complète, mais dont je dois bien constater qu'elle m'indigne moins que le futile portrait de son auteur désespéré."


Une explication possible: l'article de 2016 est un "bon article", mais c'est celui d'un collègue, d'un concurrent (d'un rival?). Alors que celui de 2018 vous renvoie personnellement à votre impuissance de journaliste. L'article d'un confrère dont vous partagez le malheur. 

Pas trop tôt ! Je commençais à penser qu'@si ne traitait que les sujets parisiens, melenchonniens ou gilets jauniens, ceci expliquant peut être cela. 

Un provincaux marseillais marsactusien.

Bonjour et merci pour la chronique. 


La réponse est un peu dans votre question : il faut les deux, tout simplement. 

En tout cas cela me semble rejouer des réflexions que j'ai lu récemment dans un livre sur la presse étrangere à Berlin en 1933... L'enquête factuelle précise, exigeante, opiniâtre mais parfois inutile, ou l'éditorial plus facile à écrire "confortablement", mais dont les mots portent parfois bien plus ? 


Et au final peut-être : ne rien lâcher quand on veut dire quelque chose qu'on croit juste, tenter de le dire de toutes les manières, les combiner, les tester, jusqu'à ce que ça prenne. Non ?

Dans l'article rongé par l'indignation mais qui se perd dans les méandres de la dilution des responsabilités, il y a toutefois la volonté d'appeler au changement en informant

Dans l'article constatant l'impuissance, il y a l'aigreur du statu-quo et sous-jacente la volonté du lynchage politique qui au final ne changera guère l'état des lieux même s'il désigne une des responsabilités


Alors bien sûr, on reste ébahi en regardant la façade de l'ancien immeuble de la Rue d'Aubagne sur Street View ou Google Maps qu'aucun arrêté de péril n'ait été proclamé : 

une lézarde traversant en oblique tous les étages, passant à travers le vide des fenêtres indiquant que le cadre avait pris avec le temps un rôle structurel et l'enduit pelé sur une bande d'un mètre de par et d'autre de cette fissure géante


L'indignation a l'avantage de mobiliser


GPMarcel dit

"Le problème c'est l'urbanisme, la paupérisation, l'infect mépris des décideurs vis à vis des gens de classe sociale inférieure (je fais exprès de pousser le bouchon loin...) "


Eh bien je trouve, qu'il n'a pas poussé le bouchon assez loin, il suffit de se détourner des artères principales ou d'aller dans certains bourgs perdus

de la même façon que macron est en train de liquider les Français pour "moderniser" la France, Gaudin s'échine à liquider les pauvres pour faire de Marseille une capitale de milliardaires. Tous les moyens sont bon quand le pouvoir et le fric deviennent les seuls critères.

Cher Daniel, monsieur Schneidermann, votre Matinaute du jour pose le doigt au bon endroit: notre sensibilité (aïe aîe, ça pique!). Et, en vous en remettant à vos lecteurs, vous nous associez à votre questionnement: quels tropismes inclinent nos sensibilités dans un sens ou dans un autre ? Pour ceux qui, comme vous, savent (par formation et pas expérience métier) lire entre les lignes des articles jusqu'à décrypter les ressors de nos inclinaisons orientées, très très orientées, je ne me fais pas de souci. En revanche, je m'inquiète avec vous de ne pas savoir ce que produisent, dans l'inconscient collectif, les tropismes éditoriaux planqués entre les lignes d'un bel article (les portraits de Libé sont toujours agréables à lire, mais que nous apprennent-ils réellement de l'humain qui en est le sujet ? Perso, je reste souvent "boh?"). 

Je n'ai pas, à cette heure, de réponse toute faite à votre question. D'ailleurs, perso, je sens en moi qu'il suffit à votre question d'avoir été posée. Parce que ça pique! 

 

Il me semble qu'une comparaison est permise entre l'alerte donnée sur d'un danger imminent de type écroulement d'un immeuble et celui d'une extinction d'une partie de l'humanité face au recul de la diversité biologique. Nos dirigeants connaissent tous les causes et les effets des situations à risque et se complaisent dans une forme d'inertie qui est plus commode que l'action.  Sans parler des situations où l'inertie répond à une logique économique qui est profitable à certain comme dans le cas du pont génois. Oui la responsabilité du Maire de Marseille peut être engagée!    

Dans ce "flux tendu" d'infos, est-il possible d'accepter d’oeuvrer pour le "long terme" ?


Et de mettre de côté la catastrophe annoncée et ses victimes ?


De dénoncer un système puis de se voir rire au nez par l'homme à la tête dudit système ? 


Non.



L'un n'aurait pas de poids sans l'autre, ça ne serait que du cynisme en mode "à quoi ça sert" sans le premier article. Les deux se complète. Pourquoi les mettre en concurrence ? 

Et oui, quelle idée de journalisme de faire un portrait de celui qui...Pour ne pas parler de vedettariat, je vais  créer le néologisme "vedettisme".

Est-il tellement important de labelliser le journaliste "indépendant" (j'aime), d'en faire un lanceur d'alerte non entendu, méprisé peut-être?

Le problème c'est l'urbanisme, la paupérisation, l'infect mépris des décideurs vis à vis des gens de classe sociale inférieure (je fais exprès de pousser le bouchon loin...)

N'y avait-il pas intérêt à ce que les immeubles s'effondrent plutôt que d'être restaurés?

Qu'est-ce que les journaux parisiens et autres médias nationaux avaient à foutre des problème de logements marseillais?

......

Il est trop tard pour faire le portrait de Pierre Fournier qui dans les années 70 dénonçait notre monde à la con qui tranquillou allait dans le mur. "La gueule ouverte" et "Charlie Hebdo" (le vrai) lui permettaient de dire.

Dans ces années la "France" (Môsssieur) n'avait pas de pétrole mais des idées.

Et tout le monde était content.

Maintenant le monde comme les immeubles s'écroulent.


"Dis Coco, tu peux me faire une belle interview de l'hurluberlu, chevelu et barbu de la "Gueule Ouverte qui disait que...Trop tard il est mort en gueulant, mais il est mort. .


Médias
Pierre Fournier
Naissance
Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie)
Décès (à 35 ans)
Le Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne)
NationalitéDrapeau de la France française
Professionjournalistedessinateur
Presse écriteHara-Kiri
Charlie Hebdo
La Gueule ouverte
modifier Consultez la documentation du modèle

Pierre Fournier, né le  à Saint-Jean-de-Maurienne, mort le  au Perreux-sur-Marne, est un journaliste et dessinateur pamphlétaire français.

Rédacteur et dessinateur à Hara-Kiri puis Charlie Hebdo, il est l'un des premiers anti-nucléaires, prônant une écologieradicale et libertaire. En 1972, il crée son propre journal, La Gueule ouverte, « le journal qui annonce la fin du monde ».


 

Beaucoup d'informations à assimiler pour mesurer l'état de la situation à Marseille, mais sans ces informations, on passe à côté du sujet .


Ce dossier de Marsactu est très bien fait et donne des éléments pour comprendre .


40 000 logements privés  où vivent 100 000 personnes, sont "potentiellement indignes" (Rapport Nicol cité par Marsactu) 


Une déclaration d'utilité publique pour la rénovation immobilière de ce quartier de Noailles a été prise en 2001 . 



cette DUP a fait l'objet d'un contentieux 


Quelqu'un pourrait-il nous expliquer simplement  pourquoi cette DUP a été constée et où en est-on actuellement de ce côté ?




pourquoi cette DUP a été contestée ..

"Quelqu'un pourrait-il nous expliquer simplement  pourquoi cette DUP a été contestée et où en est-on actuellement de ce côté ?"


À ce que j'ai cru comprendre (à vérifier), l'association qui a contesté craignait que la réhabilitation fasse partir en banlieue lointaine les habitants du quartier au profit d'une population plus fortunée. C'est en effet ce qui se passe régulièrement, c'est un sacré "privilège" pour des pauvres d'habiter un centre ville. 


Possible que du coup la réhabilitation ait cessé d'être intéressante pour ceux qui espéraient construire, à la place des taudis, des immeubles chics rapportant davantage? Genre "Suffit d'attendre, quand ça sera vraiment plus habitable, ils seront bien obligés de partir". 


La mort de huit personnes change un peu le rapport de force. Un peu seulement. Il se pourrait bien que le quartier soit rasé, ses habitants dispersés aux quatre vents, et qu'une superbe zone très élégante sorte des ruines, avec des loyers prohibitifs.



C'est ce qu'on appelle la gentrification.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Gentrification


Monde Diplo de 2007: 

https://www.monde-diplomatique.fr/2007/01/RUFFIN/14323


J'avais travaillé sur cet article avec les Amis du Monde Diplo.

"la gentrification."


Oui, bien sûr, je connais. J'ai une petite résistance aux mots issus de l'anglais, quand ils servent de paravent. Ça me semble plus clair de décrire la chose: détruire ou rénover de vieux immeubles, reloger les pauvres au diable, faire de beaux apparts qu'on vendra ou qu'on louera plus cher. 


Ils appellent ça "réhabilitation", le quartier devient tout beau, les terrasses des cafés sont sympa, les promeneurs sont contents, et on a  enfumé tout le monde. Sauf les anciens habitants qui ont deux heures de métro (ou 40 km dans un vieux diesel) pour aller bosser.

Merci pour le lien vers le diplo qui m'a rafraîchi la mémoire. Tout y est dit.


Quant à la gentrification, je me souviens qu'au moment du trou des Halles et pour parler des transformations du quartier on parlait d'embourgeoisement. Que de progrès depuis !

Un suivi avec cet article de "Révolution Permanente"


http://www.revolutionpermanente.fr/Marseille-La-gentrification-du-centre-ville-imposee-a-coup-de-matraques-et-de-lacrymos


Et hop!

"on parlait d'embourgeoisement"


Changer les mots pour que rien ne change. C'est pour ça que j'ai préféré la description, plus longue mais plus claire, au mot "gentry etc...": 


"détruire ou rénover de vieux immeubles, reloger les pauvres au diable, faire de beaux apparts qu'on vendra ou qu'on louera plus cher. "


En relisant, je m'aperçois que cette définition a aussi le mérite de mettre l'accent davantage sur ceux qui organisent cette escroquerie que sur ceux qui habitent ces quartiers rénovés. Un peu plus riches que les pauvres qu'ils ont chassés, mais ce ne sont pas eux les décideurs.

Cette très belle écriture de Monsieur Ruffin, moi je la propulserai dans le champ politique en demandant qu'il soit mis fin à la politique du logement social parce que les pauvres ne veulent pas vivre comme les bourgeois et qu'ils exigent de sortir du paradigme de la mixité sociale pour obtenir des périmètres carrés de quartier populaire pensés et bâtis par eux et pour eux. 


Premier outil de la cordée : bâtis ton lieu de vie et il t'appartiendra.    


Des ruffin pour concevoir, concerter puis élaborer, un corps d'Etat pour former et encadrer, et du populot pour la sueur ; cela a déjà été fait ; il faudrait l'inscrire comme politique prioritaire et prendre sur les budgets des politiques de luttes contre les discriminations qui ne profitent qu'aux sociaux-traitres.

@ sans foie,


Il est vrai oui et non, parce que ici ailleurs et nulle part...il est fort amusant et creux de vous lire, parfois.

Je peux faire et m'y colle:


"C'est bien cela une optimisation voulue et assumée des paramètres transversaux permettant une mutualisation partielle mais inductive

des potentialités effectives des richesses  afférentes aux différentes composantes de ce qui appert aux acteurs spécialisés.

Ce substrat ainsi réalisé permettra, à n'en pas douter, la construction pérenne d'une structure pluri-dimensionnelle dans sa hiérarchie verticalo-horizontale pour l'amener vers un succès qui ne peut être qu'à l'horizon et à la hauteur véritable de nos compétences réelles. "(GPMarcel)

A priori le quartier ainsi que tout le centre-ville ne peut être "rasé" car il est protégé par une AVAP 



http://www.marseille-provence.fr/index.php/un-clic/aire-de-mise-en-valeur-de-l-architecture-et-du-patrimoine-de-marseille

Plus que le principe d'une DUP, Un Centre-Ville Pour Tous contestait sa gestion en mode "braderie pour les propriétaires privés" par l'aménageur Marseille Aménagement. Sur cette structure et sur la politique municipale en matière d'immobilier, on peut lire l'enquête édifiante faite par Le Ravi et Mediapart en 2014 : http://www.leravi.org/spip.php?article1765


Pour savoir où en était la rénovation de Noailles avant l'effondrement des immeubles, on lira avec profit l'article que Benoît Gilles a consacré au sujet en janvier : https://marsactu.fr/coup-de-theatre-le-projet-de-renovation-du-quartier-noailles-attendra-le-prochain-mandat/

Oui, une des questions politiques parmi les plus urgentes est bien celle des affects (l'autre est celle de l'échelle géographique pertinente pour les mettre en jeu). Et nous débattons et nous nous débattons dans une jungle d'egos qui ne trouvent comme paravent à leur enflure que leurs tentatives (nécessaires, bien sûr) pour penser juste et avoir raison. Mais il ne sert à rien d'avoir raison, quand ce n'est pas au bon endroit et au bon moment.

Jacques Quiniou

Où voyez-vous un commentaire complaisant?


Commentaire semi de parti-pris (je ne fais pas partie de Marsactu mais j'y suis allée en stage... et surtout je suis lectrice)


Les enquêtes ne changent pas le monde en un jour mais elles outillent ceux qui veulent le faire. Les enquêtes au long cours de Marsactu (et d'autres bien sûr) sont un des éclairages qui permettent vraiment à ceux qui le veulent de mieux comprendre tout ce qui se joue à Marseille et dans sa région.

Aucun doute sur le fait que ces enquêtes ont aussi fortement aidé citoyens et journalistes à faire émerger les vrai enjeux rapidement après le drame de la rue d'Aubagne.


Et, comme Arrêt sur Images, Marsactu est un média entièrement indépendant qui dépend de ses abonnés pour sa survie. Vous l'avez compris, lecteurs d'ASI des Bouches-du-Rhône, ceci est un fort appel du pied.


(Lisez les articles en accès libre et jugez sur pièce)

"Au total, une excellente enquête, très complète, mais dont je dois bien constater qu'elle m'indigne moins que le futile portrait de son auteur désespéré."


DS pige encore pour Libé. Donc ces commentaires complaisants, bien loin de l'analyse critique des médias qui sont au programme du site.

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