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Ils ont Obama, nous avons... Ségolène

Alors comme ça, il paraît que l'opinion française est déjà lasse...

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Il n'y a dans cette chronique aucune analyse rhétorique, aucun décryptage, juste un "je ne peux plus la supporter" dilué tout au long de ce long blabla de Judith. Pourquoi ? la seule réponse que je puisse trouver c'est "elle a raté son tour" !! ah bon il y a des tours ? avant l'heure, c'est plus l'heure ? cette assimilation de la vie politique à une immense gare m'inquiète. Un autre point d'irritation de Judith : le soi disant "putch émotionnel" !! ici, il y a une sorte de créativité langagière, qui tient lieu d'argumentaire. Car un geste un peu vif et significatif ne peut en aucun cas être assimilé à "mettre ses entrailles sur la table" (encore une expression toute faite, moins originale, celle-là).

Bref, vous ne pouvez plus supporter Ségolène, soit. Maintenant on pourrait peut-être parler de politique.
"et le spectacle continue....."
comment AUBRY peut-elle penser avoir une quelconque légitimité avec 18 voix d'avance sur ROYAL, et de plus, dans les conditions de bidouillage et d'entourloupe vis à vis de DELANOË à Reims ???
toutes les petites tractations qu'elle a été obligée d'effectuer pour en arriver là, je me demande ce que ça donnera quand elle sera premier secrétaire et qu'elle s'asseoira sans vergogne sur toutes ces promesses opportunistes !!

et pour ROYAL ces derniers jours ont montré que les vieux du PS ne veulent pas d'elle et ne feront jamais rien pour elle, donc, aucune chance un jour pour elle d'être élue présidente avec ce sac de vipères à trainer derrière elle comme un boulet : d'où mon conseil, qu'elle se barre de ce panier de crabes et qu'elle créée son propre parti de gauche, elle aura pour la présidentielle et les militants socialistes qui l'avaient fait passer par 2 fois en tête, et les français de gauche mais non encartés !!! pour eux c'est tout sauf AUBRY et les vieux du PS...

pourquoi pas un parti social-démocrate français, nom piqué à l'europe mais qui me plait bien et....... au point où on en est, c'est tous aux abris, ou tout sauf AUBRY ou encore tout sauf le parti..............socialiste !!!!!!!
ras le bol de tout cela, que ROYAL ait le courage de s'émanciper, je pense que ce sera tout bénéf pour elle.................
Alors nous avons ce matin Aubry - Royal avant le vote des militants socialistes pour le 2° tour. Trouvez vous Aubry plus éloquente et charismatique ? Je pose cette question sans sous entendu ni à prioiri.
Ce vite dit et gratuit nous apprend comment la médiatrice du Monde à découvert qu'on pouvait désormais, grâce à l'élection d'Obama, "appeler un Noir un Noir". Ouf !
On n'imagine pas le nombre de courriers de protestation qu'elle à dû recevoir des lecteurs (elle en cite quelques uns), chaque fois que le quotidien employait cette désignation descriptive d'un caractère physique humain.
Les maniaques du politiquement correct ne craignent jamais l'outrance.

Elle fait également référence au chapître Préjugés du livre de style du Monde : "Les rédacteurs s'interdisent d'utiliser toute formule ou tout cliché exprimant du sexisme ("une charmante greffière"), du racisme ("une cruauté tout orientale") ou du mépris social ("fils d'un modeste instituteur")."

OK pour l'exemple raciste, mais pour les deux autres, franchement...
Jusqu'où iront-ils dans cette surenchère d'autocensure imbécile ?
pour répondre à quelques posts qui tentent de comprendre quelles peuvent être les personnes qui finissent par soutenir Ségolène ROYAL, je n'ai jamais été une "encartée" et j'ai toujours mis un point d'honneur à ne jamais écouer de discours politiques car ils sont tous du niveau d'un bonimenteur...

mais pour les derniers évènements du parti socialiste, je m'y intéresse car je "pressens" (oui je fais partie des fans "émotionnels") qu'il est urgent que le parti socialiste se range derrière un leader, seul(e) et unique car le pays va vraiment mal avec la politique favorable aux plus riches de ce gouvernement d'"ultra droite" et que si personne ne prends les rênes de la contestation, c'est le peuple qui va se démerder seul... et dans la rue !!!
je préfèrerais que ça se passe dans les urnes et derrière un programme de gauche qui reprends l'intérêt pour les personnes.... et, à ce propos, j'espère que les nouveaux socialistes seront plus socialistes que les anciens... à suivre !!!

alors pourquoi je pense que ROYAL a été la plus brillante à Reims ? non pas parce qu'elle se présente comme une victime (la journaliste qui a avancé cela à Ripostes a toujours des théories bizarroïdes pour ne pas dire nulles à mes yeux !), elle n'a pas besoin de cela, il suffit de se souvenir des attaques subies pendant la campagne et de celles d'aujourd'hui pour comprendre que les collègues de ROYAL ne supportent pas l'idée qu'elle devienne leur chef !!! elle, issue de la même génération, un scandale pour eux, impossible à gérer narcissiquement !!
eh bien, perso je pense qu'ils sont tout simplement moins bon ; ROYAL dans tous ses discours ce WE, a déjà mis en avant un programme de lutte, rangé et clair, contre les décisions de la droite et surtout pour remettre du social dans sa politique quand elle sera élue, et j'espère qu'elle le sera car je pense que c'est quelqu'un de parole....... ; c'est ce genre de discours que les militants et les français attendent.... et non, comme l'ont fait les autres, des discours expliquant où devrait en être le parti aujourd'hui et qu'elle est leur vision du parti aujourd'hui, etc... de cela tout le monde se fout !!! quelle est la capacité des socialistes à se battre dans le monde d'aujourd'hui, voilà ce qui intéresse !!

on parle de son ambition, de son autorité, de son mauvais caractère ?? selon moi ce sont des qualités nécessaires à un homme politique, qualités que n'avaient pas HOLLANDE (et de voir son poulain DELANOË se retirer à la HOLLANDE montre ce qui s'est passé durant toutes ces dernières années dans ce parti: la recherche de LA synthèse, ridicule dans un parti qui compte des milliers de militants et des fortes têtes) ; la démocratie ça n'est pas ça, c'est chercher la majorité et imposer les idées de la majorité... ce qu'on subi d'ailleurs depuis 2007 un programme de merde voté par une majorité trompée par un candidat qui a passé son temps à mentir.....

voilà pourquoi, à l'avenir, le bon électeur sera celui qui arrivera le mieux à détecter le plus gros menteur pour que celui-ci ne passe plus au suffrage universel ;
et alors on pourra dire que les électeurs seront devenus de bons électeurs.... tout un travail !!!
facile de comparer regarder écouter les discours de reims : ( disponibles sur marianne en ligne )

- une qui parle comme un homme ( couper l image on croirait jospin ) et qui va plaire a judith c est la triste martine aubry( avec cache derriere le jeune fabius )

- une qui parle comme une personne ( en plus elle ose même sourire ) et comme une femme c est segolene royal

qu est ce qui les sépare sur le fond , une qui refuse a priori toute alliance avec le centre mais qui a eu recours pour être elue maire de Lille , l'autre qui sas les réticences de son parti aurait pu gagner les voix portées sur F Bayrou
Je me mets en bas et je mélange tout ce que j'ai envie de dire après lecture des commentaires, parce que j'ai peur que dans les escaliers, je ne sois tellement décalée qu'on ne sait plus à qui je réponds; comme le post de Judith qui répond à Marie Casterez...

C'est pas que je la cherche, mais je vois une petite faille dans le raisonnement de Judith s'appuyant sur la comparaison entre Obama et Royal.
Car je ne vois pas de différence entre Ségolène Royal avec son poing sur le ventre (ou sa réaction sur les handicapés, mais là c'est une réaction à une première intention qui venait de Sarkozy et pas d'elle), et Barack Obama, qui en appelle à cette femme centenaire, ou qui place d'autres éléments très propres à déclencher de l'émotion plus que de la raison dans ses déclarations. Est-ce que quand c'est loin, qu'on est moins impliqué, qu'on ne s'identifie pas, qu'on connait moins la réalité des sujets, on ne serait pas un meilleur récepteur, un meilleur public?
Je ressens la gêne dont parle Judith envers ce côté des discours de Ségolène Royal, mais on en trouve à la pelle chez tous les politiques, si on cherche.

Je trouverai plus urgent de dire un truc genre "ils ont Obama, nous avons... Sarkozy" et de me demander si les "super-communicated man" actuels sont tous des leurres ou non.

Les symboles qu'on nous sert sont à la limite de l'homologation : Obama, noir certes mais pas descendant des esclaves des U.S.A. d'il y a 150 ans, Rama Yade, immigré certes mais surtout privilégiée (c'est représentatif, une musulmane étudiant dans un institut catholique privé, des immigrés en général?), Rachida Dati, qui patauge dans ses racines, et n'a pas plus assemblé les pièces du puzzle, plutôt moins, que certaines femmes immigrées, et donc surtout symbole que la réussite ne résoud pas les contradictions profondes...
Pourtant ces symboles sont authentifiés par la presse. Comme le record de Ben Johnson par la couverture de l'équipe de l'époque.... Affichée par les fans du 100 mètres. Puis décrochée bien plus tard.
Ils sont un peu dopés au besoin d'espoir ces symboles. Ils m'inquiètent.
Bien, pertinent, des faits, pas besoin de fioritures : j'adore.
Le Forum c'est entre le Capitole et le Colisée avec des sorties vers les catacombes mais j'aime bien cette liberté d'expression. Bien que mon salaire depuis deux ans reste à 6,20€ nets de l'heure, je me réabonnerait à cette émission pour sa fraîcheur (et aussi ses digressions).

Bon, (pour ma pomme) S "EGO" c'est la star sans vie car le P/S c'est programme commun à tous les éléphants, éléphanteaux et ânes (voir KORKOS) où se mélangent les OUitistes de l'Europe libérale et les NOnnistes de l'idem (ces derniers n'allant pas très loin dans leurs positionnements) et cela conduit à une désertion des adhérents, les élus s'accrochant à leurs petits jobs au conseil municipal, au conseil général ou régional, pour les plus fortunés au sein des SEM divers et variès, à la députation nationale, européenne voire Sénatoriale quand ce n'est pas l'OMC, le FMI et autres balivernes qui nous maintiennent à terre, nous les vermisseaux, prompts à payer nos impôts locaux, fonciers, sur le revenu dans une misère toujours plus grande avec des salaires et des retraites (pour les nantis) toujours plus bas, avec toujours moins de travail...

Oui, le PS devrait changer de nom : PZ parti des zélus.
Ne vous est-il pas venu à l'esprit, judith, que cette "seconde chance", n'était pas destinée à ségolène, mais aux autres éléphants ? Et ne vous est-il pas venu à l'esprit que ceux qui la portent sous les projecteurs sont les militants et les sympathisants ?
L'évidence est-elle si consternante pour que vous cherchassiez d'autres raison à son succès; où pensez-vous être l'un des bras armés d'une machine médiatique si puissante qu'elle empêche les chaque militant de voter en son âme et conscience ?
Je ne juge pas les hommes (et les femmes) politiques sur leur éloquence, qui parfois ne sert qu'à masquer le vide des idées (ou pire, mettre en avant des idées nauséabondes - on parle bien de l'éloquence d'Hitler et de sa capacité à galvaniser les foules...). Et puis bien des bourdes de Sarkozy sont passées inaperçues, quand certaines attribuées à Ségolène Royal n'en étaient pas réellement (comme cette histoire de "justice chinoise"). On moque sa prestation au Zénith, en se focalisant sur la forme plutôt que sur le fond du discours. Moi j'apprécie son opiniâtreté à fustiger la politique Sarkozyste, et sa volonté de faire de la politique "autrement". Si Martine Aubry était arrivée en tête, aurait-on remis en question sa légitimité à la tête du parti ? Si Ségolène Royal est écartée par le fait d'une coalition du type "tout sauf Ségo", alors pour moi il ne sera pas question de voter socialiste aux prochaines élections. Ma voix ira à la liste conduite par Cohn-Bendit.
Et un point Godwin pour Stéphanie ( joli prénom ).
Hitler, ça compte double ?
je partage tout à fais cet avis, comment les 3 olibrius (quoique HAMON est un peu à part dans ce conflit) qui n'ont comme seul acte politique que celui de NE PAS laisser passer Ségolène ROYAL peuvent-ils s'imaginer pouvoir rallier les forces de gauche en 2012 ; c'est tellement pitoyable ;
ce sera également un retour aux sources pour moi, quand je ne savais pas me décider pour la gauche il y a toujours eu les écologistes, et Cohn-Bendit pour l'Europe est parfait .... mais le choix en france est .... comment dire......... un peu plus difficile ????????? oui c'est cela, difficile ..............

..........seule lueur d'éclaircie ce matin : étant donné qu'ils n'ont pas réussi à se départager à Reims, ils vont remettre le vote des militants pour le 20 Novembre, ce qui remettra peut-être les pendules à l'heure et évitera d'autres spectacles de conflit affligeant !!! et j'espère qu'ensuite ils seront tous derrière la personne désignée........... ou pas ????????

je partage tout à fais cet avis, comment les 3 olibrius (quoique HAMON est un peu à part dans ce conflit) qui n'ont comme seul acte politique que celui de NE PAS laisser passer Ségolène ROYAL peuvent-ils s'imaginer pouvoir rallier les forces de gauche en 2012 ; c'est tellement pitoyable ;
ce sera également un retour aux sources pour moi, quand je ne savais pas me décider pour la gauche il y a toujours eu les écologistes, et Cohn-Bendit pour l'Europe est parfait .... mais le choix en france est .... comment dire......... un peu plus difficile ????????? oui c'est cela, difficile ..............

..........seule lueur d'éclaircie ce matin : étant donné qu'ils n'ont pas réussi à se départager à Reims, ils vont remettre le vote des militants pour le 20 Novembre, ce qui remettra peut-être les pendules à l'heure et évitera d'autres spectacles de conflit affligeant !!! et j'espère qu'ensuite ils seront tous derrière la personne désignée........... ou pas ????????


Si la gauche qui débat (il me semble qu'en dehors de la question des alliances se pose la question de savoir si le PS continue de se tourner vers les libéraux ou revient vers la gauche) vous débecte, effectivement il vous reste le loisir de voter pour Cohn Bendit ou le reste de la droite...


Si la gauche qui débat (il me semble qu'en dehors de la question des alliances se pose la question de savoir si le PS continue de se tourner vers les libéraux ou revient vers la gauche) vous débecte, effectivement il vous reste le loisir de voter pour Cohn Bendit ou le reste de la droite...



"débecte" n'est pas ce que je ressens, un parti qui débat pour les idées, je suis pour, mais étant donné que leurs idées sont globalement les mêmes (et pour moi pas aussi binaires que pour vous).... idées socialistes si je ne me trompe ??? et que l'urgence en ce moment est ailleurs, mais vous allez sans doute me donner une leçon là-dessus aussi, alors je me dit qu'ils doivent plutôt se battre pour leur personne... ou pas ??





"Réjouissez-vous, Judith, vous allez l'avoir votre Peillon !
Mais faudra prendre Ségolène avec. Parce que :

Citation:Libération
si la présidente de Poitou-Charentes était élue patronne de Solferino, par les militants jeudi prochain, le député européen Vincent Peillon assumerait le rôle de "premier secrétaire délégué"

On ne vend pas les articles séparément. Le frère jumeau de Manuel Vals, le "socialiste" qui a peur des ouvriers, sera donc chargé de prendre les mauvais coups en gérant le quotidien pendant que madame préservera son image de présidentiable jusqu'en 2012. Du moins, elle va essayer..."




ceci est un post de vous et en vous lisant je ne vous trouve finalement pas si bon "camarade"....

mais la plupart du temps vous restez parfaitement neutre et ne faites que reprendre les phrases des autres @sinautes pour les commenter ; lorsque vous donnerez votre avis personnel je serais ravie de commenter votre participation......... ou pas !!
Vous pouvez vous refuser à juger les politiques sur leur éloquence si vous voulez ; elle reste pourtant un critère d'éligibilité fondamental. Le cas Obama le rappelle : il se trouve de nombreux analystes pour dire que le programme qu'il a défendu pendant la campagne est relativement flou, et que ce n'est pas sur cela qu'il a été élu, mais bien par sa capacité à convaincre les foules de sa compétence et de son adéquation au poste, et à réactiver des imaginaires pourtant incapables d'espoir et d'enthousiasme depuis longtemps. Nous sommes en démocratie, obtenir le pouvoir suppose d'abord d'obtenir l'assentiment des foules, cela suppose des talents rhétoriques. Je ne dis pas que c'est bien, je dis que c'est comme ça.
Il n'y a pas que le talent rhétorique pour emporter l'assentiment des foules.
J'ai entendu une femme (je ne sais pas qui c'est ayant pris l'émission en cours) dans "Ripostes" qui se demandait si tout cela n'était pas une stratégie politique tout simplement. Le fait de faire des phrases naïves et responsabilisantes comme si on s'adressait à des enfants, provoquer les sifflets de certains militants face aux caméras, attendre le dernier moment pour annoncer sa candidature en espérant que les méchants divisionnaires soient les premiers à se déclarer en prouvant ainsi leur félonie...
Une bonne stratégie de victimisation là où justement la rhétorique a échoué. Parier sur les militants les moins marqués idéologiquement, et les plus aptes à se laisser guider par la fibre émotionnelle.
On n'est pas loin de l'émission de téléréalité où le candidat "un peu bête mais gentil" gagne à la fin par réaction à la méchanceté de ceux qui s'en sont pris à lui.
Je ne sais si cette théorie est la bonne, en tout cas, c'est la plus radicale que j'ai lu à ce propos. La victimisation, elle en joue depuis les présidentielles, à juste titre parfois, mais cela ne tient qu'un temps, y compris dans ce cas. On est loin du "yes we can" bien plus vindicatif, volontariste (typiquement américain d'ailleurs, car individualiste, malgré le "nous"), Ségolène est encore dans le larmoyant et pire encore, dans le prêchi prêcha. Pas la bonne église pour moi... en tout cas.

yG
provoquer les sifflets de certains militants face aux caméras
En citant Jaurès, par exemple ?

attendre le dernier moment pour annoncer sa candidature
Vous parlez de Martine Aubry ?

Toutes les critiques sur la rhétorique et l'éloquence de Ségolène Royal, je peux les entendre, même si je ne les partage pas. Mais l'argument, "elle se victimise pour compenser", vraiment, je trouve cela tordu et mesquin. D'ailleurs, en l'occurence, deux arguments sur trois que vous citez à l'appui de cette "analyse" me paraissent tomber à plat.

Vous pouvez vous refuser à juger les politiques sur leur éloquence si vous voulez ; elle reste pourtant un critère d'éligibilité fondamental. Le cas Obama le rappelle : il se trouve de nombreux analystes pour dire que le programme qu'il a défendu pendant la campagne est relativement flou, et que ce n'est pas sur cela qu'il a été élu, mais bien par sa capacité à convaincre les foules de sa compétence et de son adéquation au poste, et à réactiver des imaginaires pourtant incapables d'espoir et d'enthousiasme depuis longtemps. Nous sommes en démocratie, obtenir le pouvoir suppose d'abord d'obtenir l'assentiment des foules, cela suppose des talents rhétoriques. Je ne dis pas que c'est bien, je dis que c'est comme ça.

« Il se trouve de nombreux analystes », dites-vous. Vous pouvez nous donner des noms ? Les analystes, quand sont nombreux, ont forcément raison ? Drôle d'argument pour faire passer pour vrai ce qui n'est qu'un sentiment de votre part. A moins évidemment que vous ayez suivi la campagne électorale américaine sur place, en compagnie d'Américains. Pour ma part, je me garderai bien d'affirmer que l'éloquence et le charisme d'Obama ont été déterminants dans son élection, tout simplement parce que je ne connais pas grand chose à la société américaine et à la politique américaine. Et les « analystes » des Calvi, Dassier et autres Chabot, je m'en méfie.

Concernant Ségolène Royal, vous reconnaissez en fait que vous ne l'avez jamais appréciée. C'est tout à fait votre droit mais ne faites pas passer, là non plus, ce qui n'est que des impressions ou des sentiments pour des vérités, au nom de la rhétorique que vous maîtrisez excellemment bien, je vous l'accorde. Pour une oratrice aussi nulle et aussi peu charismatique que vous le dites, Ségolène Royal ne s'est pas trop mal débrouillée jusqu'à présent, arrivant à s'imposer en 2007, face à Strauss-Kahn et Fabius qui sont, eux, d'après vos critères d'excellents orateurs charismatiques. Et elle a encore toutes ses chances, jeudi qui vient, de s'imposer à la tête du PS.

Il est bien évident que Ségolène Royal s'appuie sur d'autres ressorts que l'éloquence ou le charisme. Lesquels ? Je ne les connais pas, je constate juste que, dans mon entourage, elle ne laisse personne indifférent. On l'aime ou on la déteste, il n'y a pas de milieu. Et c'est elle, sa personne, qui est en cause, pas son éloquence, ni le fond de son discours.
Et les « analystes » des Calvi, Dassier et autres Chabot, je m'en méfie.

Vous ne pouvez demander à Judith de citer ses sources tout en supposant indirectement qu'elles sont celles que vous donnez.


Concernant Ségolène Royal, vous reconnaissez en fait que vous ne l'avez jamais appréciée. C'est tout à fait votre droit mais ne faites pas passer, là non plus, ce qui n'est que des impressions ou des sentiments pour des vérités, au nom de la rhétorique que vous maîtrisez excellemment bien, je vous l'accorde

Mais vous n'avez rien compris, c'est justement à cause de sa rhétorique, son incapacité à la maitriser en relation avec le poste qu'elle brigue, hier comme aujourd'hui, qui détermine le sentiment de Judith la concernant, autrement dit, tout l'inverse de votre raisonnement causal.

Je ne les connais pas, je constate juste que, dans mon entourage, elle ne laisse personne indifférent. On l'aime ou on la déteste, il n'y a pas de milieu. Et c'est elle, sa personne, qui est en cause, pas son éloquence, ni le fond de son discours.

Drôle de milieu que le vôtre dans lequel la personne de Ségolène est dissociable de son éloquence ou de la teneur de son discours... Je ne nie pas qu'il existe votre milieu (à l'instar des sexistes qui ne l'aiment pas parce que c'est une femme par exemple), mais n'en faites pas la règle, et encore moins l'étalon auquel Judith devrait prendre la mesure de ses jugements.

yG
Gari (on peut se tutoyer ici comme ailleurs), je ne suis pas sûre que tu aies bien compris ma position : Ségolène, on ne peut pas dire que je ne l'ai jamais "appréciée" ; à l'époque de son ascension médiatique, je ne l'aimais ni ne la détestais : je l'observais, je l'écoutais. Il y a eu Villepinte : j'ai aimé son programme, pas sa manière de le dire, de le vivre, de le faire entendre. Je l'ai soutenue, par conviction idéologique, sans adhésion particulière à sa personne (j'avais écrit textuellement sur le BBB : sa personne m'indiffère). Et puis au moment du débat, je l'ai trouvée faible, et je lui en ai voulu de massacrer les chances de la gauche de l'emporter. Mais je ne la détestais toujours pas. Depuis, elle continue de briguer des pouvoirs (pourquoi pas) mais ne s'améliore pas quant aux critères qui me semblent importants pour les conquérir ; et là, elle me lasse. J'en ai assez de voir autant une si médiocre oratrice, quand de très bons orateurs, mieux à même de défendre les mêmes idées, disparaissent dans son ombre. Je ne la déteste toujours pas ; mais je ne peux plus "la voir" : je veux en voir d'autres, maintenant. Parce que ce qui m'importe, c'est la santé, l'audibilité, la force de persuasion de la gauche. Quelle que soit la personne qui l'incarne.

J'en ai assez de voir autant une si médiocre oratrice, quand de très bons orateurs, mieux à même de défendre les mêmes idées, disparaissent dans son ombre.

Vos idées, c'est donc celles de Manuel Vals, le porte-parole de Ségolène Royal (c'est lui qui a annoncé sa candidature au poste de Première secrétaire du PS) ? Je suis surpris, je vous croyais plutôt du côté de l'aile gauche du parti dit socialiste, un parti qui, lui-même, n'est déjà pas tellement à gauche si l'on en juge par le faible score de Benoit Hamon...
Mes idées sont plus proches de la gauches réelle que de la gauche officielle ; mais mes idées me poussent surtout à vouloir une gauche puissante et victorieuse ; le discours de Villepinte m'avait convaincue que Ségolène pouvait incarner les idées de gauche dans lesquelles je me reconnaissais ; ses interventions depuis le déclenchement de la crise, souvent assez à gauche, sont assez éloignées de celles de Valls, en qui je ne me reconnais guère. Donc Ségo, sur le plan idéologique, en acceptant une fourchette large sur le spectre des idées, ça peut aller. Parce que mon idée, c'est qu'il faut d'abord un leader, capable de réinsuffler espoir, vitalité, et créativité idéologique au parti. Son propre profil idéologique n'est qu'un des paramètres à prendre en compte. Sur les autres paramètres, elle ne convient pas (je n'y reviens pas).
Oui, mais comment peut-on trouver crédible à un moment des interventions dignes de Chavez avec la démarche d'aller chercher Bayrou pour en faire son premier ministre ? C'est complètement incohérent. Vals et Peillon sont sur une ligne de transformation du PS en parti de centre droit. Avec eux, c''en serait fini de la droite et la gauche, il n'y aurait plus d'alternative mais une bipolarisation, une alternance à l'américaine... Lisez les textes, Judith, la retraite par point, c'est pas une invention, c'est un système de capitalisation individuel, le contraire d'un système se solidarité mutualisé.
Gari (on peut se tutoyer ici comme ailleurs)

Pas sûr que cela celui que nous connaissons, mais bon, peu importe, cela ne change pas le fond de ma réponse.

yG

Pas sûr que cela celui que nous connaissons, mais bon, peu importe, cela ne change pas le fond de ma réponse.
yG

Si, si, c'est le même. Sacré yannick G ! Aujourd'hui comme hier, il suffit d'exprimer une divergence avec Judith pour te lire. ;-)
Autant pour moi.... chevalier un jour, chevalier toujours... certes, sur un poney, mais bon, on fait comme on peut, et puis les moulins à vent ne manquent pas plus que les nobles causes...

;) yG

Gari : ne faites pas passer, là non plus, ce qui n'est que des impressions ou des sentiments pour des vérités [...]

Gari résume bien ce que j'éprouve à la lecture de votre chronique, Judith, d'autant que votre analyse me semble assez peu solide. Dans votre petit rappel vidéo, le court extrait de Ségolène est en effet bien confus ; mais ce n'est pas sur la base d'un exemple isolé de cafouillage qu'on peut déduire une tendance générale. Il suffit de consulter la retranscription de ce débat pour constater que le mêli-mêlo syntaxique n'est pas une constante. De ce fait, votre hypothèse d'une "hyperhypotaxe" ne tient pas la route. Du reste, il n'y a pas "une phrase" interminable dans cet extrait, mais quatre. Parler de parataxe pour Sarkozy est plus pertinent, encore qu'il me paraisse plus simple de dire que ses phrases sont plus courtes.

Il est vrai que les phrases de Ségolène sont en général plus longues, comme le confirme une étude plus approfondie. Mais je reste très réservé à l'égard de votre affirmation selon laquelle la phase courte est indispensable en politique. Ce qui vous semble une évidence ne tombe pas du ciel : cette pratique s'est surtout répandue depuis que les spécialistes en communication marketing ont fait entrer les trucs de la pub dans les discours politiques, il y environ une trentaine d'années. Les trois derniers présidents élus ont pratiqué la phrase courte ; mais cela n'implique pas pour autant qu'ils ont été élus grâce aux phrases courtes. Avant Giscard, les phrases étaient en moyenne bien plus longues ; avec une moyenne de 27 mots par phrase, Ségolène n'atteint d'ailleurs pas leur niveau. Si l'on en croit ce document lexicométrique de Paris 3, les phrases de Mitterand auraient été en moyenne de 33 mots par phrase durant son premier septennat : personne n'a pourtant jamais mis en cause ses facultés oratoires. Il est possible que la phrase courte soit aujourd'hui plus à la mode, mais de toute façon les facteurs qui permettent de convaincre l'électeur sont tellement nombreux et divers qu'il paraît bien difficile de souscrire à des affirmations péremptoires à ce sujet.

Personnellement, la longueur des phrases, je n'en ai pas grand chose à faire. Dans les deux premiers exemples que vous prenez, je préfère de loin l'intervention de Ségolène, même avec son cafouillage : parce qu'elle met du contenu dans ce qu'elle dit, alors que Sarkozy nous offre un concentré de langue de bois : la "passion de l'action", ça m'horripile. Il y a quand même un tas d'autres aspects qui contribuent à l'image d'un candidat, dont pas mal qui passent avant la forme des phrases - certains ici l'ont très bien dit, d'ailleurs. On peut même hasarder l'hypothèse que les électeurs s'intéressent aussi aux idées défendues, indépendamment de leur forme. Pour ce qui concerne Obama, l'art oratoire y est peut-être pour quelque chose. Je n'en sais pas assez à son sujet pour en discuter ; mais il me semble tout de même que son record de dépenses de campagne, les couacs de l'équipe de Mc Cain ou encore la crise financière ont dû peser lourd...

En définitive, Judith, quand vous affirmez que l'art oratoire est déterminant parce que "c'est comme ça", vous nous parlez moins de rhétorique que de vous, de votre goût. Vous êtes à titre personnel particulièrement réceptive à cet aspect ; mais cela ne veut pas dire que tout le monde l'est autant que vous. Pour moi, s'il se trouve demain un candidat socialiste qui arrive enfin à soutenir un vrai programme de gauche, pour peu qu'il ne s'agisse pas d'un des éléphants qui prennent leurs électeurs pour des cons depuis près de trente ans, je lui pardonnerai volontiers de faire des phrases trop longues.

En attendant, je vous rejoins volontiers sur un point : je n'aime pas spécialement Ségolène.
Addendum. 27 mots par phrase, ça me paraissait beaucoup pour l'oral de Ségolène. Alors je me suis amusé à compter à l'aide d'un traitement de texte la moyenne de chacun des candidats, en prenant leurs trois premières longues interventions (pour éviter les brefs échanges qui reverraient artificiellement la moyenne à la baisse). Résultat : j'obtiens 21 mots par phrase en moyenne pour Ségolène et 15,7 pour Sarko.

J'ai fait la même chose pour votre chronique, Judith, et j'obtiens une moyenne de... 30 mots par phrase.

J'aime beaucoup aussi la conclusion de votre brève étude orale sur les phrases des deux candidats : "Partout il manque des bouts, mais ça, ça nous parle parce que c'est tellement naturel cette manière de faire des ellipses dans la langue, ça s'appelle faire de la parataxe et c'est la langue abrégée de l'oral efficace, de l'oral qui file au but en zappant l'inessentiel et donc ça nous rassure, enfin, ça nous rassurerait complètement si l'on était sûr que Sarkozy ne deviendra pas le président de la parataxe qui zapperait des segments de la société qu'il jugerait inessentiels.
. 81 mots, et avec un débit rapide. Parataxe, dites-vous ?
Toujours un grand intérêt à te lire même lorsque je ne partage pas l'entièreté de tes décryptages-analyses, mais là, Peillon et les golden-soc,non.
Pour un complément d'information sur l'animal, lire dans le Monde Diplo de novembre le papier de François Ruffin: "A contresens sur l'autoroute des idées".
Je veux bien que la parataxe soit Sarkozyste et que l’hyperhypotaxe soit Ségoliste
Seulement, je me remémore la [large]bravitude[/large] "ségoliste" dont tous les "bons" journalsites continuent de se faire des gorges chaudes, alors que du haut du Mont-Saint-Michel, le ministre de l'intérieur candidat [large]prêtait à François Mitterrand "Vous n'avez pas le monopole du coeur"[/large], phrase prononcée par Giscard.
Et depuis, parataxe ou pas, celui qui "fait président" nous a infligé le Fouquet's, le yatch Bolloré, Disneyland et autres facéties.
Dernière en date : le [large]"coup du siècle"[/large] (avoir convaincu le G20 de fixer la date de réunion au moment où s'ouvre le congrès du PS : ça ne frise même plus l'imbécillité, même Frédéric Lefebvre n'aurait pas osé).

Je ne suis pas "Ségoliste". J'ai encore en mémoire, quand elle était Ministre déléguée du calamiteux Allègre, ces niaiseries sur "l'enfant qui ne ment pas" (à croire qu'elle n'avait pas de gosses). Mais je suis sûr - sans hélas pouvoir le démontrer - qu'elle aurait été moins calamiteuse que celui qui "fait président". Et la manière dont elle est traitée actuellement par ses "camarades" (à commencer par Martine Aubry qui s'allie minablement avec Fabius), hyperhypotaxe ou pas, me débecte profondément.

Le n° du Zénith paraît incongru à voir les extraits à la télé. Mais, il faut savoir que même un meeting classique ne passe pas à la télé. Souvenir, souvenir : un meeting de Mitterrand à Rennes en 1988, du grand art, mais la confidence faite à des milliers de militants (buste s'inclinant, vois adoucie dans le micro) était peu télégénique. Et les reportages sur les réunions de Delanoë donne une image de gestes saccadés, d'une voix trop poussée que n'avaient sans doute pas les participants.

Désolé, mais tout ne se réduit pas à des figures de style, chère Judith !
Je ne comprends pas l'admiration de J B devant V P . Ce monsieur est arrogant et nul. Il a été battu lors des dérnières éléctions législatives. Son manque d'intérêt pour les ouvriers de Vimeu frappés par les délocalisations et le chômage et ses déclarations en plein affaire Airbus n'évoquent absolument pas un homme de gauche
Eh bien , je trouve votre article bien affligeant et surtout bien empli d'une misogynie tellement intégrée à votre manière d'écrire et sans doute à votre manière de penser , puisque la manière de parler , c'est aussi la manière de penser, que vous en perdez toute réelle analyse politique et que vous faites justement ce que vous reprochez tant à Ségolène Royal , du sentimentique et du poétal bien enveloppé dans votre maîtrise de la langue française.
Je n'ai pas envie de reprendre point par point votre prétendue analyse , tant elle est faussée par votre parti pris anti-Royal qui vous empêche toute perspective et toute réelle réflexion .
Je vous plains , Madame, en tant que femme , mais je vous plains aussi tout court de vous laisser aller à exprimer tant de haine (oh bien habillée de figures sémantiques pour faire sérieux)mais sans un avis digne de ce nom qui pour être contraire pourrait au moins être plus honnête.
Vous en êtes encore à trouver qu'un homme , en l'occurrence Vincent Peillon ,que j'estime par ailleurs , s'exprime tellement mieux , ferait tellement mieux bref , un homme quoi !
Allons , je ne vous ferai sans doute pas remettre en question votre manière d'aborder les choses;
ARRET sur IMAGES est un excellent site pourtant , vous ne lui faîtes pas honneur.

Marie Casterez
Dernière contribution sur ce fil, il y en a déjà beaucoup trop, je suis - provisoirement - brouillé avec Judith et j'ai peur que tout ce rouge ne l'excite... Juste pour dire combien je suis d'accord sur l'éloge qu'elle fait de l'excellent Vincent Peillon magnifique invité de Serge Moati dans RipoStes dimanche dernier.

***
Je n'ai malheureusement pas le temps de lire toutes les réactions.. la première d'entre elles dit "je vous trouve dure Judith" Eh bien moi non, je vous trouve juste et lucide. Pour faire court, vous avez décrit exactement tout ce que je ressens quand je vois apparaître cette "belle en cuisse" qui prend la politique pour un show permanent. Comme Claude François (je prends cet exemple car il est flagrant) je me souviens quand j'étais gosse, j'attendais la sortie de sa dernière chanson pour voir son nouvel habit de scène... c'est pareil pour elle ! J'aimerais savoir combien de temps elle passe à choisir ses vêtements, ses coiffures, son maquillage, ses nouvelles dents etc..
Dans libé, une photo la montrait sur le plateau de TF1 je crois, en train de secouer la tête pour remettre ses cheveux en place.. (j'avais regardé en différé le 7-10 de france inter consacré à Martine Aubry, .. en attendant l'interview on la voyait reprendre des notes, les consulter et quand l'émission a démarré, tout reposer et répondre aux questions. Ya pas photo entre les deux !
quant au discours de la diva, vous avez tout dit : des incantations qui me font dresser les poils ! Je ne supporte plus !
Alors, si une coalition pouvait la virer (je ne suis pas socialiste mais je trouve que Hamon ou Aubry ont un discours qui tient la route) franchement, ça me réjouirait;
Ce n'est pas de l'aigreur ni de la jalousie, c'est de la fatigue !! Et cela vous l'avez bien dit.
Voilà, je ne me relis pas. Désolée pour le brouillon mais le coeur y est. Bravo à vous Judith !
Bonjour Judith,

Ben, il nous faut un troisième article alors ! En effet, avec celui-ci, nous devons une fois encore vous écrire : "Bravi, bravi, bravi !".

Bon papier, nous sommes en rages de ne point atteindre un petit pourcentage de votre capacité à rédiger de bonnes infos.

En ce qui concerne le fond du sujet, nous avons fait le choix de l'humour.

http://gueulante.20minutes-blogs.fr/archive/2008/11/13/segolene-royal-veut-une-france-adepte-du-tantrisme.html

Cela étant, ce qui est très incompréhensible au PS, c'est cette perpétuelle foire d'empoigne.

Remarquez, l'avantage quelque part c'est que tout le monde en profite.

Dans les autres paris, hormis les verts, tout ce fait à l'étouffer ! On cuisine à petit feu, et hop on flingue avec des silencieux.

C'est vraiment dommage, pour le Pays, d'assister à un si énorme gaspillage de tous côtés au PS car la France se doit d'avoir une opposition forte pour ainsi rééquilibrer à la fois la démocratie et la république. Mais bon, le charme Gaulois dans la Capitale des sacres va tourner à pleins régimes... (Pas mal comme phrase non ?)

Bon, à bientôt. Enfin, si c'est possible car Air France est en grève. Heu, les sièges avec suppléments, c'est toujours d'actualité ? (humour)

Bravi, bravi et bravi !

JD
l'Equipe
gueulante.fr
Ils ont fait un casse ou ils ont obtenu un crédit ?

169 chambres, champagne à gogo, le contribuable a bon dos !

***
Sensibilité audiovisuelle : un peu d'introspection

- ma réaction lors des élections présidentielles françaises : Madame Royal (pourrait-on et, d'ailleurs qui a commencé, arrêter de l'appeler Ségolène c'est infantilisant ) ! ne passe vraiment pas bien à l'écran, la plus mauvaise comédienne de sa génération (ce n'est pas tout d'avoir un "grand" texte encore faut-il être capable de l'amener au public) et un Oscar à Sarkozy (même si le film est nul on s'y ennuie beaucoup moins)

- durant les primaires démocrates à l'arrivée de Barack Obama : bouffée délirante à tendance raciste : mais que vient faire cet électron libre dans la campagne des démocrates, les Etats-uniens auront déjà du mal à élire une femme alors un noir ! Je ne vous dis pas à quel point j'ai honte.....

Question : n'a-t'on pas les leaders que l'on mérite ? Qui, un jour, parlera à nos intelligences diverses et variées sans nous caresser dans le sens du poil ?

Personnellement, la seule personne qui dans ce fatras audiovisuel me parle, c'est Elisabeth Guigou. elle a certes un bien joli visage mais là n'est pas la question. Elle incarne le calme, la pondération, la force tranquille ;-) lisez : elle ME rassure j'ai l'intuition qu'elle sait quelles sont les priorités : malheureusement elle ne brigue rien visiblement

Besoin de rassurement (et non pas de rassurance ) : la société dépeinte dans lémédias est anxyogène et j'ai besoin de savoir que la personne aux commandes ne va pas flancher et ne laissera PERSONNE s'abîmer

La vie n'est pas un long fleuve tranquille, tant que l'on ne verra pas au-delà de nos berges on n'est pas sorti de l'eau

Cri du cœur de Catherine Millet au grand journal concernant le PS (questions posées en fin d'émission aux invités de la veille) : Qu'ils crèvent tous !!!! Comme un cri primal, une délivrance, un pavé dans la mare : sans comprendre pourquoi et pas vraiment fan de ce style j'ai adhéré à 100 %. C'est triste, désolant, indigne mais saperlipopette que cela fait du bien. Enfin quelqu'un qui dit aux responsables que ce sont des gros nuls. C'est vrai c'est quand même ballot de perdre avec des discours de droite quand on aurait pu perdre avec des idées de gauche !

NB : Chère Judith je vous remercie pour votre humour, votre impertinence, votre érudition
A quand l'analyse sémiologique des élèves de la star'Ac sur @si? à mon avis ça ne va pas tarder.
Daniel, l'autre jour se demandait " sont-ce les journalistes qui rendent ridicules et inaudibles les socialistes?" voilà une brillante démonstration.
En plus je paye pour lire ces conneries, je dois être maso?
Bravo, Judith, vous avez réussi à caser "parataxe et hyperhypotaxe" ça c'est fort. J'ai cru un moment que c'était de nouvelles taxes, avais- je raté ça lors du débat présidentiel? je m'en voulais.
Ouf, Voilà que j'apprends qu'il s'agit en fait de la façon d''assaisonner sa" salade de mots". Je pourrais, désormais, distinguer à ma droite les parataxologue et à ma gauche les hyperhypotaxologue... ça se soigne docteur?
non vraiment le monde va changer pour moi !
merci Judith
Pour m'occuper aussi du non-verbal, qu'on est plus enclin à croire quand on assiste à une prestation télévisuelle,
je pense que Ségo a gagné la bataille du non-verbal, si elle a perdu celle de l'hyperhypotaxe,
parce que Sarkozy envoyait des messages contradictoires : d'un côté l'extrême assurance apparente dégagée par sa parataxe,
de l'autre, les peits coups d'oeil inquiets envoyés aux journalistes, façon de dire, au secours, je ne m'en sors pas,
beaucoup d'admirateurs de Sarko étaient sortis désarçonnés du débat,
ne comprenant pas ce décalage, parce qu'inconsciemment on croit davantage ce qu'on voit que ce qu'on entend rationnellement.

Pour ce qui est de Ségo, j'ai le souvenir des moqueries contre Mitterrand quand j'étais enfant, on le disqualifiait,
il n'était pas consensuel, il en irritait plus d'un, avec les années il est devenu télévisuel, consensuel, en tout cas suffisamment pour être élu en 1981.

La fabrique des leaders d'opinion, tout un débat. Oui, elle est irritante, elle se trompe beaucoup, elle cherche des pistes de manière maladroite,
mais elle a pour elle d'être pugnace et persévérante, ce qui pourrait bien un jour tourner à son avantage.

Je voulais dire que s'agissant de vous, Judith, votre critique se fonde sur une analyse objective,
ce qui n'est pas toujours le cas de certaines femmes qui ont une telle haine pour Ségo,
qu'on ressent que se cachent derrière des sentiments beaucoup plus inavouables.
On ne sent rien de tel chez vous.


http://anthropia.blogg.org
Judith, j'ai l'impression que vous avez inversé parataxe et hyperhypotaxe dans cette phrase qui jouxte la vidéo...
Enfin, si j'en crois la vidéo et ce que j'en ai retiré comme information.

"La comparaison de leurs registres rhétoriques respectifs, que j’avais chroniquée avec un certain désespoir, faisait apparaître la suprématie de la parataxe Sarkozyste face à l’hyperhypotaxe Ségoliste, cette dernière noyant l’impact des idées dans la marée d’un phrasé interminable et dévertébré."


amicalement.
Bonjour,
la poupée m interesse pour offrir à Noël , où puis je la trouver ?
C était le théme des travaux manuels de votre classe, pour les fêtes de fin d année ?
Si il vous en reste, pouvez vous m'en faire parvenir ...............
Bien à vous
Eternelle question: faut il voter pour celui qui "impressionne" par sa rhétorique ou celui qui a un projet mieux ficelé mais moins bien présenté?
Imaginons un instant qu'Obama se plante (ce que je n'espère pas), qu'entendra t'on alors?
Il n'avait que le verbe et pas de projet bien défini? à l'inverse Mc Cain conjuguait expérience, vision bla bla bla...

Javoue faire partie de ceux qui regardent le contenu et moins le contenant (je ne minimise pas son importance néanmoins) et quand je vois les belles tirades de notre pro de la parataxe avec la réalité de ces propos, je frissonne...

Suffit il de faire de belles phrases même fausses plutôt que des tirades longues et ennuyeuses mêmes vraies?

la réponse interpellera notre idée de la démocratie...
je vous trouve bien sevère. ceci dit ,on a appris par des sondages que pour l election de sarko,une grande majorité de femmes pres de 60% ,ont voté pour lui et inversement. Et on voit ce que ça donne.!Et comme j aime la provoque, j en conclus que beaucoup de femmes aiment bien servir la soupe aux hommes.Et aprés on nous accuse de matchisme!!meme si segolène a des défauts elle a le merite de se battre ,quand aux idées, elle en a, la preuve sarko les pique meme dans ses discours, mais sans mettre les moyens.
cher judith, decrivez nous l'etre parfait pour vous donner satisfaction et diriger le ps, ça ne doit pas etre dificile dans le monde virtuel que nous vivons actuellement
Et dire qu'il m'a fallu 70 ans pour apprendre ce que c'était que la parataxe ! Soyez mille fois remerciée pour ça, Judith, et pour tout le reste de votre article ! Et l'hyperhypotaxe ! ( mais là, vous n'en rajoutez pas un peu, non ?)
On peut au moins reconnaître à Royal son opiniâtreté dans un parti qui la déteste. On peut également lui reconnaître une volonté sincère d'aller vers les électeurs, ce qui est tout l'inverse de Delanoë, Aubry ou même Peillon. Sa rhétorique maternelle est insupportable, ainsi que cette manière agaçante qu'elle a d'allonger les mots, de jouer à la pédagogue avec un public-enfant. Comment peut-elle autant se louper dans sa com avec toutes les personnes qui l'entourent? alors que des individus incultes, cyniques et hypocrites comme NS sont des rois de l'empathie?
Judith par pitié pas Peillon. Il est encore plus centriste de droite que Ségolène, si c'est possible. Plus habile sans doute mais pas plus intéressé par autre chose que sa propre classe. Car les classes ça existe toujours. Et pour son malheur le Ps et Peillon n'ont accordé d'attention qu'à la classe moyenne et plutôt moyenne supérieure. C'est cette absence de regard sur la société qui condamne ce parti à n'être plus qu'une addition d'ambitions locales voire régionales.
Lors de la dernière élections présidentielle en France, il me semble qu'on pouvait constater un parti pris démédia en faveur du ministre de l'intérieur d'alors qui était candidat. Pour prendre une image simple, le moindre "pet de travers" de SR devenait un "avis de tempête" alors que NS pouvait bien "chier dans le ventilo", c'était pas grave, ça tachait pas. (Bon, ne filons pas cette métaphore plus avant...)

Donc si on est d'accord sur ça, quand vous dites "au lendemain du débat toute la presse a voulu croire a un match nul", c'est bien la preuve logique que SR, du point de vue démédia, avait été meilleure que NS. Car si ce dernier avait été jugé meilleur, qu'est-ce qu'on aurait pas entendu sur son triomphe à l'issu du débat, sur sa victoire écrasante sur "la pouffiasse", que sais-je encore... Quand l'arbitre est contre vous, faut être carrément fort pour arriver à un match nul.

Maintenant, s'agissant de convaincre l'électeur... La technique du vendeur sarkozy, bonimenteur expérimenté, a fait ses preuves. S'il y a bien un truc qu'il sait bien faire, c'est prendre les gens pour des cons, on peut pas lui enlever ça. SR, qui n'est pourtant pas en reste, a des progrès à faire dans la forme, c'est sûr. Mais qui peut affirmer qu'avec une technique équivalente (au niveau efficacité) à celle de son adversaire, les Français l'auraient élue ? J'y reviens plus bas.

Concernant le charisme, c'est très subjectif. Il paraît que certains en ont vu chez sarkozy. Je me demande encore où. Obama, par contre...

D'ailleurs, le parallèle avec Obama... L'immense majorité des Français est heureuse et soulagée de voir arriver Barack, même si on sait pas exactement ce qu'il dit, même s'il n'est pas exactement de gauche, en tout cas c'est une Rupture après la droite dure de Bush, ça le Français qui voulait la rupture, il arrive à le concevoir. Et en France, qu'est-ce qu'il a choisi comme Rupture ? Le ministre de l'intérieur au pouvoir. Le Karcher. La France de propriétaires.

Un politique Noir de droite soft et tout le monde crie Vive le changement ! Par contre, un politique Femme de gauche (voire droite soft), ben non, ça leur disait rien. Juste une question de réthorique ? Juste une question de technique oratoire ? Juste la faute de SR ? Election "imperdable" ? Désolé, mais si on additionne les hommes français qui ne voteront jamais pour une femme et les femmes françaises qui ne voteront jamais pour une femme, ça fait du monde. Si on y ajoute le faible (mais non-négligeable) pourcentage influencé par légranmédia appartenant aux AMIS de sarkozy, ça fait encore plus de monde. Et on doit pas être bien loin d'un poucentage susceptible de faire basculer une élection.
Les Français sont évidemment pour le changement... chez les autres.
...à propos de Peillon.

D'abord ce lien vers le Ripostes de dimanche dernier (9/11/08) qui recevait Vincent Peillon. Celui-ci y fait plusieurs remarques aussi fortes que sensées : la focalisation sur les personnes (alors que le PS est critiqué d'abord pour son absence de réactivité et de propositions convaincantes) et aussi ce paradoxe cruel qui veut que pris individuellement les socialistes sont plutôt intelligents mais complètement demeurés collectivement ! (c'est Peillon qui le dit !)
Entre autre...

Ensuite, cette séquence dans le docu de Moati où Peillon n'arrive pas à trouver la sortie (du Zénith ?). Comme si ce grand garçon était pris au piège d'une machinerie qui le déboussole quelque peu...
Ce qui ne va vraiment pas avec Ségolène Royal, au delà des idées, c'est sa façon de parler. C'est horrible. Elle est une très mauvaise oratrice, on croirait qu'elle déclame sur une scène de théâtre et l'émotion n'est clairement pas au rendez-vous.
Je suis réellement persuadée que Sarkozy a gagné notamment sur ses discours très bien écrits, malgré leur populisme dégoulinant, la force de la répétition syntaxique est une force qui marque les esprits, et sur sa capacité à faire croire en ce qu'il dit (bon moi il me donne depuis toujours envie 1. de vomir, 2. de le frapper pour le faire taire) au plus grand nombre.

Je ne comprends pas que Segolène Royal ne soit pas mieux entourée au niveau de son équipe, afin qu'elle remédie à cette élocution déplorable. Personne pour lui dire que vraiment, elle est mauvaise à l'oral?

Dans cette époque ultra médiatisée, ne pas savoir parler et conséquemment faire passer ses idées, c'est l'échec assuré.
La poupée vaudou, elle est en vente chez ASI?
Poursuivant la lecture de cette délicieuse chronique je retrouve nos bonnes amies parataxe et hyperhypotaxe (celles-là mêmes qui montent dans un bateau)

Et ce qui me frappe finalement, au-delà des modes d'expression de nos deux ex-candidats (assez faibles, même si l'un d'entre eux est plus efficace - par populisme - tandis que l'autre l'est moins par confusion et incapacité à résumer, un comble pour une Énarque !)

Ce qui me frappe écrivais-je, c'est que dans ces deux mots, si savants, il y a taxe... Quel mauvais présage !

***
"Par respect et par conviction à l’égard de ma conception que j’ai de la politique…"

Ségolène Royal

Jité de Delahousse 1"47 !

***
Il a tout pour plaire cet homme il a juste un petit handicap pour al politique cela fait deux fois de suite qu il est battu aux élections législatives : il n a donc que des mandats offerts par les autres homme politiques et non par les électeurs.
Et puis soyons logique si la motion E ( il ya aussi des idées dedans mais qui s en occupe a part les militants ) est en tête est ce pour Vincent Peillon ou Gerard Colomb ou pour S Royal ?

Une règle oubliée par lemédias : en France après un défaite électorale , le parti d opposition est toujours sujet a des querelles de personne ou d idées : souvenez vous ( c 'est pas la pré histoire ) après la victoire de Jospin des querelles entre Madelin , Pasqua , chiraquiens , UDF , de Villiers , Borloo , giscardiens et autres
Je vous trouve bien sévère avec Ségolène Royal qui a su faire bouger ce parti et a remis en question toutes les vieilles zizanies internes qui ont plombé la gauche depuis Jospin et Hollande.
Je ne suis pas fan de toutes ses initiatives, mais il faut lui reconnaître un certain courage et un vrai sens politique dans la gestion de sa campagne qu'elle a menée quasi seule envers et contre tous.
Si elle a émergé aux présidentielles c'est parce que personne de neuf n'a eu le flan de se présenter à ce moment là contre la machine UMP/Sarkozy. Et ce sont les mêmes, ceux qui lui ont savonné la planche quitte à laisser champ libre à la droite la plus dure, ceux qui ne digèrent toujours pas leur propre velléité à ce moment là, ceux qui ne supportent pas aujourd'hui qu'elle ait pu conserver une partie de cet électorat (jeunes actifs urbains, voir les scores dans les grandes villes) qui dans un bel élan antidémocratique voudraient la voir aujourd'hui renoncer d'elle même à toute ambition politique.
Je me souviens qu'en 2002, suite à la cuisante défaite de Jospin, c'était presque la seule à affronter à chaud les plateaux télé. C'est ce soir là que nous aurions aimé entendre les Rocard, Hollande, Aubry, Fabius, Emmanuelli, Delors, Delanoé, etc... tandis que DSK appelait illico à voter Chirac dans la minute. C'est ce soir là que pour beaucoup de téléspectateurs Ségolène Royal a commencé à exister en assumant la défaite tout en ne rendant pas les armes.
Alors, si on peut lui reprocher un coté 'Jeannette" et un penchant pour les colifichets nunuches, si on peut lui reprocher une diction trop scolaire et un manque d'épaisseur dans la forme à certains moments, elle a quand même fait la preuve d'une vraie capacité à s'opposer à Sarkozy, à entrainer et à rassembler derrière elle malgré une campagne de dénigrement interne et médiatique d'une rare violence.
Brillant engagement.
Ils ont Obama , nous aurons ...?
bravo Judith, quel talent , comme toujours !!
même si je ne partage pas votre opinion sur Vincent Peillon, l´éloge funèbre de Sego est bien faite bien qu´un peu longue.
mais je vois dans votre chronique plus l´expression de votre opinion personnelle qu´un véritable décryptage, c´est dommage.
Une petite parenthèse, dans l'extrait vidéo explicatif de la parataxe vs hyperhypotaxe, la dernière intervention du candidat élu vaut son pesant d'or… promettre ce que je ne tiendrais pas.
A part ça, mettre une girouette à la tête du PS me conforte dans mon abandon du PS après de longues années de soutien (eh oui j'ai voté Jospin au premier tour des présidentielles de 2002)
Mais, je ne vais certainement pas rejoindre Kouchner et Lang comme notre guide suprême l'espère.
A bientôt Judith.
Je vous trouve dure, Judith. Pas injuste, mais dure.
D'abord, Ségolène Royal n'a pas fondamentalement changé son mode d'expression... Mais le point sur le ventre ne vous avait pas laisée indifférente à Villepinte, en positif, si ma mémoire ne flanche pas complètement.
Ensuite, sur ce Zénith, qui décidément fait causer, il y aurait beaucoup à re-dire. Mais l'avez vous vu "en vrai" ou seulement monté, à la télé ? C'était, me semble-t-il l'archétype de la prise de parole difficile à télédiffuser, un peu comme les captations au théâtre qui arrivent rarement à la cheville de la prestation sur scène. J'étais au Zénith, et je n'ai pas trouvé tout le discours génial (je ne suis pas du tout cliente des révérances théâtrales), mais il y avait une vraie tentative, de dire les choses -oui-oui, il y avait du fond- autrement, et il y a eu un excellent passage...
Enfin, sur Vincent Peillon, je pense qu'il y a plusieurs explications. D'abord, le poids des habitudes. C'est un homme d'appareil (lui), une éminence grise et je me demande s'il n'aime pas particulièrement cela. Quand il bossait en tandem avec Montebourg, c'était clairement Arnaud devant et Vincent pour réfléchir derrière. Ensuite, je pense que Peillon n'a, jusqu'alors pas démontré une ambition personnelle dévorante. Cela dit, ça peut changer. Et c'est peut-être la troisième explication: ses petits camarades n'ont pas forément intérêt à ce qu'un gars brillant comme lui prenne des fonctions importantes, où il pourrait se "révéler" publiquement.

Si vous me permettez de finir sur un commentaire qui relève plus de la cuisine poilitique, je pense que la question de la candidature, de la mise en avant ou non de Ségolène Royal, dépend finalement assez peu de son envie perso: c'est une question d'affichage, presque exclusivement, une question "politicienne", comme l'était la nommination du Premier ministre selon Mitterrand. L'élection d'un Premier secrétaire dépend de l'analyse de la situation politique à un moment donné et surtout de la façon dont on va pouvoir s'afficher une fois que la "tête" sera choisie... Tout le problème est que les forces en présence à l'intérieur du PS n'ont pas du tout les mêmes objectifs quant à l'affichage !
moi, ma "dent" contre Ségolène ne provient pas de son débat râté, ni des quelques bêtises dites lors de la campagne (la justice chinoise efficace, sig) mais plutôt de son sourire. Son sourire au lendemain de l'élection alors que la gauche s'attendait à passer les pires 5 prochaines années de leur vie (la mienne n'est pas très longue, pour l'instant).

Bon l'élection est loin, mais je voterai pour le candidat qui a le plus de chance de battre notre président actuel, quitte à voter pour le modem (arg, voter à droite pour la deuxième fois de ma courte vie politique...). Enfin bon, nous verrons bien.
Encore une fois, merci Judith pour cette chronique. Personnellement, il y a longtemps que je ne supporte plus Ségolène Royal. Toutefois, elle a au moins la mérite de nous faire comprendre que le PS français n'a plus rien d'un parti de gauche. Nous avons pu en avoir un petit aperçu avec Besson ou Kouchner qui se sont empressés de répondre aux sollicitations de notre omniprésident, de DSK qui a accepté la tête d'un des organismes les plus iniques qu'il soit, je veux naturellement parlé du FMI !, ou encore de Delanoë qui, il n'y a pas si longtemps, nous gratifiait d'un nouveau coming out en déclarant sa flamme au Libéralisme. Il faut dire qu'ils avaient tous un magnifique modèle en la personne de Pascal Lamy (Directeur Général de l'OMC et membre du groupe Bilderberg). Et que dire de la relève avec des gens comme Emmanuel Vals qui se prend aussi à rêver en fréquentant également le groupe Bilderberg.

Je sais qu'il n'ai pas de bon ton d'étaler ses préférences politiques sur la place publique, mais personnellement, je ne me pose plus de question. Ce sera Jean-Luc Mélenchon et son nouveau "Parti de Gauche".
Je comprends vos réserves concernant le problème de leader à gauche. L'echec de Delanoe devant les militants a montré ses limites d'élu parisien avec une surface iconique réduite et le hiatus entre un vote parisien et un vote populaire. Quant à Vincent Peillon, son pedigré d'agregé de philo en fait votre candidat "de classe" disons, mais malheureusement il n'arrive pas à se faire élire député, ce qui peut être un gros handicap pour briguer la présidentielle. Un candidat qui nous plait ok mais quelle chance de rassembler les français derrière son nom ? Je crois hélas que nous sommes mal barrés en ce qui concerne le leadership à gauche. Combien de divisions ? De plus la société française se montre passablement droitière. Perso je n'y crois plus (pour les 10 ans à venir !) et ce quelque soit le leader. Et Bien que mon vote lui soit acquis....
C'est moins à Ségolène Royal que vous devriez en vouloir qu'aux militants socialistes qui, ne comprenant décidément rien à rien (j'ironise), ont voté majoritairement pour sa motion.
Cela étant dit, vous êtes jeune, Judith, et vous ne vous souvenez donc pas de l'après-1978 et de l'avant-1981. A la suite des Législatives perdues par la coalition du Programme commun, Mitterrand était devenu pour beaucoup, le dernier des tocards. Le symbole d'une gauche archaïque, avait même osé dire un certain Michel Rocard. Vous savez ce qu'il est advenu.
En politique, demain est toujours un autre jour.
Malheureusement Judith, cette fois-ci vous êtes bien dans le traitement de l'image et pas du tout sur les idées.
Remarque, ça permet à la chronique de prendre parfaitement les couleurs du PS comme ça.
Et oui, on a toujours mal à la gauche et la cicatrisation qu'on espérait cette année (allez si on espérait un peu quand même) va nous passer lamentablement sous le nez à grand coup de bravitude.

J'ai mal à la gauche.

Excellent article.
J'avais pas mal aimé Peillon dans ce docu de Moati, il a des qualités évidentes, mais il a aussi un gros défaut, les électeurs l'emmerdent; pour expliquer la raison de son non-décollage jetez donc un coup d'oeil à ce papier : http://www.leplanb.org/politique/le-terrain-de-vincent-peillon.html
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