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Hamon-Mélenchon : ralliements et présupposés

L'oeil à peine ouvert, je suis happé par ce titre du site du 

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Je ne sais pas si quelqu'un en a parlé : communiqué du CSA sur le débat prévu le 20 avril, allant dans le sens de Mélenchon sur les problèmes qu'il pose (impossibilité de répondre ce qui va à l'encontre de la loi).
Mélenchon en parle ici, il évoque d'autres candidats s'étant manifesté aussi contre cette organisation (je n'ai pas cherché qui), la réaction de France 2 jouant à la fin de non recevoir, des médias titrant "Mélenchon refuse de débattre" (pas vérifié).
Un travail pour @si ?
Le meilleur poisson d’avril est attribué à Philippe Poutou.
Merci pour cette chronique, qui exprime pour l'essentiel ce que j'ai pensé et ressenti en lisant cet article si plein de malhonnêteté. Je me permets d'ajouter quelques éléments.

1) D'après ce que j'ai pu constater, l'article n'était pas au fin fond de la rubrique politique du Monde.fr, mais en Une de la page d'accueil, pendant de nombreuses heures, le 29 au soir. Cela lui donne un relief encore plus particulier.

2) Vous insistez sur les présupposés de l'article mais je suis plus frappé par la construction d'un événement à partir de... rien ou presque. La question de l'éventuelle alliance entre Hamon et Mélenchon a nourri fin janvier début février un feuilleton médiatique que j'ai trouvé pour ma part très mauvais. Mais il était clos et bien clos. Essayer de le rejouer 1 mois plus tard relève de la manipulation : c'était une séquence politique qui a fait du tort à Mélenchon, voyons voir si ça ne pourrait pas encore marcher. De la part du Monde, ce ne serait pas étonnant.

3) Le contexte apporte à mon avis un éclairage : le jour même il y a eu le ralliement de Valls à Macron, dont à peu près tout le monde s'accorde à dire qu'il ternit l'image de l'un et de l'autre. Or, Valls et Macron, c'est tout ce que Le Monde aime. Pour ma part j'ai l'impression que Le Monde essaie de minimiser l'impact de cet événement politique-ci en le masquant avec la non-nouvelle du non-ralliement de Mélenchon à Hamon.

4) Autre élement de contexte: quelques jours avant il y a eu le buzz du "sale con"... qui s'était fait rembarré, précisément à quel sujet? Au sujet du ralliement de Mélenchon à Hamon. Cela donne donc une furieuse impression que chez certains journalistes (et pas qu'au Monde) c'est un sujet qu'on ne veut pas lâcher. Pensez donc! On fait passer Mélenchon pour un diviseur et en même temps on l'énerve... Que demander de plus?

5) Bien sûr Le Monde n'est pas seul en cause: c'est Hamon qui a relancé cet appel à l'union derrière sa propre candidature. C'est lui qui essaie de rejouer la séquence inaugurale de sa campagne, dans laquelle c'est plutôt Mélenchon qui est apparu comme le diviseur et lui comme le rassembleur. Il ne se grandit pas en faisant cela.
Je pense qu'il faut arrêter avec ce "truc" de désistement de Hamon vers Mélenchon (y a plus de vice versa, et ça m'étonnerait que ça puisse évoluer dans le sens de Hamon). Il semble que ça puisse être plus compliqué que ça : "La demande de ralliement adressée par Benoît Hamon à Jean-Luc Mélenchon ne pourrait pas se résoudre juridiquement par une fusion de leurs candidatures. L'un des deux devrait consentir à ne pas imprimer ses bulletins de vote.". http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/03/29/35003-20170329ARTFIG00274-melenchon-hamon-juridiquement-un-candidat-ne-peut-pas-se-retirer.php

Vous voyez le tableau ?
Alors stop !

Les électeurs sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire. Le rassemblement, si rassemblement il y a, ne pourra se faire que par le bas. Que ceux qui veulent continuer à voter Hamon le fassent (pour je ne sais quelle raison objective et je les plains un peu quand même). Et que les autres votent Mélenchon. C'est pourtant pas compliqué !

C'est d'ailleurs le point de vue des insoumis (dont je suis) : même si Mélenchon avait rejoint Hamon (c'est comme ça qu'on disait, il y a encore quelques mois). Moi, je n'aurais pas voté Hamon et j'aurais voté blanc. Parce que pour moi, Hamon a un semblant de programme qui ne me convient pas..

Je vote pour le programme l"avenir en commun", c'est celui qui me correspond le mieux et il n'est pas question pour moi d'en changer une virgule. A quoi ça aurait servi que plus de 3000 personnes se décarcassent pour rédiger ce programme ? Et même si ce programme avait été porté par un chameau (au hasard), j'aurais voté pour celui-là. Je vote pour un programme, pas pour un homme.

Donc. Si c'est le programme de Hamon qui vous convient (même si y a plus de RU ou presque), votez pour Hamon. Mas si c'est celui de la France insoumise, votez Mélenchon.

Pourquoi chercher midi à quatorze heures ?

Tout ça me fatigue un peu.

Quant à ceux qui prônent le fameux "vote utile" pour Macron contre le FN, dès le premier tour, c'est qu'ils auraient alors admis que le FN passerait au premier (vous pensez vraiment que ça pourrait être le cas ?). Donc au premier tour, voter pour ses convictions, et au second tour, chacun fait ce qu'il veut.

Voilou !
Pourquoi Le Monde pense que Mélenchon doit se rallier à Hamon ?
Par conservatisme pur et simple, et même par psychorigidité mentale !

Ce qui est en train de se passer, c'est un grand basculement, un grand saut, tout le montre, et ça a commencé aux USA.
Et certains ne voient pas ce qui crève les yeux : nos anciennes catégories, nos vieilles analyses sont balayées.

"(L'Histoire) ressemble au mouvement des nuages, au trajet d'un homme errant par les rues, dérouté ici par des ombres, là par un groupe de badauds ou une étrange combinaison de façades, et qui finit par échouer dans un endroit inconnu où il ne songeait pas à se rendre. La voie de l'Histoire est assez souvent fourvoiement. Le présent figure toujours la dernière maison d'une ville, celle qui d'une manière ou d'une autre ne fait plus partie de l'agglomération."

Robert Musil, L'homme sans qualités.
Bon ça me chagrine ça : les résultat aux élection sont proportionnel au passages media des Candidats/Partis (par exemple sur LCP lors de leur débat divers et varié ou est invité souvent deux représentant politique représentant, naturellement deux courant différant à 90% ils s'agit d'un UMP et d'un PS).

...!

Et là avec Le Pen et Macron squattant le petit ecran la majorité du temps depuis un an, par enchainement logique on se retrouve avec ses deux là en tete des sondages.

Décidément cet adage contient beaucou de vérité : un bon journaliste et un journaliste muet !

Un proposition pour le programme de Mélenchon ( il est avec cheminade le candidat le plus intéressant) : interdiction pur et simple du métier de journaliste et fermeture de tous les canaux de communication.

Y en qui trouve que le FN c'est de la merde, et à raison ...! Moi je trouve les journalistes merdeux !

...! d'ailleur je préfère passer à une dictature fniste, celle journalistique j'en ai assez eu pour ma part !
Mélenchon-Hamon: juridiquement, un candidat ne peut pas se retirer

Avouez que c'est ballot, de quoi on va pouvoir causer sur @si ???
Quel plaisir d'entendre Mélenchon ! Quel autre candidat termine son discours en vous proposant d'être l'albatros de Baudelaire, quel autre candidat propose de mettre l'humain au centre de tous les choix politiques. Lui et lui seul et je lui en suis reconnaissante. Et vous ironisez un peu facilement sur le second tour, peut-être que le peuple français est moins soumis qu'il n'y parait !!!
C'est drôle,
mais au Havre j'ai cru comprendre que non seulement Meluche se disait prêt à accueillir tout ceux qui adhèrent ne serait ce qu'à un aspect du programme, l'objectif étant de refaire une Constitution pour redéfinir un vivre ensemble pour la survie de l'espèce, mais qu'il exhortait amis, sympathisants, militants, tout ceux qui l'écoutaient à n'exiger aucun casier judiciaire des opinions politiques ou certificat de bonne opinion à ceux qui voudrait rallier la France Insoumise et parce que l'insoumission ne pouvait se targuer de dogmatisme.
M'enfin...
Le Vite-Dit de 19H15 titré Décodeurs : Macron victime-recordman des intox.
La première intox, c'est Les Décodeurs eux-mêmes.
Merci d'arrêter de les considérer comme une référence. En reprenant leurs articles (sans trop de recul pour rester ... neutre), vous leur donnez une légitimité qu'ils sont loin de mériter.
Qui devrait rallier qui ? Ce n'est pas à moi d'en décider. C'est à eux. C'eût été à eux, s'ils n'avaient d'autres objectifs, inaccessibles aux simples déconstructeurs de récits médiatiques.C'est à eux. C'eût été à eux, s'ils n'avaient d'autres objectifs, inaccessibles aux simples déconstructeurs de récits médiatiques.

Je me fous de savoir lequel des deux fini à l'élysée en fait. Alors moi je leur demande de mettre leurs égos de côté et de se souvenir qu'ils m'invoquent à longueur de temps en prétendant défendre mes intérêts. Ce serait bien qu'ils le fassent effectivement, en se réunissant, au lieu de jouer à celui qui aura la plus belle quequette de gauche.

C'est fatiguant de voir les politiques se diviser pour des questions d'égo, de les voir nous diviser pour des questions de sondages. De les voir nous prendre à parti de leurs mascarades médiatiques et de se retrouver le nez dans la merde à chaque fin d'élection parce qu'ils ont pas su se mettre d'accord.

Ces deux idiots conduisent des millions de Français dans le mur et ce qui me désespère c'est de me dire qu'on les verra main dans la main dénoncer Marine une fois que ce sera trop tard.

Grosse fatigue putain.
Cher lider maximo.

J’ai lu avec avidité votre chronique qui m’a semblée sensée (sic) et tout à fait correspondre à votre apostolat : la déconstruction des récits médiatiques.

Et puis, à la fin du pénultième paragraphe, cette petite perle :

Mais voilà. Faute de ralliement de l'un à l'autre, le 22 avril au soir, le chapiteau sera replié pour un temps indéterminé. On aura bien vibré, aux vers de Baudelaire et de Hugo.

Votre péroraison a au moins le mérite de la clarté. Vous affirmez que sans ralliement de l’un à l’autre ou de l’autre à l’un, tout est perdu. C’est une opinion.
Et si c’est une opinion, ne dites pas dans le même souffle :

Je reste dans ma spécialité : la déconstruction des récits médiatiques. Je ne vais pas commencer à construire moi-même des injonctions.
La plupart des commentateurs ne semblent pas comprendre une chose essentielle: Le mouvement "La France Insoumise" est d'une toute autre nature que celle d'un parti politique. Il n'est pas question de fédérer des partis mais de fédérer un peuple. Quand je lis DS "Le 22 avril au soir, le chapiteau sera replié pour un temps indéterminé", je souris. D'une part il risque d'y avoir de grosses surprises au soir du 1er tour et surtout le mouvement de la France Insoumise ne s'arrêtera pas là. Son but est de constituer un peuple (sous entendu de gauche), Jean-Luc Mélenchon utilise l'expression "révolution citoyenne" pour ne pas utiliser celle de "populisme de gauche" (comme le fait François Ruffin en revanche). Allez dans la rue demander aux gens quoi et qui représente la gauche: Hollande, Valls, Macron, Hamon ? Avouez que le concept est flou et bien entretenu par les medias. En revanche si vous vous adressez aux préoccupations réelles des gens, à leurs affects, ils vous écouteront: la menace qui pèse sur l'espèce humaine, la nécessité de donner à la démocratie tout son sens, la protection sociale, le droit des femmes, la sécurité et la paix etc.. Pour Chantal Mouffe (qu'il faut lire pour comprendre ce qu'est vraiment la France Insoumise) : "Il faut s’intéresser aux désirs et aux rêves des gens. Le vote, c’est aussi se donner une image positive de soi-même, à laquelle on s’identifie. Il existe des fantasmes politiques, comme des fantasmes sexuels, qui sont eux aussi ancrés dans la jouissance du corps. Il y a de la joie dans tout cela, presque une sensualité, le sentiment, ou l’illusion, de participer à une histoire, parmi un peuple. Du coup, un discours politique doit proposer des réformes, d’accord, mais aussi des identités, de quoi aider les hommes à vivre". Alors désolé, vraiment, Hamon et son PS cela ne fait pas du tout fantasmer.
Stratosphérique Hamon !

"Tout le monde sait que par mon projet à la fois transformateur et sérieux j'ai une position centrale à gauche et je suis le seul à pouvoir conjuguer des électorats différents, des plus radicaux aux plus modérés. Je suis aujourd'hui le seul à pouvoir nous faire gagner…"

Tout le monde sait que moi je. (hormis l'égo, ça fait très injonction paradoxale markéteuse !)

Pour sortir ça en pleine dégringolade faut vraiment être dans sa bulle.

Depuis la primaire, il a joué le rassemblement de la gôche, non pas pour un réel rassemblement car il ne le souhaitait pas lui-même, mais pour pourrir la campagne de Mélenchon.
Tout était en place pour que ça marche, tous les médias ont suivi et mis d'emblée Mélenchon sur la défensive, créant l'agacement et donc l'image du mec agressif, et surtout lui ont empêché de faire la démonstration de la cohérence de son projet. C'est espérer gagner en lui faisant perdre du temps.

Le comique de situation c'est que ce sont ses petits copains de droite qui lui ont rappelé que la ligne politique est finalement plus importante que la stratégie ! C'est pas beau, ça ?
[quote=Daniel Schneidermann]Je reste dans ma spécialité : la déconstruction des récits médiatiques. Je ne vais pas commencer à construire moi-même des injonctions.


Daniel Schneidermann sait-il d'où vient ce terme de déconstruction et en assume-t-il la généalogie, ou bricole-t-il (au sens que Lévi-Strauss a précisé*) avec lui - ou pire: s'empare-t-il de celui-ci de manière aussi violente qu'irréfléchie, puérile en vérité, pour en faire ma spécialité, comme il semble l'oser?

Il lui faudrait un assez grand courage en tout cas pour ouvertement s'inscrire dans la première option. Car le terme de déconstruction est la traduction en français du terme Abbau par lequel Heidegger (après autocritique du mot de Destruktion adopté** dans Sein und Zeit: Être et temps pour en signifier la fonction) a défini son opération touchant la métaphysique, soit la philosophie de Platon jusqu'aujourd'hui.

Comme on ne le sait quasiment plus aujourd'hui, ce fut d'abord grâce à Derrida que l'on crut décontaminer l'héritage heideggérien de l'opération, mais cela ne dura qu'un temps et le pauvre Derrida est lui-même bien oublié désormais. D'où le statut lévi-straussiennement bricolé du terme de déconstruction dans l'emploi politiquement correct que Daniel Schneidermann en fait.

Ce qui explique la quasi jivaresque réduction à laquelle il le soumet. Le coup de génie de Granel avec le trait de pensée -construction permet de s'en délivrer. Car il n'est de dé-construction qui vaille qu'à condition d'apercevoir que par là nulle construction n'est démolie mais, au contraire, non point une seule mais bien deux constructions sont légitimées: l'une préservée et l'autre projetée. Est, d'une part en effet préservée dans sa richesse encore largement sous-évaluée l'armature conceptuelle entière de la métaphysique avec laquelle en toute ingratitude de l'héritage nous continuons de simplement - et dangereusement - bricoler. Est projetée d'autre part ce sur quoi débouche l'interrogation de l'impensé de la métaphysique, soit la construction du chemin conduisant l'Occident à retrouver sa légitime articulation - sans arrogante domination - avec l'ensemble des autres types d'humanité.




* Dans La pensée sauvage.

** latino-gallicisme adopté pour éviter le terme allemand de Zerstörung qui est précisément celui qui traduit destruction au sens courant de démolition (ou de ruine) en allemand. La correction par Abbau s'imposait: expressément opérée par Heidegger dans le texte traduit par Granel en 1968, lequel sut judicieusement avec Dé-construction lui donner une majuscule et y inclure un apparent trait d'union (Bindestrich en allemand) qui se révèle en réalité un véritable Gedankenstrich: ce terme traduit par "tiret" en français signifie en effet littéralement trait de pensée.
Donc après avoir dit le dimanche (malgré le "pacte" de non agression) que Mélenchon est "un danger pour la démocratie", voilà que Hamon l'appelle au secours. Et quelques-uns trouvent ça normal.

D'ailleurs souvenons-nous d'un édito de DS :
" De toutes manières, le succès ou l'échec d'un éventuel quinquennat de gauche se décidera sur un facteur et un seul : la capacité du nouvel élu, soutenu par une majorité, de tordre le bras à l'Allemagne, pour lui imposer le droit à conduire une politique de gauche, qu'elle repose sur une relance par la consommation mélenchonienne, ou un revenu de base hamonien. Lequel des deux en sera le plus capable ? Chi lo sa ?"

Il faut vraiment être un hamonien primaire pour ne pas voir lequel a le plus de chance d'imposer sa vision : Hamon n'a pas réussi à s'imposer parmi les siens, comment pourrait-il être capable d'imposer quoi que ce soit aux autres ?
L'appel de Hamon etait claire, en bon aparatchik du PS il appel JLM a se derriere derriere sa candidature car "centrale" à gauche selon le PS. Le monde et l'AFP ne font que relayer ça... leur faire un procès à ce sujet c'est idiot!
Billet de 2014 mais on ne peut plus d'actualité http://www.legorafi.fr/2014/01/14/le-dernier-electeur-socialiste-a-choisi-leuthanasie-champagne-a-la-main/
Il faut arrêter avec ce feuilleton. C'est plié depuis longtemps. Il ne s'est toujours agi que d'un ralliement de JLM à Hamon. Or c'est impossible pour des raisons de calendrier mais surtout politiques, structurelles (Hamon est prisonnier du PS). C'est dans l'intérêt de Hamon d'entretenir cette polémique pour affaiblir Melenchon, ce qui a toujours été un objectif majeur pour le PS.
Tout le monde voit que Melenchon avait cent fois raison de ne pas aller aux primaires et pourtant il a été harcelé pour cela par les mêmes.
C'est la bonne réaction : ignorer les leurres.
bravo ds ! cette mise au point était necessaire .
Youpi, ce qui reste du PCF vient de se rallier à Asselineau.

Ceux-là manifestement sont bien informés
Et l'injonction comme quoi il faut un ralliement, c'est pas une injonction? C'est la base même du truc qui est inaudible; non, il n'y a pas de vision politique compatible entre les deux candidatures et ce, sur des points essentiels! C'est là que se situe l'imposture médiatique!!!
50000 euros, c'est de la gnognote par rapport à l'enjeu du bras de fer entre héritiers autour du cadavre encore chaud...
Cette histoire de "ralliement" FI PS n'a aucun sens. Quand on parle de ralliement, est-ce que l'on parle d'alliance ou est-ce qu'il s'agit de langue de bois pour désigner un abandon pur et simple ?

S'il s’agit d'un abandon sans contrepartie, on sait bien qu'aucun des deux ne va y consentir. Mélenchon y perdrait sa crédibilité et tout son mouvement politique, qui sans parti ne tient que grâce à la dynamique de la campagne.
De son côté Hamon sait bien que son succès inespéré à la primaire est une chance de changer le centre de gravité du PS qui ne se représentera pas. S'il s'efface, la direction actuelle du PS pourra crier à la trahison et l'isoler dans le parti.

S'il s'agit de faire alliance, avec quelles garantis est-ce que les deux forces pourraient travailler ensemble ?
Pour faire alliance, ils devraient se mettre en accord sur un programme, mais également travailler à construire une seule majorité, c'est à dire à s'entendre sur les législatives.
Or, d'un côté FI est un mouvement sans réel parti pour l'organiser et donc les candidatures aux législative semblent s'organiser à la base.
De l'autre côté, Hamon n'a pas la main sur l'organisation des législative, qui reste dans le giron de la direction du PS hostile aux positions politiques de Hamon.

Chacune des deux candidatures a plus à perdre qu'à gagner dans un "ralliement" à l'autre, donc ça ne se fera pas.
L'élection n'est pas que l'élection du prochain président, c'est aussi l'occasion d'une démonstration de force qui va fixer les lignes politiques pour les années à venir, alors que le PS s'écroule petit à petit.

Je pense qu'à moins d'un mois du premier tour, on pourrais s'abstenir de perdre du temps à imaginer des stratégies condamnés d'avance et préférer parler du fond pour convaincre ceux qui peuvent l'être.
en tout cas #plusjamaisPS.
Comme dit par d'autres plus haut, l'article AFP ne faisait que donner la réponse de Mélenchon suite au dernier appel de Hamon en conférence de presse. Pour le coup, le titre semble assez normal.
Mais perso, je n'ai pas compris pourquoi Hamon faisait ça. Ca fait un moment que c'est mort pour un rassemblement à la présidentielle, ça n'a même pas de sens politique dès lors que Mélenchon peut réussir, lui, à mobiliser des électeurs dégoûtés des partis. Hamon parlant de sa position qui serait centrale, des socio-démocrates aux radicaux, n'a aucun sens pour des gens ne sachant pas se placer eux-mêmes, ne reconnaissant plus ces segmentations et les partis censés les incarner.

Il n'y a qu'aux législatives qu'il pourrait éventuellement se passer quelque chose, une fois qu'on aura vu combien de candidats vallsistes, hollandistes etc. sont toujours sur les rangs.
FN, LR et Macron ne peuvent pas faire de candidatures communes, ça laisse de la place pour des triangulaires ou quadrangulaires où Hamonistes (ne disons plus "PS") + FI auraient largement leurs chances, faut juste s'assurer que dans chaque circonscription l'un des deux fasse au moins 12,5% des inscrits pour avoir une option de gauche au second tour.
"De chez soi, on peut maintenant suivre tranquillement les discours de Mélenchon sur la mélenchosphère, en direct live, sans devoir subir les traductions simultanées de Ruth Elkrief. "

La mélenchosphère, dites vous ?
Humm pourquoi pas.
Mais parleriez vous de la même façon, de la macronosphère? de La fillonosphère, de la marinosphere?

C'est étrange, je trouvais cette gazette plutôt sympa tant la déconstruction idéologique et médiatique était juste et frappe depuis le début n'importe quel citoyen un peu critique !
En effet pourquoi diantre vouloir que ce soit le petit jeunot Hamon qui soit rallié par le vieux Mélenchon alors que celui-ci est droit dans ses bottes, avec un vrai programme, une vraie orientation, depuis 6 ans et qu'il fait un tabac dans toutes les immenses salles de France et de Navarre!?
Lorsqu'arrive le mot "melenchosphère" !
Et vlan! je me dis ben non c'est raté, Daniel lui aussi est rattrapé, dans son analyse objective, par le retour du refoulé.
Ce mot fleure trop l'autre mot honni (fashosphère?) et tant aimé par l'idéologie dominante de la médiatosphère et on ne voit pas pourquoi c'est Mélenchon qui écope d'un coup de ce retour de bâton sémantique!
Il y avait ce matin un nécrologie sur France Inter par Renaud Dély, l'annonce mille fois répétée de la mort du PS. Renaud Dély anciennement sur L'Obs n'est pas sans responsabilité car de quoi a vécu L'Obs sinon d'avoir louvoyé à des fins économiques, se nourrissant d'articles buzz sur des sujets dictés par le FN, vantant ici et là les mérites de la société libérale avec Valls, etc etc

Hier soir nous avons voulu regarder Des racines et des ailes sur France 3 qui parlait d'Andalousie la patrie de Frederico Garcia Llorca, le poète qui a écrit ces mots que Valls pourrait faire siens si ce chien qui n'est pas Andalou avait de l'honneur
"Dans ce monde, moi je suis et serai toujours du côté des pauvres. Je serai toujours du côté de ceux qui n’ont rien et à qui on refuse jusqu’à la tranquillité de ce rien."
Des mots que Macron pourrait aussi faire siens si ce fils des banques avait un cœur au lieu d'une envie pressante, celle de devenir président.

Mais je parle de télé car en attendant que l'heure annoncée du début de l'émission soit en retard comme à l'ordinaire, nous avons zappé pour voir l'étendue du désastre télévisuel : ce n'était sur toutes les chaînes sauf Arte que des espèces de petits sketchs soi disant humoristiques mais qui n'arrachaient un sourire que par leur ineptie et qui constituent la nourriture habituelle de ceux qui finiront par élire Macron après avoir hésité avec la fille de l'apocalypse
Petit resume.

Hamon, qui voudrait faire une politique de Gauche, est conscient (avec Piketti) que c'est impossible dans le cadre Europeen actuel.

Son projet est donc d'aller demander gentillement a une Allemagne obsedee par le pouvoir d'achat de ses retraites s'ils consentiraient a abandonner leur totale domination economique en Europe a "un parlement de la zone Euro" ou ils seraient mis en minorite et devraient accepter de sacrifier autour de 8-10 % de leur PIB dans la subvention des economies du Sud de l'Europe que les 3/4 de l'opinion Allemande considere (a tort) comme des feignasses qui glandent au Soleil (les pays du "Club Med").

Hamon est le candidat du PS. La direction du PS se fout de sa gueule en refusant de saquer durement les traitres qui militent ouvertement contre lui pour Macron en leur retirant leurs investitures aux legislative, ce qui condamne Hamon a ne pas avoir de majorite a l'Assemblee Nationale. Et Hamon ne dit rien contre Cambadelis.

C'est cet homme la qui veut faire plier l'Allemagne et c'est derriere lui que la majorite des medias demande a Melenchon de se ranger.
DS dit " Ils voient bien plus loin que nous, qui nous figurons parfois bêtement qu'ils se présentent pour gagner." DS a raison ! Et c'est là tout le problème. Alors que nous discutaillons sur qui doit se retirer, qui doit prendre la place et patati et patata... eux sont sur une autre planète, ont d'autres objectifs de carrière. Car ils savent l'un et l'autre qu'y aller tout seul c'est plié d'avance (ont peut leur accorder ce degré d'intelligence). Et ce n'est pas en faisant cet appel de façade perdu d'avance qu ' Hamon a une chance de rallier Mélenchon à lui et il le sait bien... Ils nous utilisent sans vergogne ! Alors continuons à discourir et débattre entre nous, à prendre position... Eux savent ce qu'ils font, où ils vont. Ils sont beaucoup plus malins et fourbes que nous.
DS semble croire que BH, délesté, va pouvoir s'envoler.

A mon avis, au contraire, tout ceci le confirme comme "vote inutile".
M. Schneidermann,
grand fan depuis que je vous écoutais sur France Inter ( ça date et j'allais au lycée...), je suis abonné à votre chronique depuis plusieurs années.
J'apprécie cette analyse sur le fond au sujet du ralliement de Hamon à Mélenchon, cela paraît plus logique...

Malheureusement, force est de constater :

1. Que vos analyses sur le monde politique tournent actuellement en vase clos " gros candidats de TF1", ce qui pour une chaîne média sur internet apparaît aujourd'hui comme un peu obsolète,
2. Que vous n'avez consacré à ma connaissance qu'un seul sujet sur Asselineau, et encore pas vous mais un chroniqueur, et pour essayer de le traiter de complotiste, alors que ce parti, et j'en suis témoin autour de moi va créer la surprise, notamment grâce à une campagne inédite et formidablement bien menée médiatiquement, puisque l'UPR est actuellement le 4e parti de France en nombre d'adhérents...
Votre chaîne dont la vocation est l'analyse des médias va se retrouver comme les autres devant l'évidence... cela fait un peu léger en termes journalistique que vous ne vous posiez même pas une question du genre " A quoi est dûe cette ascension ?", ou " Les nouveaux médias d'aujourd'hui en politique ?". Face à ça vous twittez parmi la Meute des gens qui pensent tous pareil, en retard sur leur époque, qui va très très vite, trop vite pour eux en fait, avec leur "info" instantanée, cette époque qui voit la progresion exponentielle d'un parti dans le black-out presque total ( exponentielle ? kézako ? des maths ? aaaah, beurk..., bon pour les nuls, c'est parallèle au mécontentement des français envers toutes les conneries qu'on leur ressasse depuis toutes ces années ! ).
Dois-je en conclure aussi que vous participez activement au verrouillage médiatique sans vouloir y toucher ? ( cf par le passé Pierre Carles au sujet de Bourdieu... cela fait un précédent ). Arrêt-su-Images devra-t-elle enquêter sur la ligne éditoriale de son rédacteur en chef sur son analyse orientée des médias ? En effet, ou alors vous êtes vraiment méritant dans cette médiocratie ( le pouvoir aux médiocres ) actuelle,vous devriez être un peu mieux informé que la moyenne, et apparemment c'est la moyenne complète qui en sait plus que vous. lol.

J'en conclus aussi que l'abonnement "spécial élections" auquel j'ai souscrit ne sera pas transformé en abonnement normal à son expiration, et cette fois-ci pas pour des raisons de prix.
Bon.
Constatation première : le PS n'est plus... ou presque.
Je ne dis pas qu'il ne représente plus rien. Mais en tant que parti politique, ce qui suppose une certain organisation et un certain sentiment d'appartenance de la part de ses militant(e)s et de ses dirigeant(e)s, il est mort.
Il peut certes renaître de ses cendres, sous l'appellation PS ou pas d'ailleurs. Mais ça, ça va prendre du temps, beaucoup de temps.

Cette mort du PS, elle a en fait eu lieu il y a des années de ça, quand le PS a cessé d'être "de gauche" pour être d'abord "du centre" puis "du centre droit" (ce que, parenthèse, explique pourquoi Bayrou n'a jamais réussi à construire son "grand parti du centre (droit)"... parce qu'il existait dans les faits déjà : le PS).
Mélenchon a prévu puis vu arriver ce glissement vers la droite et in fine cette mort du PS. Voilà pourquoi il l'a quitté il y a de nombreuses années et pourquoi il n'a eu de cesse d'essayer de créer un nouveau mouvement pour recréer un pôle politique à gauche.
Et cette ambition arrive maintenant à maturité.

Du côté de Hamon... eh bien... comment dire ? Celui-ci prend la barre au moment où le bateau finit par sombrer et que les rats quittent le navire. Dans cette configuration la défaite électorale pour le PS est inéluctable. A lui et à celles et ceux qui le soutiennent encore, d'en tirer les conséquences :
- soit le sabordage après que les passagers/ères et l'équipage cessent leurs vains efforts d'écopage pour rejoindre un autre navire
- soit la grand carénage (avec un clair retour "à gauche") qui va mettre le navire hors course (hors toute course) électorale pendant un bon moment.
Le temps des rustines pour tenir un peu plus longtemps à flots est définitivement dépassé.
Et il ne faut pas s'attendre à ce que l'équipage et les passagers/ères de l'autre navire accepte de s'embarquer dans ce bateau qui fait eau de toutes parts.
Je dirais même que le demander est assez délirant et l'exiger est carrément choquant.

Toute la question, pour les électeurs réellement de gauche maintenant, c'est qui suivre ?
Les deux options son ouvertes.
Mais il faut quand même garder en tête que le PS a déjà eu une opportunité de se réformer à gauche après mai 2002 et qu'il ne l'a pas fait, poursuivant au contraire encore plus fortement sa dérive à droite.

Quant au "vote utile"... d'abord, où se trouve-t-il réellement ? Ensuite, si tant est qu'il soit "utile" maintenant, qu'en est-il à plus long terme ?
N'est-il pas temps de faire réellement de la politique ? D'accepter, pour le PS, de perdre le pouvoir et de le perdre pour longtemps pour reconstruire un réel projet de gauche pour mieux revenir devant les électeurs/trices ? De présenter, pour le mouvement autour de Mélenchon, son propre projet de gauche ?

Je tiens à préciser que je n'ai pas de sympathie particulière pour Mélenchon. Certaines de ses prises de position me navrent (eu c'est un euphémisme).
Mais si tant est que le PS ait jamais eu de droit de propriété ou même d'usufruit sur "la gauche", il est temps de reconnaitre que ce temps-là est passé et qu'il n'a plus le droit de rien demander ni a fortiori d'exiger de qui que ce soit.
Et tout ça pour désespérer retrouver Macron au second tour !
Ce sera le candidat du Vide "malin" face au candidat du Vide crétin ou le candidat du Vide poche.

Monsieur Hollande a réussi sa mission entamée en 1974 :
-devenir président.fr
-s'entourer d'èscalobrifons (retords)
-faire exploser le parti socialiste
Pour les copains copines qui s'arrachent les ongles sur l'union Hamon-Mélenchon, le mieux peut-être c'est de simplement jauger qui de la France Insoumise ou du Parti Socialiste est le mieux à même de porter vos idées au delà de la présidentielle. Qui pourra les défendre pendant cinq ans si la droite passe. Qui continuera de faire vivre un mouvement populaire APRES les élections.
Et donc de voter en conséquence au premier tour.
Et que celui qui arrive en tête le soit clairement par rapport à l'autre.
Que ce soit Hamon ou Mélenchon.
Ensuite, on verra pour les ralliements, non ?
Pas à 20 jours du 1er tour.
"Attention : je ne suis pas en train de sous-entendre que ce serait à Hamon, de se rallier à Mélenchon. Je reste dans ma spécialité : la déconstruction des récits médiatiques."
Faux Daniel vous donnez votre point de vue, il faut se rallier ... Mais vous vous ne tractez pas, vous ne participez pas, donc vous ne connaissez pas la différence d'énergie dans la rue, campagne et ville. Les gens prenaient les tractes de JLM , maintenant ils en VEULENT, depuis le débat qui pour une fois n'a pas caricaturé JLM. Meme les CSP+ votent de plus en plus JLM, les femmes c'est indéniable (votre machisme vous empêche de voir qu'on est 52% de la population et les plus pauvres de la population, alors que nous sommes indispensables a faire vos ménages, a éduquer vos gosses, et a vous laver qd vous êtes vieux, les femmes les nouvelles esclaves qu'on ne veut pas voir) .
Ils ont tellement peur que JLM gagne alors qu'ils nous on vendu Hollande (2012), Juppé, Macron, Hamon, mais on en veut plus de vos incompétents, avec pour seul programme leur thune, et notre esclavage.
Ah! Tous ces appels au [s]reniement[/s] ralliement!
Comme c'est beau, comme c'est intelligent, comme c'est politique!
Tiens, ça me rappelle les injonctions (pas si vieilles) à Mélenchon pour qu'il se présente à la "primaire de la gauche", qu'il allait gagner c'est sûr.
Dites, les gens qui demandaient ça à l'époque, vous vous croyez encore en droit de donner des leçons à Mélenchon?
Votre erreur Daniel, sur le suppose benefice du depart de Valls : le vrai probleme de Hamon, c'est pas Valls, c'est Cambadelis, qui refusera de virer les macroniste. En clair, Hamon ne controle pas son parti qui n'a qu'un but : le voir se planter. En cas de tres improbable victoire, Hamon president aura contre lui lammajorite des deputes socialistes. Il ne pourra donc pas appliquer la politique qu'il annoncr a la presidentielle. C'est ce que tout lenMonde refuse de voir, sauf Melenchon et quelques autres (comme Osons Causer).
Vas y Méluche, tête dans le guidon, tu l'auras la troisième place du podium ! Et nous ça nous fera une belle jambe !
Macron refuse de se rallier a Poutou. Fillon refuse de se rallier a Arthaud.
Tant de titres factuellement corrects que bizarrement on ne voit pas.
Encore heureux que le Monde ne soit pas un journal d'opinion.
Vous avez bien regardé la photo qui a été choisie pour illustrer l'article du Monde ?
On pourrait croire que Mélenchon fait un doigt d'honneur... Mais c'est un parfait hasard bien sûr...
Mélenchon fait une superbe campagne, et Hamon en fait une bien mauvaise. Depuis qu'il à été choisi par les votants à la primaire du PS comme candidat, il ne s'adressent plus aux électeurs, mais qu'à son parti, ou aux puissants, Merkel par exemple. Ce qu'il fait est incompréhensible! Qu'il se tourne plutôt vers nous au lieu de se plaindre du jeu macabre exécuté par les traitres du PS, qui ne tiennent aucune parole. Hamon a été choisi car il été à gauche du PS, il se présente maintenant comme au centre! A n'y rien comprendre.

Mélenchon fait une super campagne, et n'a aucune raison de dévier sa route. Félicitation à lui. Hamon ne se ralliera jamais à Mélenchon pour ne pas faire du mal au PS. Tant pis pour nous, électeurs de gauche.
Ce que je retiens, c'est l'intervention nocive du plus détesté des socialistes de droite, je veux parler de Valls, qui fiche la pagaille en croyant qu' il a encore des affidés. Après, Mélenchon et Hamon préfèrent camper sur leurs positions et être battus. Quand ton cœur est à gauche, en ce moment, c'est ton cerveau qui bat la chamade.
Personnellement très content qu'il n'y ait pas d'alliance avec le PS et de gauche.
Bonjour
Plus que la nocivité de Valls envers Hamon, je crois que c'est le ver dans le fruit de Macron. Un centriste de droite voter pour Valls, vous y croyez.
Autrement vous êtes marrants en prenant les électeurs de Hamon ou de Mélenchon votant automatiquement pour l'un ou pour l'autre sur un claquement de doigts. Pour ma part, pas question de reporter ma voix sur Hamon qui a a trempé dans la tambouille anti-sociale du quinquennat Hollande.
Et inversement, il semblerait que Mélenchon soit un vrai repoussoir pour bon nombre de hamonistes. L'arithmétique du 10+15 = 25% = second tour, pour l'un comme pour l'autre, a toujours été foireuse.
D'où la nécessité de négocier une alliance, une vraie, sous la forme du "ticket" ou sous une autre. Et d'éviter de forcer la main au concurrent pour qu'il finisse par se désister (ou emporter l'autre dans sa chute), ce qui ne fait que radicaliser chacun des camps.
Ce que j'en dis n'est commandé que par la peur obsessionnelle de voir Fillon ou Le Pen nous foutre en l'air pendant 5 ans. Pourtant je sais que les alliances de circonstance ne sont jamais productives.
Inscrit dans ma mémoire, ce moment où je suis allée voter Chirac pour éviter le vieux facho. Mais cette fois,je ne pourrais pas donner ma voix au candidat LR.
Ce matin-ci, je serais plutôt Askolovitch que Schneidermann... Et je précise qu'en général je suis beaucoup plus Siné qu'Askolovitch...
pas besoin du ralliement de Hamon pour gagner, je pense même que ce serait contre-productif.

Nous sommes à une époque d'électeurs-stratèges, où des gros malins de gauche vont voter Juppé ou Fillon à la primaire de droite pour éviter Sarkozy, où des électeurs du Front de gauche participent à la primaire socialiste pour battre Valls. Quand Hamon sera en dessous de 10% dans les sondages, ses électeurs passeront en grand partie chez Mélenchon...

Petit sondage personnel : ma compagne est vétérinaire, et la semaine dernière, elle était à une formation où se trouvaient trois collègues français. La discussion au repas vient sur les élections, et les trois vont voter Mélenchon. L'un qui est de droite, parce que Fillon le dégoûte, les deux autres pour faire changer le système. Et croyez-moi, les congrès de vétérinaires, ce ne sont pas des assemblées de gauchistes! Si même dans des milieux pareils, son discours est en train de percer, croyez-moi, il est bien au dessus des 15% qu'on veut bien lui accorder.
A partir du moment où les électeurs de gauche ont pris acte de la non-alliance, chacun a pu choisir son candidat.
Mais à présent que Hamon se noie, lesté par ses couteaux dans le dos, il serait bon que ses électeurs potentiels envisagent le vote utile Mélenchon.
Marine Le Pen est assurée d'être au 2d tour. Après, débrouillez-vous.
Bel hasard du calendrier: le film LE HAVRE de Kaurismäki hier sur Arte, et son interview dans la foulée.
A propos de la scène du container qui s'ouvre sur les réfugiés qui s'y sont planqués:
"je voulais présenter des africains dignes, dans leurs plus beaux costumes et non salis par le voyage; je voulais du rêve....je laisse la réalité à Emanuel Valls" !
Titrer sur le refus de Mélenchon, plutôt que sur celui de Hamon

On est habitués à ce que la question ne soit jamais posée en sens inverse. C'est toujours Mélenchon qui refuse, et quand Hamon n'est pas gentil, c'est toujours parce que Mélenchon a été méchant avec lui, a "demandé des têtes", a traité le PS de "corbillard" (prémonitoire?), ou autre vacherie. Cependant, cette fois, je pensais que non, c'était plus possible. Je trouve assez farfelue l'analyse de Daniel comme quoi ça donnerait du souffle à la campagne de Hamon, cette trahison tellement prévue. Pour moi, ça la plombe, complètement et définitivement.

Ce matin, sur France Info, Philippe Torreton suppliait les deux de s'entendre, sans marquer de préférence (ou en faisant semblant). Et disait que ce n'était pas à lui, misérable électeur, de trancher, et qu'il voterait blanc. Là non plus, je ne suis pas d'accord. C'est bel et bien à l'électeur (aussi) de se déterminer. Et d'ailleurs, voter blanc, c'est encore choisir. Si j'applique la logique Torreton, c'est ajouter de la division à la division, les voix de "gauche" seraient ainsi coupées en trois, voire en quatre si on ajoute les abstentions.

Comme Torreton, j'en ai marre de l'épouvantail de la grande blonde en costume noir. Mais pas pour les mêmes raisons: l'ED est déjà au pouvoir. Dans les "dérapages" calculés de "nos" élus, dans les radio-trottoirs des infos, dans les têtes de nos voisins, voire de nos amis, parfois dans les nôtres. L'ambroisie est partout, elle fleurit, elle graine, elle prolifère. Impossible de la maîtriser, sauf par une campagne pointilleuse d'arrachage manuel.

Au boulot.
Je partage. Hier superbe débat entre Piketty et Coquerel sur Mediapart Live. C'était vraiment intéressant de voir cela. En tout cela commence à devenir vraiment intéressant.

Idéologiquement parlant, cela va de soi :)
Et pourtant, Daniel, c'est bien Hamon qui a proposé à Mélenchon de le rejoindre à midi, et Mélenchon qui refuse le soir. Donc, factuellement, je trouve que ce n'est pas exagéré de la part du Monde. Ce qui est exagéré à mon sens, c'est de l'avoir laissé en une toute la nuit, alors même que la réponse de Mélenchon ne faisait aucune espèce de mystère...
Il suffit de voir comment l'AFP a traité la marche pour la VIe république du 18 mars pour juger que cette agence n'agit pas avec la neutralité qu'elle se propose :
– dépêche reléguée en bas de page (bien après la visite du prince William et de son épouse à Paris…)
– jusqu'à 18 h, la dépêche indiquait la présence de quelques (sic) milliers de personnes
– le lendemain matin, plus aucune dépêche en page France

Et après, les journalistes de l'AFP et des médias qui la reprennent en copier-coller accusent les citoyens de complotisme quand on ne leur accorde plus aucun crédit…
C'est exactement ce que je pensais ce matin. Pourquoi les journaleux ne posent jamais a Hamon la question du ralliement a Melenchon..

On voit parfaitement le sens dans lequel penchent les médias, la propagande anti-melenchon! Alors que ces médias ont harcelé Melenchon sur cette question et que n'importe qui, un peu sensé et logique, pourrait se demander comment un PS en décomposition et honni des français pourrait rassembler derrière un Hamon clairement en perte de vitesse..

Si Melenchon était dans la position de Hamon, je pense qu'il serait pendu sur la place public a en croire les médias..
Vite un sondage !
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