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Hallyday, le nouveau Victor Hugo ? Allons donc !

Quelle étrange comparaison ! A propos de "l'hommage populaire", rendu à Johnny Hallyday, plusieurs fois, dans les célébrations télévisuelles, est revenue la comparaison avec les obsèques de ...Victor Hugo. Rien à voir ! rappelle Mathilde Larrère. Avant toute chose, les funérailles de Hugo furent une cérémonie hautement politique, et le théâtre d'une vive controverse entre monarchistes et catholiques d'une part, et républicains d'autre part.

Derniers commentaires

Toujours "video non visible sur Android"

Soupir...
Désolé, Johnny, ah que je t'aimais bien, mais tes funérailles nationales, ça m'a surtout préoccupé pour savoir où que les rues elles seraient bloquées par des CRS (pour une fois que c'était pas pour une manif').

PS: excellente l'infographie avec la tête de Hugo et le trajet en bleu ou rose... :D.
Sur France Inter, cette chanson de Frédéric Fromet Hey Victor Hugo, t'es pas comme Johnny
Personne n'a eu l'émouvante idée de déposer une cigarette sur le cercueil de Johnny.
Je ne pense pas que les millionnaires qui ont une résidence secondaire à St Barth. voient d'un très bon œil l'enterrement de Johnny Halliday dans leur île. Il est certain que de nombreux fans s'y rendront dérangeant ainsi leur isolement tranquille et peut être leur mode de vie sur place.
J'observe sur ce forum une insistance perfide a utiliser le nom de Jauni pour désigner ce chanteur qui a du prendre l'avion* pour s'envoler vers son paradis hâtivement réparé après les dégâts des ouragans de cet automne.

Jauni, ça fait un peu vulgaire pour un tel personne-âge. Il serait plus approprié d'utiliser Ictéreux.

(*) Un jet privé. Cela va-t-il lui éviter de passer par les portiques de sécurité ?
Le jour d'après, je repense aux itinéraires funèbres empruntés par Johnny et Victor
et l'explication fort instructive de Mathilde Larrère qui nous a indiqué pourquoi le passage à l'Est de Paris aurait fait flamber la République

Les temps ont changé Les pique-niques ont laissé la place aux motos vrombissantes et il n'y avait rien à craindre non plus dans les beaux quartiers, y compris dans les quartiers de la nouvelle gentry
Désormais, ce serait du côté de Saint Denis que ça serait risqué pour le petit dictateur tout doux à la voix étouffée

Mais cela me rappelle que Mathilde nous avait promis une petite virée historico-politico-sociale dans Paris. Qu'en est-il ?
Vous souvenez-vous ce que vous faisiez le 9 décembre 2017 ?
Une foule immense...mais au moment de la montée des marches par Sarko et Bruni ils étaient seuls, tout à fait seuls...comment se fait-il? Seuls avec les cameramen et/ou camerawomen...en cette triste circonstance où Carla tenait tant à ce que son chagrin se voie et en même temps ne se voie pas...

Séquence bien sûr passée en boucle pour mieux entortiller.

Ils étaient aussi tous deux installés pile-poil au milieu de la rangée des politiques face au cercueil. Hollande et Gayet relégués aux marges.
Je ne comprends pas vraiment la chronique, l'enterrement de Johnny ne serait pas politique ?
Hier sur France-Inter Laure Adler affirmait que "tous les garçons et les filles se souviennent de ce qu'ils faisaient le 10 juin 1998"! Ben non, je n'en avais aucune idée. Et aucune idée de ce qui pouvait bien s'être passé ce jour-là.

C'est du même ordre que "toute la France pleure Johnny". je ne me réjouis pas de sa mort, elle me laisse indifférente. Nous sommes censés avoir été suffisamment formatés pour éprouver tous et toutes les mêmes sentiments au même moment, ayant été soumis au même matraquage médiatique; ça ne marche pas encore à100%.

(J'aime bien les livres de Jean-Philippe Toussaint et La Mélancolie de Zidane m'a bien fait rire.)
La Préfecture de police et les organisateurs sont tombés d'accord sur le nombre de manifestants : la foule avait beaucoup de têtes , mais pas de cervelle.
"Johnny était une part de nous-mêmes, une part de la France"
Macron (2016- )

C'est facile pour faire un bon Français, tu prends un tiers de De Gaulle, un tiers de Zola, un tiers d'Ormesson, et un tiers de Johnny,
... malheureux va, ça dépend la taille des tiers. Aujourd'hui, c'est un gros tiers de Johnny
L'injonction sentimentale comme mode de gouvernement ! J'en jaunis de peur !

De toute façon , il est parti rejoindre Michael Jaquesson , Elvis Presseles et les autres dans une base secrète de la CIA ...enfin !
En cette douloureuse circonstance, nous avons montré que nous sommes un grand peuple. Nous sommes maintenant mûrs pour affronter les indispensables réformes structurelles qui seules nous feront aller de l'avant. En marche !
#balance et justice
Sur de nombreuses chaînes: retransmission en direct et en totalité des obsèques.
Alors que me semble- t-il aucune n'a retransmis le discours de Patrick Modiano lorsqu'il a reçu le prix Nobel de littérature.
Le top du jour
L'article de Le Monde « En rendant hommage à Johnny Hallyday, Emmanuel Macron montre qu’il a entendu l’émotion publique »

Un peu comme dire que Quasimodo a entendu les cloches de Notre Dame après les avoir mis en branle, en ce jour où même Victor Hugo a rétrospectivement honte
À la réflexion, ils auraient pu faire autant de barouf pour Brassens, véritable poète et chanteur populaire, lui. Mais là, ils prenaient un risque: que Brassens sorte furibard de son cercueil pour se foutre de leur gueule. Il les avait d'ailleurs prévenus: "c'est l'épouse exaltée d'un rédacteur en chef... "
Macron à la Madeleine : dix minutes "too much" (je veux dire "de trop").
J'ai bien scruté la foule à la Madeleine: Ni BHL, ni Luc Ferry, ni J.P.Enthoven, ni Michel Onfray. La philosophie a-t-elle les moyens de se discréditer à ce point ?
Question laïcité, Macron va prêcher en La Madeleine

Il a beau jeu le jour commémoratif de la séparation de l’Église et de l’État.
Une question me tarabuste ( en fait modérément )! Quelle est la part d'émotion sincère, ou d'émotion "fabriquée" par des centaines d'heures de publicité télévisuelle ( et à sa puissance d'intox ) ?
Autrement dit, quelle est la part de connerie naturelle ou de connerie fabriquée ?
Avec ce budget pharaonique n'importe quelle entreprise imposerait ses produits
D'autres souhaitent une foule moins nombreuse mais joyeuse à leur enterrement.
Victor Hugo il a jamais participé au Téléthon alors que Johnny l'a fait.
Tchempsilaïzis: Mélanchon en rêvait, Johnny l'a fait !
Sois sage , ô ma douleur
C'n'étaient qu'un petit "rockeur '
Qu'un ancien directeur
Rien qu'un petit malheur
Mon cher et vieux pays
Oui, te voilà réduit
" Aux obsèques gigantesques
" Pas nationales,non, mais presque"
Ces as de la télé
Me font vraiment gerber
Alors, peut-on penser
Sans animosité
" La terre n'a jamais produit, certes
" De canailles plus consommées
" Ce pendant, nous pleurons sa perte
" Elle est morte, elle est embaumée "
Il me semble que la comparaison portait sur la vague d'émotion.
Ni sur la qualité et la profondeur de l'émotion, et encore moins sur les personnes.
Honte aux fans inconditionnels qui commencent, déjà, à prendre leurs distances avec le grand homme: entendu deux fois ce matin un mec appelé "Tenessee" qui racontait que son père avait refusé de venir pour la grandiose cérémonie. Motif: en se faisant enterrer à Saint Bart, Johnny le prive du plaisir d'aller se recueillir sur sa tombe. T'auras qu'à prendre l'avion, eh, gagne-petit!

Cet amoureux déçu ne s'est jamais offusqué de voir Johnny planquer son fric à l'étranger, et priver ainsi nos hôpitaux (par exemple) de sa juste contribution. Paraît qu'il était généreux, le Johnny. Comme une dame patronnesse, à condition de choisir "ses" pauvres.
Bonjour.

Loin de moi l’émotion dûe à la mort de Johnny, il est normal que les fans, les amis et connaissances soient tristes, moi-même suis attristé par ce décès.

Il n’empêche ...
Il n’empêche.

Il n’empêche que Victor Hugo aurait pu voir certainement avec un sourire ses obsèques suivies par un million de personnes.

De même Ambroise Croizat, aurait certainement souri à la vue du million de processionnaires venus accompagner son inhumation au cimetière de Père Lachaise. Qui est Ambroise Croizat ? Ambroise Croizat est l’un des créateurs de la "sécurité sociale", cette bonne vieille "Sécu". Ah, oui, Ambroise Croizat était communiste, avant d'aller prendre son repos éternel il était passé par la maison des métallos.

Alors Johnny pourrait voir ses obsèques suivies par ...

Salut et ternité.
Bravo Mathilde Larrère ! J'ai appris beaucoup de choses que j'ignorais sur cet enterrement. Si j'avais vécu en 1885, j'aurais certainement suivi l'enterrement de Hugo, alors qu'aujourd'hui, je vais rester bien en chaud chez moi avec un bon bouquin. Johnny ne représente rien pour moi, je ne connais aucune de ses chansons et je n'ai assisté à aucun de ses concerts.
GG 92
Sinon il y a le livre de Judith Perrigon " le jour où Victor Hugo" est mort qui décrit très bien le climat de l' époque et ses tensions politiques' ' Très instructif et émouvant.
On l’aura, finalement la déferlante sur les Champs Elysées... déprimant.
La dépolitisation, quand elle n'est pas bêtise ou ignorance, c'est souvent une stratégie politique

Excellente chute, très pertinente... que Daniel "dépolitise" immédiatement avec sa question sur les bikers.
A y revenir, Mathilde Larrère met opportunément le poing sur un doigt sensible : l'exploitation par le pouvoir en place des funérailles de ceux qui ont eu la bonne idée de mourir de leur côté.

Pour notre petit Jupiter inaugurateur de chrysanthèmes, d'Ormesson et Johnny meurent à point nommé pour booster sa comm'.

On peut dire booster sacomm' ?
Et donc en fin de vidéo, Daniel Schneidermann me pique par anticipation mon idée des bikers
mais bon je ne lui en veux pas.

Merveilleuse explication de Mathilde Larrère.

Je précise une nouvelle fois que Victor Hugo fut pleuré bien au-delà des frontières
et que ses livres accompagnaient les soirées de beaucoup d'enfants dont les pères lisaient à voix haute en Yiddish
"dos dray un nayntsigste yor" (Quatre-vingt treize) ou "der giber in keyten" (Les misérables)
ou encore "di yam arbeiter" (Les Travailleurs de la mer)

Tiens amusant : rien de comparable entre Hugo et Halliday sauf le H initial (qui ne sert à rien en Français) et le périple dans les beaux quartiers du cercueil.

Johnny qui est né dans le IXe arrondissement et a surtout fait sa carrière du côté de l'Olympia n'y mettra pas les pieds (façon de parler) entre les Champs Élysées et la Madeleine des riches à deux pas de Maxim's
Avant de suivre la vidéo, juste le titre me dit une chose : C'est pas Victor Hugo qu'a eu 500 motards pour l'accompagner
Sinon ça se saurait

"Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie." [s]Johnny Halliday[/s]Victor Hugo

"C'est fini
On a besoin de courage
Pour tourner
La dernière page
L'amour est mort
Pour qu'un autre puisse vivre" [s]Victor Hugo[/s]Johnny Halliday
les louanges d'aujourd'hui ne sont que le reflet de l'état de notre société, les médias aux mains de milliardaire trouvent un dérivatif identique aux jeux du cirque : un exilé fiscal, un redevable d'impôt, qui vit aux US...et "ils" osent comparer ce "produit" à Victor Hugo, le Macron va prononcer quelques mots surfant sur la vague..."çà" fait joli...
Oser la comparaison entre " le plus grand poète français, hélas" et le plus insipide des chanteurs populaires sera nécessairement sanctionné, ne serait-ce que dans la conscience des journalistes, qui jamais ne pourront s'affranchir de cet attribut encombrant ( l'œil était dans la tombe et regardait Caïn).
Est-ce bien sûr que tous ces falbalas autour de l’hommage à Johnny Hallyday n’aient pas une profonde signification politique (symbolique !) ?

Triomphe de l’argent, de la réussite, du marketing, de la société du spectacle.
Triomphe orchestré par les possédants et émotionné par les petites gens.
Interprété par un chanteur d’origine modeste qui en a fini par cracher sur les impôts redistributifs.

Nous sommes tombé par terre.
Le seul défaut de cette chronique c'est qu'elle va donner l'idée à certains de louer des places de balcon alors que le prolo, au raz des trottoirs, se paiera un bon cancer des poumons avec le défilé des motards. Partager jusqu'au bout avec leu idole et cracher un peu de lobe.

Votre raccourci, cher Aloys von est de propos mais le blasphème (qu'il soit Charlie ou autre) doit être fin (ou gras) mais en tous points intelligent et drôle ce qu'il n'est plus depuis bien longtemps, quand il ne devient qu'agressif et objectif d'embrouilles. N'est-ce pas?

D'accord avec l'inutilité de l'adjectif "apaisée" au côté de la laïcité comme à côte du mot démocratie...comme il ne peut y avoir de laïcité belliqueuse.
Ça fait du bien, de temps en temps, un bon cours d'histoire. Une réflexion collatérale: Les chantres d'une laïcité apaisée ont tout faux, Hugo nous l'apprend. Pas de laïcité sans anticléricalisme ( Charlie a raison contre Plenel), et une pointe de blasphème est indispensable comme le sel dans la soupe. Par le blasphème, aidons les croyants à combattre l'idolâtrie qui constamment les menace.
En écoutant madame Bergé, voilà qu'il me vient des pulsions inclusives.

"Les connes, ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnait"

pcc Micheline Audiarte
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