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Greenpeace a-t-il tenté de tuer le riz doré ?

Cent-sept prix Nobel accusent Greenpeace d'être responsable d'un possible "crime contre l'humanité" en s'opposant aux essais de riz génétiquement modifié. Mais le profil de l'un des Nobel à l'origine de la campagne contre Greenpeace, employé d'une société qui vend du matériel utilisé dans la recherche sur les OGM, pose problème. Quant au "riz doré"supposé réduire les carences en vitamine A, dont les Nobel prennent la défense, il n'est pas au point, rétorque l'ONG. Le point sur une controverse hautement médiatique.

Derniers commentaires

Mal placé
La question de l'efficacité du "riz doré" ne me semble pas du tout le point important dans l'argumentaire anti-GMO.

Si les organismes génétiquement modifiés ne faisait pas l'objet de brevets, les nombreuses dérives de cette industrie s'en trouverait automatiquement diminuées, voire disparaîtraient. Le vrai problème, c'est que via le brevet, on limite les droits d'exploitations des plantes et l'on rend les peuples tributaires d'intérêts privés.

Le son de cloche des industriels, qui voudraient nous faire croire que l'industrie développe des OGMs pour le bien de l'humanité, pour nourrir les défavorisés ou pour toute autre raison philanthropique, ne tient pas face à l'analyse critique de l'état du monde. L'industrie se contrefout du bien de l'humanité... c'est systémique et systématique. La seule valeur morale dans le système capitaliste, c'est l’égoïsme du profit.

Nous produisons déjà assez de nourriture pour nourrir correctement toute la planète et pourtant la malnutrition existe toujours. Vouloir faire croire que la solution est de nature technologique et non pas d'ordre politique, c'est du pipeau.
Et le nobel, ça se cultive comment ?
Vu que le marché du maïs OGM est désormais bloqué par les populations les agro-chimistes cherchent un autre marché juteux celui du riz !

Juteux car comme pour le maïs qui d'ailleurs sert presque exclusivement à l'élevage animal des pays "riches" il faudra acheter les semences et les engrais qui seront vendu à prix d'or et imposé par la loi et par la force par des politiciens corrompus !
Pour un état des lieux sur le riz doré et les arguments de Greenpeace à ce propos, on peut lire
Greenpeace : carence de raisonnement ou surdose de peur ?
par Samuel Barbaud - SPS n° 307, janvier 2014
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2237
Et allez c'est reparti avec le site pseudo-sciences !

Donc, avec ce site, vous aurez un état des lieux communs débites par des décérébrés scientistes et autres personnages payés par les industries mortifères.

Les OGM ? Y'a rien de mal, les gens ont juste peur.
Le nucléaire ? Si c'était dangereux ça se saurait !
Nano-technologies ou … retour à la bougie ?

Les gens, vous laissez pas avoir par les arguments d'autorité en blouse blanche !
Etrange de refuser de lire les positions argumentées, références, sourcées et vérifiables qui justement ne se contentent pas de montrer "blouse blanche"...
Premièrement, il y a des positions argumentées, référencées, sourcées et vérifiables qui disent le contraire.

Deuxièmement, pour faire le tri entre les publications scientifiques, les sérieuses, les bidons, les "indépendantes", les payées par les industries …, il faut ou bien être scientifique soi-même (et ça suffit pas), ou bien avoir beaucoup de temps devant soi. D'abord pour apprendre la langue (tululut, les scientifiques parlent aux scientifiques, je répète…), ensuite pour apprendre le fonctionnement du monde scientifique, ses codes, ses comités de lecture … et enfin aller à la recherche des études qui apportent la controverse, qui les paye, …

Troisièmement, quand un scientifique vous cause, si vous comprenez c'est qu'il fait de la vulgarisation. Le tout est de savoir dans quel but.

Dans le cas de ce site, sous couvert de zététique, c'est clairement de la propagande.
Et ça c'est facile à voir :
Leurs articles prennent à chaque fois fait et cause pour le système industriel : l'agrochimie, le nucléaire, les O.G.M., les nanotech, …

Tous ces gens vous préparent un bel avenir, c'est connu, et c'est scientifiquement prouvé ! :-D
[quote=Laurent Puech]refuser de lire les positions argumentées, références, sourcées et vérifiables
C'est peut être parce qu'on les a déjà lues, qu'on les a crues, avant de s'apercevoir qu'on s'était fait berner que maintenant, on dit "Non merci".

Ma génération a cru au nucléaire "pacifique", à la "révolution verte" qui devait nourrir le monde et faire disparaître la faim, et à tant d'autres choses merveilleuses... On a cru que, s'il semblait y avoir plus de cancers, c'est qu'on vivait plus longtemps et que le diagnostic était plus précoce. On a cru au "retour à l'âge de pierre", aux cavernes et aux bougies qui nous guettaient si on n'acceptait pas le nucléaire, on a cru tant de choses... On a entendu dire "c'est pas prouvé que c'est dangereux", sans se rendre compte que ce que nous devions exiger c'est que ce soit prouvé que c'était pas dangereux (on se contenterait pas d'un tel raisonnement pour manger un champignon inconnu!!!).

Il y a tellement à dire sur les croyances "scientifiques" devant lesquelles nous nous sommes prosternés... et sur les silences que nous avons acceptés, le DDT, l'amiante, le roundup, le tabac avec ses nouveaux additifs... la moindre pollution du diesel...

La première position vraiment scientifique, c'est pas la croyance, c'est le doute, l'esprit critique. Et un minimum de mémoire, pour pas retomber dans les mêmes erreurs.
Merci Cultive.

Tiens, ça fait un petit moment que je m'intéresse à l'eau violet, j'ai déjà mis le lien vers la conférence (en 1970) de Marcel Violet, je viens de découvrir ce documentaire que je vous conseille, "L'eau, la médiatrice", qui reprend un peu l'état des connaissances sur ce sujet :
" Le film donne des éléments de réponses en revenant sur les travaux de trois chercheurs français du 20e siècle : René Quinton et son plasma à base d'eau de mer qui a permis de sauver des malades condamnés, Marcel Violet [à 28min.] et la mise au point de la biodynamisation de l'eau permettant de fortifier le système immunitaire, et Louis-Claude Vincent [à 1h], concepteur de la bioélectronique..."

Que des trucs totalement ésotériques pour nos zététitiens de pacotille !
Et en quoi l'état des lieux de ce M. Bardaud serait plus valable que celui d'un autre ?
Quitte à devoir choisir, dans mes ignorances, des arguments d'autorité je choisirais plutôt ceux de Pierre-Henri Gouyon.
Darwin : la théorie de l'évolution et la génétique humaine (Espace des sciences)

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Encore une fois, ce n'est pas l'autorité de l'auteur qui l'emporte, mais bien la qualité de l'argumentation et des éléments sur lesquels elle se fonde pour répondre à une question qui comptent... Donc, pas à préférer un auteur plutôt qu'un autre...
Mais tout à fait, c'est pour ça que je préfère l'argumentation d'un scientifique qui doute que celle de scientifiques qui du haut d'un misérable siècle de connaissances se pensent omniscients.
Comme pour les lois, il ne faut toucher aux sciences appliquées que d'une main tremblante comme diraient Armand-Delille et les lapins de garenne !

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Vous Préférez le scientifique qui doute (résultat final de sa pensée sur l'objet d'étude) ou le scientifique qui utilise le doute (approche sceptique) comme processus d'évaluation d'une question, même si cela peut aboutir à ... lever les doutes au final ?
Le problème est qu'avec une connaissance limitée d'un sujet, les argumentaires ont un même niveau de crédibilité puisqu'on ne sait pas les évaluer, et que ça se transforme en affaire de confiance, d'autorité.
Pour quelle raison quelqu'un suivrait plutôt un biologiste disant que l'incertitude est grande et dangereuse avec les OGM qu'un autre disant que le risque est modéré ?

Et puis, déjà, faudrait peut-être développer une pédagogie sur l'évaluation du bénéfice/risque, chose qui demande généralement des études pluridisciplinaires, la précision du spécialiste lui faisant perdre en largeur de champ.
Un généticien n'y connaît pas grand chose en interaction écosystémique, un agronome ne sait pas forcément comme fonctionne une économie agricole locale, transformer des pratiques techniques mais aussi sociales n'est pas simple, et quand derrière il y a les vautours de l'industrie et de la spéculation agricole qui attendent de pouvoir faire du paysan un ouvrier agricole au service de leurs dividendes avec la complicité de gouvernants, il vaut mieux qu'il y ait aussi des avis politiques, des contre-pouvoirs surveillant tout ça.

Ceci étant, je ne suis pas fan des méthodes de Greenpeace en ces matières, un peu trop de com' spectacle pour "sensibiliser" alors qu'il y a un gros travail à faire pour avoir des solutions concrètes de développement qui évitent les défauts du nôtre.
Ah c'est ballot ! :-)

Faab, j'ai failli voter pour toi. Mais c'est plus fort que toi, fallait que tu ajoutes un gros mot !

Progrès, développement, croissance, progrès, développement, croissance, …

C'est le mantra de Faab.
Et foutre la paix aux gens, les laisser décider de ce qui est bon pour leur avenir, c'est envisageable ou pas ?

Bon je chipote, pour le reste je suis d'accord.
Je ne sais pas qui sont "les-gens", mais à défaut d'aller voir dans l'ex-"tiers-monde", y'a qu'à demander à ces gens qu'on laisse dans une jungle à Calais ce qu'ils font là. Ils ne vont pas nous foutre la paix mais ils doivent savoir qu'il peut y avoir un sens positif à "développement" et "progrès", que tout le monde n'a pas l'eau potable, des surplus agricoles, un service de santé efficace etc. pour avoir le luxe de dire, "c'est bon, on est gavé".
Désolé mais ça me déprime de te lire, ton raisonnement est si froid.

En fait, dans mon "foutre la paix aux gens", il y a tout ça :

Si on n'avait pas pillé les pays africains, on n'aurait pas à calquer ces notions de développement, croissance, progrès, ils auraient suivi leur chemin, peut-être similaire, peut-être pas. Tu calques ton raisonnement froid à un instant T, en disant qu'ils ont besoin de développement, sans voir qu'on le leur a volé. Et si ça ne suffisait pas, on leur a volé la question de savoir si c'est le chemin qu'ils auraient pris ou pas.

Quand aux réfugiés syriens, "y'a qu'à demander à ces gens qu'on laisse dans une jungle à Calais ce qu'ils font là.", je ne comprends pas ce que tu veux dire. Ou plutôt je ne comprends pas en quoi ça irait dans ton sens. Pour moi c'est évident que s'ils sont là c'est justement qu'on leur a pas foutu la paix.

"tout le monde n'a pas l'eau potable, des surplus agricoles, un service de santé efficace etc"

Incroyable que tu imputes ça au développement !

"Il fait froid dans le monde, et il y a des incendies qui s'allument parce qu'il fait trop froid. Traducteurs, traduisez !"
Brigitte Fontaine.

Nous sommes si différents !
"Eau potable, surplus agricoles, service de santé efficace etc.", ce n'est pas imputer au développement, c'est définir ainsi une forme de "développement", de "progrès" etc., ce qui en langage marxien correspond au slogan "les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde ; il faut désormais le transformer".

Que des gens veuillent rester dans l'état où ils sont, c'est évident, notamment ces pouvoirs dits "traditionnels" à qui on a coupé la tête en France, mais même les Maasaïs voient un intérêt au téléphone portable pour la gestion de leurs troupeaux et si il y a un impérialisme forçant au changement, il y en a aussi un l'interdisant, cultivant l'art des "réserves" (animales ou humaines), décidant pour les autres qu'ils sont très bien dans leurs "traditions" et leur milieu "naturel" puisque non seulement il est bien connu qu'ils ne sont "pas assez entrés dans l'histoire" mais qu'en plus il serait bien qu'ils n'y entrent pas plus.

J'sais pas, c'est peut-être une question d'expérience, mais bon, de la Chine à l'Amérique du Sud en passant par l'Afrique, dans tout le monde ex-colonial, je crois qu'on entend assez de voix exprimant une volonté d'être acteur de l'histoire humaine. On peut se boucher les oreilles, demander d'oublier cette histoire voire rêver d'un paradis perdu préhistorique (mais quel abruti du néolithique a eu l'idée de devenir agriculteur alors qu'on était si bien en chasseur-cueilleur ?), le grand mythe (réactionnaire...) de l'âge d'or du passé, où construire avec eux l'avenir, à partir d'aujourd'hui, du temps T.

C'était mieux avant ou on fera mieux demain ?
Question quasi-métaphysique entre une vison du monde comme état statique, éternelle répétition, "rester en paix" (R.I.P...) ou comme évolution, rester en mouvement, en marche, en équilibre dynamique.
Mmmmh le joli cathéchisme !

"non seulement il est bien connu qu'ils ne sont "pas assez entrés dans l'histoire" mais qu'en plus il serait bien qu'ils n'y entrent pas plus."

Ce qui est drôle (mais je riz jaune, au caroten), c'est que tu n'as pas compris où est l'insulte de Sarko. Et en ça tu véhicule aussi un stéréotype des discours racistes.


Tu me fais penser à ces ingénieurs agronomes qui sont venus expliquer aux paysans français qu'ils étaient trop arriérés, limite débiles, qu'il fallait qu'ils évoluent un peu, qu'il leur fallait du développement industriel.

On connait la suite.

Ce que ces crétins d'agronomes de mes deux ignoraient, c'est que les paysans en savaient bien plus long qu'eux (de la même façon les africains du discours de Dakar). On a perdu beaucoup de ce savoir.

Ecoutes un peu les conférences de Claude Bourguignon, tu me diras s'il est réactionnaire, pauv'pomme !

"J'sais pas, c'est peut-être une question d'expérience"

Pile poil ! C'est exactement ça !
L'ironie est peut-être mal passée mais un tas de gens à qui Sarkozy faisait la leçon savent très bien ce qu'ils font dans l'histoire, et perso, si ils me demandent un truc de chez nous, je le leur donne si je peux.

Dans le genre expérience, sur le mode on veut/on veut pas du côté de Madagascar :
- une responsable d'association luttant contre le Sida qui avait fait une tribune pour s'indigner du comportement de certains de ses concitoyens scotchés dans une pensée fataliste associée à des croyances locales faisant qu'ils ne mettaient pas de préservatif en disant "ce qui arrivera arrivera". Elle savait bien pourquoi elle voulait changer les mentalités "traditionnelles", elle avait des malades et des morts autour d'elle pour le lui rappeler. Idem chez un médecin de campagne m'expliquant qu'il avait parfois à batailler avec ses patients qui se rendaient d'abord chez le rebouteux du coin avec pour résultat l'arrivée chez lui dans un état dégradé (et quand il y a le palu, la lèpre, le choléra et même la peste dans le pays, c'est pas pour rire) ;
- dans un coin paumé, un responsable d'une petite centrale électrique m'expliquant que les villages du coin préféraient la lampe à pétrole plutôt que se connecter au réseau parce que ça impliquait une facturation, un compte en banque, des retraits automatiques etc. alors qu'ils vivaient presque sans lien au système monétaire/banquier.
Mode de résistance spontané à l'économie capitaliste dont on comprend l'intérêt et qu'on peut conserver en adaptant le mode de règlement (coopératives villageoises etc.) parce que l'air de rien, les gens apprécient quand même l'électricité.
- des jeunes gens pleins de bonnes intentions débarquant avec des fringues collectées en France pour les donner gratuitement sans se rendre compte de ce que ça impliquait pour les tisserands locaux qui tiraient la gueule qu'on leur casse leur marché, cas typique d'intervention unilatérale, sans concertation, où personne n'avait rien demandé.

Donc, mon expérience me dit qu'il y a des choses à faire avec le reste du monde, qu'il faut être à l'écoute, disponible pour la coopération, et que c'est un peu le principe de la redistribution de richesses indûment concentrées chez nous sans même parler de compenser les destructions sociales et économiques de la (néo)colonisation.

P.S. : j'utilisais "réactionnaire" de manière froide, un style de pensée qui n'est pas mauvais en soi, quand par exemple certains vantent avec raison le mode de vie des monastères entre fraternité économique et spiritualité. Question d'imaginaire, âge d'or du passé ou utopie créative pour l'avenir, en partant du principe que les uns et les autres ont de bonnes intentions et qui explique d'ailleurs qu'on voit parfois des convergences ou des tensions inattendues. Dans le genre, ce qu'il s'est passé récemment sur Hors-série provient sans doute de ce genre de tensions. J'ai notamment le sentiment que Maja Neskovic a un état d'esprit pas forcément en accord avec celui de Judith Bernard, qu'elle est plus portée sur les vertus d'un ordre "terrien", bon sens et sobriété, stabilité paisible, plutôt qu'aventure créative, révolution et invention d'un nouveau monde.

P.P.S. : je ne sais pas trop quel mot positif pourrait être employé dans un contexte post-Révolution, "Progrès", utopie etc. où tout ce qui est promotion de l'ancien a pris une connotation négative. Il y a des réactionnaires qui essaient d'assumer le stigmate pour en faire une affirmation positive, "tradition", "pérennité", "sagesse des anciens" etc., mais ce n'est pas gagné.
Et les zadistes de NDDL et d'ailleurs, ce sont aussi des réacs ?

Je crois surtout que tu es resté scotché sur un mode de pensée, incapable d'apprendre quoi que ce soit qui pourrait le remettre en question.
Je ne sais pas exactement quel monde veulent les zadistes, notamment si ils sont vraiment en accord avec les gens des campagnes environnantes (du choc des cultures entre hippie et paysan...), mais je sais que si on est gavé jusqu'à l'écoeurement dans nos contrées, ce n'est pas le cas dans des régions où on a faim, et qu'en ces matières, je n'ai pas de principe universel : une forme de "décroissance" est sans doute souhaitable chez nous, et une forme de "croissance" souhaitable ailleurs, question d'équilibre (certains disent que c'est du bon sens...).

Au demeurant, dans le genre réacs, il y a aux Etats-Unis les survivalistes, amateurs de communautés autonomes et d'armes de guerre, ou en gentils les Amish un rien perturbés par le mariage pour tous.

Le goût de la simplicité, de la "nature", n'est propre ni aux "progressistes", ni aux "réacs".
D'ailleurs, les gentils amoureux de la "nature" parlent surtout de la forme apprivoisée, vie bucolique et paisible, alors que les méchants amoureux de la "nature" se voient bien en super-prédateurs dans une jungle impitoyable, attendent avec envie un monde à la Mad Max (et on voit ça parfois chez des apprentis salafo-jihadistes vantant le combat au sabre, d'homme à homme...).
"Je ne sais pas exactement quel monde veulent les zadistes, notamment si ils sont vraiment en accord avec les gens des campagnes environnantes (du choc des cultures entre hippie et paysan...), "

Comme dit la chanson de Tiken, "viens voir, toi qui parles sans savoir!"

"mais je sais que si on est gavé jusqu'à l'écoeurement dans nos contrées,"
Qui est gavé ?

" ce n'est pas le cas dans des régions où on a faim, et qu'en ces matières, je n'ai pas de principe universel : une forme de "décroissance" est sans doute souhaitable chez nous, et une forme de "croissance" souhaitable ailleurs, question d'équilibre (certains disent que c'est du bon sens...). "

Dans les régions où on a faim, ce qu'il faut c'est pas la croissance, c'est bouffer, et on n'a pas besoin de la croissance pour ça.

Je reviens à mon anecdote plus bas : les maisons en parpaing et la clim', c'est de la croissance. Est-ce que les gens y vivent mieux ? Bien au contraire, non seulement ils sont dans l'inconfort, mais ils doivent encore plus vendre leur force de travail (et créer encore de la croissance) pour payer les frais d'électricité que ces appareils occasionnent (et encore je ne parle pas de la mauvaise santé, source encore de croissance). Inconfort et assujettissement ! Chouette modèle !

Bien sûr qu'ils avaient plus de confort dans les cases ! Et bien sûr qu'ils auraient autant pu y utiliser l'électricité. Remettre en question ton modèle de croissance c'est pas non plus forcément le retour à la bougie. Une utilisation raisonnée des ressources et des technologies permet de vivre de façon pérenne. Pour ça faut la produire, c'est le meilleur moyen d'être maître de sa consommation. Ta croissance pour la croissance c'est de l'hypothèque sur l'avenir.

Pour en revenir à tes notions de progrès contre réaction, tu sembles confondre progrès social et progrès technologique.

Lutter contre l'excision, c'est du progrès social. Et c'est effectivement s'attaquer aux traditions et croyances.
Le progrès technologique ne mène pas au progrès social, c'est bien souvent le contraire.
On sait jamais, si vous connaissez des gens ayant de quoi investir, je recommande le Plan Epargne Zébu. A noter, la "métisse" plutôt que le zébu, une vache laitière appréciée par les paysans et dont on ne s'étonnera pas qu'elle ait un petit côté "normande" (horrible interventionnisme agronomique de bouffeurs de camembert ?).
C'est une des choses qu'on peut appeler "croissance" et ça vous donne une idée du niveau d'équipement d'où on part quand il s'agit de pouvoir se financer une charrette.

Ca me fait penser, de quoi vivent les zadistes ? A la guérillero, sur ce qu'offre la population ?
Habile le Faab !

Tu me trouves un plan de démerde (ça ne me déplairait pas d'avoir du pez à la ZOB !), laissant penser qu'à chaque fois que tu nous balance de la croissance, du développement, du progrès, c'est à ça que tu penses depuis le début !

Malin !
"C'est une des choses qu'on peut appeler "croissance" "
Ben tiens ! Carrément ! Le P.I.B. va doubler avec ça ! Les Vinci et autres Bouygues n'ont qu'à bien se tenir !

La petite question perverse pour finir :
"Ca me fait penser, de quoi vivent les zadistes ? A la guérillero, sur ce qu'offre la population ?"

Mmmmh ça sent bon le progressiste, ça !
Oui, certains vivent du R.S.A. (ça y est tu as ton aveu ! hou les vilains parasites qui vivent sur le dos du contribuable !), certains le refusent, d'autres n'y ont pas droit. Tous vivent de leur production et de la solidarité avec les paysans, qui ont appris à vivre avec, et avec qui il y a un soutien mutuel, pour créer ensemble de "l'aventure créative, révolution et invention d'un nouveau monde" qui te sont si chers. Et pourtant le retour à la nature c'est réactionnaire ! Mince alors, que penser ?!?

Allez…
Ben oui, je crois que depuis le début je n'ai parlé de croissance que dans les pays dits "pauvres", les éléments de ce qui chez nous sont des droits de base et qui chez eux sont un luxe, se rendre compte de quoi on parle quand on ne connaît pas, que leur niveau de vie est d'avoir ou pas une charrette, que c'est ça "croissance" là-bas.

Et oui, je me demande sérieusement de quoi vivent les zadistes (pourquoi "les zadistes" ? ils sont tous liés d'une ZAD à l'autre ?), si ils sont organisés, si il y a des collectes locales, des formes de mutualisation communautaires à la anarchiste entendant se passer de l'Etat ou si c'est juste des gens standards avec les régimes sociaux standard, liés à l'Etat etc.
Dans le 2nd cas, leur intérêt est lié à l'intérêt général, dans le premier, ce serait plutôt des velléités de faire bande à part.
" se rendre compte de quoi on parle quand on ne connaît pas"

Faab, si tu pouvais arrêter de prendre tes interlocuteurs pour des neuneus, ça nous éviterait de hausser le ton. Merci. Parce que ça devient insupportable.

Une fois pour toutes :
[large]C'est pas que je ne sais pas de quoi je parle, ni que tu m'as mal expliqué, c'est juste que je ne suis pas d'accord.

Capiche ?[/large]

T'as raison de te lancer dans la politique, tu causes comme eux.

Si tu ne différencie pas "acheter une charrette et des bœufs" de "croissance", tu mets tout en place pour par exemple pervertir une aide financière d'ONG en aide pour construire des bâtiments Bouygues et des usines Veolia.

Bin oui puisqu'il leur faut de la croissance !

Bin non.
C'est pour ça qu'on doit s'engueuler ? Crainte que "décroissance" ne passe plus dans les esprits si on parle de "croissance" pour d'autres ? Crainte que ça renforce une maîtrise idéologique ?
En tout cas, c'est faire de la politique que de gueuler pour que les gens n'utilisent pas tel ou tel mot parce que ça renverrait à telle idéologie.

Pour le reste, j'ai toujours un doute pour savoir jusqu'à quel point tu mettrais un interdit à des politiques de coopération par crainte que Bouygues et Veolia vienne faire leur business. Mais il y a sans doute entre nous une différence de fond dans le rapport au pouvoir : je crois qu'il faut le prendre, au plus haut niveau, dans les institutions, que l'action locale est insuffisante parce qu'elle ne touche pas au cadre général, que les guérillas ne marchent pas, et que donc, oui, il faut se frotter aussi aux Bouygues et aux Veolia, ambitionner d'être au-dessus pour les contrôler.

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Au-dessus, normalement, ça s'appelle la démocratie, avoir la charge du gouvernement en France donc droit de regard sur les entreprises françaises.

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Si je parle de gouvernement, ce n'est pas pour rien.
Le droit de regard dans l'état de droit, c'est aussi le droit de fixer les taxes et impôts, celui aussi de nationaliser, donc d'être un peu plus offensif qu'un "pacte de responsabilité".

Mais c'est peut-être un problème de fond que la perte de confiance dans les institutions qui nous mène depuis 40 ans à un système à l'américaine où on ne vote plus, où la société dite "civile" ou les mouvements contestataires tendent à ne se voir qu'en contre-pouvoir, c'est-à-dire réagissant au pouvoir plutôt que le prenant.

Quand je disais plus haut que je considérais que la "guérilla" ne fonctionnait pas, c'est que quand on a pour seul objectif de "faire reculer le gouvernement", on ne décide pas de où on va.

Ruffin disait comme si c'était normal que la gauche était habituée à la défaite, Duflot chez Ruquier disait en gros que les Verts étaient toujours partis avec un esprit de perdant, avec les résultats qu'on leur connaît, ceux qui se disent de "gauche critique" ont une tendance à cultiver la petite différence et à se satisfaire d'une position de rebelle, on a vu comment le FdG se dissolvait petit à petit avec les communistes cherchant des places avec le PS, comment aux Régionales a avorté la possibilité d'une union de Nouvelle Donne au FdG notamment parce que certains voulaient affirmer leur position à eux, ne parlons pas des partis qui ne visent que le 1% donnant droit aux financements officiels etc.

Donc, si on est à un moment où la société "civile" se sent à peu près adulte pour gouverner, chose qu'on peut espérer avec la floraison d'initiatives politiques à visée de démocratie quasi-directe, si les partis minoritaires ont pris conscience qu'ils n'arrivaient à rien dans l'opposition ou la semi-opposition (voire même dans un cadre de parti "traditionnel" pour des figures comme Mélenchon ou Duflot se mettant à penser "hors parti"), il y a peut-être une chance que cristallise une alternative réelle de gouvernement, que les contre-pouvoirs se fassent exercice du pouvoir.

Peut-être une chance...
Si ce n'est pas le cas, eh bien je crains qu'on reste dans le "cause toujours" plus ou moins réprimé, des anti-CPE, anti-loi travail, des ZAD, des colibris de tout genre qui feront de leur mieux en contre-pouvoir mais resteront en-deça de ce que font les pouvoirs.

Pour ma part, le seul moment où j'ai souvenir d'une véritable attente d'un changement par le gouvernement, c'était quand j'étais gamin en 1981 avec l'élection de Mitterrand. Depuis, il y a eu les Restos du Coeur, le charity business, SOS Racisme, les marches de ceci et cela, les manifs anti-truc avec ou sans mort ("Devaquet au piquet !", Oussekine dans la tombe), une jeunesse chantant qu'elle emmerde le Front National pour finir avec un F.N. en premier parti de France, du référendum disant "oui" (Maastricht) ou "non" (2005) etc.

Peut-être serait-il temps de retrouver une dynamique à la 81 et l'idée d'un slogan oublié, "changer la vie".

Au demeurant, Brexit ou Sanders et Trump aux USA, pourraient indiquer aussi une re-politisation occidentale, la fin du mandat donné aux "notables" depuis l'après-guerre, la fin réelle de la foi dans leur modèle de bonheur par le néolibéralisme. C'est mis en cause depuis longtemps principalement à gauche mais même le "petit peuple" de droite qui croit à la récompense de l'initiative personnelle, aux 70 heures par semaine de l'indépendant motivé, semble voir que cette liberté-là demande aussi des conditions de possibilité, qu'un cadre socio-économique inadapté stérilise l'initiative des "petits" en concentrant les moyens chez les gros.

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Vouloir changer un système signifie lui faire confiance ?

Pour ce qui est d'alerter, ça fait bien 150 ans qu'il y a des alertes anti-capitalistes, ça a coupé le monde en trois au temps de l'URSS, et je me demande ce qu'on pourrait faire de plus si les gens n'ont rien entendu. Mais je crois qu'ils ont entendu, qu'ils savent bien que ça cloche, qu'il y a juste une difficulté à oser le changement. On préfère parfois un mal auquel on est habitué que le risque d'un traitement qui semble aventureux.

En ce moment, je jette un oeil au débat Clémenceau/Jaurès en juin 1906, quand des grèves étaient réprimées avec Clémenceau (apprécié de Valls...) en ministre de l'intérieur.
Jaurès parlait de collectivisme, d'abolition du règne des possédants, et il le faisait à la chambre des députés. On peut se dire que ça a moyennement marché mais le "moyennement" a été mieux que rien, il y a eu le Front Populaire et le programme du CNR.

Peut-être que la France d'aujourd'hui peut bouger par cette tradition-là, dans un rappel de ce qu'était l'aspiration républicaine, démocratique et socialiste.
Peut-être, encore peut-être, je mets énormément de conditionnels tellement j'ai l'impression que les "anti-systèmes" ne veulent pas y croire, se déconnectent complètement des institutions, et que les mouvements politiques d'"opposition" se sont satisfait d'une rente d'"opposition" depuis des décennies (cf le Parti Communiste notamment).

Toujours est-il que qui ne tente rien, n'a rien.

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P.S. militant dans le style #onvautmieuxqueça, #RSAsanscomplexe :

moi aussi je suis au RSA, j'assume étant favorable au revenu de base, et comme ça dérangeait la conseillère Pôle Emploi à qui je disais que je n'avais pas besoin de ses services, que j'étais assez occupé par des travaux d'écriture et la politique jusqu'en 2017, j'ai eu droit à une rencontre avec cet espèce de contrôle disciplinaire des gens au RSA.

Echange intéressant qui montrait les limites du système, avec des interlocuteurs un rien embarrassés, sans doute plus habitués à des dénégations qu'à un discours leur (re)expliquant que à moins d'être favorable au travail forcé, à l'esclavage, l'activité ne signifiait pas entrer dans les cadres du but lucratif personnel, et qu'il y avait un tas d'activités bénévoles d'intérêt social ou citoyen qui pouvaient bénéficier des services de gens se satisfaisant d'un revenu minimal. J'ai pu voir d'ailleurs à cette occasion les limites d'un engagement de "travailleur social" quand c'est accompagné d'un esprit d'exécutant bien discipliné avec une personne qui semblait bien saisir les enjeux du revenu de base, n'a pas été surprise par son évocation, mais faisait néanmoins de la police sociale parce que ce n'était pas légalement en place.

Le fait est qu'entre stigmatisation des pauvres (serait-ce une pauvreté volontaire) et fétichisme socio-politique du taux de chômage (augmenter le chiffre = mal => chômeur = mal), ça devient un effort, l'objet de tensions, que de simplement refuser ce modèle, le refuser en acte.
Au final, perso, j'essaie d'être conciliant avec Mme. Pôle Emploi qui est soumise à une sorte de système automatisé lui imposant des catégories à "suivre" de manière plus ou moins soutenue et je lui donne de quoi alimenter son logiciel se nourrissant de "jalons", méthode pragmatique pour satisfaire les appétits de la bête administrative.
D'ailleurs, on devrait faire un truc à la Frank Lepage sur "jalons", principe lié de manière assez évidente à la théorie de l'engagement en psycho-social, manière d'amener les gens où on veut en leur demandant des petits pas, quitte à ne pas respecter ce qu'ils sont, ce qu'ils désirent, la place qui leur conviendrait en société et à les mettre dans les malaises de la dissonance cognitive, à les plonger dans une vie qu'ils ne sentent pas la leur.
Faab, je vais te raconter une anecdote.

Nous assistions à un stage d'auto-construction d'éolienne Pyggott, à la ferme d'Anwann (y'a des vidéos sur le net). Il y avait là un réfugié clandestin africain (j'ai oublié d'où : malien ?), Michel, que j'avais mis en relation avec mon pote fermier pour qu'il l'héberge.

Pendant que notre brave éolienne à pales en bois s'érigeait dans le ciel, Michel se retourne et contemple les éoliennes industrielles, plantées à quelques kilomètres de là. Il me dit :
- c'est ça qu'il nous faut en Afrique !
- gaffe, vous allez vous faire bouffer tout cru par les industriels qui vous les vendront et l'exploiteront (faut voir comment ça se passe chez nous) !
Il faut vraiment que tous les peuples apprennent l'autonomie énergétique, tu as la chance d'assister à cette formation, fais suivre l'info !
- Combien de maisons on peut alimenter avec une éolienne comme celle-ci ? (désignant notre Pyggott)
- Ca dépend de votre équipement, vous avez quoi ?
- télé, frigo, … la clim…
- La clim ???

Hé ouais, murs en parpaing pas isolés, trop chaud le jour, trop froid la nuit, le truc invivable parce qu'on a essayé de suivre le modèle européen. Les cases africaines c'était trop ringard, n'est-ce pas, trop connoté "sauvage", vive le développement industriel !

Je lui dis, regarde, nous sommes quelques-uns ici à essayer de prendre modèle sur tes ancêtres, qui eux-même ont pris modèle sur les termites, pour fabriquer nos maisons en paille, pendant que vous en Afrique continuez désespérément de suivre ce qu'on abandonne ici parce qu'on a compris que c'est une gabegie totale !

Son séjour à la ferme l'a quelque peu bouleversé. Déjà, dépenser de l'énergie et du temps pour fabriquer une éolienne quand on a de l'électricité disponible c'est un truc curieux, mais alors les maisons en paille !!! Ils sont fous ces français !

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Tu veux dire que Faab a un peu de retard ? Ca se pourrait !
Bien d'accord sur les pouvoirs sur-veillants : au final, une décision est politique. Et le politique ne doit pas se contenter d'approches idéologiques et/ou orientées par quelques intérêts...
Sur "qui suivre", ce n'est pas tel ou tel : il y a des argumentations, étoffées ou pas, des réponses parfois complexes et difficiles à cerner mais d'autres plus lisibles pour le commun des mortels dont je fais partie (par exemple sur la dose de riz dorée/apport en vitamine A) et qui permettent de trancher un certain nombre de positions à partir d'informations simples. Nous pouvons donc avancer sans pour autant devoir basculer dans la croyance en un tel ou un autre...
Et d'accord encore avec vous pour ramener la question de la comparaison de risque entre faire et ne pas faire.
Je comprend pas bien l'argument de DS,a la fin de l'article, c'est pas parce que vous utilisez la pub pour faire connaitre votre combat et vous faire connaitre que vous ne pouvez dénigrer la pub des autres. C'est quoi cette idiotie. Une arme n'est mauvaise que par la façon dont on s'en sers , pas de l'acte elle même , non ? Comment connaitrions nous nos droits et devoirs, sans publicité de l'état, de la CAF, de l'URSSAF ... Et comme le Figaro est a droite aucun journaux de gauche ne peut exister, ils utiliseraient tous le papier et a forme journalistique ..
Ou pour se prévaloir égalité faut il dire une vacherie sur les assos de défense de nos droit, quitte a être bête.
Très bon article de Justine comme d'hab. Du factuel, rien que du factuel. Les pro et les anti OGM vont le critiquer bien sûr. Justine tient bien son rôle de reporteur de guerre. ;-)

Et sinon, pour rigoler : Green peace envoie des jus de fruits explosifs aux journalistes.
Justine, vous écrivez : Si dans tous les cas, le "riz doré" est dangereux à cause de son potentiel de contamination, pourquoi continuer de déplorer son manque d'efficacité ?

Je ne vois ici pas de contradiction de la part de Greenpeace : si un produit potentiellement dangereux est, en plus, inefficace, il faut d'autant plus le combattre. C'est le principe de bénéfice / risque. On peut tolérer un risque si un bénéfice est prouvé, ce qui n'a pas l'air d'être le cas ici.
Le discours de Greenpeace et de nombreuses autres associations écologiques est obscurantiste. Elles voient des risques dans tout ce qui est novateur. Les techniques étant récentes il est facile de faire peur aux ignorants. Si peu de personnes vont lire des articles scientifiques sérieux sur ces sujets.

2 preuves de leurs erreurs : - Le désherbant Roundup si décrié est utilisé depuis 25 ans massivement sans conséquences pour les populations. - Le nucléaire est la façon la plus rentable et la plus sure de produire de l'électricité : cf le prix de l'électricité en France depuis des décennies, l'absence de décès dus aux radiations lors du dernier accident nucléaire grave (Japon) et la sécurité de cette filière durant les dernières décennies sans accident grave.

Je partage l'avis de ces scientifiques qui dénoncent l’opposition systématique envers la science de ces spécialistes des peurs liées à l’inconnu.
La partie sur NEB est ridicule. C'est un boîte qui vend des réactifs à tous les laboratoires de biologie du monde. Autant prétendre que Bic a des conflits d'intérêts avec les OGM parce que des stylos Bic sont utilisés dans les recherches sur les OGM.

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Les OGMs sont un sujet foutrement complexes.
Que Greenpeace et autres s'en méfie, c'est compréhensible. Il faut beaucoup d'argent pour en fabriquer, et en dehors des Etats, seuls les multinationales en ont les moyens. Or fabriquer un OGM "dans les règles de l'art" et vérifier son innocuité "dans les règles de l'art", ça coûte cher, coût qui peut inciter certains (beaucoup?) à ne pas le faire, à bricoler un OGM à la va-vite, et après nous le déluge.
Pour le potentiel il est évidemment énorme. Ce sont des bactéries génétiquement modifiées qui fabrique aujourd'hui l'insuline qu'on prélevait avant sur les cadavres d'animaux (avec tous les risques que ça engendrait). Des plantes ont naturellement tendance à dépolluer les sols et à fixer les métaux lourds. On pourrait imaginer une modification qui fasse que l'accumulation ait lieu dans le noyau des fruits: il ne resterait plus qu'à récolter les noyaux pour dépolluer les sols. Autre exemple: la nicotine est un insecticide assez radical. On pourrait modifier les cultures de manière à ce que, en cas d'attaque par des phytophages, la plante produise localement de la nicotine. Plus besoin d'arroser de pesticides.

Pour ce qui est de fuite de gène dans la nature, je pense que ça dépend énormément du gène. Il faut qu'il apporte un avantage sélectif à son porteur, ou tout au moins qu'il ne lui coûte rien pour qu'il soit conservé. Sinon, au bout de plusieurs générations, les porteurs ayant un succès reproductif moindre, le gène disparaît avec eux.
Dans le cas du Golden Rice, j'imagine mal que la surproduction de vitamine A soit un avantage sélectif pour les mauvaises herbes, au contraire (ça coûte à la plante d'en fabriquer et ça ne lui apporte rien). Dans le cas où il fuirait dans la nature, à moins que des animaux soient sensible à la vitamine A des plantes qu'ils consomment, je doute que ça ait des conséquences...
Par contre, si le gène était - par exemple- un gène de résistance au glyphosate qui vous permet d'arroser le champ d'herbicide sans que votre culture ne soit touchée, là, il y a un avantage sélectif majeur! Toutes les mauvaises herbes qui récupéreront le gène seront protégées de l'herbicide et se reproduiront comme des lapins... au point de rendre l'herbicide inefficace :D.

N'empêche, dans le cas présent, je trouve que cette affaire sent le coût d'éclat médiatique pour discréditer Greenpeace. Pas nécessairement dans sa lutte contre le Golden Rice (un vieux truc symbolique mais peu rentable) mais dans sa lutte contre les OGM en général.
Quand aux 107 prix Nobels embringués dans l'affaire, je flaire un mélange d'ignorance pour certains, d'orgueil mal placé pour d'autres ("ah, ces crétins de Greenpeace qui ne connaissent pas la science aussi bien que moi"), pour d'autres encore de "conviction <>" ("les OGM sont le future de l'humanité") et, j'espère, pour quelques uns seulement d'intérêts bien compris avec les fabricants d'OGM et autres.
Le fond de l'argument des 107 Nobel a été contré par mon prof d'histoire-géo au collègue : la production mondiale de nourriture est suffisante pour sustenter toute la population, la source de la faim dans le monde est donc économique et politique, pas technique.
Donc bon, les 107 Nobel... Ça ressemble plutôt à une bande de pseudo-scientifiques qui se permettent de l'ouvrir pour donner du poids à des arguments mercantiles.
Parler de "pour ou contre les OGM", c'est comme dire "pour ou contre le foot", c'est le meilleur moyen de lancer de la baston verbale! :)
Il me semble que l'avenir, c'est plutôt dans une biodiversité entretenue et augmentée par les paysans eux-même, qui ont toujours sélectionné des semences adaptées à leur climat, leur terrain, leurs besoins, qu'en une seule et unique variété miraculeuse et passe partout qui n'existera jamais.

Une pratique paysanne intéressante va même complètement à rebours de la sélection "homogène" considérée comme indispensable aujourd'hui: il s'agit de favoriser au contraire une certaine hétérogénéité. Si l'année est humide, certaines semences donneront bien, d'autres très peu. Si elle est sèche, ce sera inversé. Un froid précoce compromettra seulement une partie de la récolte, etc...

Avec ce système, aucune récolte ne sera vraiment excellente, mais aucune ne sera désastreuse. Avouons le, pour un paysan qui se nourrit avec, c'est plus intéressant qu'une succession d'années fastes (où la commercialisation sera difficile et à bas prix) et d'années de famine, où on se nourrit à peine et sans pouvoir garder de semence pour l'année d'après.

Les intérêts des multinationales sont quasiment inverses; années fastes, on achète à bas prix et on stocke. Années de famine, on spécule sur la faim pour acheter, quand même, pas trop cher, et on vend les semences à un prix exorbitants.

"Moi je dis que la Seine a pas le même goût... vue par en dessus ou par en dessous"
Et pas une ligne sur les conséquences sociétales d'une sélection confiée aux "scientifiques" et non aux agriculteur·rices, bref sur l'hétéronomie intrinsèque à la technolâtrie, au scientisme ?...

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C'est drôle, car la première pensée qui m'est venue à l'esprit est que, ce projet, datant d'une vingtaine d'années, risque de finir en "eau de boudin", malgré les investissements qui lui ont été apportés. Et que ce "projet de recherche" cherche et essaye de trouver des coupables de son arrêt, afin éventuellement de les attaquer mais surtout de fournir aux investisseurs un (ou plusieurs) argument dédouanant l'équipe de ce projet. Car cette équipe a, aussi, des comptes à rendre.

Finalement, je me demande si les personnes signataires ont vraiment mérité leur "prix Nobel" ...

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