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Commentaires

Grèce : pourquoi l'Allemagne a voulu faire payer les banques

Mais pourquoi donc l'Allemagne a-t-elle cru bon, un court moment, de ne pas tomber d'accord avec la Banque centrale européeenne, et de menacer les banquiers de leur faire payer leur part de responsabilité dans la crise grecque ? Et pourquoi la France s'est-elle retrouvée dans la position du bon élève des marchés, soucieux de ne pas faire fuir "l'argent" de la zone euro ? C'était la question posée il y a quelques jours par le matinaute Schneidermann aux @sinautes éclairés. Les réponses ne se sont pas faites attendre, voici celles qui nous ont le plus éclairé...

Derniers commentaires

Détail .........
Dans ce fatras qu'est la page d'acceuil du site que vous citez en référence, où trouver la contribution de cet @sinaute "Barcelonesque" ?
Un complément d'information sur mon post que je découvre en "tête d'article". (Merci @si pour la bouteille de Ouzo virtuelle).
Je suis une Dugenou française qui vit depuis une dizaine d'années en Allemagne et côtoie tous les jours des Dugenou allemands.
J'ai tenté une explication de la raison pour laquelle le gouvernement allemand voulait faire payer les banques en me référant à ce que je constate et que j'entends autour de moi et qui ressort dans les sondages d'opinion.
Je voudrais juste revenir sur ma phrase : "les allemands n'aiment pas être roulés dans la farine" pour expliquer ce que j'ai voulu dire.
En Allemagne, même si la confiance dans les décideurs politiques diminue, elle reste encore très grande. Globalement, on écoute et on a confiance dans la parole du "chef" (patron, homme politique ou autre). Quand tous les décideurs disent la même chose (à savoir "les caisses sont vides" et "nous vivons au-dessus de nos moyens"), ils sont crus a priori : puisque les caisses sont vides, il est normal de se serrer la ceinture. Ainsi la majorité de la population accepte les privations imposées.
Mais lorsqu'on a fait confiance et qu'on s'aperçoit qu'on s'est fait rouler, on le prend beaucoup plus mal que lorsque dès le départ, on a mis en doute le bien fondé des déclarations faites. Les allemands ont un caractère très entier. Si les caisses allemandes sont vides, elles sont vides pour tout le monde. Elles ne sont pas vides pour la population allemande mais pleines pour renflouer les banques ou pour aider d'autres pays européens. Ou alors la classe politique leur raconte des bobards ! C'est cela qui ne passe pas du tout dans l'opinion publique. En 2008 les caisses allemandes - vides par ailleurs - ont déjà aidé au renflouage des banques. Maintenant que les banques sont remises à flot et que l'économie allemande est repartie, il faut procéder - toujours avec des caisses vides ou pas loin - au sauvetage de la Grèce, de l'Irlande, du Portugal. Les allemands se demandent donc quand viendra leur tour à eux de bénéficier des résultats de leur économie en plein boom. Actuellement beaucoup des Dugenou allemands que je côtoie voudraient bien que l'Allemagne assainisse ses propres comptes (qui sont dans le rouge, dixit les politiques) et laisseraient très volontiers les autres pays européens se débrouiller tout seuls pour faire de même.
Bien sûr le niveau de vie de la classe moyenne en Allemagne est tout à fait correct et sans doute l'un des plus élevés d'Europe. Il n'empêche, cette classe moyenne est en train de rétrécir. Son niveau de vie a beaucoup diminué par rapport à celui de la génération précédente. Le programme appelé "agenda 2010" du SPD allemand sous Gerhard Schröder a entraîné une grande casse sociale et la peur du déclassement même si elle est moins présente qu'ailleurs existe ici aussi.
Quant à la grande précarité, je n'en ai (heureusement pour moi) aucune expérience ni en France ni en Allemagne mais je ne suis pas convaincue qu'il y ait une grande différence d'un côté ou de l'autre du Rhin.
Bonjour ; chere , tres chere et sublime redaction d'asi;

je n'habite pas l'allemagne mais juste a coté (strasbourg) ; je n'y vis pas mais je travaille avec autant d'allemands que des francais;
j'y ai plein d'amis !
Bref , tout cela pour dire que l'asinaute "expert es allemagne " est peut être au fait de ce qui s'y passe ,maiaiaias peut être (probablement) de parti pris.
pendant des années les allemand se sont serrés la ceinture , mais bon nous somme loin de la pauperisation presentee !
les routes dont le bitume se fissure , les trains systematiquement pas a l'heure , pas vu !!

quand a "ont accru leur competitiviite sur le dos des autes europeens" (warff warff , pas les nordiques , pas les belges , pas les hollandais , pas les autrichiens, pas les pays de l'est !) leurs industriels se sont montrés indubitablement plus malins et prévoyants , point!

salut a tous !
Article très intéressant en effet, merci aux contributeurs. N'oublions pas de plus qu'il est dans la mentalité de nombreux Allemands de rechercher des boucs émissaires. Famille souche, tout ça... (encore Todd !)

En parlant d'Emmanuel Todd, serait-il simplement possible d'avoir la citation de celui-ci qui a été apparemment tronquée en fin d'article ? Je serais vraiment curieux de savoir ce qu'il dit des relations franco-allemandes...

Article très intéressant en effet, merci aux contributeurs. N'oublions pas de plus qu'il est dans la mentalité de nombreux Allemands de rechercher des boucs émissaires. Famille souche, tout ça... (encore Todd !)


C'est quand même très manichéen... il y a du vrai, mais il faut relativiser.
En France aussi, le bouc-émissaire, on connaît.


Sinon je suis toujours surpris de voir qu'on trouve toujours d'excellentes pour que les banques ne payent jamais !
Attention aux CDS, au "too big to fail" et autre risque systémique.
Quelle fantastique situation de confort...
Non, le message n'était pas tronqué, c'était juste tard... (et merci @si pour l'Ouzo ;-)

Emmanuel Todd a écrit sur l'Allemagne dans beaucoup de ses ouvrages (notamment la 3ème planète, l'Invention de l'Europe, le destin des immigrés, l'Illusion Economique)... Ce sur quoi éclaire Todd, c'est, en simplifiant, l'opposition des fonds anthropologiques germaniques et latins, que les français, inconsciemment universalistes (quoi qu'avec des nuances), ont le plus souvent tendance à minimiser.

Il ne s'agit pas pour autant de donner un + ou un - aux français ou aux allemands (les deux savent chercher des boucs-émissaires et être particulièrement haïssables l'un comme l'autre quand ils le souhaitent, le meilleur étant aussi possible), mais de mettre en évidence la difficulté de faire converger, dans le cadre européen, plusieurs systèmes, politiques, économiques, sociaux, qui ont des racines anthropologiques opposées, en particulier quand ces différences ne sont pas assumées, quand cette supposée convergence mêlent des pays de différents niveaux de développement, et quand en plus, cela se fait par et pour l'intérêt principal des financiers et rentiers des différents pays.

Tout ce cadre est fragile et risque d'éclater aux premières difficultés sérieuses - y-est on? Lorsque la conception de la nation, la hiérarchie des valeurs, la démographie différent fortement, peut-on faire semblant de s'unir en refusant de voir et d'assumer ces divergences? Et surtout quand le principe du marché unique exacerbe la concurrence entre les pays (chaque système devenant en concurrence totale les uns par rapport aux autres), en prétextant les unifier, et que les capitalistes instrumentalisent ces différences pour leurs intérêts propres.

Le gouvernement français nous ferait presque croire qu'il cherche à préserver la Grèce du chaos en refusant de faire payer les banques, dans un grand élan de solidarité, par bonté universaliste, alors qu'il ne s'agit que de préserver les banques françaises du chaos (c'est-à-dire de moins-values considérables). Idem pour le gouvernement allemand qui se veut moral, feignant de préserver les prolos allemands d'impôts supplémentaires pour ces supposés incapables Grecs (bien que les travailleurs allemands soient par ailleurs privés de SMIC et de plus en plus de prestations sociales, dans un pays où les inégalités explosent), alors qu'il ne s'agit pour lui que d'étendre son leadership industriel en Europe.
"Et les allemands n'aiment pas du tout être roulés dans la farine."

Voila une certitude renversante : ils ont toujours préféré rouler les autres dans la farine et, éventuellement, les passer au four ce qui est, il faut bien l'avouer d'un goût plus que douteux !

Sincèrement, si vous n'avez pas d'infos plus nouvelles ce n'est vraiment pas la peine de tapoter vos petites pensées sur votre clavier !

Beaucoup plus simplement cette Europe ridicule supposerait une certaine entraide... Seulement ce sont toujours les mêmes traîne-savates qui font la quête et ceux qui bossent un peu en ont soupé de banquer pour les planqués...

Ce qui n'est pas surprenant : pourquoi se faire chier à gratter en Allemagne (pays froid et inhospitalier) pour faire vivre des glandeurs Grecs qui vivent au soleil, dont les 2/3 de l'économie est souterraine et qui ne paient un impôt que lorsqu'on leur pose le canon d'un 38 sur la tempe... C'est à dire jamais ! Les Grecs sont très pacifiques...

Le problème de l'Europe c'est qu'elle n'existe pas, sauf dans les livres de géographie de notre enfance, et qu'elle n'existera jamais...

Pour une excellente raison : je suis, comme Renaud un séparatiste du 14ème Arrondissement, j'en ai soupé de payer des impôts et des taxes pour faire vivre les branleurs du 10ème, du 18ème voire du 19ème, quartiers de crétins qui n'en branlent pas une et espèrent vivre de mon travail...

Sans blague !
Autant je trouve que les posts sont très intéressants en eux-mêmes car ils expliquent l'Allemagne de l'intérieur, autant je ne suis pas sûre que ça explique grand'chose.
Toutes ces discussions, c'est de la poudre aux yeux à la Coluche :
Kiçékivapayer ?
Océpamoi
omoinonplu
cétilébancquivonpayé ,
Opalémienn
lémiennonrienavoirladeudan
ohilfodévalué
dévaluémamonaiçavapa ?
sépatamonésélanotr
mémamonénedévalupajaméhonhnavuçachénouléteutons.

Bref, il n'y a plus qu'à attendre de voir.
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