86
Commentaires

Grands principes : Duflot, impeccable (ou presque)

Duflot sur France Inter, à 8 heures 20, sur cette question, hautement hystérisée toute la journée d'hier, de la déchéance de nationalité :

Derniers commentaires

[quote=Cultive ton jardin : Et la nation, c'est encore ce qu'on a trouvé de mieux pour convaincre de pauvres diables de partir "la fleur au fusil" alors qu'ils n'y ont pas le moindre intérêt, bien au contraire]

Je pense que vous faites partie de cette gauche qui ne comprendra jamais la nation.

La nation c'est une solidarité inconditionnelle, la même que celle qui existe dans une famille, mais appliquée sur une échelle plus grande à des personnes qui ne se connaissent pas et qui ne se rencontreront peut-être jamais. C'est l'idée de nation qui permet que les régions riches d'un pays acceptent de financer les régions pauvres, que les plus riches acceptent de contribuer à hauteur de leurs moyens au pot commun.

La nation est un immense progrès par rapport au modèle féodal qui l'a précédé.

Par ailleurs, les combattants de 1793 comme ceux de 1914 savaient très bien pourquoi ils combattaient. Le paysan des années 1790 comme celui des années 1910 savait que c'est l'existence de son pays qui était en jeu. Et ils n'avaient pas envie de devenir une province prussienne. Leur courage et leur sacrifice n'a pas été vain. il faut arrêter de prendre les personnes de ces époques pour des demeurés ou des simples d'esprit.

Cdt.
[quote=Trubli]Je pense que c'est l'impérialisme qui porte en lui la guerre entre nations.

L'un n'empêche pas l'autre, bien au contraire, les deux sont complémentaires. Et la nation, c'est encore ce qu'on a trouvé de mieux pour convaincre de pauvres diables de partir "la fleur au fusil" alors qu'ils n'y ont pas le moindre intérêt, bien au contraire. Que ce soient des guerres de simple rapine (piquer à l'autre des mines, des territoires, des ressources) ou de guerres impérialistes (la même chose, mais de manière que ça dure), le concept de nation est une sacrée trouvaille. .

[quote=Trubli]Je pense que ce n'est pas prêt d'arriver avant un long moment.
C'est hélas probable. Et plus il y a de gens comme vous pour ne pas y croire, plus les chances que ça arrive s'éloignent. A contrario: "Il y avait des innocents qui ne savaient pas la chose impossible, alors ils l'ont faite".

Et pour ce qui est de l'ONU... Zavez entendu parler de la "Société des Nations"? Nous sommes en plein remake.
[quote=Cultive ton jardin : Allez au bout de votre raisonnement: la simple nationalité porte l'idée de guerre contre d'autres nationaux, et la double celle de traîtrise en cas de guerre. D'où il ressort que la simple nationalité est encore plus dangereuse que la double]

Bonjour, je ne partage pas cette idée. Je pense que c'est l'impérialisme qui porte en lui la guerre entre nations. Et toutes les nations ne sont pas impérialistes loin de là.

Le risque du nationalisme est plutôt interne : c'est de vouloir la pureté de la nation ou de remettre toutes les difficultés du pays sur les étrangers.

[quote=Cultive ton jardin : au profit d'une vision humaniste selon laquelle nous serions tous citoyens du même monde, et tous unis pour le sauvegarder.]

Je pense que ce n'est pas prêt d'arriver avant un long moment. Mais le fait que les nations discutent à travers des organes comme l'ONU est une très bonne chose.
Pour moi le problème est simple. Au départ il s'agit de la bi-nationalité.
Cela crée une injustice en raison d'une inégalité entre les Français, entre ceux qui n'ont que la France comme nation et ce qui peuvent se revendiquer d'une seconde nation. Bizarrement ce type d'inégalité n'émeut pas la Gôooche si prompte à en fustiger d'autres.

La double nationalité est dangereuse car elle transforme "les papiers" en une simple facilité administrative. Aujourd'hui un certain nombre de concitoyens ont gardé la nationalité de leurs aïeux, ne se sentent pas français, mais ont demandé et fini par obtenir la nationalité française pour les facilités qu'elle offre.

Ensuite que se passe-t-il le jour où les deux nations d'un bi-national entrent en conflit ? A quelle nation fera-t-il allégeance ? Et si l'un des pays d'un binational entre en conflit avec un pays tiers, le binational ne sera-t-il pas tenté de rejoindre son pays B pou échapper aux obligations de son pays A ?

Dès lors qu'on met fin à cette aberration de la double nationalité, la question de la déchéance n'a plus lieu d'être.

Hélas, on a perdu le sens de ce qu'est la nation au profit d'une vision purement consumériste. Acquérir la nationalité française c'est intégrer une communauté politique qui a une histoire et des valeurs et donc faire sienne cette histoire avec ses moments de grandeurs et ses périodes sombres et faire allégeance à ces valeurs.
Sans revenir sur Duflot qui est ni faite ni à faire, je voudrais rappeler que Taubira a fait annuler en appel la condamnation en première instance de Marine Le Pen pour avoir fait un faux tract d'un autre candidat pour les dernières législatives. Il est donc aujourd'hui possible de caricaturer ses adversaires politiques en campagne en engageant des frais remboursés par l'Etat et effet collatéral, la présidente du Fn reste éligible (objectif recherché de cette annulation par le PS). Pour moi la ministre n'est qu'un prétexte du gouvernement depuis sa nomination et elle joue son rôle à merveille depuis. Désolé pour ceux qui avaient cru en elle, ce qui est mon cas, on en est pour notre bulletin de vote.
"Si j'ai un enfant avec un Monsieur français, il n'aura pas les mêmes droits que si j'ai un enfant avec un Monsieur britannique, ou tunisien".

Si cette réforme constitutionnelle est évidemment une saloperie politicienne de la part d'un exécutif aux abois qui court après la droite qui pue, une grande confusion règne à propos des "grands principes".

La déchéance de nationalité est déjà prévue par l'article 23-7 du Code civil et n'est pas entachée d'inconstitutionnalité. Cette réforme ne ferait que l'étendre aux binationaux nés en France. En ce sens elle ne ferait plutôt que corriger une contradiction de fait au principe d'égalité des droits entre nationalité acquise et nationalité de naissance...

Comme l'a rappelé le CC en 1996: "au regard du droit de la nationalité, les personnes ayant acquis la nationalité française et celles auxquelles la nationalité française a été attribuée à leur naissance sont dans la même situation".

En revanche, lorsque Duflot prétend que son enfant d'un "Monsieur français" et celui d'un "Monsieur britannique ou tunisien" n'auraient pas les mêmes droits, elle dit n'importe quoi: ils auraient exactement les mêmes droits mais simplement ils ne sont pas dans la même situation (le premier n'ayant que la nationalité française, ne saurait en être déchu, ce qui n'est pas le cas du second).
Il n'y aucune violation du principe d'égalité des droits puisque les situations sont différentes (dans le cas contraire l'art 27-3 violerait lui aussi la Constitution).

Le conseil d'Etat ne dit pas autre chose:
"Certes, la mesure envisagée par le Gouvernement ne concernerait que les Français disposant d'une autre nationalité, mais ceux-ci ne sont pas, au regard de cette mesure, dans la même situation que les personnes qui ne détiennent que la nationalité française, car déchoir ces dernières de leur nationalité aurait pour effet de les rendre apatrides."

Pour prendre les choses autrement, considérer comme on l'entend partout que cette réforme instaurerait des citoyens de "seconde zone" revient paradoxalement à dire que la binationalité telle qu'elle existe est en elle-même une violation du principe d'égalité, en reconnaissant une distinction illégale entre "mono-nationaux" et bi-nationaux, ce qui est absurde: il s'agit simplement de deux situations différentes au regard du droit de la nationalité.

Un raisonnement par l'absurde suffit à démontrer qu'il n'y a pas violation du principe d'égalité: a tout moment toute personne ayant deux nationalités peut renoncer à la seconde, et ce faisant se protéger en droit de toute déchéance de la nationalité française si jamais il lui prend de s'engager dans une entreprise terroriste...et se retrouve de fait immédiatement réintégrée dans la catégorie prétendue des citoyens de "première zone".
Pour me perdre encore plus dans les Weil de France, voici ce que dit Patrick Weil :"L’article 23-7 du code civil prévoit depuis le 12 novembre 1938 la possibilité de déchoir de la nationalité un Français né français qui possède une autre nationalité."

La simple date de 1938 me parait importante pour montrer avec quelle "saloperie politicienne de la part d'un exécutif aux abois qui court après la droite qui pue" on a affaire.
A l'époque, la hantise des Mata Hari reprenait la France, et surtout devant tous ces migrants venus de l'Est et "parlant boche", le yiddish étant mis au nombre de tels parlers.
Un Marocain peut-il renoncer à sa nationalité ?
http://www.amci.ma/uploads/telechargement/Code%20de%20la%20nationalite%20marocaine.pdf
http://www.jeuneafrique.com/47794/politique/mohammed-vi-et-les-marocains-du-monde/
Ce n'est pas au droit français de s'adapter au situations particulières créées par les législations étrangères.
Mon exemple n'était qu'un petit raisonnement par l'absurde dans le but de démontrer que si cette révision constitutionnelle est en soi mauvaise et inefficace, en aucun cas elle ne créerait des citoyens de "seconde zone" ni une distinction intolérable entre les français "de souche" et les autres comme on l'entend partout.
Combattre une mauvaise mesure avec de mauvais arguments n'est généralement pas bien inspiré.

Pour poursuivre dans l'absurdité, si des franco-marocains terroristes prévoyant de commettre des attentats en France désiraient tant obtenir cette perte de nationalité marocaine que le Roi refuse de leur accorder, afin d'être sûr de ne pas être déchus de leur nationalité française (ce qui est totalement absurde pour des gens qui portent allégeance à l'EI) ils n'auraient qu'à d'abord perpétrer des attentats au Maroc (ou même se contenter d'insulter publiquement le Roi), ce qui ne manquerait pas de provoquer une procédure de déchéance de leur nationalité marocaine...ce qui aurait pour effet de rendre impossible ensuite leur déchéance de la nationalité française...s'il n'ont pas été tués avant bien sûr.

On nage en plein délire.

Lorsqu'on connaît le devenir probable des terroristes (mourir suicidés ou tués par les forces d'intervention), la question de savoir si l'on maintient ou l'on déchoit leurs cadavres de leur nationalité ne me semble pas être un enjeu majeur pour la République...
Ben si, quand même, le droit français doit prendre en compte les autres législations dès lors que le statut d'apatride est défini par des conventions internationales et que politiquement, il n'est pas neutre de dire aux autres pays qu'à l'occasion on se débarrassera de mauvaises graines chez eux même si elles n'y ont pas grandi, qu'elles ne connaissent rien au pays.
Bien sûr j'ai éçrit cela à un certain niveau de généralité: le droit français ne peut pas prendre en compte des choses aussi spécifiques que la répugnance du Maroc à autoriser ses nationaux à perdre leur nationalité.

Il n'est toutefois pas impossible dans le cadre d'une loi de prévoir les cas spécifiques où il est concrètement difficile ou impossible de renoncer à sa nationalité. La pluri-nationalité est une tolérance, en aucun cas un "droit fondamental" de la personne: il n'y aurait rien d'absurde à carrément l'interdire (impliquant ainsi un choix individuel obligatoire pour les binationaux), et enterrer ainsi définitivement ces histoires de déchéance.

Au delà, il est évident que la France est engagée par différents traités qui l'oblige à prendre en compte les législations étrangères: l'interdiction de créer des apatrides, mais aussi l'interdiction d'expulser des personnes vers des pays où ils peuvent être l'objet de persécutions.

Si ce projet de révision constitutionnelles est fondamentalement mauvais ce n'est pas tant qu'il instaure une inégalité de droits, c'est qu'il est inapplicable à l'écrasante majorité des citoyens, créant une situation où ce qui devrait être l'exception (ne pas pouvoir être déchu de sa nationalité) devient la règle, stigmatisant arbitrairement la minorité des pluri-nationaux, qui n'ont rien fait d'autre que d'être nés de parent(s) étranger(s).
Je ne vois même pas ce que je peux rajouter juste pour vous rappeler que EELV est l'un des partis les moins critique avec l'accord final de la Cop 21qui pourtant n'a rien d'écologique. Duflot retourne sa veste tous les jours et l'analyse du matinaute est tout à fait juste, mais c'est pour avoir l'air sympa, l'amitié c'est une bonne valeur....
Gnagnagna, ce parti de faux-cul me debecte, il faut l'oublier. S'il existait des poubelles de tri pour les politiques il faudrait les mettre dedans avec le PS.
Au secours...
Me fiche bien des enjeux politiques, m'en fiche bien des pions sur l'échiquier, m'en fiche bien des amitiés qui se déflorent et fondent sous le feu des questions.

Me fiche de tout cela.

J'ai découvert Cécile Duflot dans une interview émission sur le site d'@si, elle a obtenu d'un coup mon respect. Madame Taubira fait elle partie de mes coups de cœur, comme Simone Weil dont il est plus haut question et dont aussi je me souviens du désarroi dans lequel elle me mit lorsqu'elle s'abaissa à relever cet avorton de Nicolas.

J'admire madame Taubira et si l'on me demandait qui est la Marianne de France pour moi, son nom me viendrait aussitôt.

Mais me fiche bien des enjeux politiques, je les conchie les enjeux politiques, je ne les comprends pas, je crois qu'un peuple a besoin de symboles puissants qui ne s'abaissent pas surtout quand les temps sont durs et que de partout il est lâché.

J'ai remisé le new PS au rang des grandes forfaitures, rejoignant ainsi le new Labour. Je n'espère rien de France, et surtout quand je regarde l'Espagne et Podemos. Je ne vois rien venir. Chaque fois qu'une lueur d'espoir faiblotte vient, comme cette Cécile Duflot pissant à l'arrêt de la double nationalité, chaque fois cette lueur s'éteint par un virement de complet veston. Chaque fois que j'entends enfin une voix depuis Alger rappeler qu'il y a des principes sacrés et que le gouvernement s'est rappelé à la raison, c'est pour le lendemain voir barboter dans la bouillasse de la haine Hollande et Valls et apprendre que Madame Taubira est punie et se résigne.

Plus d'espoir n'est permis de France, guère différente de la Hongrie de Viktor Orban
Bien vu ! La fourberie de la partie 2 n'a pas échappé à l'oeil avisé de DS ! Malgré tout, le billet aurait été plus pertinent si, après avoir levé ce lièvre, une hypothèse sur les raisons de cette mesquinerie, sur cette réaction petit-bras de la part de Duflot vis à vis de sa pote ministre avait été avancé, tenté, suggéré par DS. Ici aussi, une première partie percutante mais toujours, toujours la faiblesse de cette partie 2 !!!!
Pour une fois, citons les grands auteurs. Cette fin d'année politique de fin de règne, de renoncements, n'est pas sans rappeler Star Wars episode 6, La Revanche des Sith.
S'interroger sur les dérives de Taubira et Duflot revient à essayer d'éliminer les algues vertes en les ramassant obstinément. Sans s'interroger, un peu en amont, sur la pollution des eaux, un peu plus en amont sur les pollueurs directs, mais surtout, à la source du mal, sur un système tout entier qui pourrit tout ce qu'il touche.
Des personnes estimables, que nous avons à juste titre estimées, finissent par se conduire de façon contestable, allant jusqu'à l'indigne. Et le même scénario se répète. Pourquoi?

Tout corps plongé dans un liquide reçoit de la part de ce liquide une pression...
Vous êtes dur... avec Taubira surtout... Vous auriez voulu qu'elle fasse quoi ?
La dernière fois qu'il ya eu une loi sur la décheance de la nationalité c'etait sous Petain. Et on a vu les conséquences formidables des derives fascistes. Avec Hollandouille chantons en coeur maréchal nous voilà devant toi les enfants de la France J'en ai la larme à l'oeil . p..ain et ça se dit de gauche.
Comme vous avez raison, DS, d'allumer Duflot, mais de ne pas vous émouvoir plus que ça des saloperies immondes (pas seulement la déchéance de nationalité) que Hollande et Valls proposent, et que presque toute la "gauche" et la droite "républicaine" (qu'ils disent) vont voter juste avant d'aller roter leur réveillon.
On voit que vous savez distinguer l'essentiel de l'accessoire.

A part ça, merci de ne pas utiliser le mot "sécuritaire" quand ce sont les mots "arbitraire" et "autoritaire" qui conviennent. Les mesures liberticides envisagées n'amélioreront en rien la sécurité des citoyens (bien au contraire).
Aucun de ceux qui ont voté l'état d'urgence ne sont impeccables dans cette affaire, ils sont les co-responsable de cette fuite en avant nauséabonde
Il y a aussi que Cécile Duflot est une hyper détectrice du risque de buzz, qu'elle arrive souvent à déjouer habilement.
Oui, Christine Taubira se grandirait en démissionnant avant le débat sur la réforme de la constitution. Mais se la payer deux jours de suite, c'était indispensable ?
Entièrement d'accord avec Shim et Dadu.
" les matinautes les plus avisés s'interrogeaient gravement"
Quelque soit le degré auquel vous écrivez cette phrase, elle témoigne de l'indécrottable merdier médiatique dans lequel, même ici, baignent les commentateurs politiques.
Peut-on être ou rester ami avec quelqu'un
qui trahit ses principes? Oui Daniel. Faut-il se défaire d'une amitié avec quelqu'un qui est dans l'erreur pour ne ne pas ruiner ses convictions? Non. Comme d'habitude, si c'était Mélenchon qui avait prononcé ces mots, je suis sûr que tu aurais été plus indulgent..
Je pense qu'il est tout à fait possible de rester amies (si elles le sont). Le problème est l'absence de critique, pas le fait qu'elle prétende rester amie avec Taubira. Puisque si elle peut rester amie malgré le fait que Taubira piétine ses principes, alors Taubira saura rester amie devant des critiques fondées :p
Pourquoi me revient-il en mémoire le jour où Simone Weil a adoubé Sarkozy? Elle a perdu d'un coup toute mon estime, due essentiellement à la façon dont elle avait porté la loi sur le droit à l'avortement.

Mais je me suis souvenue, en revisitant mes souvenirs, que tout bien réfléchi, cette loi n'était pas son oeuvre. Elle était notre victoire à nous, les milliers d'anonymes qui avions agi, de longues années durant, contre une loi inique responsable de tant de souffrances et de morts. Semi victoire, puisqu'elle prévoyait que seules les femmes "en situation de détresse" pourraient en bénéficier. Semi victoire que nous avons transformée en victoire totale, puisque très vite il a été évident que personne ne s'aviserait de refuser à une femme le droit d'avorter sous prétexte de détresse insuffisante.

Pourquoi ce "hors sujet"? Pour nous rappeler à tous que c'est nous qui faisons les lois. Cela nous demande, hélas, beaucoup plus de travail, de temps, d'efforts, cela nous fait prendre beaucoup plus de risques qu'à "nos" foutus élus qui n'ont besoin que d'appuyer sur un bouton, et éventuellement de supporter quelques quolibets (tandis que des militants risquent amendes et prison pour "délit de solidarité" par exemple).

Pour en revenir à cette loi scélérate (toute la loi, pas seulement son aspect "déchéance"), c'est "nous" qui sommes en train de la juger acceptable, en nous y résignant.
Oui, vous avez Raison, Christiane Taubira ne peut pas conduire cette réforme sans faire une geste fort de désapprobation, quitte à mettre le feu aux poudres.
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.