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Gérard Miller : ah, si on pouvait refaire l'émission !

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Voici son tweet" je hais Melenchon, non pas une détestation banale comme on peut ressentir pour un homme politique dont on ne supporte pas les idées ou les convictions, je le hais humainement,  lui, sa per, il me dégoûte,  md désolé. A forc(...)

Finalement, j'ai bien fait de ne pas vouloir regarder l'émission.


ça m'évite d'avoir à regarder une émission refaite.


A ma décharge, il faut dire que j'ai la même confiance dans un psychanalyste, que dans un député Renaissance,  dans un jeune Prem(...)

Merci pour cette chronique. Soutien et confiance aux victimes, pour peu qu'un soutien et une confiance anonymes servent à quelque chose. 


C'est un concours de circonstances regrettable bien sûr que cette émission enregistrée juste avant. Mais néa(...)

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émission parfaite, presque prophétique avec cet envoi sur le propre aveuglement de Miller qui se révèlera quelques jours plus tard.... On attend pas de vous que vous trouviez des scoops mais que vous en disiez quelque chose. Là, grande classe, vous l'annoncez !

Pour rappel, la psychanalyse n'est qu'une pseudo-science.

La psychanalyse ne répond pas aux critères de la méthode scientifique.

La psychanalyse n'a jamais fait preuve de son "efficacité" (médicalement parlant).

La psychanlyse coche toutes les cases du charlatanisme.

Le microcosme médiatique dépourvu de culture scientifique et d'esprit critique a durant des décennies octroyé aux psychanalystes un temps de présence et de parole disproportionné sans remise en cause conférant à ces derniers une légitimité inappropriée et une publicité gratuite.

"On invite les victimes de violences sexuelles à révéler et, au moment où elles font confiance, on les projette dans un autre monde. Le déni, c’est la construction de réalités alternatives. On les projette dans un monde où la réalité du réel devient aléatoire. Où l’on n’a plus le droit de dire que le mont Blanc est le plus haut sommet d’Europe. On leur dit : « On verra dans plusieurs années si vous avez le droit de dire que le mont Blanc est le plus haut sommet d’Europe. » "

Édouard Durand sur Mediapart

Les accusations qui sortent juste après l’avoir entendu parler emprise à asi, c’etait le summum.  Invitez une femme quand vous parlez de ces sujets. Une femme féministe en plateau auraient tiqué sur le concept Freudien « les femmes, ces énigmes qui ont un désir si mystérieux, à chaque fois different. » Alors que là, vous l’avez laissé pontifier sur Freud, sans évoquer le fait que Freud étant un homme, dans une société encore plus sexiste que les jeunes Mao, et discutable dans beaucoup de ses analyses sur les femmes, c’est peut être pas une référence pour décrire le désir féminin. La c’était comme si deconstruire le bain culturel et intellectuel sexiste des 60’s c’était ok mais par contre ce vieux Sigmund lui, n’aurait pas pris une ride, et qu’il n’y aurait pas à mettre à distance définitivement ses analyses essentialistes. Analyses qui ont aussi pas mal contribuées à délégitimer les femmes quand même. Bref, c’etait vraiment le spectacle de deux hommes qui ne savent pas tout ce qu’ils ne savent pas mais qui se mecspliquent entre eux me too. Donc non, il faudrait pas refaire l’émission en fait. Il faudrait parler de ce sujet dans un format qui permet que le drama de l’émission ce soit la cécité de la société sur les VSS plutôt qu’une dispute sur les droits d’auteurs. 

@d_schneidermann, vous avez fait ce que vous avez pu. C'est toujours troublant l'aplomb qu'ont les mystificateurs et les imposteurs, un pervers pour parler clairement, et je ne suis pas étonnée que des faits sortent enfin. Comme je regarde régulièrement l'émission C ce soir, j'avais été interpellée et agacée par le gloubi boulga qu'il avait servi à propos de son film sur ce qu'il n'a cessé d'appeler "désir" alors qu'il est clair qu'il s'agit de jouissance, terme qui devrait pourtant lui être familier en tant que "psychanalyste" lacanien". Dans votre émission la tentative de prise de pouvoir sur vous était patente à travers ses tentatives de disqualifications, en particulier quand il a ironisé à plusieurs reprises sur le fait que vous auriez été lent à la comprenette comme on dit. Quand à son statut de psychanalyste, il ne suffit pas d'en affirmer la réalité pour l'être. Pour moi, une imposture. Tout ce que G. Miller vous dit sur l'homme, la femme, le désir, la méconnaissance du terme d'emprise, ... une soi disant approche psychanalytique, n'importe quel psy un peu formé et sérieux, qu'il soit freudien ou lacanien vous dirait que ce sont à minima des absurdités, voire des propos pas loin du délire. Espérons que cela ne portera pas le discrédit sur une discipline, la psychologie clinique d'orientation psychanalytique dont les praticiens apportent au quotidien, loin des médias, une écoute et un soutien à leur patients, accueillis dans un cadre respectueux avec des pratiques fondées sur la conviction des capacités de transformation de la psyché.





France info reprend la Une de Mediapart au sujet de Gérard Miller

Sauf que France info - Radio France - édulcore beaucoup l’importance et la gravité des 10 témoignages concordants sur le mode opératoire que rapporte Médiapart.

La Radio publique témoigne-t-elle ainsi une volonté d’épargner son célèbre collaborateur ou son mode de fonctionnement, celui d’un média, voir de recrutement ? Car, apparemment, la drague traumtisante hypnotico psychanalytique de très jeunes femmes par Gérard Miller, qu’il amenait au sous-sol de chez lui, un hotel particlier à Paris, était connue de ses amis qui font les médias.


Encore un beau moment de télé sur BFM que l'interview de Bompard par le Cousin d'Oudea  et par Atalaya, grands humanistes, dont la préoccupation première est que le financement de l'UMRWA soit totalement supprimé.  Encore plus de femmes et d'enfants qui meurent de faim à Gaza ce serait quand même chouette pour ces grands journalistes.

On en est à 83 commentaires et pas un, ou presque, n'utilise le conditionnel à propos de la culpabilité de Miller (qui a pour sa part affirmé, on pourrait tout de même le citer, « n’avoir jamais abusé sexuellement de quiconque, et ce en aucune circonstance ». Je ne défend pas Miller, je pense des protagonistes à peu près la même chose que consensus 39. Mais pour une "famille" (fondateur, journalistes, lecteurs) aussi fermement sourcilleuse sur l'intégrité des médias, la rigueur dans la formulation, a fortiori la mise en cause, le respect d'une certaine présomption dont on n'ose plus ici dire le nom,  tout cela parait pour le moins expéditif et étrange.

La présomption d'innocence existe en l'absence de preuve. Donc pour chaque accusation de viol où c'est parole contre parole, elle surgit. Mais elle n'existe que dans le cadre de la justice, la chercher dans les médias, les forums, c'est perdu d'avance! En plus son utilisation dans les médias par les plus pourris des hommes politiques a produit un rejet total de cette notion.


Dans son infini rigueur  :-) le forum sait. Que rien de judiciaire ne peut sortir de l'histoire sinon un verdict accablant de "il n'y a pas de fumée sans feu", assorti des circonstances atténuantes de adulte con s'entend. 

Et comme "spectateurs captifs" comment se servir de cette histoire? Autrement que comme le questionnement du consentement? Autrement que comme un appel à la vigilance? Les hommes qui nient, c'est le non questionnement, le circulez bande de voyeurs. Il y en a du voyeurisme! on imagine que ça fait vendre, et le fait de société que ça traduit c'est pas l'engagement vrai de Elle qui a toujours eu un engagement féministe des plus bourgeois. "Elle" n'est pas vraiment dans son rôle, non?, c'est copinage & co qui est à l'œuvre.


C'est fatal. Le risque que l'époque nous rende plus bête qu'on ne l'est déjà est réel. 

Je me prends en flagrant délit de les trouver tous laids, de visage, les membres de la droite. Alors que je suis contre le délit de faciès et ne le pratique pas irl. À focaliser sur leurs mensonges, comme à l'école quand une me disait que,  justement " un château de la loire" ses parents venait d'en acheter un. C'est moi qui ai eu l'air idiot quand je l'ai répété à ma maman. Leurs mensonges nous mobilisent trop.


Mea culpa. Mon parti-pris dans tout confine à l'absurde. À force de se construire "contre". Trouver les ressources intellectuelles pour s'en passer est inaccessible, on fait ce qu'on peut... 

Avant que je dise "il a peut-être rien fait de mal, Miller" il va couler de l'eau. Ça me fait trop penser à une dame croisée qui disait "je suis sûre que ce pauvre jeune homme, il n'a pas voulu le tuer, ce Nahel". 

Oh là, oh là. 

Ah c'est un point très délicat. J'ai effectivement parfois un malaise avec la façon dont les commentateurices et surtout les journalistes d'ASI adhèrent à l'injonction metoo de "croire", de faire acte de foi devant les témoignage, comme si ce coup de dé était une vertu et le doute une trahison. MAIS il faut aussi garder à l'esprit que :


1) Cette injonction a une raison d'être, qui est de (sur?)compenser le problème systémique inverse, qui a longtemps été, et qui est souvent, l'étouffement de l'affaire, écartée par le biais d'une charge de preuve impossible, par la violence des contre-accusations subies par les accusatrices, par les complexités des dispositifs de dénonciation (le besoin du temps pour se décider à dénoncer alors que plus le temps passe moins le témoignage est recevable, la masculinité et l'insensibilité des personnes auprès de qui il faut faire les démarches, etc). Dans ce contexte général, se mettre dans le camp du doute, c'est appuyer cette force de déni collectif qu'il faut au contraire compenser. C'est-à-dire qu'en pratique, pour intellectuellement désagréable que ce soit, les vérités des viols n'ont souvent percé au jour que par la masse critique d'acte de foi solidaires, qui ont contrebalancé ces dispositifs invisibilisants et décourageants pour les victimes.


2) Il y a les statistiques, aussi. Les faux témoignages d'abus sexuels existent, donc il faut se méfier. Mais en pratique, ils constituent environ 10% des cas. Donc le doute rationnel, sur la base de l'expérience des investigations juridiques réellement menées, est le l'ordre de "oh mollo, il n'y a que neuf chances sur dix que ce soit vrai". Quand on multiplie par une pluralité de témoignages, ça devient assez rapidement négligeable. Même si ça reste une loterie, il n'y a pas de raison de traiter ça différemment des conclusions que l'on tire sur les casseroles corruptionelles de politiciens (malgré les non-lieux) ou des consensus scientifiques sur le tabac ou le climat (malgré les dissidences marginales). On peut tomber sur un cas rare de fausse accusation, certes, mais n'oublions pas que les cas rares sont rares et ne renversons pas les probabilités. Surtout -c'est le point précédent- que si on "effaçait" un à un des millions de viols sur la base individuelle de 10% de chances de faux, on effacerait un problème de société majeur et urgent.      


3) Ce qui peut être jugé n'est pas nécessairement l'acte d'agression lui-même, mais aussi tout ce qu'il y a autour, d'attitudes, de discours, de gestes limites. Ils peuvent avoir l'effet, néfaste à la vérité, de rendre le viol plus crédible à tort ("ahaaa, je savais bien qu'une telle personne..."), avec aussi l'effet néfaste inverse de rendre moins suspect une personne qui n'exprime pas ce genre de point de vue (alors que les violences de genre peuvent venir de n'importe quel "j'aurais jamais cru ça de"), mais ce sont aussi des glauqueries manifestes, que le soupçon, l'accusation, de viol ne vient qu'appuyer, rajoutant au minimum des actes et attitudes adjacents. On ne peut pas avoir de certitude absolue sur le ou les viols commis par Depardieu, par exemple, et on peut a priori jongler avec les définitions et les perceptions (même si le puzzle général le les envoie pas du tout à probabilités égales), mais même là, l'accusation et le dégoût n'ont même pas besoin de porter spécifiquement là-dessus. Il y a déjà beaucoup d'inacceptable autour, qui légitiment l'ostracisme. Miller a déjà à la base des propos à la con et des choix de vie douteux, il est de plus légitimement "accusé d'être accusé d'agression sexuelle", au sens où ses pratiques ont déjà été assez contestables pour ouvrir là-dessus.


Pour ce que ça vaut, nous avons un témoignage dans ces forums sur la réputation que Miller avait de tenter de tripoter des jeunes femmes sous hypnose. C'est un problème courant que de tels savoirs internes ne s'avouent qu'à l'occasion d'un scandale (j'ai appris vers la fin de mes études d'ethno, à l'occasion de la sortie du livre scandale de Tierney, ce que "tout le monde savait déjà" au sujet le Lizot - ce que "tout le monde savait" mais s'était gardé d'évoquer aux étudiant.e.s, à la justice, au public !!). Dans de tels contextes, certes, doute juridique, mais 1) replacer ce doute dans la proportionnalité qui lui est due, et 2) ne pas focaliser sur son objet précis quand le contexte avéré est accablant de/par/pour lui-même.


  

Si vous voulez vous faire un avis, écoutez ou réécoutez son dialogue avec Benoît Jacquot.

C'est éloquent. 

Les deux réponses à ma remarque ci-dessus renforcent ma perplexité.


 1/ Juridiquement, les contributions sur ce forum - visible par tous - sont des publications. Relayer de façon affirmative une accusation (de crime, en l'occurrence) contre quelque personne que ce soit  (M. Dupont, Miller ou Depardieu) revient à imprimer et afficher sur le panneau du village "Monsieur X est un violeur (ou un assassin, ou un pédophile ...)". M. X étant jusqu'à preuve du contraire et sa condamnation "présumé innocent", c'est, au sens très strict, une diffamation qui peut être poursuivie pénalement et civilement. Le fait que de telles diffamations soient aujourd'hui commises un million de fois par jour sur les réseaux sociaux rend dans la pratique impossible l'application de la loi et décourage toute poursuite n'y change rien en terme de qualification.


2/ Sur le plan moral, je lis toujours les mêmes arguments que ce soit ici, sur Tweeter, dans les discussions féministes, forums de gauche ou fachos : il n'y a pas de fumée sans feu ; on sait bien qu'il est coupable ; il ne l'a pas volé ; il y a trop de violeurs impunis (ou d'assassins), c'est un juste retour des choses après des siècles de... etc... . Sans parler de ce redoutable sophisme : avant de se soucier du présumé innocent il faut se soucier de la présumée victime.


Je ne vais pas me réfugier derrière Kant (ou Victor Hugo) mais un principe n'est pas à géométrie variable et s'applique indépendamment de l'accusé, ou alors c'est une blague. En outre, hors certains événements totalement établis, un doute, même minime, subsiste presque toujours, notamment si les faits allégués sont niés. Et s'il n'y a que 10 % (ou 1 %) de non-coupables injustement calomniés, qu'en est il de ces 10 % ou 1 % ? De justes dégâts collatéraux ? Tant pis pour eux ?


Une autre réponse courante est de dire que le rôle des médias n'est pas celui de la justice, qu'ils ont précisément un devoir correcteur envers les innombrables horreurs impunies pour manque de preuves ou prescription. C'est exact. Mais le travail du journaliste (digne de ce nom) est justement encadré par des garde-fous juridiques et déontologiques. Il respecte en principe le contradictoire, réunit des éléments, emploie le conditionnel. Ce peut paraître hypocrite, ce l'est souvent, mais c'est aussi le bémol qui laisse la place légitime au doute et éventuellement à la défense. A l'opposé de la lapidation expéditive des réseaux sociaux et forums où le nombre et l'anonymat permettent à peu près tout.


Dire "je te crois" à la victime probable ou le penser n'implique pas d'endosser l'accusation, a fortiori de participer à l'exécution du "présumé coupable". 


J'aimerais savoir ce qu'en qu'en dit Daniel, s'il lit cet échange dont il est, avec Miller, à l'origine.



C'est un souci légitime dans l'absolu, mais contextuellement c'est aussi le petit bout de la lorgnette. Et il esquive le problème que j'ai déjà évoqué aux points 1 et 2. Clamer l'innocence par défaut des accusés de viol, ce n'est pas un processus de laboratoire. Cela a des tenants et aboutissants globaux, qui ont déjà pu être observé pendant des décennies : l'étouffement des scandales, la perpétuation de la culture du viol, le musellement des victimes, tout un réseau de ricochets à prendre en compte. Autant d'effets pervers qui sont mis de côté au nom d'un seul impératif, autant de conséquences qui sont jugées secondaires, balayées d'un côté de la balance. Et la société cesse de l'accepter.


Les situations de la vie où 10% de chances statistiques l'emportent sont très rares et à raison (si ta maison a 90% de chances d'exploser, tu sautes par la fenêtre). Elles concernent des situations pondérées par le coût de l'erreur. Typiquement, détruire une vie sur une incertitude binaire (coupable ou non coupable) concernant un évènement ponctuel (un homicide très contextuel) ou mineur (un vol de chaussette). Cela touche à l'absurde quand l'incertitude porte sur du systémique (agressions répétées) ou du quantitatif (agression à ce point-ci mais pas à ce point-là). Dans ce cas, il y a renversement des risques, des conséquences les plus lourdes, et de l'injustice. Même si l'injustice en question est invisible aux masculinistes : la consolidation du statu quo.


On peut discuter du "sacrifice des 10% d'innocents" qui est en jeu, qui est un risque, et auquel tout.e "vrai.e militant.e" (de droite ou de gauche) est trop fièrement insensible. On peut en discuter dans le sens où on vit dans une société dont le biais, en pratique, est en réalité de normaliser et absoudre les coupables : tous les agresseurs et/ou violeurs et/ou simples emmerdeurs qui gambadent sous les vivats. A mettre dans la balance, en vis-à-vis de la fraction de "faux positifs" parmi la fraction des cas visibilisés, toute la somme des "faux négatifs" : toute une société de la violence de genre ronronnante. C'est un enjeu social et politique, qui va au-delà du cas individuel. Et comme pour beaucoup de problèmes sociétaux, l'individualiser c'est le masquer. Le traiter en découpant la frontière des enjeux pertinents autour des pieds de l'accusé, c'est un choix politique. C'est le même choix que celui de traiter un attentat comme "terrorisme collectif" ou "déséquilibre individuel". C'est le même choix que celui de "psychologiser" les détresses sociétales individuelles au lieu d'en tirer des leçons socioculturelles. C'est le choix très capitaliste, très atomisant, de dissoudre les enjeux dans des problèmes "de personnes" dont les solutions préservent le système.


Mais il ne s'agit pas de vol à la tire, il ne s'agit pas d'un épisode de Columbo où le Culp du jour vise son héritage. Il ne s'agit pas d'une culpabilité consensuelle. La façon dont l'affaire est traitée, ses conséquences, ont des conséquences globales indissociables : il y a, en creux, la "culpabilité" (présumée ou non, on ne l'évoque pas) des accusatrices. Il y a en jeu  la reconnaissance d'un problème comme problème ou non. Il y a l'encouragement et le découragement des témoignages, toutes les paroles tues parce que le "on sait bien que ça sert jamais à rien" ne vaut pas le coût social et psychique de se déclarer victime de viol. Il y a tous ces effets boule de neige, que la morale exigerait de mettre en face de la préoccupation "10% de fausses accusations". Tout ce pan-là, qui ne pèse rien dans la confortable balance du "mais et la présomption d'innocence".


Ensuite deux choses :


D'abord, il ne faut pas mélanger les "punitions". Il y a la punition juridique (et dans les faits, la loi -et la vie même- favorise beaucoup les coupables), celle-là fonctionne sur la présomption d'innocence. Et il y a le stigmate, le jugement de l'opinion publique, un problème grave pour les "innocents" mais beaucoup moins grave que le juridique, surtout quand lesdits innocents sont très confortables en-dehors de twitter (très riches en capital financier et social - même si ce social est limité à leurs cercles). On parle de la mauvaise réputation. On ne parle pas de la peine de mort. Je suis assez détesté par les militant.e.s féministes parce que je considère qu'une personne d'aujourd'hui ne doit pas être jugée sur ce qu'elle a été il y a 40 ans, parce que je pense qu'elle peut faire son travail en parallèle du juridique, et parce que je pense qu'une oeuvre -en particulier collective- doit être évaluée pour elle-même. Et ce qu'Emmanuelle Seigner raconte de son vécu familial est certes embêtant (même si j'y suis moins sensible qu'à ce que Sam Geimer raconte de l'instrumentalisation de son viol). Mais même là, il faut relativiser les conséquences : cette "punition" publique n'est pas une punition juridique. Nous ne sommes pas dans un film où l'innocent se voit couper la tête (quand bien même beaucoup le souhaitent sans l'exprimer directement) par déni de la présomption d'innocence. Le stigmate est grave, ses conséquences relatives. En particulier dans la balance d'enjeux sociétaux spécifiques (que beaucoup cherchent le prétexte de "sacrifier").


Mais surtout, nous ne parlons pas non plus d'un mélodrame où l'enjeu est le blanchiment de l'accusé. Ce n'est pas une question de "fumée sans feu". Nous ne sommes pas en face de malentendus tragiques à la Il Mostro ou Jagten, où de braves innocents sont désignés coupables d'infamie. La fumée n'est pas une apparence. Nous sommes en face de personnes dont des ignominies et des imbécillités sont avérées, et ce que le public juge, c'est avant tout celles-ci. Même si on laisse à un Polanski un doute (imposé juridiquement mais statistiquement, rationnellement, négligeable) sur le viol de Monnier ou d'autres, on sait par contre qu'il a violé Geimer, et on sait qu'il a exprimé des opinions immondes, assumant une pédophilie certes très à la mode à l'époque. De Depardieu, on connait les comportements et agressions publiques, filmées, narrées par témoignages croisés. Miller a aussi affiché sa glauquerie. Woody Allen aussi. Ce sont ces choses avérées qui font le gros de leurs stigmates. Que les centimètres de plus ou de moins d'un "viol" juridiquement reconnu soient là ou non, c'est une question quantitative. Ce qui leur est réellement reproché, il ne peuvent pas en être blanchis, ce ne sont pas des "présomptions", c'est eux. Ils ne sont pas honnis pour un viol supposé crédible au vu de ce qu'ils font d'autre, ils sont honnis pour ce qu'ils font d'autre. S'ils sont innocentés de ces quelques centimètres qui font basculer les catégories juridiques, le jugement collectif ne va pas changer, parce que ce n'est pas le vrai enjeu. Le vrai enjeu, ce sont les normes culturelles qu'ils incarnent.


Bref. Le biais de confirmation qui amène le public à "croire" ces accusations de viol est problématique en lui-même : parce que c'est un biais de confirmation, un mécanisme cognitif dont il faut se défendre. Mais il n'est pas très problématique pour ses conséquences.       


1) Ses conséquences pour l'accusé sont un degré de plus ou de moins dans une déjà très mauvaise réputation (qui a ses raisons d'être).


2) Ses conséquences pour la société sont plutôt bénéfiques, au vu de l'écrasante injustice inverse (protection systémique des agresseurs, impunité qui génère l'impunité). 


Il y a une question de simple rationalité, de contextes et de doubles standards. Une fois encore, tout politicien serait considéré innocent et réélu, si une surcorrection de principe interdisait de les présumer corrompus au vu des sommes d'accusations contre eux. L'intelligence ne fonctionne pas comme ça. Le réchauffement climatique serait exponentiel, si le doute soulevé par les minorités scientifiques dénialistes bénéficiait aux industriels. Et l'impunité des agresseurs sexuels serait totale, si des indignations et stigmatisations attendaient des fins de procès ou tenaient compte des non-lieux. Les postures vis-à-vis de ça dépende beaucoup de ce qu'on souhaite pour la société. Les règles ont des fonctions et des objectifs, et doivent en dépendre plutôt que l'inverse.  

Si l'on fait du juridisme comme vous le faites, Gastounet, l'exigence de rappel de la présomption d'innocence ne s'applique qu'à partir du moment où la personne protégée est visée par un acte judiciaire (mise en examen, par exemple). Dans le cas Miller, ni plainte, ni a fortiori mise en examen. On peut donc considérer que la parole sur l'affaire, y compris dans un lieu public comme ici, en effet, est libre.


Mais le petit licencié en droit que je suis, et qui a appris en fac que le droit était sujet à moult interprétations, et le produit d'un rapport de forces sociales, ne veut pas se cacher derrière cet argutie juridique. Personnellement je considère, en effet, comme IT,  qu'il est juste de mettre en balance cette exigence, et celle de la liberté d'expression des victimes, et des obstacles auxquels cette liberté se heurte, dans le monde réel, avec ses rapports de domination réels. Mise en balance d'autant plus évidente qu'encore une une fois, ici, ni plaintes ni mise examen...

Je ne sais pas d'où tu tires cela, Daniel. Non, Dieu merci, la parole publique - en particulier écrite - n'est pas entièrement libre. Avec ou sans acte judiciaire, la diffamation existe. Inutile de chercher les Dalloz de ta licence (ou les cours du CFJ) un coup d’œil à l'officiel service-public.fr suffit : 


"La diffamation consiste à affirmer un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération d'une personne.

Peu importe que le fait en question soit vrai ou faux, mais il doit être suffisamment précis.

Exemple :

Déclarer lors d'un débat public qu'un adversaire politique est un « repris de justice ».

Il y a diffamation même si l'allégation est faite sous forme déguisée ou dubitative ou si elle est insinuée.

Exemple :

Poster sur les réseaux sociaux un contenu disant qu'une personne serait pédophile.

Il y a également diffamation si l'allégation vise une personne qui n'est pas désignée par son nom, mais qui est identifiable."


Toutes les cases sont donc cochées dans ce que j'évoque. Outre les poursuites que peut engager celui qui s'estime diffamé, au pénal "La diffamation publique envers une personne privée ou un groupe de personnes privées est punissable d'une amende de 12 000 €."


Tout cela, nous le savons, n'est guère appliqué. On diffame sur les réseaux sociaux un bon million de fois par jour et, ne serait-ce que pour cette simple raison, la chose n'est plus qu'exceptionnellement sanctionnée. Même si ce n'est pas une raison pour faire pareil dans les forums d' ASI (je sais bien que ses journalistes, eux, se surveillent), ce que tu appelle mon "juridisme" (ou "arguties juridiques", te voilà expéditif) n'était qu'un rappel.


Sur le fond qui est plus mon propos, c'est encore plus simple. Je n'aimerais pas, toi non plus, qu'on m'accuse publiquement un beau matin dans le journal d'être un assassin ou un violeur. Et si le crime - surtout, comme on sait, dans le second cas - est difficile à prouver, l'innocence ne l'est pas moins et le doute subsistera contre moi. Et non,  je n'aimerais pas payer ainsi le "il faut tenir compte du passif", ou pour l'intérêt général ou celui du progrès. C'est pareil pour autrui, même célèbre, même déplaisant, même Darmanin. Et oui, le monde est plein de vilaines choses impunies mais il est redoutable, celui ou l'accusation suffirait.


Tenir compte de cela n'empêche pas la vox populi d'exprimer sa colère, son dégoût ou (presque) tout ce qu'on veut. On peut dire de Depardieu qu'il est un porc, il ne s'en cache pas. De Miller (puisque c'est plutôt de lui qu'on parlait) qu'il est un triste boomer-ex-mao-suffisant-psychanaliste-de-plateau-télé-machiste-etc..., cela relève de l'opinion ou du ressenti (mais c'est tout de même dommage de ne pas l'avoir dit plus tôt...). On peut rappeler qu'il est "accusé de" et même "soupçonné de", ce sont des faits. Quant à affirmer de façon positivé et définitive qu'il a commis ce crime de viol qui lui est imputé, ce qu'il nie, j'attendrai pour cela que ce soit sinon jugé du moins établi avec certitude. En l'espèce, nous n'avons pour l'instant sur ce cas précis qu'un témoignage indirect anonymisé (oui, on comprend pourquoi) et sauf erreur pas (encore) de plainte ni de poursuites.


Perseverare diabolicum est... Je me résigne à toutes les accusations d'aveuglement, de complicité, de négationnisme .... que me vaudra ce modeste attachement au bémol de l'incertitude mais franchement, je ne vois pas en quoi la simple prudence intellectuelle et oratoire nuit à la cause.


On est dans des vues de l'esprit, de la théorie, parce que sur ce forum, de la diffamation il n'y en a pas! 

Je viens de le relire. 

Consensus 39 a même très courageusement défendu Gérard Miller. 

"Dieu merci"??? 


Ignorez-vous à quel point cette expression est désormais connotée? Pas aussi grave que "Allahu Akbar", certes... Quoique...

La prudence oratoire ne préserve pas de la diffamation, ni même la vérité. Dire de quelqu'un qu'il est présumé violeur, ou probablement violeur, c'est de la diffamation.


La prudence intellectuelle va dans l'autre direction. Elle s'ancre dans la réalité, dans l'expression pesée et honnête des probabilités, et il ne s'agit pas du principe d'indifférence ("dans le doute, une chance sur deux"). C'est plus pragmatique.


On peut le poser comme ça. Si une personne est multi-accusée de viol ou soupçonnée d'attouchements à répétition, tu ne vas pas le laisser héberger ta petite fille pour la nuit. Rationellement. Tu ne vas pas lancer les dés là-dessus parce que ce serait un faux calcul probabiliste. Et tu ne vas pas rejeter l'information, la disqualifier, la délégitimer parce qu'il s'agit de "diffamation". Tu vas opérer sur la base de cette information, que tu vas préférer avoir reçue. Cette information, ses origines et son traitement sont rationnelles et intellectuellement honnêtes. 


Tout comme son équivalent en politique ou dans d'autres domaines. On travaille sur les informations et probabilités dont on dispose. Parce qu'elles sont précieuses et ce sont elles qui permettent d'appréhender le monde avec le plus de précision et d'efficacité. Ce sont elles qui sont distordues par les principes de diffamation et de présomption d'innocence, qui posent un impératif contraire à ce pragmatisme, contraire mais légitime dans d'autre contextes à autres enjeux. Quand les coûts et bénéfices sont différents. Quand il y a peu à gagner pour la société au partage de l'information, et beaucoup à perdre pour l'accusé. Dans le domaine des violences sexuelles c'est généralement le contraire. 


A nouveau, question honneur, c'est une question de degré. Pas de "je suis pur et soudain accusé d'infamie". Et question public, l'enjeu est immense : l'égalité sexuelle (face à la rue, au lieu de travail, aux lieux de loisir, etc). A nouveau, cette balance est facilement ignorée dans une société où les agressions sexuelles sont des épisodes anecdotiques, un "tiens, lui aussi" occasionnel dans le journal. Les femmes généralement et les gens qui travaillent dans le domaine en ont une autre perception. Les avalanches quotidiennes de "tiens eux aussi". Une urgence à visibiliser un problème de société systémique, et aussi un cynisme légitime face à la répétition des mêmes argumentaires de défense, de cas avéré à cas avéré. C'est un autre monde.


On peut parler de deux biais subjectifs, l'un minimisant et invisibilisant (tout, de cas en cas, car ces considération de diffamation s'appliquent à tous) et l'autre survisibilisant ce qu'on nous demande de taire poliment. Mais la réalité des enjeux, la réalité des cas dans leurs répétitions de structures et d'argumentaires ne renvoient pas ces deux biais dos à dos, ni leurs conséquences. Beaucoup voudraient le beurre et l'argent du beurre, j'en suis. Mais nous ne sommes objectivement pas dans un contexte qui le permet. 

(Eeeet dix témoignages chez Mediapart. Dix victimes ? Soyons intellectuellement honnêtes, présomption d'innocence oblige : dix présumées menteuses.)

Je parlais précisément de la seule accusation de viol, rapportée par Elle, de ce à quoi se référait l'article de Schneidermann, et le forum qu'il a déclenché. Merci de ne pas me faire dire ce que je n'ai pas écrit en utilisant des informations postérieures ou en m'attribuant des propos insultants imaginaires. Où ai-je écrit que les accusatrices étaient en général des présumées menteuses ? Bref, clôturons ce débat impossible. Pour ma part, je respecte votre point de vue.

On parlait de tendances, principes et attitudes générales. Or c'est le versant implicite de la présomption : présumer l'innocence d'un côté c'est présumer le mensonge de l'autre, on ne peut pas échapper à ça (on ne peut pas simultanément présumer l'innocence des deux côtés, mais on évite de le dire ou d'y penser). C'est une illustration pratique de cet enjeu d'élargissement du champ, qui, inconfortablement, trouble et renverse la responsabilité du discours public.


Je pense que ce qui se joue c'est que ces non-dits, ces impensés, ou ces sous-entendus (ce qui dépend du type de locuteur) sont de plus en plus explicités, avec leurs conséquences sociales et les mécanismes invisibles qui s'y rattachent.


Pour le perseverare (que je ne pense pas définitif), et l'articulation à la "cause". Même si rien de tout cela ne sera jamais complètement satisfaisant, et même si tous ces positionnements sont des questions de degré. 

"Il n’y a pas de position neutre. La présomption d’innocence ne suspend pas le regard sur la réalité et le jugement de cette réalité. Entre l’agresseur et la victime, être neutre, c’est être du côté de l’agresseur." Edouard Durand, juge pour enfants, ex-membre de feu la Civise  

La malédiction des Gérard: 

Gérard Depardieu, Gérard Miller, Gérard Hulot, Gérard Poivre d'Arvor, Gérard Duhamel...

Tremblez, Gérard Majax et Gérard Lenormand !


Ah oui, mais c'est Gérard !


Ça ne vous a pas fait tiquer lorsque Miller a parlé des hommes qui seraient tous à peu près pareils et des femmes qui seraient toutes différentes . C’est dit avec des mots choisis et sophistiqués mais c’est au bout du compte un truc de gros beauf qu’on retrouve dans n’importe quel magazine bas de gamme. 

On parlait entre étudiants ( université paris 8 fin des années 90) des séances d'hypnose de miller qui était prof et analyste de plusieurs étudiant(e)s durant  lesquelles il tentait de les toucher. Mais Miller était alors perçu comme un roc, un modèle, un idéal, et subjugué(e)s par ce personnage nous nous taisions. et ce n'était pas le seul prof dans ce cas là. Nous en sommes donc aussi responsables, par notre mutisme

Eh bien, moi, j'ai repris du Miller comme d'autres des moules. Je me suis re-régalée de " l' aveuglement " Cahuzac, l' homme qui ne savait pas mentir, et du passage "je sais bien, mais quand même ". Une gourmandise.

Je n'ai pas pu lire l'article de Elle, et mon but n'est pas d'accuser les victimes ou de dédouaner Miller.

Mais si vraiment comme l'écrit Daniel des jeunes femmes ont accepté d'aller à son domicile, et de s'allonger au sol (??? !!!)  pour se faire hypnotiser... dans quel monde de bisounours ont elles vécu avant ? Elles n'ont jamais entendu parler du grand méchant loup et du chaperon rouge ?

Cela n'excuse en rien Miller, mais... cela peut aussi expliquer le silence pendant tant d'années.

A cette époque là, on ne demandait pas son consentement à l'autre, cela aurait paru bizarre. On essayait, et si ça marchait, on continuait. Et certaines disaient non et étaient entendues... heureusement... 

Et d'autres se laissaient faire... et on prenait ça pour un oui. Parce que le oui n'était pas admis, de toutes façons... 

Une femme sexuellement active, assumant ses désirs, c'était une salope. 

Quand une femme ne peut jamais dire oui... bien sûr que les prédateurs préconisent de passer outre le non...

Certains ne savent vraiment pas entendre le non, voire jouissent de dominer...

D'autres heureusement ne profitent pas de leur pouvoir. Mais à la télé, ils sont rares, forcément...

Vous ne pourriez pas inviter Esther Perel ? Pour changer un peu de nos stars moisies ? 

Miller est un type qui n'a jamais réussi la percée médiatique ni scientifique (faut dire qu'avec la psychanalyse il s'agirait plutôt d'une escroquerie de haut vol, tel un Lacan) qu'il aimerait s'octroyer. Après, la refaire c'est trop: en un trimestre Miller a déjà tenu le crachoir deux fois sur @si,  pour ne dire que des conneries, des contre-vérités et des mensonges..;Il se prétend maoïste? Qu'il y reste! Tous ceux qui le  furent sont devenvenus, s'il ne sont pas morts dans leur jeune âge, des gens de droite et d'extrême droite (99% appartiennent à cette classe bourgeoise qui se serre les coudes tellement elle est odieuse).

Son soutien à la LFI ne m'a pas paru crédible une seconde, et, compte tenu de son silence et du consentement silencieux quant à ce soutien douteux, j'ai  douté parfois du mien à cette formation politique qui est la seule valable à gauche hormis les groupuscules révolutionnaires. Miller rejoint le pen, ce n'est pas un scoop c'est fait depuis très longtemps!

Alors oui une émission sur la manipulation des journalistes serait beaucoup plus utile et serait au cœur de la raison d'être de @si; en prenant pour base de départ cette manipulation probable de Miller que vous semblez regretter et dont vous n'êtes que la victime! 

Miller fait partie de ces hommes et femmes médiatisé.e.s qui sont là pour saborder la gauche de l'intérieur; on attend déjà la presse qui va accuser Mélenchon de violeur, puisque Miller en est accusé! Après l'antisémitisme, voici JLM violeur! Il aura droit à toutes les infamies! Mais JLM est plus costaud que ça, et c'est tant mieux!

"Il y a en effet des situations où celle qui ne manifeste d'aucune manière son refus, qui répond même oui aux questions qu'on lui pose pour s'assurer de son acquiescement, se sent dans l'impossibilité d'exprimer un désir qui contreviendrait au désir de l'autre. Ce que MeToo a permis de comprendre, c'est qu'il y a aussi, objectivement, des conditions qui peuvent inhiber la parole ou empêcher le désir ou le non-désir de s'exprimer".


Elle est pas mal celle là. Si des femmes sont paralysées par la peur lors des tentatives grivoises de Gérard, c'est qu'elles n'osent pas exprimer leur désir pour Gérard, leur parole est inhibée par le charisme de Gérard. Drôle d'interprétation de Metoo...

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Si on se fît à la réponse de Gérard Miller, il ne nie pas les faits mais les arrange à sa sauce d'une manière que je trouve assez perfide, à la fois naïve ( aurais-je mal compris ?) et pour le moins arrogante ( sa célébrité, son pouvoir....), face à des jeunes femmes qu'il pensait consentantes. Bref, le patriarcat dans toute sa splendeur. Il en résulte un profond écoeurement et comme le dit plus loin un asinaute une vraie lassitude. On en est à se demander "qui sera le prochain ?".

Après coup, dans l'émission, les réponses de g miller, sont celles d'un tordu de la rhétorique. Il est impossible qu'un type qui se vente d'être un psy, puisse dire plusieurs fois dans la même émission qu'il n'avait pas de notion de "l'emprise". On ne peut donc pas lui accorder le doute sur le "savait-il ou pas ?" du dossier qui allait sortir prochainement". Il savait, c'est un fait patent ! C'est encore plus tordu d'avoir utilisé DS pour poser ses arguments de défense. L'abjection ! Sa fâcherie avec JLM, au sujet de l'affaire  Quatennens, c'est encore plus fort, non ? Bref, un sale type !

Le champ des illusions se rétrécit... et c'est bien ainsi !

Gérard Miller m'a toujours été antipathique. Serpent visqueux qui tient des propos incohérents et tarabiscotés.

Concernant Lacan, autre personnage trouble, il a reconnu lui-même, vers la fin de sa vie, avoir écrit des bouquins qui n'avaient aucun sens simplement pour mystifier ses lecteurs et ses pairs.

Merci Daniel pour ce retour sur l'émission. L'émission m'avait semblé étrange: Gérard Miller était-il au courant de l'enquête du magazine Elle au moment du tournage? On aura bien compris que ceux qui se considéraient comme des "séducteurs", des "tombeurs" dans les années 1970 à début 2000, sont finalement tous des agresseurs potentiels. Je propose qu'ASI fasse une recherche de tous ces "Casanova autoproclamés" (politiques, médias, culture, etc)... Tellement sûr d'eux qu'ils sont passés aux aveux face caméra sans même s'en rendre compte.

La chronique ne permet pas de lever un doute qui pourrait rapidement devenir une obsession : les agresseurs sexuels se prénomment-ils tous Gérard, qu’ils soient psychanalystes ou alcooliques ? Si c’était le cas, le nombre de suspects serait effrayant.

Sérieusement, je ne vois pas au nom de quoi Daniel, parce qu’il a reçu un individu qui a fait l’essentiel de sa renommée et de sa célébrité en devenant titulaire d’une « chaire » à la télévision, referait une émission avec le même alors qu’il ignorait l’intégrité altérée du bonhomme. 


L’erreur, si erreur il y a, n’est pas de n’avoir pas su, mais d’être entré dans le système mis en place par le bonhomme pour sa promotion et sa satisfaction nombriliste en confortant sa stature d’oracle. Système que connaît bien ASI, semble-t-il.

Je viens de lire l'article dans ELLE : la description d'un vrai sérial-attoucheur de gamines (à peine majeures mais très jeune au regard de son âge). Le mec "serait" basiquement un gros minable en fait.

C'est tellement triste de constater que deux personnes de qualité puissent aujourd'hui se retrouver sur le devant de la scène pour d'obscures histoires, d'un côté une femme qui par ses commentaires sur twitter a toujours montré un remarquable sens de la nuance notamment envers la FI et les antisémites de tout bord avec une plume, que dis-je une utilisation ciselée du clavier et de l'autre un grand psychanalyste qui a toujours travaillé aux côtés des plus grands dans son impeccable parcours médiatiques, je cite au hasard mais j'en oublie sûrement , Steevy, Isabelle Mergault, le très humble mais tellement talentueux Laurent Ruquier Christine Bravo, autant de personnalités qui prouvent son attachement à la culture et au bon goût !

Merci pour cette chronique. Soutien et confiance aux victimes, pour peu qu'un soutien et une confiance anonymes servent à quelque chose. 


C'est un concours de circonstances regrettable bien sûr que cette émission enregistrée juste avant. Mais néanmoins. L'émission est mise en ligne le 25. Le 26, Gérard Miller tweete qu'il est informé de l'enquête de Elle, qui sortira quelques jours plus tard. Il n'est donc pas a exclure qu'il savait, 24h avant que quelque chose se préparait. La conséquence est que ses mots mêmes pendant l'émission peuvent recouvrir en fait deux réalités différentes. Soit il s'exprimait sans le savoir, donc sans tactique et alors ses mots sont un témoignage précieux de son état d'esprit et oui, de son décalage flagrant (pour le dire de la manière la plus neutre). Soit il savait, il est alors venu sur votre plateau en conscience, et il ciselait déjà ses réponses pour nourrir son plaidoyer à venir, et vous proposait alors une parole entièrement tactique, une défense par anticipation. Ce sont deux possibilités très différentes. S'il était possible d'enquêter une réponse sur ce point pourrait être décisive, et je me dis que vous aimeriez d'ailleurs probablement le savoir, car dans un cas vous vous seriez plus fait rouler dans la farine que dans l'autre. 

A défaut de "refaire l'émission" il est possible de faire une (seconde) émission où ces questions seront abordées, non ? Reste à savoir si Gérard Miller acceptera l'invitation.

Finalement, j'ai bien fait de ne pas vouloir regarder l'émission.


ça m'évite d'avoir à regarder une émission refaite.


A ma décharge, il faut dire que j'ai la même confiance dans un psychanalyste, que dans un député Renaissance,  dans un jeune Premier Ministre ou dans un Président réélu ( hélas ).


Seule une Ministre de l'Education Nationale, fraîchement nommée,  me paraît encore moins crédible qu'un psychanalyste de bistrot  , connu pour sa célébrité célebrissime.

Voui.


Si on pouvait refaire l'émission...


Ben, si on ne voulait pas avoir à la refaire, y-avait-qu'à pas la faire tout court.


Parce que, qu'en est-il sorti de cette émission, sinon que Gérard Miller est un entortilleur de classe olympique.


Mais ça, on le savait déjà un peu, n'est-ce-pas ?




Encore un... Perplexe pour le moment... Et fatigué surtout !

Miller à pris ses distances avec Melenchon "notamment pour l'affaire Quatennens " voilà qui est savoureux.

Sans doute que ses amis des médias vont l'épargner mais au moins on ne le verra plus cracher sa bile sur Jlm  pour cauteriser son ego sur tout les plateaux avides de diaboliser la FI tout en dediabolisant la femme politique la plus aimé des français, j'ai nommé M. Lepen



Ah ben oui ! Si on pouvais -encore une fois- donner la parole a un homme puissant et médiatique plutôt qu'a ces victimes.... Si seulement on pouvait l'entendre balancer les mêmes excuses pourrie que ces semblables... Si seulement on pouvait faire entendre haut et fort sa parole pendant que ses victime sont réduite a l'état de contexte, de dommage collatérale....


Je aime beaucoup Daniel, mais sur ce point, il vous reste tellement a comprendre encore.

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