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"Free sex" : Rémi Gaillard accusé d'inciter au harcèlement sexuel

La dernière video de l'humoriste Rémi Gaillard - que nous avions invité dans cette émission - ne passe pas, et suscite la polémique. Il y mime un acte sexuel près de femmes dans la rue ou dans un parc, sans que les femmes concernées ne s'en aperçoivent, et en jouant sur l'angle de vue avec la caméra. Incitation au harcèlement sexuel ? Apologie du viol ? Plusieurs internautes l'ont vivement critiqué. De son côté, il plaide l'humour et assure que les femmes filmées ont toutes signé une autorisation de diffusion.

Derniers commentaires

Tiens, je ne sais pas trop où placer ça, mais dans la famille info gerbante au possible et qui fout la rage:
http://www.20minutes.fr/societe/1412035-charente-des-hommes-relaxes-apres-avoir-agresse-sexuellement-une-handicapee-mentale
Vaut mieux ne pas les croiser dans la nature, il y a de quoi en perdre son sang-froid.
ps :

petite parenthèse et spécial clin d'oeil à Strumfenberg ( Aloys von ), qui avait recommandé dans un autre fil de discussion la lecture d'un bouquin de Roger Caillois, "Les jeux et les hommes". Je viens d'y trouver ceci (p.77-8), assez troublant dans le contexte du [s]jour[/s] moment, qui concerne le terme "paidia" :

" Je le définirai, quant à moi, comme le vocable qui embrasse les manifestations spontanées de l'instinct de jeu. [...]

" Elle intervient dans toute exubérance heureuse que traduit une agitation immédiate et désordonnée, une récréation [...] volontairement excessive, dont le caractère impromptu et déréglé demeure l'essentielle, sinon l'unique raison d'être. De la galipette au gribouillis, de la chamaille au tintamarre, il ne manque pas d'illustrations parfaitement claires de pareils prurits de mouvements, de couleurs ou de bruits.

"Ce besoin élémentaire d'agitation et de vacarme apparaît d'abord comme impulsion de toucher à tout, de saisir, de goûter, de flairer, puis de laisser tomber tout objet accessible. Il devient volontiers goût de détruire ou de briser. Il explique le plaisir de couper sans fin du papier avec des ciseaux, de mettre de l'étoffe en charpie, de faire s'écrouler un assemblage, d'apporter le désordre dans le jeu ou l'occupation des autres, etc.

"Bientôt vient l'envie de mystifier ou de défier, en tirant la langue, en faisant des grimaces, en faisant semblant de toucher ou de jeter l'objet interdit.
Il s'agit pour l'enfant de s'affirmer, de se sentir cause, de forcer les autres à lui prêter attention. "


... ahaha, pas mal !

Apparemment, ça se complique quand apparaît le " ludus "...
sur ce, d'ailleurs, j'y retourne... ;-)

(NK, l'invité d'Agnès)
Certains tentent de soutenir cette vidéo en invoquant des références issues de la fiction (excellentes par ailleurs), mais le rapprochement me semble un peu hors-sujet ! puisque le genre de spectacle dont il est question ici nécessite l'intervention d'un tiers (entre l’auteur et le public) à qui l’on fait jouer malgré lui son propre rôle, pour de vrai, sans qu’il le sache, dans une situation de préférence supposée invraisemblable.

En termes de dispositif, c'est quand même moins proche de Rabelais que de Jacques Rouland, par exemple, et de son inénarrable "Caméra Invisible" ! (perso, j’étais pas encore né)... À la différence près qu'on ne voit plus les engagé(e)s involontaires reconnaître à la fin leur mystificateur – ici le célèbre Youtubeur - ni rigoler avec lui, ni avec "nous" d’ailleurs... Ou en tout cas, ce n’est jamais montré ! alors qu’une telle chute (retour de la victime "au vrai réel", affranchie et mise au parfum) a longtemps constitué une phase essentielle de ce genre de spectacle !

Bon, il est vrai que dans d’autres vidéos de RG, on ne voit pas davantage le dénouement, et c’est sans doute plus drôle, plus efficace comme ça de nos jours. (on n’a pas à lui dire comment faire, c’est sûr, il a du talent en général en tant qu’artiste)

N’empêche qu’ici, jusqu’au bout, on voit des femmes qui demeurent interdites (joli sens figuré). Qui se font "tourner autour" par un mec plutôt baraqué, manifestement un peu en arrière de sa tête ( = excitation dans le vide... parade nuptiale moins proche de l'alcôve que de la cellule capitonnée...).

Et surtout, on voit que leur rôle est totalement secondaire, puisqu’il consiste à se figer et à rester muettes... et "stupides" (autre sens figuré) : parmi elles, seule la première réussit à prendre le large, tandis qu’une autre la joue décontractée - sans que l’on sache pour autant si c’était du sincère ou juste du sang-froid... Mais pour le reste de la " troupe " : immobilité, mutisme, incompréhension.

Quelle que soit la réaction de chacune, en tout cas, c’est un très timide instinct de conservation – hélas mis à l’épreuve bien trop souvent dans la vraie vie - qui sert ici de toile de fond, pour ne pas dire de simple faire–valoir. Aucun réflexe ni « répartie amusante » que le dispositif aurait pu mettre en lumière (ah les meufs, j'vous jure...) et comme il a déjà été dit, pas davantage de bouquet final - le fameux dénouement.

C’est donc la grosse pantomime à Dudule, du début à la fin, qui reste la seule vedette (... "spectaculairement correcte" : expression de Michel Serres, qui la préfère à « politiquement... » pour caractériser notre époque vidéo-sphérique)

Enfin, un dernier mot sur le policier "piégé"... dont on peut considérer le statut de victime comme très différent, puisque cette fois, c’est un "corps d’Etat" qui est visé (= fuck the police) et moqué - soit l’illustre pied-de-nez au gendarme, etc.

Le même mouvement du bassin devient alors "tout à coup" métaphore très répandue du pouvoir (ou ici d’un "contre-pouvoir"...) employée parfois jusqu’au sommet de ce même Etat... (exemple, D. de Villepin : « La France a envie qu'on la prenne, ça la démange dans le bassin »)...

Bref. Cette vidéo peut faire rire, ok, selon les goûts et les points de vue - c'est même ce qui fait en partie tout le sel de la discussion, et tant mieux, merci à tous les intervenants ! ... Je regrette simplement d’avoir vu, ici ou là, toute réserve apparentée à de la «Censure »... argument qui n’a pas peur, lui-même, de censurer toute discussion !


(NK, l’invité d’Agnès)
Il faudrait que vous sachiez sur quoi repose ce type de buzz : faire parler les bavards.
@djac

Vous n'avez pas assez de compréhension...
Vous êtes puants de vous permettre ainsi certains commentaires à l'égard de vos interlocuteurs. Voilà. Ça me soulage un peu de vous le dire.
Votre croyance de scientiste vous amène à avoir une foi totale dans les études sociologiques que vous agitez.
Moi, je cèderais bien à ce jeux là en agitant une étude psychologique pour montrer comment je ne sais quel trouble vous pousse à prendre cette position de justicier...
Vous parlez de ce qui motive certaines opinions, comment notre inconscient, le mien par exemple, me fait faire mille circonvolutions pour m'éviter de voir mon propre machisme, mais vous ne vous appliquez pas vous même ce raisonnement, certains que vous êtes du stade ultime que représente la sociologie.
Un vrai scientiste....
Tout ça est très intéressant. La video de Rémi Gaillard, tellement drôle. La réaction d'Audrey Pulvar, si fine.
Et que dire du récit stimulant de cette polémique.
Rien. Ou juste bravo.
en pleine s.f http://www.dailymotion.com/video/x3ot5h_idiocracy_fun
Gare au goriiiillleeee!!!!....Chanson patrimoniale de Brassens n'avait subi que la censure de la police et de l'état.....bien que la comparaison
soit osée....pour RG...il' s'agit bien d'un primate qui veut faire feu de tous bois....tout le monde y avait vu ,entre autres,une caricature des (trop) bas instincts de la masculinité....et bien aujourd'hui ,la censure convoque le féminisme militant,les sciences sociales,les victimes de viols ou harcélements.....etc,etc....
Dans le cas qui nous occupe,la police(convoquée dans le sktech,comme le juge qui pleurait beaucoup) a l'intelligence de fermer sa gueule....de peur du ridicule...semble t-il....
Les temps changent......
sinon vous l'avez vu le court métrage "majorité opprimée" qui proposait une inversion des rôles à la fois comique et un peu terrible aussi. C'est surtout le début qui est bien, après ça s'enlise un peu :
majorité opprimée

C'est grâce à ce film que j'ai réalisé que oui, c'était uniquement les hommes qui pouvaient courir torse nu dans les rues, et qui pouvaient vous dire "ah vous avez un beau sourire, gardez le", et que c'était seulement les femmes qu'on pouvait appeler "ma petite dame". Et Paf ! pas plus tard qu'hier, le postier qui me dit, "mais oui ma petite dame!". Moi bêtement j'avais même pas réalisé à quel point c'était con(descendant).

Alors bon, on voit bien dans la discussion animée ci-dessus, il y en a pas mal qui sont là - meu non, mais c'est rien, mais c'est de l'humour, ba la, quand même....- mais moi ça me choque, mais ça me choque à un point, je n'ai même pas regardé la vidéo pour vous dire, tellement la description que j'en ai lu m'a énervé. Il est juste couillon ce Rémy Gaillard, il est couillon et il fait ce qu'il a envie de faire, et il réfléchit pas. Mais quand on a un tel nombre d'abonnés sur You tube, il faudrait lui dire que réfléchir un peu, c'est mieux. Et on a pas dit qu'on voulait le censurer, on lui dit juste qu'il est couillon et que c'est dommage que ces couillonades trouvent autant d'échos.
le truc brille pas par son intelligence, et reste dans certaines limites
On sent que la censure a de l'avenir... J'ai hate qu'on interdise toutes les productions sensé porter atteinte a "(x)", ou contenant une image degradante pour "(x)".

Bref juste de l'enculage de mouche..., on voudrait faire gagner encore plus de fric a RG, on s'y prendrait pas autrement.
J'ai remarqué que c'est toujours Laure Daussy qui traite les sujets concernant ce type de sujets (sexisme, harcèlement, tsétéra, tsétéra).
Le principe de parité est-il bien respecté ?
A l'avenir, il serait bon qu'on applique l'alternance. [s]Au prochain coup[/s] la prochaine fois, pour équilibrer les points de vues, ce sera donc l'un des [s]membres virils[/s] garçons de la rédaction qui devra s'y coller.
Sinon, je pique une crise d'hystérie et je me désabonne. Je rigole pas, c'est pas une vaine menace, je suis capable de le faire.
J'ai beau lire ce fil et m'intéresser aux argumentaires, je trouve que la seule chose à savoir est : les femmes victimes de cette "blague" ont-elles donné leur consentement à la diffusion de ces images ?

Si non c'est un scandale, si oui alors c'est qu'elles ont su rire autant de RG que d'elles-mêmes.

Et le reste de la polémique me semble sans grand intérêt.
Il n'y a aucune incitation au viol, ou au harcèlement sexuelle, et même pas de femmes réduites à des objets dans ces vidéos. C'est du grand n'importe quoi.

Encore de la légitimité donné à dieudonné gratuitement ...
C'est pas finaud, mais il me semble que Jean-Yves Lafesse faisait plus ou moins la même chose il y a 20 ans sur Canal + et on considérait que c'était une chaîne cool, branchée, moderne (c'est à dire pas pour les beaufs qui regardaient TF1 bien sûr)...

Franchement, parler d'"incitation au viol", au secours !

Et ça, c'est de l'incitation au viol ?

http://www.wat.tv/audio/coluche-viol-monique-dplo_2f1mv_.html
Bon, il y a encore pas mal d'effort aux sciences sociales pour se faire comprendre.
En même temps, dès qu'on s'attaque aux représentation sociales, celles sur lesquelles chacun s'est bâti, celles qui nous donnent les significations profondément ancrées et inconscientes des rapports aux humains et aux choses, il est certain que ça ne peut faire que résistance.

Mais il faudra donc expliquer et ré-expliquer encore comment des faits concrets (différence de salaire, violences...) sont le résultat de représentations sociales majoritaires (les femmes sont spécifiques alors que les hommes sont "neutres", les femmes sont passives, au service des hommes, et sont avant tout des objets sexuels dévolus au plaisir des hommes - avant de devenir avant tout des mères, etc.) ; que ces représentations sont aussi intériorisées par beaucoup de femmes, comme dans tout rapport de domination (donc le coup de "oui mais je connais des femmes que ça choque pas", ça marche pas) ; et que c'est donc aussi en tentant d'influer sur ces représentations sociales qu'on peut espérer changer le cours des faits concrets ; et qu'il est donc tout à fait naturel et sain (et non pas "anti-liberté", ou "coincé du cul") de critiquer et dénoncer tout discours, acte, représentation, quels qu'il soit, qui vont dans le sens de ces représentations de domination et s'en servent sans recul (et donc, non, c'est pas que "graveleux").
Bon, ben encore une fois Rémi Gaillard a fait n'importe quoi... Est-ce vraiment surprenant ?

En regardant la vidéo, voilà ce qui me frappe :
- Rémi Gaillard a sérieusement l'air d'un dégueulasse (surjoué je pense façon porno, mais peut-être pas que)
- On voit quand même peu les visages des femmes filmées (qui ne sont donc pas reconnaissables pour la plupart)
- L'humour vient de la caméra et du fait que les femmes se demandent ce qu'il fout, ou ne voient pas la blague.
- Y en a qui me paraissent vachement stoïques, quand même (je me dis que si c'est tourné à Montpellier, elles l'ont reconnu : "ah, tiens, c'est Rémi Gaillard, le mec qui fait n'importe quoi." "euh, qu'est ce qu'il est en train de faire ?" "N'importe quoi, on dirait" "Il a l'air un peu con, non ?")
- Par contre, y'en a qui ne le sont pas du tout, et c'est le cas de la première qui fait vraiment une drôle de tête quand elle se rend compte du manège de Rémi. C'est clairement la séquence la plus violente, me semble-t-il, et d'ailleurs la vidéo cherche à atténuer l'effet que produit le visage défait de la fille puisque la puisque la séquence ne s'arrête pas sur ce visage mais sur Rémi Gaillard qui s'en va en rigolant (ce qui est assez mufle de sa part d'ailleurs, il aurait pu aller lui parler). Je suis presque sûre que si au lieu d'être au début, cette séquence avait été en fin de vidéo et qu'au lieu de s'en aller en rigolant, Rémi était allé voir la fille à la fin pour expliquer que c'était une blague (ce qu'il a d'ailleurs dû faire par la suite vu l'autorisation de diffuser), l'ensemble aurait produit un effet différent.

Bref. C'était pas du meilleur goût, mais ce n'est pas non plus un drame. Vu que j'apprécie le n'importe quoi de Rémi Gaillard dans d'autres circonstances et qu'il n'est pas facile de flirter avec le mauvais goût sans y tomber jamais, vu aussi qu'il n'a pas d'antécédents dans ce sens, j'aurais tendance à alléguer le droit à la connerie* et à dire "C'était con. Passons à autre chose."


*(Le droit à la connerie n'existe pas encore mais à mon sens, à l'époque d'Internet et dans le cas d'une connerie faite par quelqu'un sans antécédents, on devrait pouvoir alléguer d'un droit à la connerie pour pouvoir dire "d'accord, c'était con" et effacer l'ardoise plutôt que de honnir la connerie et la personne qui l'a perpétrée sur l'ensemble des médias en ligne et réseaux sociaux et d'attendre fermement la suivante.)

Un sociologue explique encore sur Twitter (en plusieurs tweets ici, ici, ici, ici)

Y a mieux que plusieurs liens vers plusieurs tweets: un seul lien vers plusieurs tweets déjà rassemblés par quelqu'un, sur Spotify.
https://storify.com/aPaulineR/free-sex-de-remi-gaillard-le-malaise
C'est des sortes de contrepèteries visuelles?
Je n'ai pas cliqué, pas trop envie. Sans la surprise, ça fait pas envie.
Il vit dangereusement... Faut faire rire, faut faire rire.. Mais si à force sa copine, en pleine confusion, pour montrer qu'elle le suis à 100%, lui rit au nez au moment crucial? Remi pas gaillard!
Remi Gaillard fait dans le vulgaire, tant pis pour lui. J'espère quand même qu'aucune des "victimes" n'a signé d'autorisation de diffusion de peur de passer pour une "chieuse". Mais je suis sûr que dans la masse de ceux qui trouvent ça drôle, il y a autant d'hommes que' de femmes.
Moi, ce qui me gène, c'est la réaction indignée de l'équipe Ferrari. Elles sont bien placées pour donner des leçons de décences...
Je note surtout qu'elles démontrent que les femmes peuvent faire les mêmes émissions/débats de beaufs que les hommes.
Pesonnellement j'avais été scandalisé par le gars qui embrassait en trois questions, mais ça ne me semble pas du tout sur le même plan. Ici il ne force personne à rien faire, il joue simplement de l'image. En outre le commentaire cité dans l'article se trompe: c'est bien précisément drôle* parce la réaction des intéressées, car il fait manifestement le bruit nécessaire pour qu'elles le remarquent.

C'est un peu dommage de voir que sa défense va être vite caractérisée en réac beauf alors qu'en face, l'attaquer c'est se donner une bonne image pour pas cher en faisant à mon sens un mal réel mais qui ne se voit pas facilement à chaud. En tous cas il a raison: oui, c'est la liberté d'expression. Dès que vous êtes en train de dire "mais pas pour ce message", vous illustrez immédiatement la nécessité de la liberté d'expression. Parce que s'il y a une limite, c'est que quelqu'un la met contre l'avis d'autres: par définition donc plus de la liberté d'expression.
(bon par contre il n'est pas interdit, donc avant d'en appeller à ça il aurait pu attendre de voir si Manuel Valls lui envoyait la police).


* enfin j'ai pas souris mais je ne suis globalement pas du tout client de Rémi Gaillard.
Ouf!!!!!....à la lecture du forum,quelques asinautes (même femmes)qui prennent la chose comme cela devrait être:une potacherie de plus!
Plutôt que d'inciter au viol(Ils sont tombés sur la tête)....j'y verrais plutôt une volonté de ridiculiser la masculinité que l'inverse....c'est Remi Gaillard qui est ridicule pas ses "victimes"....
D'autre part,cette bataille me semble hors de propos,le feminisme a ,je pense, d'autres causes bien plus urgente à mener..salaires,parité,etc,etc.....ces montées systématiques aux créneaux pour la moindre ânerie d'un humoriste,n'ont d'effets que de fatiguer
les militants et les récalcitrants......pendant que les féministes gagnent la bataille de l'orthographe ,par exemple,en mettant des E partout....
les salaires n'ont pas bougé.....
Ces indignations sont aussi futiles que le skech et la teneur de certains propos inquiètant de sectarisme et d'excés....la police de la pensée!!!
On ne peut pas rire de ce sketch....mais pour qui vous prenez- vous?
j'ai justement repensé à un court sketch assez connu de Jean-Yves Lafesse qui m'avait plutôt amusé, quand j'étais adolescent :

Sur une plage presque déserte, on le voyait s'approcher d'un sportif en train de faire des pompes, et lui glisser discrètement à l'oreille : "Tu peux arrêter, elle est partie..."
[très visuel, mais pas que] ... et le sportif, après un temps de gamberge, d'éclater de rire.

Certes, il s'agissait déjà d'un détournement, de type "suggérons la crudité d'un acte sexuel dans la banalité d'un comportement tout public".
Mais faut-il préciser que le ressort comique était très différent de celui dont il est question aujourd'hui ? ( = on pourrait développer)

Attention, je ne cherche pas à dégoûter les rieurs de cette nouvelle série de séquences signées Gaillard, que pour ma part j’ai trouvé juste vraiment nazes - mais ça n'engage que moi. (... les goûts et les couleurs... et puis, sans bien connaître le lascar, je pense qu'il a déjà fait beaucoup mieux)

En revanche, il me semble qu'on n'est pas du tout dans le débat "tarte à la crème" qui prétend s’attaquer depuis des siècles – parfois avec une belle ironie (cf. Cervantès et les romans de chevalerie) - à l'influence néfaste (ou pas) d'une oeuvre sur le public.

Ici, au contraire, la question de l'incitation mérite d'être posée, à l'heure où tout le monde se ballade avec une caméra / téléphone, parfois sans plus savoir quoi inventer pour se "valoriser" ou faire le malin... et à l'occasion, au détriment d'autrui (femme, homme, animal, insecte...)

Phénomène sans précédent et d'une telle ampleur qu'il convient peut-être de considérer le travail des "professionnels" - potaches ou non - avec un regard neuf pour en mesurer toutes les répercussions - en cours et à venir.

... Sans pour autant verser dans la Morale ! je ne dis pas qu'il faudrait purement interdire ce sketch. Mais c'est vrai qu'il aurait peut-être gagné à "panacher" davantage ( = quelques mecs bien virils, par exemple : rires garantis... car le seul représentant de la gent masculine qui se fait "avoir" représente surtout ici la police, et donc l'Etat, toussa... ça "part" un peu dans tous les sens, si on me passe l'expression...)

Alors, bon.

Laissons faire les experts au Tribunal, le cas échéant... mais entre « nous », ça vaut la peine d’en discuter, je crois !


NK (garçon), l'invité d'Agnès
petite remarque lexico, avant d'aller me coucher.

j'aurais pas dû écrire "sketch" pour qualifier ce genre de performance (au sens large) alors qu'il existe un mot en anglais plus courant : le happening.

Or, c'est bien connu, " to happen " veut précisément dire que ça se passe pour de vrai, contrairement aux notions de comédie, de spectacle ou même de publicité (que j'exècre par ailleurs), lesquelles revendiquent au contraire clairement le principe de fiction.

Cette appellation représente donc déjà en elle-même un joli tour de passe-passe, qui définit assez bien l'art du genre. Faire intervenir la fiction dans le réel grâce à des intervenants qui, à leurs corps défendant, participent à une sorte de mise en abîme.

Définition du Longman :

" If an event or situation happens, it exists and continues for a period of time. "


Quant à la définition de notre Larousse illustré national, elle vaut également le détour dans le contexte qui nous intéresse aujourd'hui.

" Happening. - Spectacle d'origine américaine qui exige la participation active du public et cherche à provoquer une réaction artistique spontanée."

...

Enfin rouvrons le Longman, pour y trouver cette déclinaison :

" Happen on / upon ". - To find something or meet somebody by chance. "

Concernant ce buzz de Rémi Gaillard (lequel a sans doute déjà fait beaucoup mieux, je répète), la question est aussi de savoir qui a eu le plus de " chance " au cours de ces quelques " rencontres " filmées et vues 3 567 564 fois.

(fin de la remarque avant-d'aller-dormir, sur le mot "happening")


(NK, l'invité d'Agnès)
Je ne suis même pas sûr que vous ayez remarqué la malhonnèteté de votre post...

1/ Vous collez un mot vous-même sur sa performance (de ce que j'en sais, ce n'est pas lui qui l'a qualifiée de happenning, c'est vous)

2/ Vous en appelez au bon sens ("Or, c'est bien connu", et c'est en fait là que la puce commença à piquer) pour distancier votre appellation de la critique qui en découle.

3/ Et là c'est le drame : "Cette appellation représente donc déjà en elle-même un joli tour de passe-passe". Je ne vous le fait pas dire, mais c'est vous le prestidigitateur dans ce cas.
"Quant à la définition de notre Larousse illustré national, elle vaut également le détour dans le contexte qui nous intéresse aujourd'hui." Rappelez au moins que c'est vous qui définissez sa performance ainsi, pas lui...
William,

je n'en appelais pas au " bon sens " (dieu m'en garde !), comme vous le prétendez, mais aux connaissances basiques en anglais niveau 6ème lorsque j'écrivais qu'il "est bien connu que to happen signifie que ça se passe pour de vrai ".

Vérifiez dans le dico, ou relisez les définitions que je me contente de citer (et de sourcer).

De même, à aucun moment je ne prétends que RG définit lui-même ses performances par le terme happening.

Le happening est une forme de médiation assez unique puisqu'elle nécessite l'intervention d'un tiers qui n'est pas au courant. Et c'est précisément "l'incrédulité" de ce tiers qui créé quelque chose de "vrai".

C'était donc pas franchement une insulte.

Ce genre de médiation est en tout cas très différent de celle produite par un sketch, par exemple, lequel se compose d'un côté d'un (ou de plusieurs) "artistes", de techniciens, etc., et de l'autre d'un public qui est conscient - en principe - d'assister à un spectacle. (il lui arrive même de donner de l'argent en contrepartie de cette "illusion")

Le sketch rejoint à ce titre la peinture, le cinéma, la littérature, les feux d'artifice, etc., dans la mesure où tout le monde sait que ce qu'il voit ou entend a été préparé en "coulisses". Il n'y a pas de "tiers ignorant" par lequel la magie opère.

C'est ça qui m'intéressait, à ce niveau de la discussion et non plus tellement cette vidéo de Rémi Gaillard, ou en tout cas, pas pour me limiter à un point de vue de type "c'est bien / c'est mal" ou "drôle / pas drôle".

Vous me traitez de "malhonnête" parce que je me suis autorisé une petite bafouille sur la notion de happening, mais je crois que vous me faites un bien mauvais procès, lequel repose sur certains contresens assez épais dont je n'ai relevé qu'une partie

Il me semble surtout que avez un parti pris, qui vous amène peut-être à "répondre" avant même d'avoir entendu la question.

En effet, vous écrivez plus haut, dans un autre commentaire, que votre avis est "assez tranché".
Grand bien vous fasse, même si selon Stuart Mill, lorsqu'un avis est "tranché", c'est qu'il est plongé dans un profond sommeil.

Enfin, puisque vous avez décidé de me passer au crible de votre jugement... je n'ai pas bien saisi l'intérêt, dans ce contexte, de votre convocation à la barre du "blancos" de Manuel Valls, ni même de votre fine allusion à l'humour sur les juifs et les homos...

... mais c'est pas bien grave. Bonne journée.


* * *

dernier petit rajoutis :

Hier soir, après avoir éteint l'ordinateur, je repensais à certains commentaires qui regrettaient que la vidéo de RG n'ait pas intégré quelques plans où la caméra est "décalée. "

Non seulement je trouve que c'était très bien vu, mais en plus ça m'a rappelé un joli mot : " anamorphose ". Je suis sûr que l'excellent Alain Korkos a déjà produit certains articles à ce sujet, peut-être même en rapport avec l'érotisme, et je vais chercher quand j'aurai plus le temps.


(NK, l'invité d'Agnès)
"Vous me traitez de "malhonnête" parce que je me suis autorisé une petite bafouille sur la notion de happening, mais je crois que vous me faites un bien mauvais procès"

Relisez, c'est votre post que je trouve malhonnête, et je vous dédouane dès ma première phrase :
Moi: "Je ne suis même pas sûr que vous ayez remarqué la malhonnèteté de votre post..."

"[ce bien mauvais procès] repose sur certains contresens assez épais dont je n'ai relevé qu'une partie"

Si vous appelez un arbre un chien, ça va relever en effet beaucoup de contresens.

"Il me semble surtout que avez un parti pris"

Oui un parti pris légaliste, pas moral. Je ne m'en cache pas, ce n'est donc pas une découverte.

"qui vous amène peut-être à "répondre" avant même d'avoir entendu la question."

Ben non ça c'est vous. Vous arrivez à lire dans "Je ne suis même pas sûr que vous ayez remarqué la malhonnèteté de votre post..." d'une part que c'est vous que je trouve malhonnête, et d'autre part que je veux personnaliser le débat ("Enfin, puisque vous avez décidé de me passer au crible de votre jugement... "), alors que je parle uniquement de votre post, et que je ne vous connais pas (du moins pas autant que vous semblez me connaitre).

Bref, en effet, ce n'est pas grave, et bonne journée itou
Je me suis permis une petite parenthèse sémantique sur "happen / happening", et vous êtes venu me chier dans les bottes en racontant n'importe quoi (= mon pseudo appel au "bon sens").

Je n'ai pas davantage attribué à Rémi Gaillard des définitions sur son oeuvre (c'était pourtant votre angle d'attaque principal, utilisé à deux reprises), mais pour autant, je ne pense pas que le principal intéressé dans cette affaire renierait la qualification de " happening ", bien reconnue comme un mode d'expression artistique.

Ainsi, j'ai écrit - vous m'obligez à me citer - que " le happening est une forme de médiation assez unique puisqu'elle nécessite l'intervention d'un tiers qui n'est pas au courant et c'est précisément "l'incrédulité" de ce tiers qui créé quelque chose de "vrai" (...), contrairement aux autres formes de médiation dans lesquelles il n'y a pas de "tiers ignorant" par lequel la magie opère."

je ne vois donc pas en quoi le travail de RG échappe à cette présentation (qui aussi imparfaite soit-elle, n'avait rien d'outrageant, de dénigrant ou je ne sais quoi - bien au contraire).

Bref, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'avec un avocat comme vous, RG n'a pas vraiment besoin de procureur...

(c'est juste une expression, hein. Je n'ai jamais voulu jouer les procureurs ici, contrairement à ce que vous semblez à tout prix croire - peut-être pour vous épanouir dans un débat bien binaire ? )

Alors bien sûr, vous aurez toujours beau jeu de ranger à vos côtés, sans lui demander son avis, le cadavre de Voltaire ("Reviens, ils sont devenus cons")... ou même de dégainer des arguments aussi fulgurants que : " Police de la pensée ! Bien pensance ! " et pareilles finesses du même tonneau, face à une autre commentatrice qui avait eu le tort de remettre un peu en question - de façon courtoise, elle - votre opinion "tranchée" (sic).

Quant à votre subtile analogie avec les polémiques concernant un certain humour sur les juifs et les homos... elle montre que vous ne manquez pas de ressources, ni d'esprit d'à propos, dès lors que le débat vous captive.

Vous êtes un interlocuteur pa-ssio-nnant, et je regrette simplement de ne pas être en mesure d'apprécier toute la fraîcheur et la saveur de votre prose.

Ce buzz du jour m'a simplement donné l'occasion de m'interroger à voix haute sur certaines caractéristiques du "happening", mais si mon intervention vous a déplu (pour des raisons qui manifestement n'appartiennent qu'à vous), sachez que j'en suis sincèrement désolé. Si si, vraiment.

(NK, l'invité d'Agnès)
"j'aurais pas dû écrire "sketch" pour qualifier ce genre de performance (au sens large) alors qu'il existe un mot en anglais plus courant : le happening."

"Je n'ai pas davantage attribué à Rémi Gaillard des définitions sur son oeuvre"
Ben si, du coup...

Je ne vous chie pas dans les bottes, je pense juste que votre raisonnement de départ est fallacieux. Après vous le prenez personnellement, j'y peux rien.

"ou même de dégainer des arguments aussi fulgurants que : " Police de la pensée ! Bien pensance ! " "

Si vous commencez à placer des guillemets, je vais vous prier de les mettre au bon endroit, et de ne pas me mettre dans la bouche des propos que je n'ai pas tenus. Utilisez Ctrl+C puis Ctrl+V, ça vous évitera les fantaisies avec mes propos.

"Quant à votre subtile analogie avec les polémiques concernant un certain humour sur les juifs et les homos... elle montre que vous ne manquez pas de ressources, ni d'esprit d'à propos, dès lors que le débat vous captive."
Une fois encore, vous me prêtez des intentions que je n'ai pas. Si j'ai utilisé les juifs et les homos (vous avez oublié arabe, c'est délibéré ou fortuit?), ce n'était pas pour faire une blague, mais pour montrer le ridicule de la situation. Mais si vous pensez que je suis un homophobe antisémite misogyne (et arabophobe, mais ça doit entrer plus ou moins dans antisémite, non?), alors faites vous plaisir, j'ai ma conscience pour moi.
Faisons simples, William...

Vous vous revendiquez "légaliste", et j'en suis très content pour vous.

Mais j'observe que tout élément qui sort de ce cadre a tendance à glisser sur vous comme l'eau sur les plumes d'un canard...
(ou pour parler plus directement : à provoquer chez vous une étrange forme d'allergie, qui finit vite en diarrhée).

Par conséquent, cherchez ailleurs un bon adversaire "anti-légaliste", si vous y tenez...

... mais de grâce, laissez-moi en dehors de ça, car nous ne parlons pas du tout de la même chose - et je ne vous avais rien demandé !


---

PS : je maintiens que je n'ai JAMAIS attribué à RG des définitions sur son travail.
....... il ne vous suffit pas de conclure "ben si", à la suite d'une citation qui ne le démontre en aucune manière !

Vous avez le culot de refuser des brevets d'honnêteté aux propos des autres alors que votre justification reposait entièrement sur deux grossières erreurs de lecture !

Pour le reste, j'ai compris : votre opinion est "tranchée" et votre parti pris, "légaliste".

Super. Changez rien.

Vous aurez tôt fait de trouver des adversaires plus dignes de vous.

(NK, l'invité d'Agnès)
Je ne cherche pas de contradicteur, je suis juste lecteur d'un forum (je vous l'ai déjà dit, c'est vous qui personnalisez le débat, pas moi), et quand j'y vois un raisonnement fallacieux, je réagis.
Si vous considérez que mettre l'étiquette "happening" sur la performance de RG, et sortir les définitions de happening, ce n'est pas définir la performance de RG, alors que puis-je faire pour vous?

"mais de grâce, laissez-moi en dehors de ça, car nous ne parlons pas du tout de la même chose - et je ne vous avais rien demandé !"

Je sais bien que nous ne parlons pas de la même chose. Vous parlez du fond de votre post, moi je parle de l'enchainement fallacieux de votre premier post. C'est vous qui réagissez à mes propos en ne parlant pas de la même chose.
J'aime bien les gens qui postent sur un forum et qui ensuite retournent se cacher derrière un "je ne vous ai rien demandé". Moi non plus je ne vous ai rien demandé, j'ai juste pointé une erreur de raisonnement dans votre post. Vous ne m'auriez rien demandé si vous n'aviez pas répondu à mon premier post. Et on en serait restés là.

"PS : je maintiens que je n'ai JAMAIS attribué à RG des définitions sur son travail.
....... il ne vous suffit pas de conclure "ben si", à la suite d'une citation qui ne le démontre en aucune manière !"

Non en effet ça ne suffit pas. Il faut aussi que celui qui lit l'argument soit capable de le comprendre. Mais là ce n'est plus de ma compétence... Si qqun peut lui dire, ou me dire que je me suis complètement planté, tous les avis sont bienvenus.
William,

Vous avez commencé par m'apostropher en estimant que 1/ mon propos était "malhonnête". 2/ j'étais peut-être trop con pour m'en apercevoir, par-dessus le marché... ("je me demande même si vous l'avez remarqué").

Mais ce que vous ne voulez pas comprendre vous-même, en bon élucubrateur précoce, c'est qu'il n'y avait RIEN de polémique dans ma "remarque lexico d'avant-d'aller-dormir."

Cependant, vous avez jailli devant moi : vous, votre "avis tranché" (sic) et votre condamnation "d'appels au bon sens" qui n'existaient pourtant que dans votre tête...

Vous avez fustigé d'emblée la "malhonnêteté" de mon propos qui, selon vous, attribuait à RG des définitions que j'avais clairement présentées comme celles du Larousse et du Longman !

Enfin, la notion de happening dans mon propos n'avait rien de péjoratif, rien qui s'avère offensant envers votre très respectable "parti pris légaliste", et vous m'emmerdez depuis ce matin ! (et je ne suis pas le seul à être gavé...)

Je vous répète que nous ne parlons pas de la même chose; que vous avez commis de fâcheux contresens; et surtout, que mon intervention n'était en rien une perche tendue à je ne sais quel concours de qui pissera le plus loin !

J'ai juste réalisé que j'avais utilisé de façon impropre, un peu plus tôt, le mot "sketch" et dis pourquoi, peut-être, celui de happening convenait mieux... ce qui m'a permis "d'ouvrir" ce petit mot, comme une boite à trésors, comme le sont tous les mots...

... mais je vois que vous entretenez en simultané sur ce forum plusieurs débats aussi riches, avec d'autres interlocuteurs, qui semblent y prendre autant de "plaisir" que moi... et je ne voudrais surtout pas monopoliser votre intelligence.
OK alors c'est la phrase suivante que j'ai du mal comprendre:
"Cette appellation représente donc déjà en elle-même un joli tour de passe-passe"
J'ai cru que vous attribuiez ce tour de passe passe à RG, ce qui m'a en effet agacé.
Dites moi ce que vous entendez par cette phrase, si sa signification est autre (montrant ainsi que le troisième point de mon post était erroné).
Et partant, qui réalise le tour de passe passe...
Moi quand je ne comprends pas un truc, je demande, avant de partir de traviole et de suspecter de la malhonnêteté ; )

Ma petite remarque était présentée - modestement - comme "lexicologique". J'évoquais ainsi par exemple un premier tour de passe-passe du terme " happening" lui-même,forgé à partir d'un verbe qui signifie "ça arrive pour de vrai / ça se passe vraiment / ça "existe", dit même le Longman), alors qu'il peut souvent désigner une sorte de spectacle plutôt... ambigu ! car bien réel aux yeux du "tiers ignorant" par lequel est censée opérer la "magie", comme une sorte d'artefact, en quelque sorte, qui permettrait de révéler une vérité comportementale.

Un exemple simple : j'ai un pote comédien qui a déjà cachetonné pour la Poste ou dans les RER, intervenant parmi les usagers ou les voyageurs en incarnant un personnage, sans qu'ils n'en sachent rien sur le moment. (c'était une campagne pour promouvoir le civisme)

Et il existe une foule d'autres exemples, beaucoup plus "artistiques", mais je n'en avais pas en tête.

Ce n'était pas faire injure à RG, en tout cas, que d'envisager que son travail, en général - je n'avais pas lieu de le juger, dans ce contexte précis - puisse y être affilié.

Dans mon commentaire, je me posais (vite fait) la question de la nature et des caractéristiques assez particulières de ce type de médiation.

Et on pourrait s'interroger avec profit sur les différentes fonctions que son statut si singulier peut lui permettre d'exercer - quelles que soient les "qualités" de ces fonctions, et selon les cas... (il aurait été possible ici - mais pas obligatoire - de revenir au sujet du jour).

Bref, je n'ai pas aimé ces vidéos de RG à titre personnel, je l'ai dit en trois mots, mais je ne voulais pas "naturaliser" mon point de vue. J'ai donc essayé de prendre la tangente pour quitter un moment ce sujet - très clivant, car très complexe...

(J'ai néanmoins lu beaucoup de commentaires intéressants, postés notamment par des @sinautes qui apprécient RG, mais là, beaucoup moins... - sans pour autant que cette vidéo n'ait n'altéré leur engouement, ni même leur sympathie pour lui en général)

Alors c'est vrai, je dois le reconnaître, en écrivant ce petit laïus à base de définitions officielles, j'espérais au départ secrètement que quelqu'un allait m'aider à dépasser le niveau "dico", en augmentant le sujet, en m'apprenant quelque chose d'intéressant... quitte à me contredire, naturellement !

Je suis passionné par les mots et, n'ayant pas beaucoup fait d'études, j'aime bien apprendre au gré des échanges - dans la joie et la bonne humeur.

C'est pourquoi, quand vous m'avez dit (2ème point erroné de votre post), d'entrée : "Vous en appelez au bon sens", alors que j'en appelais simplement à la connaissance du verbe anglais to happen, c'est moi qui ai vu rouge... parce que comme vous (il me semble), je tiens en horreur ce concept de "bon sens".

Et je trouve que vous avez attaqué un peu "sabre au clair", taxant mon propos de "malhonnêteté" (c'est une accusation très dure, dont j'estime qu'on devrait user avec modération), alors que j'avais précisé qu'il s'agissait simplement d'ouvrir un mini-dossier lexicologique, en toute humilité et en marge des grands débats de ce forum.
Eh bien vous me voyez fort contrit. Je vous prie d'excuser mon emportement.
Mon petit doigt me dit que ce genre de "grosse vanne potache" va bientôt rejoindre le blackface, Josephine Baker et ses bananes, les fines blagues de fin de banquet sur les [polack / juifs / ritals / pieds-noirs / bretons /belges / versailles / arabes / suisses / habitants de Homs / inserez votre petit favori ], Michel Leeb "faisant l'accent africain", Lagaff' chantant "la Zoubida" et autres perles culturelles du temps jadis...

Pensée-unique des pisse-vinaigres sans humour dites-vous ? Pas plus mal...
C'est pas terrible, c'est de l'humour gras beauf, mais que dire de plus?
Une majorité de Brésiliens (65 %) considèrent qu'une femme portant des vêtements provocants "mérite" d'être violée (résultat d'un sondage gouvernemental).
C'est à peine si ça me fait sourire. Je dois être hermétique à l'humour brésilien.
"je n’ai rien contre les femmes,"
.... encore heureux !

en tant que femme, normale, pas prude, ayant subi comme beaucoup des gestes et des paroles de harcèlement sexuel dans la rue, les ttransports en commun.... un parc où j'étais allongée à lire et où mon refus de "baiser" avec un inconnu qui m'expliquait fièrement qu'il était en couple mais qu'il avait envie de tirer un coup parce qu'il s'ennuyait, s'est conclu par une poignet d'herbes dans la figure et des insultes, je trouve cette séquence complétement débile, violente et agressive.

Il faut sérieusement manquer d'empathie pour ne pas comprendre que l'on soit choqué par ces "sketchs" ?
Je trouve le gag presque "bon enfant", ok il mime un acte sexuel mais absolument pas un viol, et on ne sent aucune volonté d'humilier mais seulement de faire rire. Donc on a le droit d'être choquer ou de trouver la vidéo d'un humour douteux mais c'est clair qu'on reste largement dans la limite de la liberté d'expression. Et puis je pense que l'on a besoin de transgresseur qui nous renvoient à nos peurs et à nos tabous mais je conviens que ces humoristes transgresseurs doivent être irréprochable "à la ville" (contre-exemple: Dieudonné). Mais pouvez-vous démontrer que Rémi Gaillard développe une haine pour la gente féminine ?
Ce qui est surtout ridicule et par là-même choquant, c'est la façon qu'il a de mimer le sexe : c'est une caricature d'acteur porno auto-centré qui est dans son trip et qui prend sa partenaire pour un objet. C'est ça qui est insupportable. À la rigueur, s'il s'était amusé à faire le même gag mais en remettant en question son propre corps, en montrant un corps masculin à l'oeuvre de manière réaliste, avec sa maladresse, ça aurait pu être artistique et poétique. Mais manifestement ce n'est pas ce qu'il recherche vu qu'on est dans l'humour balourd. Et ça me paraît sain de faire remarquer que quand l'humour balourd touche à ce genre de choses, il est particulièrement navrant voire révoltant. Être je-m'en-foutiste à ce niveau-là c'est cynique, c'est penser que niveler par le bas n'est jamais dangereux mais toujours marrant et qu'on peut pas faire autrement quand on veut faire rire gras.
"Si j’avais été homo, j’aurais mis des mecs"
donc, il met en scène des situations qui correpspondent à ses préférences sexuelles. A-t-on affaire à un humoriste qui fait un sketch ou à un pervers qui met en scènes ses fantasmes?
J'ai trouvé que la scène avec le policier (à la fin) rattrape l'ensemble: j'ai trouvé cela assez drôle.
Franchement, je trouve qu'il n'y a vraiment pas de quoi pousser des cris d'orfraies...
J'ai beau être une femme, avoir subi, jeune, pas mal de harcèlement de la part de ces messieurs, de toutes les catégories sociales, être une militante du droit des femmes... ça m'a fait sourire...
Bon sang, un peu d'humour, Mesdames...
Tout d'un coup, je pense à Reiser et à son "vieux dégueulasse" ou au dessin sur lequel il montrait une jeune femme sur une plage, allongée sur sa serviette, matant un dragueur allant draguer une autre qu'elle... après avoir essuyé qqs refus, le dragueur parvient à ses fins avec une jolie fille. Du coup, la jeune femme qui matait se dit qu'après tout, ça lui remonterait son ego un peu fatigué de se payer une petite partie de jambes en l'air... elle se lève, va proposer "la botte" à un inconnu seul sur sa serviette et... elle se fait traiter de sale pute etc...
J'aime mieux l'humour de Reiser c'est sûr, mais bon, décoinçons-nous... on rigole de moins en moins et là vraiment, il n'y a pas de quoi faire un procès à ce brave Rémi Gaillard et à son humour de potache.
Je trouve qu'on assiste à d'autres violences (contre les femmes) sans que certaines daignent lever le petit doigt.
Il n'y a pas pas de délit d'idiotie, de pauvreté d'imagination, d'humour défaillant qui sont les seuls qu'on pourrait mettre en avant ici et... ailleurs. Cultures masculine et féminine continuent à se renvoyer des poncifs lugubres sous les applaudissements d'une large partie d'entre nous. Le sexe continue à fasciner (et terrifier) les petits garçons tandis que les petites filles continuent à osciller entre s'en servir comme un pouvoir et le subir comme un esclavage. Ces pauvres vidéos ne sont que de pitoyables miroirs de ce que nous apprenons à nos enfants faute d'avoir réussi à sortir nous-mêmes de la partie de l'enfance la plus sinistre : celle où l'on ricane en disant des gros mots, en voyant l'autre sexe, où l'on commence à ériger la grossièreté en sexualité guidés par les leçons de parents bien-pensants, bien agissants eux-mêmes produits de parents... Bref, la misère ordinaire, rien de plus, rien de moins.
Je sais, c'est un peu lourd. Le manque d'humour, la bêtise et la grossièreté acceptés n'inspirent pas. Ils fatiguent.
"c'est de l'humour, pète un coup"
"ça suffit les féministes hystériques mal baisées"
"il est pas sexiste en vrai donc c'est bon"
"elles étaient d'accord"
"c'est pas ce qu'il essayait de dire, cessez de tout déformer avec votre esprit tordu"
"on peut plus rien dire, plus rien faire"
"on fait pareil entre couilles alors égalité homme/femme tout ça"

Ajoutons une campagne massive d'appel au viol, au meurtre, et insultes en tout genre.

Et voilà, asi est vacciné.

De rien.
Les réponses de R.Gaillard aux critiques sont aussi pitoyables que sa vidéo.

La « liberté d'expression », rien que ça. Parce que suggérer qu'une femme est un objet qu'on peut utiliser selon son bon plaisir, qu'il soit sexuel ou humoristique, n'est apparemment qu'une expression comme une autre pour cet individu.
Et pas question de discuter ça : le verdict incontestable serait le rapport entre like et dislike. Un tel principe a l'avantage d'éviter toute réflexion, tout débat d'idées ... des pratiques apparemment étrangères à ce personnage.

« 100% des femmes filmées ont accepté la diffusion des images. ». Encore heureux ! On ne sait pas quand a été donné cet accord, mais vraisemblablement juste après le tournage de chaque scène, alors que la personne filmée avait certainement d'autres préoccupations en tête et n'avait pas pu prendre le temps d'évaluer les conséquences de cet accord.
Et quand bien même ces personnes auraient maintenu leur accord après réflexion, est-ce une raison pour diffuser n'importe quoi ?

« Si j’avais été homo, j’aurais mis des mecs ». Donc simuler un acte sexuel avec une personne de l'autre sexe serait rigolo si on est hétéro. Si on est homo, il faudrait le faire avec une personne du même sexe pour que ce soit rigolo. Les Bedos, Robin et autres n'ont rien compris à l'humour.

« [...] Est-ce que toutes les femmes sont obligées de s'offusquer ? ». Est-ce que cet individu a vu quelque part une injonction faite à toutes les femmes de s'offusquer ? Non, bien sûr. Mais inventer une telle injonction lui permet de créer un débat entre lui-même et lui-même.

« je n’ai rien contre les femmes,[...] ». Cette formulation me fait penser à « je ne suis pas raciste ; la preuve : j'ai un copain noir », mais il est vrai que j'interprète.

Encore une illustration de la réplique d'Audiard « Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît. »
c'est comique,car c'est complétement détaché de toute vraisemblance,et finalement r gaillard dénonce plus le coté clébard des hommes,qu'il n'incite au viol.
Et pendant ce temps....les femmes sont toujours payées 25% de moins,occupent 80% des emplois précaires...
N'y aurait-il pas une necessité urgente à prioriser les indignations????
Juste un réflexion qui m'a sautée aux yeux en regardant la vidéo. Gaillard joue sur l'effet de perspective. Le caractère sexuel vient de la mise en relation des deux formes des corps, c'est à dire du point de vue de la caméra. Posez celle-ci ailleurs, et le gag ne fonctionne plus. Il serait fort étonnant qu'on ne trouve pas d'exemples similaires dans l'histoire du cinéma. Mais à l'heure du tweet la culture visuelle c'est comme la confiture.. moins on en a, plus on l'étale.
Pourquoi mimer un acte sexuel serait-il une apologie de la violence sexuelle ou du viol?
C'est moins violent que balancer à la flotte un paisible pêcheur en lui donnant un coup de pied au cul ou déverser un seau de merde sur une auto qui sort de lavage.
Ces gags navrants ont sans doute le public qu'ils méritent.
Oh ben si Audrey Pulvar s'en mêle, alors on est tranquille !

(Ça ne s'arrange guère dans nos chaumières bien pensantes !)
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