48
Commentaires

"Florenceschaalite" au Monde

Que se passe-t-il, pour qu'un journal perde son code génétique ?

Derniers commentaires

ça pinaille ça pinaille....
Il fallait intituler cette chronique : « LaPressite au Monde », mais "Florenceschaalite" est sans doute plus accrocheur !
Quant au « plus que parfait », il s’agit simplement du verbe « devoir » employe dans son sens n°4(Robert), traduisant une intention ou une probabilite, et le plus souvent a l’imparfait.
"bavure" ? le terme est un peu gros, non, dans la mesure où le journal a été piégé par l'Elysée ! Et cela n'a pas grand chose à voir avec la boulette de Florence Schaal, qui, au demeurant, ne mérite pas qu'on la stigmatise de la sorte. Elle a payé (on peut d'ailleurs discuter sur le prix), et basta ! Le reste n'est que sodomisation de diptères.
Excellente question de cours pour l'école de journalisme... C'est ce qu'on nous apprenait, rue du Louvre (CFJ) au temps où Pivot apprenait à lire dans l'Equipe (un journal qui ne se trompe jamais - sauf sur les dopages possibles)... Bon, on va pas ressasser mais ce n'est pas en fabriquant des journalistes formatés à Science Po ou à Normale Sup' que le problème va être réglé. De toute manière, quand on lit le nombre de conneries écrites en commentaires - les approximations et les reliefs de rumeurs anciennes (cf sur Mitterrand ou sur Monchirac) - on devrait se taire. C'est bien connu, à notre rang mon cher Daniel, du sérieux il n'y a de bon bec que de presse "humeuristik" (euristique c'est pour France Cul), genre canard poilé, sinéclub, charlehbo et... aujourd'hui "vendredi", raviolis ! En France, il n'y a pas que le café qui fout le camp...
Lu sur Libération.fr sous la signature d'un certain D. Schneidermann :
[large]"Rectificatif : dans la Médiatiques de lundi dernier, sur la foi d’informations erronées, nous écrivions que les producteurs de l’émission Maisons de retraite, du scandale à l’espoir (France 3) avaient livré aux organisations professionnelles l’adresse des établissements où ils avaient filmé en caméra cachée. Ils nous font savoir qu’il n’en est rien. Dont acte."[/large]
Est-ce qu'on peut modifier le titre de cette chronique : "Schneidermannite au Monde (et ailleurs)"?
DS : Vous avez un contentieux avec Florence Schaal, ou c'est simplement pour élargir le cercle de vos amis?
Bon, je n'y connais pas grand chose et j'ai la flemme de ressortir mon BLED mais cette formule "devait dévoiler" est à mon sens, aussi affirmative que "a dévoilé"... elle me fait même penser à une forme d'insistance... En tout cas dans ma tête c'est une action passée qui a donc bien eu lieu (d'où mon interrogation sur son emploi par le Monde d'autre fois pour contourner la sus-dite difficulté...)
Souvenez-vous des actualités qui précédaient le film quand nous allions dans notre jeunesse (pour les gens concernés...) au cinéma. La formule en question était toujours employée.

mais je peux me tromper...
je n'aime pas beaucoup ce terme de "Florenceschaalite". Oui, elle a fait une (grosse) boulette. Mais allez-vous utiliser ce néologisme à chaque fois que quelqu'un fait une boulette pour les 12 ans à venir? Quand dans une conversation on me coupe la parole, je ne ressors pas à chaque fois"arrête de me schnedermaniser"; je le fais une fois, ça fait (un peu) sourire, et puis je m'arrête.
Je trouve ça petit.
Mais c'est la valeur conditionnelle, supputative, de ce "devait" qui vous a entraîné dans cette hypothèse, j'imagine.

"Il aurait été vu présenter le plan sur le numérique" ou "Il aura dû présenter le plan sur le numérique" sont un peu spéculatifs.

"Il devrait présenter le plan sur le numérique" aurait été la bonne formulation, non ?
Puisqu'à l'heure du bouclage, il ne l'avait pas encore fait,.

A moins qu'il l'ait fait avant, mais qu'on n'en ait pas encore eu la confirmation à l'heure du bouclage,
et dans ce cas oui, c'est bien "il devait présenter son plan sur le numérique" qu'il aurait fallu dire.

Merveilles de la langue française, elle n'est pas géniale, cette langue ?

http://anthropia.blogg.org
Cela s'appelle, si je ne m'abuse (et si je n'oublie pas mes cours tout frais de licence...) un irréel du futur ou potentiel.
Justement, Anthropia. Par rapport au "il devrait", le "il devait" présente l'avantage d'être en phase à la fois avec le moment de l'écriture, et celui de la lecture. Magnifique trouvaille, oui.
et un plan de plus, l'heure où il l'aurait fait, l'heure où on aurait su pour sûr qu'il l'aurait fait, l'heure où on l'aurait écrit, l'heure où on aurait bouclé, l'heure où on l'aurait lu,
et tout ça bien planqué dans un petit duvet, euh, je veux dire "devait".

Oui, formidable.

http://anthropia.blogg.org
Anthropia

pour suivre le conditionnel passé, la bonne formulation ne serait-elle pas :

"il aurait été vu présentant", et non pas "présenter" ?
Oui, oui, vous avez raison. Il aurait été vu présentant, un gérondif, n'est-ce pas ?

J'adore le dégueulando, je veux dire le gérondif.
Comme il est utilisé ici avec un complément (le plan sur le numérique), je pense qu'il s'agit d'un simple participe présent.
Il aurait été gérondif si précédé de "en" ou sans complément.
Je peux me tromper...

Mais c'est la valeur conditionnelle, supputative, de ce "devait" qui vous a entraîné dans cette hypothèse, j'imagine.

"Il aurait été vu présenter le plan sur le numérique" ou "Il aura dû présenter le plan sur le numérique" sont un peu spéculatifs.

"Il devrait présenter le plan sur le numérique" aurait été la bonne formulation, non ?
Puisqu'à l'heure du bouclage, il ne l'avait pas encore fait,.

A moins qu'il l'ait fait avant, mais qu'on n'en ait pas encore eu la confirmation à l'heure du bouclage,
et dans ce cas oui, c'est bien "il devait présenter son plan sur le numérique" qu'il aurait fallu dire.

Merveilles de la langue française, elle n'est pas géniale, cette langue ?

http://anthropia.blogg.org



qu'en pense Judih ?

gamma


Mais c'est la valeur conditionnelle, supputative, de ce "devait" qui vous a entraîné dans cette hypothèse, j'imagine.

"Il aurait été vu présenter le plan sur le numérique" ou "Il aura dû présenter le plan sur le numérique" sont un peu spéculatifs.

"Il devrait présenter le plan sur le numérique" aurait été la bonne formulation, non ?
Puisqu'à l'heure du bouclage, il ne l'avait pas encore fait,.

A moins qu'il l'ait fait avant, mais qu'on n'en ait pas encore eu la confirmation à l'heure du bouclage,
et dans ce cas oui, c'est bien "il devait présenter son plan sur le numérique" qu'il aurait fallu dire.

Merveilles de la langue française, elle n'est pas géniale, cette langue ?

http://anthropia.blogg.org



qu'en pense Judith ?

gamma
Judith en pense que : c'est de l'imparfait tout bête, sur le plan de la conjugaison.

C'est sur le plan grammatical que c'est plus complexe : on a affaire à une périphrase verbale, combinant un semi-auxiliaire (devoir) et un verbe dans une forme impersonnelle : la forme verbale complexe "devoir" + infinitif permet d'exprimer les conditions de réalisation du procès : en l'occurrence, la probabilité et/ou la valeur prospective (annonce du futur) : exemple :

"Cet homme doit être son mari" (probabilité) ;
"cet homme devait devenir son mari" (valeur prospective : annonce du futur dans le passé).

On voit donc l'extrême avantage de cette forme, qui signifie à la fois la probabilité et le futur dans le passé : deux manières de se prononcer sur ce qui va être, n'est pas encore, mais "doit" arriver tout de même, et même être arrivé, au moment où on nous lit. Le Monde avait mille fois raisons de l'employer, et devrait y revenir.
Bonjour Judith

Puisque vous êtes là, pourriez-vous nous dire pour le gérondif/participe présent quelques posts plus haut ?
Et puis, vous ne venez plus sur BHL/Houellebecq ?
Rien sur les RV manqués de Dati hier snobant les magistrats ? A lire ici

Excuses, la flemme de me remettre à la bonne place. :-)
Coucou Sleepless,
Il faudrait que j'y revienne, oui, sur le BHL-Houellebecq : il y a eu un moment où j'ai été très prise, juste après publication ; quand je suis revenue, les posts étaient devenus trèèèèès longs (échange Guillaume A- Yannick, notamment), et je n'avais pas le courage et/ou le temps de tout lire ; il faudrait pourtant que je le fasse. Le problème, c'est que répondre à des questions du genre : ça veut dire quoi, philosopher ? Ou : peut-on décréter philosophe tel qui commet des actes non conformes à la morale qu'il prêche ? - répondre à ces questions, donc, en reprenant des passages entiers du bouquin, prend nettement plus de temps que de mettre au point une petite question de grammaire.

Et puis, oui, cet aveu : j'ai été un peu gênée par le côté "meute" des réactions : nombre d'entre elles s'appuyaient sur un ressenti essentiellement pulsionnel, et dégommaient l'un ou l'autre ou les deux sans les avoir pratiquement jamais lus. J'ai eu envie de me tenir à l'écart de ça. Et puis enfin : j'ai beaucoup de mal à défendre BHL, pour qui j'ai des sentiments très très négatifs ; écrire ce que j'ai écrit, ce n'est pas seulement penser et parler contre mon lectorat : c'est aussi penser et parler contre moi-même. Pas si facile.

Parfois, les questions de grammaire semblent, du coup, délicieusement inoffensives.
Bonjour Judith

Merci de votre réponse.

écrire ce que j'ai écrit, ce n'est pas seulement penser et parler contre mon lectorat : c'est aussi penser et parler contre moi-même. Pas si facile.

Je ne puis que vous dire mon admiration et applaudir à votre honnêteté intellectuelle.
Judith en pense que : c'est de l'imparfait tout bête, sur le plan de la conjugaison.



C'est sur le plan grammatical que c'est plus complexe : on a affaire à une périphrase verbale, combinant un semi-auxiliaire (devoir) et un verbe dans une forme impersonnelle : la forme verbale complexe "devoir" + infinitif permet d'exprimer les conditions de réalisation du procès : en l'occurrence, la probabilité et/ou la valeur prospective (annonce du futur)

Bonjour Judith

Stricto sensu, on parle de modalisation. Du coup, je ne suis pas entièrement d'accord avec l'idée que ce soit un imparfait tout bête. le semi-auxiliaire est un auxiliaire modal, qui se construit nécessairement avec l'infinitif, comme falloir ou vouloir, contrairement aux auxiliaires être et avoir, qui se construisent avec un participe passé, la construction étant, par ailleurs, semblable (c'est le verbe à l'infinitif, non l'auxiliaire, qui porte le procès et la valence). Un "forme verbale complexe" donc, en effet, mais qui donnerait à l'imparfait : "Cet homme était son mari."

(mais en fait, je chipote pour me faire plaisir, c'est pas très grave, hein ?)
Non, ce n'est pas du plus-que-parfait : au PQP les verbes dévoiler et attendre se conjuguent ainsi : "avait dévoilé" "avait attendu".
"Devait dévoiler" et "étaient attendues", c'est tout bêtement de l'imparfait. "Attendues" c'est du participe passé.
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.