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Fin de l'euro : et si ça avait déjà commencé à Chypre...

Non, la crise chypriote n’est pas finie. Sans surprise, l’île s’enfonce dans une grave récession. Chypre doit-elle envisager la possibilité d’une sortie de la zone euro ? Impossible pour les uns. Insensé pour les autres. Pourtant, une petite poignée d’économistes considère que l'épisode chypriote sonne le début de la fin d’une zone monétaire qui a cessé d'être unique, puisqu’elle a donné naissance à deux euros, l’euro de Chypre et l’euro du reste de la zone euro. Deuxième volet (le premier est ici) de notre série qui se conclut par un débat télévisé entre Jean-Luc Mélenchon et l'économiste Jacques Sapir, dans notre émission.

Derniers commentaires

D'abord merci à ASI de se pencher avec sérieux et un esprit ouvert sur la question.

Ensuite, à mon humble avis, la messe est dite. Tout le monde, même les plus naïfs euro-enthousiastes, sait que l'Euro dans sa forme actuelle est impossible. Soit on revient aux monnaies nationales, soit on abandonne la souveraineté nationale. Mais vivre dans une communauté monétaire, sans restriction sur les mouvements de capitaux mais avec 15 politiques fiscales et économiques différentes ne peut tout simplement pas marcher. Et plus on repousse le réalisation de inévitable et plus le retour sur terre sera violent.
à l’arrivée, vous revenez au point de départ, et même plus haut vu la tête du J

C'est le gros problème avec la dévaluation (enfin il y en a un autre, lié, mais j'y reviendrais), c'est que l'on revient très difficilement au point de départ, sans parler de le dépasser. La dévaluation et sa courbe en J, c'est comme la courbe de Laffer, c'est une belle théorie (encore que, belle ...), mais personne n'a jamais réussi à la constater dans les faits, parce que ce n'est la seule dynamique qui s'applique à une économie. Notamment, la dynamique qui avait entraîné le « besoin » de dévaluation est toujours là, et elle annule souvent les effets éventuellement positifs de la dévaluation (pas ses effets négatifs, malheureusement). Or, comme ça a été rapidement évoqué dans l'article, il n'y aucune de raison de penser que Chypre serait le premier pays à faire une dévaluation qui marche - au contraire, puisque la très large majorité de leurs importations ne sont pas substituables. Du coup, soit la situation se sera aggravée, soit on reviendra au point de départ, c'est-à-dire au point où les médecins diront « IL FAUT DÉVALUER ÇA VA TOUT RÉGLER !!! » .. et ça sera reparti pour un tour, puis deux, puis trois, etc.
De fait, ce n'est pas « on dévalue une bonne fois pour toutes, et après on passe à autre chose » ; à chaque fois qu'on a dévalué, on n'en est pas sorti. Parce que, c'est le deuxième gros problème de la dévaluation, c'est la solution « écran de fumée » par excellence, raison pour laquelle les politiques l'ont toujours aimé : c'est la décision la plus simple qu'elle soit, mais ça ne règle en rien les problèmes de structure (pas plus que la déflation notez bien) : c'est justement parce que c'est la solution de facilité qu'il y a anguille sous roche, dévaluer, ça ne vous modernise pas votre appareil productif, ça ne vous fait pas innover, et donc, au final, on a juste aggravé la situation.

Alors si la solution « écran de fumée » ne marche pas, la seule solution est-elle la baisse de salaire, comme semble le penser Delaigue ? Ça, c'est la solution fétiche des conservateurs : « vous avez trop gagné, vous avez vécu au-dessus de vos moyens, mais les années de vache grasse sont terminées, maintenant il va falloir se serrer la ceinture ! » Ça vous rappelle quelque chose ? Eh oui, baisser les salaires, ce n'est que la face privée de l'austérité publique : on considère les dépenses (respectivement, de l'entreprise et de l'État) uniquement comme des dépenses, on oublie la consommation et l'investissement, du coup on coupe dans les « dépenses », et on crée un autre cercle vicieux, celui ou les coupes font baisser la consommation, qui pousse à couper encore plus ... Mais je ne vous apprend rien.
Alors, va-t-on tous mourir ? Oui, mais c'est un autre sujet. Il y a une troisième solution, qui n'est pas du tout évoquée ici : on dote Chypre (et la Grèce, et ... bin toute l'Europe tant qu'à faire) d'un vrai appareil productif digne de ce nom (plutôt que leur économie [s]casino[/s] financière), on investit (au hasard, dans les énergies renouvelables, vu que ces investissements ne comptent pas dans le calcul du déficit public et que, broutille, c'est une nécessité écologique), on mène un politique de grands travaux européens, et on s'en sort par la relance.

Peut-être que vous n'en parlez pas pour laisser Mélenchon le faire (en tout cas, bien que pas mélenchonnien pour un sou, j'espère et je pense qu'il le dira), mais c'est quand même plus intéressant que vos plans sur la comète. On pourrait en profiter pour étudier ce qui se fait dans ce sens, les pour et les contre en Europe, voir un peu le fonctionnement de l'UE par la même occasion, est-ce que c'est la-faute-à-l'Allemagne ou la-faute-aux-conservateurs, et on pourrait même taper sur cette carpette de Barroso ...

PS : Ah bin si en fait c'est le troisième épisode de la chronique, bon je retire mes critiques et vais pleurer dans mon coin de ne pas avoir attendu tous les articles
Grrrrr ! Anne-So, Anne-So, Anne-So !
L'euro n'est pas, l'euro n'a jamais été une monnaie unique, c'est une monnaie commune ! Et c'est loin, mais alors trrrès loin d'être une simple nuance.

Il existe plusieurs monnaies, au PEG fixe et portant le même nom (euro), et chacune est une créance sur la banque centrale de son pays... il y a une euro-mark, un euro-franc, un euro-drachme...etc... Car, vous l'aurez remarqué, la Banque de France n'a pas été démantelée, pas plus que la Bundestbank... et chaque pays de la zone a garde sa banque centrale. Toute ses banques participent au systèmes des banques centrales de la zone.

Une monnaie unique, un EURO UNIQUE eut été un euro émis par la BCE, partagé par tous les pays de la zone, sans que ne subsistent les banque centrale nationale.

Une démonstration :
- Vous êtes espagnole (hypothèse de travail), et nous sommes en 1992. Vous achetez un beau 4X4 BMW chez un concessionnaire madrilène et vous lui le réglez cash (parce que vous êtes blindée ma chère... ho ben, tant qu'à échafauder des scénarios fantasmatiques...). Total de l'achat, une notre de 15 millions de pesetas. Le concessionnaire espagnol va utiliser une bonne part de votre note pour payer son fournisseur à Munich. Là, la somme passe par le marché des changes, et ledit fournisseur encaisse l'équivalent de tes pesetas... en bon vieux mark, conformément au PEG entre les deux monnaies...

- Nous sommes en 2013 maintenant, et votre 4X4, vous le réglez en euros. Ca nous y fait 80 000 ! De la même manière, cette somme libellée en euro, monnaie COMMUNE, ne passe pas par le marché des changes, et se retrouve sur le compte de BMW à la MunchnerBank. MAIS, cet argent n'a pas été transformé par le jeu du marché des changes ! Elle demeure une somme en euro-pesetas, gagée sur la Banque Centrale Espagnole... c'est à dire qu'elle devient une créance qui de mois en mois, devient pourrie...!

Depuis 3 ans, beaucoup de fortunes des pays du sud de l'Europe, anticipant qu'immanquablement, l'euro va capoter (et ça ne saurait tarder), se réfugient en Allemagne, et la Bundestbank (faudrait vérifier le chiffre le plus récent) voit son bilan "métastasé" par plus de 100 milliards d'euros émanent ces pays... des euros qui, le moment venus, seront des euros fortement dépréciés... Et depuis quelques temps (au moins deux ans) ça préoccupe beaucoup des gouverneurs de la Bundestbank ou/et économistes en chefs de la BCE. Farfouillez un peu leurs parcours de ces 2 ou 3 dernières années, Axel Weber, Jurgen Stark : certains crient au "suicide" dans la presse, d'autres ont mis leur poste dans la balance pour forcer la main au gouvernement et pousser à une sortie de l'euro, d'autres ont carrément démissionné....

Bref, tout ça pour dire qu'en ceci comme en toute chose (mais vraiment toutes ! Il suffit de gratter un peu...), on nous bourre le mou sur cette "soi-disant" construction Européenne, et la monnaie unique n'existe juste pas. N'a jamais existé. Ce sont plusieurs monnaies homonyme à PEG fixe.
Dommage, le 4 juillet je ne serai pas là... Pour cause de vieillissement annuel intempestif...


Je vous souhaite à tous une bonne émission quand même ^^
Chypre de facto en dehors de la zone euro


Interprétation exagérée. Il aurait fallu ponctuer le titre d'un point d'interrogation : "Chypre de facto en dehors de la zone euro ?"

Le pouvoir d'achat d'un euro détenu par un Chypriote est exactement le même qu'un euro détenu par un Allemand ou un Français, que l'on soit à Nicosie, à Berlin ou à Paris.

Mais de facto, comme vous dites, le contrôle des changes institue une zone de limitation, à l'intérieur de l'Euroland, de l'usage de l'Euro.
[quote=chronique Par Anne-Sophie Jacques]La démonstration n’a pas échappé à L’œil de Brutus, un blog pour une France républicaine et solidaire. L’auteur complète l’exemple donné par Gobry avec l’intervention d’un intermédiaire français (ou ayant un accès libre aux échanges de capitaux à l’intérieur de la zone euro – hors Chypre) qui accepte de régler à la place de l’entrepreneur chypriote sa facture : "indirectement, cet intermédiaire me fait donc crédit et prend un risque […]. Il demandera donc à ce que je paye une prime de risque, par exemple de 2000€. Finalement, il me faut donc 12 000€ « chypriotes » pour régler une facture de 10 000 « euros-euros ». Dans les faits, l’euro chypriote n’a donc plus le même cours que l’euro du reste de la zone euro (dans l’exemple donné, il faut 1,2 euro-chypriote pour avoir 1 euro-euro)".

La démonstration est fausse. Pourquoi ?

une créance douteuse (même entre 2 entreprises françaises sur le territoire français) est toujours dévaluée par rapport à une créance certaine. Sauf qu'à Chypre, c'est le débiteur qui paie plus chère sa dette.

Si un acheteur sur le territoire chypriote paie plus cher un produit que s'il se trouvait ailleurs sur la zone euro, c'est une entorse au marché commun mais pas à la monnaie unique.
On pourrait également citer le cas de la Grèce où dans certaines villes les habitants vivent du troc et les entreprises idem (hors Euro) ce qui fait chuter le peu qu'il reste de rentrées fiscales et constitue un nouveau marché hors euro. Jacques Sapir ne manquera sans doute pas d'y faire allusion. Mais aujourd'hui ceux qui nous ont mené sur la mauvaise voie nous font vivre eux dans l'illusion et veulent construire de nouveaux étages sur de bien mauvaises fondations.
L'idéologie névrotique,lorsqu'elle en arrive à ce point, a des effets secondaires. Elle rend sourd et aveugle à moins qu'il ne s'agisse tout simplement de se mettre au service d'intérêts supérieurs à ceux des peuples.
Chypre était un paradis fiscal C'est à dire que son écomine réelle était sacrifiée pour de l'argent facile engrangé par la spéculation.
aujourd'hui le roi est nu mais tous les gouvernements sont responsables d'avoir tacitement favorisé ces évasions fiscales et d'avoir reduit à néant l'éconimie d'un pays cela nous sert de léçon même pas à voir le commentaire ci dessus!!
[large]Il faudra un jour avoir le courage de dénoncer l'indolence et la gabegie des peuples du Sud de l'Europe en matière économique.
Saluons la courageuse politique du FMI qui a imposé de manière ferme mais correcte des réformes structurelles qui vont permettre à ces pays de retrouver le chemin de la croissance.
Il faut savoir sacrifier des postes de fonctionnaires, taxer aussi les petits revenus, allonger le temps de travail, supprimer les apéritifs dinatoires qui ont tendance à se généraliser dans ces pays ensoleillés pour mutualiser les dettes publiques et créer des unions nationales autour de politiques libérales efficaces.
On peut également saluer le geste généreux de la FIFA qui va installer des écrans géants dans les favelas pour que le peuple brésilien puisse suivre les rencontres de cette grande fête du ballon rond qui une fois encore va fédérer des milliards de personnes et générer des recettes qui pourront permettre aux firmes multinationales de poursuivre leurs investissements dans des pays émergents comme la Malaisie ou le Ghana.

François Hollande devrait s'en inspirer et installer le samedi soir dans nos banlieues des écrans afin que Patrick Sébastien puisse faire entrer un peu de bonheur et d'énergie dans des zones où la nonchalance est parfois érigée en mode de vie.[/large]
Sur une de mes cartes bancaires, j'ai un plafond de retrait de 500€/7 jours glissants, sur l'autre, 1500€/7j glissants.
D'après les raisonnements cités dans l'article, j'ai moi même créé deux euros différents.

Par ailleurs: je retire 100€ à Chypre (20 jolis nouveaux billets de 5€), je rentre en France, je retire la même somme. Je mélange les 40 billets dans une boîte. Si qq'un peu, à l'oeil*, me dire quels billets viennent de Chypre et quels billets viennent de France, je lui offre les 200€.

On conclut donc que l'euro de Chypre est bien le même que l'euro de France ou d'Allemagne, c'est juste que les conditions d'utilisation sont différentes, d'une banque à l'autre, comme elles le sont d'une banque à l'autre en France.


PF

*ie sans essayer de tracer les numéros de série, sans utiliser les empreintes digitales, ADN résiduelles ou de la palynologie et consorts, indeed :)
un petit article relatant une enquête d'attac autriche http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article23376 : où est allé le fric des plans de "sauvetage" (ah, le cynisme) concocté par les pieds nickelés en grèce ? à 77% dans le secteur financier. mutatis mutandis pour Chypre.

et, étant donné la situation touristique en grèce, ici en particulier, et je suppose a fortiori à chypre, saison touristique qui ne dure vraiment que 2 mois sur 12, et qui est de loin la pire manière qu'on puisse imaginer pour aider une économie en état de mort cérébrale et cardiaque, ce n'est pas cette année que les foules enthousiastes et avides de soleil nous feront le plaisir de leur envahissement...d'ailleurs, je ne comprends pas que des gens puissent encore en appeler au tourisme pour relancer une économie.

quant à sortir de tout ça, on a déjà promis à la grèce la peste et le choléra si elle se lançait dans l'aventure, elle ne s'y est pas lancée et on voit ce que ça donne : crise à tous les niveaux, réelle détresse de tout le monde ET arrivée de la peste noire néo-nazie à tous les étages...

je pense qu'il sera difficile de vous en tenir à l'euro, quand le problème est plus généralement l'appartenance à l'UE. mais à lire votre article, de toute façon, il annonce une émission passionnante.
Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble veut sauver les banques en difficulté en opérant une ponction sur les dépôts et les actifs de 8%. L'exemple de Chypre a plu à certains, il semble.
[quote=Anne Sophie Jacques]Chypre sort de l’euro et peut donc dévaluer sa monnaie. Comme le dit Delaigue, "les effets d'une dévaluation sont connus. D'un côté, cela élève le prix des importations, et donc dégrade le solde extérieur et appauvrit les habitants. De l'autre, cela accroît la compétitivité des secteurs exportateurs. La combinaison de ces effets donne lieu à ce que les économistes appellent la courbe en J". En gros, vous perdez de l’argent de fait de la dévaluation, vous achetez les produits importés plus chers donc vous perdez du pouvoir d’achat mais comme le pays vend mieux à l’étranger et devient une aubaine pour les touristes qui peuvent dépenser tous leur argent chez vous, le pays peut recréer des emplois, de la richesse et, à l’arrivée, vous revenez au point de départ, et même plus haut vu la tête du J.

Voici la réponse de Jaques Sapir au même argument donnée par le PC
[quote=Jacques Sapir]Il commence tout d’abord par une affirmation :

«Le commerce extérieur de la France, souffre d’un déficit annuel de 60 à 70 milliards d’euros. Le retour au Franc, qui se ferait alors au prix d’une dévaluation de l’ordre de 25 % par rapport à l’euro, entraînerait automatiquement un enchérissement du même ordre du coût de nos importations. »

Visiblement les auteurs de cet article qui se prétendent économistes semblent manifestement ignorer la notion d’élasticité-prix qui est pourtant fondamentale dès que l’on parle de dévaluation ou de réévaluation d’une monnaie. Cela signifie que, sauf pour les produits pour lesquels il n’existe pas de substituts directs ou indirects, une hausse des prix (dans le cas d’une dévaluation) va provoquer un changement plus ou moins importants des quantités importées. Ce changement s’explique par le fait que les consommateurs vont se tourner soit vers le même produits, mais fabriqué en France, soit vont se tourner vers des produits légèrement différents dont le coût est moindre mais dont l’usage procure une satisfaction équivalente, ce que l’on appelle l’effet de substitution. La hausse des prix ne concerne pleinement QUE les produits considérés comme non-substituables.
cf : RussEurope - Quand la mauvaise foi remplace l’économie: le PCF et le mythe de “l’autre euro”




[quote=Anne Sophie Jacques][...]Enfin, dernier inconvénient : "la dévaluation causerait dans le même temps une explosion du poids de la dette publique, puisque celle-ci est libellée en euros. Le pays se trouverait donc dans l'obligation de faire défaut". Logique : vous devez 100 euros à votre voisin, vos 100 euros deviennent 100 brouzoufs qui valent disons 20% de moins que l’euro mais vous devez toujours 100 euros à votre voisin. Soit 120 brouzoufs. A moins de lui dire tiens, t’auras que 100 brouzoufs. Ce qui s’appelle un défaut, car votre voisin s’assoit sur 20% de ce vous lui devez. Cela dit, pour Delaigue, "il paraît difficile de voir comment Chypre pourrait, dans ou en dehors de l'euro, éviter un défaut sur sa dette".

Voici la réponse de Jaques Sapir au même argument donnée par le PC
[quote=Jacques Sapir]Troisième point, et c’est là ou éclate toute la mauvaise foi des auteurs de cet article, on trouve l’affirmation suivante :
« Notre dette publique a été très internationalisée depuis les années 1980. Aujourd’hui elle est détenue à 60 % par des opérateurs non résidents, banques, sociétés d’assurances, fonds de pension… Le retour au Franc dévalué entraînerait automatiquement un enchérissement de 25 % sur les quelques 1140 milliards d’euros de titres de dette détenus hors de France ».
Rappelons ici que le problème n’est pas dans le statut de l’opérateur mais dans le lieu d’émission du contrat. C’est un fait de droit international que nos auteurs soit ignorent superbement (et ils devraient d’urgence aller suivre des cours) soit cachent à leurs lecteurs, et donc font de la désinformation. En réalité, 85% des montants de la dette française est émise dans des contrats de droit français. Ces contrats stipulent que la dette sera remboursée dans la monnaie ayant cours dans notre pays. Cela signifie qu’en cas de sortie de l’Euro cette dette sera re-libellée en Francs pour les mêmes montants qu’en euro. L’effet de réévaluation de la dette ne portera que sur les 15% restant. Ici encore 15% augmenté de 25% ne représentent que 3,75% du total et non de 25% comme il est affirmé.
cf : RussEurope - Quand la mauvaise foi remplace l’économie: le PCF et le mythe de “l’autre euro”


Entre Jacques Sapir et Delaigue qui croire... Un plateau avec Jacques Sapir et Alexandre Delaigue aurait été mieux qu'un débat entre deux personnes dont un n'est pas économiste.
Un plateau entre les 3 économistes (Jacques Sapir, Alexandre Delaigue, et un(e) économiste du FdG ou du PC) aurait été plus judicieux
60ème étage: La Grèce
50ème étage: Chypre
40ème étage: Le Portugal
30ème étage: L'Espagne
20ème étage: L'Italie
10ème étage: La France
RdC: Splatch....

Mais jusqu'ici, tout va bien...
Hollande l'a dit: LA CRISE EST FINIE !
Répétez après moi: LA-CRISE-EST-FI-NI-E.
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