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Commentaires

Faut-il décoder le pipigate ?

Dernier épisode en date de la pré-campagne présidentielle pour l'élection du futur maitre du monde :

Derniers commentaires

J'ai cliqué parce que c'était écrit pipi. Je me réjouis de la prochaine occu-rance en caca !
Je ne sais pas ce que valent les autres mais j'ai souvent pris les "decodeurs" au pire au flagrant délit d'incompétence, voire de mauvaise foi carrabinée. S'il s'agit de parler de politique franco française, à l'image de la presse, ils sont sur compétents sur qui a dit quoi (alors que les français qui savent ce que ça vaut s'en moquent assez largement, ou alors pour la papote, des petites phrases). S'il s'agit de parler de n'importe quoi d'un peu technique, on sent bien qu'on n'a pas à faire à des gens qui avaient les capacités de faire les études et les concours que les vrais experts du sujet ont (et qui en outre n'étant souvent pas d'accord entre eux, ont fatalement au moins pour parti tort). Je lis le Monde, mais cette rubrique a été une grosse déception.
Il faudrait prévoir un observatoire des sites de fact-checking.
Le risque étant un acharnement contre certains (extrêmes), et une relative complaisance envers les autres (partis "traditionnels").
Cet acharnement (anti-Le Pen, anti-Trump) me semble au final contre productif et gonfle le sentiment de conspiration.

L'acharnement des journalistes me semble permanent, avec des méthodes de deux poids, deux mesures.
Par exemple, Patrick Cohen sur France Inter qui tente de démonter un argument (qui est bien bidon) de Marine Le Pen en diffusant une interview de Taubira :

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1450898-marine-le-pen-accuse-taubira-sur-france-inter-un-mensonge-elle-n-est-pas-patriote.html

Pourquoi pas démontrer le mensonge de Le Pen. Mais le problème, c'est que jamais il n'aurait employer une telle méthode avec Sarkozy ou Hollande. Et c'est justement eux qu'il faut empêcher de mentir en priorité.

Je pense de plus en plus que les partis traditionnels sont eux-mêmes des partis extrémistes à bien des égares :
- Complaisance envers les plus riches (banques, multinationales et 0,01%)
- Guerres meurtrières (Irak, Libye, Syrie...)
- Etat d'urgence (interdictions de manifs, perquisition de militants écologistes...)

Si on considère que les partis actuels sont déjà extrêmes, alors certains pensent qu'il n'y a plus de raison d'appliquer le vote utile pour sauver la démocratie, et même qu'un basculement vers les partis extrêmes assumés ne peut être qu'un électrochoc salutaire pour les partis traditionnels.
D'abord quand une partie de la population en arrive à aimer entendre reprendre ce qu'il y a de plus haineux au fond de son âme par une personnalité et que cette personnalité donne à ces pensées malsaines et révoltantes le statut de la respectabilité, il n'y a plus qu'à craindre le pire des années qui viennent;

Tout décodage, décryptage, avertissement est superflu, il est trop tard, l'heure est à se préparer à affronter les fachos selon les prescriptions de docteur Woody Allen

Il faut néanmoins montrer en image la régression du candidat aux primaires Donald Trump à l'état d'Apeis stupidius
Avec le "pipigate", la régression à la deuxième phase de l'évolution affective, le stade Doanald Trump
De la pub pour lefigaro.fr sur @si ?
Vous en rêviez; Julot l'a fait.
Voici, sans aucun rapport (ou presque, car on se demande une fois de plus qui cherche la guerre) avec le sujet actuel, un conseil de lecture : http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/12/11/31001-20151211ARTFIG00302-manuel-valls-et-la-guerre-civile-le-coup-de-gueule-de-perico-legasse.php
Pourquoi ne pas écrire « connard » ou plus correct « taré » que d’employer la figure du « clown » qui est très belle et par conséquent n’a pas à être dévalorisée pour qualifier l’immonde ou l’aspect dégoutant d’un personnage public ?
On peut aussi se dire que le fact-checking est un peu le stade suprême de quelque chose qui n'est pas forcément le meilleur du journalisme (dont on préfère largement les "grandes" enquêtes, de Mediapart et @si à XXI et parfois dans Libé ou Le Monde pour parler de l'hexagone). Que les fact-checkeurs réfléchissent c'est bien, mais on aimerait aussi qu'ils réfléchissent à ce qu'est un fait (construction) et pourquoi certains comptent plus que d'autres...
"Les sondés.."
Où l'on voit qu'il s'agit bien d'un pipigate.
Une fois de plus, il apparait que beaucoup de journalistes sont convaincus qu'ils détiennent la vérité. Leur mission sacrée est d'ouvrir les yeux aux "millions de personnes qui partagent de bonne foi des choses fausses". Mazette !
Ils savent (leur carte de presse leur donne ce pouvoir magique) qui sont les bons et qui sont les méchants. Ils se demandent tout naturellement quelle tactique appliquer pour "contrer" les méchants et éclairer les électeurs de leur lumières.
Pour eux, dans le débat Hilary Clinton - Donald trump, il est clair que Clinton représente le Bien et Trump le Mal.
je suis toujours étonné par ces certitudes. C'est pourquoi je suis un peu soulagé lorsque j'entends d'autres voix.
Par exemple, celle de Julian Assange, fondateur de Wikileak, qui affirme dans une interview donnée récemment à Darius Rochebin* (Télévison Suisse Romande) que l'élection de la va-t-en guerre Hilary Clinton constituerait une grave menace pour la paix dans le monde. Aucun moment il ne cite Donald Trump ...
Mais qui cite cette interview de Julian Assange ? Comme le dit DS, ne sont informés que ceux qui souhaitent s'informer.

* interview à visionner toutes affaires cessantes.
Trump nous fait prendre les vessies pour des lanternes
Le bien, le mal, toussa toussa... Ok pourquoi pas on peut discuter mais TRUMP quoi ?? Vous pourrez me répondre Georges Bush et c'est vrai je m'incline. D'autant plus que je ne sais pas si les autres candidats républicains valent mieux que lui... Mais si Assange ne cite pas Trump c'est bien qu'on ne risque rien...
Il ne cite ni Trump ni Poutine. Il laisse les journalistes de Café du Commerce désigner les Méchants.
Pas plus tard que samedi dernier, chez Ruquier, Audrey Pulvar évoquait l'éventualité d'une élection de Donald Trump et s'effrayait d'une future confrontation Trump - Poutine. Cette pauvre gourde semble ne pas voir qui a créé le chaos qui règne actuellement dans le monde (Poutine, Trump ou bien Bush, Obama et complices) et ne semblait pas inquiète de l'arrivée au pouvoir d'Hilary Clinton. Et si je dois choisir entre l'avis de Pulvar et celui d'Assange...
Bon Pulvar... Trump et Poutine ce n'est pas tout à fait la même pointure... A part le fait que les médias "bien pensants" soient contre lui Trump vous semble tenir le route ? Tout se vaut à ce point là ? Je ne le pense pas (c'est mon fond "bien pensant")
Cette pauvre gourde
Julot, on ne dit pas pauvre gourde mais Julotte Iglesiase.
Merci, Pierre. Votre message me va droit au coeur.
[quote=Julot Iglésias]Cette pauvre gourde semble ne pas voir qui a créé le chaos qui règne actuellement dans le monde

Je passerai sur le pauvre gourde, élégant, pour simplement m'étonner sur le pouvoir qu'on peut prêter à des gens ou pays. Sans déconner, les mecs ne sont responsable ni plus ni moins que du chaos qui règne dans le monde ? Z'ont le bras long.
Ah et pour ce qui est des "menaces pour la paix dans le monde" que vous citez plus haut en reprenant les propos d'Assange, de quel monde on parle ? La paix dans le monde, c'est pas un peu une vue "occidento" centrée ? Voici selon wikipedia la liste des conflits en cours en 2015. Ca vaut ce que ça vaut.
Le qualificatif "pauvre gourde" me parait indulgent si on considère les dégâts que peut provoquer cette journaliste de comptoir, incompétente et irresponsable.
Je vous remercie d'attirer notre attention sur cette liste de conflits, qui est effectivement impressionnante (et qui, soit dit en passant, nous rappelle que nous, citoyens de pays repus, sommes devenus bien douillets et craintifs puisqu'il suffit que trois extrémistes tuent une quinzaine de personnes pour que quatre millions de personnes descendent dans les rues).
Les guerres déclenchées par les occidentaux (Américains et pays larbins - Grande-Bretagne, France, etc...) me paraissent avoir la particularité d'être le résultat d'application de doctrines, l'une des plus connues (et l'une des premières en date) étant la doctrine de Monroe. Ces doctrines, généralement bellicistes, ont souvent pour fonction de justifier les politiques impérialistes de nations militairement puissantes.
Je pense comme vous qu'il ne faut pas prêter trop de pouvoir aux personnes. Mais la personnalité des hommes de pouvoir a tout de même un effet sur les événements. Par exemple, la Russie ne serait pas telle qu'elle est actuellement sans Poutine. Et, de même qu'on peut dire que c'est la révolution de 1789 qui a produit Napoléon et la révolution de 1917 qui a produit Staline, on peut supposer que les personnalités de Napoléon et Staline ont eu une influence sur le cours de l'histoire.
Effectivement. Il semble de plus en plus que @si se pose en détenteur de la vérité au lieu de faire un vrai travail de recherche. Notre ami Schneiderman est très partisan : pour charlie, pour le climat, pour Clinton et bientôt quoi encore ... pour Hollande ?. Je pensais que le boulot de @si était de décoder, pas de prendre parti.
Sans être grand clerc il est évident que Trump et Clinton (cela marche pour le mari, la femme, la fille ...) sont également dangereux pour le monde et la Démocratie (du moins ce qu'il en reste). Il serait intéressant d'avoir des articles de fond sur ce sujet sinon je ne vois pas pourquoi je continuerai à payer un abonnement et à aider @si à payer ses impôts. Cela fait tellement longtemps que je n'ai pas vu une bonne émission ici.
Marrant de pourfendre les détenteurs de la vérité, et de continuer par un "il est évident que". En somme, un avis impartial, c'est un avis qui va dans votre sens ?
Je pensais que le boulot de @si était de décoder, pas de prendre parti.

Ouais on a le droit de penser ça, sauf que ... c'est pas possible de le faire.

Ce qui est vraiment gênant, c'est si on prend parti dans décoder.
il est évident que Trump et Clinton (cela marche pour le mari, la femme, la fille ...) sont également dangereux pour le monde et la Démocratie (du moins ce qu'il en reste)
Il va sans dire que je partage votre point de vue.
Mais j'ai toujours des scrupules à critiquer Daniel Schneidermann, à qui nous devons continuer à faire confiance. Je crois qu'il va aussi loin qu'il le peut dans ses prises de positions. Nous vivons une période de notre histoire où le moindre mot prononcé hors des normes peut faire de vous un paria. Arret sur image, qui vit sur une corde raide, ne peut pas se permettre de prendre des positions politiques trop tranchées et se retrouver dans le camp des pestiférés. Il faut savoir mesurer ses forces. Le camp des bien-pensant est trop puissant et crée chaque jour de nouveaux chefs d'accusation. Qui aurait imaginé il y seulement trois ans, par exemple, la création de cette nouvelle secte des rouges-bruns?
Nous pouvons trouver sur d'autres sites, les informations que nous recherchons en politique
Que c'est minable ce chantage à l'abonnement.
Que c'est minable ce chantage à l'abonnement.

En revanche, vos interventions rayonnantes témoignent toujours de votre générosité et de votre largesse d'esprit.
Vous vous faites rare. Vous nous manquez. Revenez nous voir plus souvent.

(...) Il faut savoir mesurer ses forces. Le camp des bien-pensant est trop puissant et crée chaque jour de nouveaux chefs d'accusation.

et : En revanche, vos interventions rayonnantes témoignent toujours de votre générosité et de votre largesse d'esprit.
Vous vous faites rare. Vous nous manquez. Revenez nous voir plus souvent.


J'aime bien. Tout de même, je ne qualifierais pas de "camp des bien-pensants" celui des râleurs critiques foncièrement opposés à tous et à tout ; 65 millions d'experts en tout, c'est vrai que cela pourrait impressionner. Ou lasser, désespérer du genre, fâcher même. Le bien-pensant ne me gêne pas tant que ça ; après tout, comme on serait toujours l'idiot d'un autre, on irait parfois jusqu'à bien penser sans que l'autre ne le comprenne, ce qui aurait le don de susciter son mépris (ce semblable avec qui je préfère éviter de commercer dans les conditions du mépris qu'il cultive assidûment). Ce qui domine donc ce monde taré, ce n'est pas la "bien-pensance", laquelle pourrait en cacher une autre qui tiendrait de la sincère bonne pensée, de la réflexion, de l'intelligence, d'un point de vue simplement autre, mais l'intolérance et, disons-le, de la connerie la plus pure.
Julot Iglésias s'étonne que dans une interview donnée à la TSR mi-mars 2015 Julian Assange ne cite à « [a]ucun moment » Donald Trump.

On lui fera remarquer que Donald Trump n'a officialisé sa candidature à la primaire que le 16 juin 2015 et qu'avant cette date il a fallu attendre fin mars 2015 pour le voir apparaître sporadiquement dans les sondages, oscillant entre 1 et 7 % d'intentions de vote jusqu'à ce qu'il se déclare officiellement candidat.
Vous avez raison sur un plan purement factuel. Donald Trump n'est pas le meilleur exemple que j'aurais pu choisir
Pour préciser le fond de ma pensée, je dirai que les politiciens que Julian Assange juge dangereux ne sont pas ceux que la presse main stream et les émissions d'infotainement françaises citent habituellement (je pense notamment aux chaines TV de service public ou les émissions de propagande anti-Poutine se multiplient sans que personne ne proteste).
Pour Assange, le plus grand danger que court le monde est la prise du pouvoir unilatérale par les Etats-Unis, qui risque de produire à l'échelle planétaire une situation de totalitarisme semblable (mais plus difficilement réversible) à celle qu'a connue la Russie stalinienne. Curieusement, en occident, personne ne semble conscient de ce danger, alors que les Américains annoncent sans aucun complexe leur intention d'hégémonisme mondial. La propagande qu'ils distillent (et qui est reprise - probablement gratuitement - par les idiots utiles de tous nos médias), fait au contraire apparaitre la Russie comme une puissance expansionniste, ce qui est stupide. Poutine est le seul homme politique qui ose dire aux américains : "A présent, ça suffit". Tous les autres se couchent.
Comme le sait intimement Mélenchon depuis toujours, le peuple, c'est " les grandes gueules" de RMC : entre café du commerce et cour des miracles.
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