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Fake news : et si la vérité était inutile ?

Commentaires préférés des abonnés

c'est vrai que des fake news peuvent se cacher derrière de vraies infos  :


Laurent Joffrin quitte « Libé » pour lancer un nouveau mouvement à gauche


ici la fake news c'est "à gauche "


;-)

(...)

"La grande majorité des citoyens de tous les pays préfère croire que penser, c'est plus confortable. 

--> ça consomme moins d'énergie, surtout quand toute la structure sociétale est faite pour que vous n'en ayez plus d'énergie (de là, p(...)

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L'agressivité ne fait rien avancer, je me garde donc de vous répondre sur le même ton. Il s'agit ici dans ce billet de Jean-Lou de  traiter de la post-vérité, surtout sur le Net, autre nom de l'enfumage. Bien entendu je n'ignore rien de l'autre (...)

Derniers commentaires

Excellent, comme d'habitude. Bravo!

...mouais , même sur TED ... rien n'est sûr ! https://www.youtube.com/watch?v=Y8fO3e8P0_A

Pour votre information, chers abonnés qui seraient dissuadés d’ouvrir le lien de la chronique qui a l’air d’être en anglais, sachez qu’il est sous-titré en français.

Je l’ai écouté. Et j’ai l’impression d’un exposé qui assène des vérités sans qu’il n’y ait de « preuves » de ces conclusions.

Je remarque aussi que Donald Hoffman considère que notre perception sensible ne serait que visuelle (ses observations partent des illusions d’optique), or nous avons 5 sens, qui opèrent lors de la perception d’une tomate (toucher, goût, odorat, pour percevoir une tomate). Voire d’autres capacités de perception (proprioception, etc.)

Mais qu’est-ce que c’est donc que cette manie de nous réduire à notre vision ?


Par ailleurs, qu’est-ce que sa conférence apporte de plus à ce que Descartes* ou Platon n’auraient exposé ? Des conséquences en terme d’évolution ? On revient à mon point 1, il faut des preuves, non ?


(En écoutant, votre chronique, Jean-Loup, j’ai rapidement pensé à Idiocracy, à cause de l’évolution qui ne « favoriserait » pas la connaissance de la vérité. Puis l’évocation de l’eau, considérée comme inutile par les humains d’Idiocracy influencés par la propagande d’un fabricant de soda. Or, le film débute sur une assertion similaire à ce que dit Hoffman : « la théorie de l’évolution nous propose le défi ultime: oser reconnaître que la perception n’est pas de voir la vérité, mais d’avoir des enfants ». Ce qui se traduit dans le film par ceux qui pensent le moins vont mieux se reproduire.)


Pour tout dire, je suis peut-être fermée à ce genre de conférences pour des raisons formelles : l’exposé TED me donne toujours l’impression que le gars, façon Steve Jobs, va nous vanter les mérites du dernier IPhone (En plus, comme ici Hoffman fait une analogie avec l’interface d’un produit Apple...) ou qu’un televangéliste va me vendre sa religion, ou qu’un gars va inciter à respecter la bite.

Je n’exclue pas qu’il est possible que je sois soupçonneuse face à toute pensée américaine. :)

Ou que je n’ai rien compris. :-D

Si quelqu’un peut me donner son avis à propos de cette conférence, c’est bienvenu.


* En très raccourci : Descartes abouti, à partir de l’observation que notre perception est faussée, à la preuve de l’existence de Dieu (Désolée René pour le raccourci à l’arrache. <3)

Passionnante chronique comme toujours !

Par contre, pour moi si le site Arrêt sur Images est un peu plus un laboratoire d'idées, je trouve que les émissions Arrêt sur Images deviennent parfois plus une chambre d'écho. Il y a une opinion plus ou moins partagée au début (et qu'on peut deviner), et, à la fin du débat, une confirmation de l'opinion (qu'on connaissait déjà au début).

De l’eau ? Comme dans les toilettes ? (Idiocracy)


Merci pour la chronique.

Il va falloir que je l’écoute de nouveau, (moi, c’est au niveau du son que je trouve que ça ne va pas. Skype et Cie + une réverbération sonore de la pièce ?) pour mieux comprendre le propos qui a l’air intéressant. :)

Excellent comme d'habitude. 

Ces chroniques sont d’utilité de santé mentale publique.

Juste un probleme je pense avec le serveur car up load extrêmement lent....

Je pense que cette chronique est des plus intéressantes : la preuve j'ai prévu de la réserver au weekend pour la revoir et surtout la comprendre et revenir aux liens à peine survolés mais d'un immense intérêt. Le dernier lien m'est connu et donc ma tâche sera réduite :)

En tous les cas merci

Je me répète: est ce que vous pourriez mettre la résolution par défaut des vidéos à 240px au lieu de 1080px? C'est bien de parler d'écologie, mais être en accord avec ses paroles c'est toujours un plus appréciable.

C'est toujours intéressant les sujets abordés par Jean-Lou Fourquet MAiS concernant la forme, ce serait vraiment top si il lui était possible d'arrêter de lire. Les questionnement de Daniel Schneiderman, censés certainement donner du rythme, sonnent aussi très artificiels .... Du coup, je ne vois pas de valeur ajoutée à en faire une vidéo. Le support écrit me semble plus approprié.

Encore une passionnante chronique  !

Merci   de nous garder éveillés dans ce monde à vocation soporifique.

 Bonnes vacances et revenez nous en forme à la rentrée.

c'est vrai que des fake news peuvent se cacher derrière de vraies infos  :


Laurent Joffrin quitte « Libé » pour lancer un nouveau mouvement à gauche


ici la fake news c'est "à gauche "


;-)

La théorie de Huffman me semble la plus raisonnable et les portes ouvertes par cette chronique sont passionnantes ! 

Quant aux changements d'avis je trouve qu'ils sont très lents en général, il faut être une vraie girouette pour changer d'avis au premier argument (sachant qu'en dehors de son domaine d'expertise on fait plutôt le mouton).

Merci en tous les cas !

Une suggestion pour la rentrée : achetez un téléphone ou une caméra, vous ne seriez plus obliger d'enregistrer et de communiquer à la fois et nous pourrions avoir une meilleure image.

Le nom du blog de Jean-Lou "Après la bière" peut décourager universitaires et autres intellectuels mais il faut aller au delà ;-)

Un billet et  cet article à lire attentivement tant ils résument bien un monde politique et médiatique noyé sous les contre-vérités, mensonges, inepties des Trump, Bolsonaro, Salvini, Orban.  La grande majorité des citoyens de tous les pays préfère croire que penser, c'est plus confortable. Internet et les réseaux sociaux ont massivement répandu  en tout point du globe des conversations ineptes qui ne sortait pas des bistrots il y a encore 30 ans. La démocratie ne consiste pas à mettre un bulletin dans une urne tous les 4 ou 5 ans et d'espérer que ça change. Elle peut disparaitre  face à des peuples manipulés par leurs affects et qui ne possèdent plus d'anticorps face aux pires dirigeants populistes.

"La grande majorité des citoyens de tous les pays préfère croire que penser, c'est plus confortable. 

--> ça consomme moins d'énergie, surtout quand toute la structure sociétale est faite pour que vous n'en ayez plus d'énergie (de là, penser que tout est fait pour rendre votre cerveau disponible à tout sauf une réflexion politique propre et collective, il n'y a qu'un pas).


" Internet et les réseaux sociaux ont massivement répandu  en tout point du globe des conversations ineptes qui ne sortait pas des bistrots il y a encore 30 ans. "

internet permet une résistance et une diversité intellectuelle qui fait bien ch**r nos 1% qui musselerons internet dès que possible. Ils s'appuieront sur les gens comme vous qui ne voient que le dépot de tanins au fond du verre de bourgogne millésimé. 

Internet est l'imprimerie en son temps (ou le cinéma, ou la radio libre) : on y publie du porno, des gens qui ne vous plaisent pas peuvent s'exprimer plus facilement, mais au final, cela permet les Lumières, les révolutions, résister à Tatcher-Regan (pour les radios libres)

Internet vous évite aujourd'hui de gober la propagande d'un pouvoir centralisé. La preuve vous êtes ici, sur ce média qui n'existerait pas sans internet, et cette voie serait musselée par les médias officiels.


Conclusion: arretez de tirer sur internet (et le populisme, que vous devez méconnaitre visiblement, vous préférez l'élitisme surement) svp, ma génération vous en remerciera. On a bien compris que vous ne maitrisiez pas internet. Nous, c'est notre dernier espace de liberté et d'espoir avant de voir sombrer nos nations dans des états autoritaires, prédits par Orwel, Huxley, Monod & cie pendant que vous faisiez la fête (révolution sexuelle vous dites mais pour qui?), sourds aux idées des grands penseurs de votre époque.

L'agressivité ne fait rien avancer, je me garde donc de vous répondre sur le même ton. Il s'agit ici dans ce billet de Jean-Lou de  traiter de la post-vérité, surtout sur le Net, autre nom de l'enfumage. Bien entendu je n'ignore rien de l'autre face d'internet et de son utilité pour tous les groupes d'expression dont les réseaux sociaux ne sont qu'une partie.  Vous commentez bille en tête sans connaître vos interlocuteurs. Je n'aime pas les arguments d'autorité mais il se trouve que je suis journaliste spécialisé dans le numérique, je traite depuis 20 ans de l'utilisation concrète d'internet, de ses bénéfices et de son impact sur la société, positif ou négatif.

Bonjour Catala93 et Une pomme de terre,


C'est un débat que je trouve très intéressant qui pose selon moi deux questions distinctes : 

1. Peut on (et si oui comment) estimer / juger / évaluer le bienfait au global d'une technologie donnée (qu'il s'agisse de l'agriculture, de l'imprimerie ou des réseaux sociaux numériques) ? 


Evidemment, des choses merveilleuses ont lieu grâce à internet. Wikipedia est un exemple qui me touche personnellement. ASI est également un exemple qui me touche et je suis diablement content que ce site existe et me laisse m'exprimer autant qu'il le fait. Mais quels impacts ont wikipedia et ASI face aux algorithmes de recommandations qui par construction tendront à aller l'encontre de ce que je pense personnellement être l'intérêt général ? 

J'en ai déjà parlé dans ces chroniques : 

   * TikTok : le pire des réseaux sociaux ?

   * Mais pourquoi Youtube aime tant l'armagedon ?

La question n'est donc pas tant de savoir s'il y aura des initiatives géniales et si les plus "agiles" feront des choses extraordinaires avec ces plateformes (ils le feront c'est certain) mais de savoir si au global, les plateformes telles qu'elles sont construites actuellement ont plus de chance de servir ou de desservir ce qu'on pense être le bien commun. 


2. Je pense qu'actuellement, les plateformes ont plus de chance de desservir que de servir l'intérêt général d'où ma deuxième question : Comment faire en sorte de maximiser les conséquences positives de ces nouvelles technologies ?


Les réponses sont honnêtement nombreuses et je n'ai vraiment pas la prétention d'avoir la solution. Par contre, j'avoue que je suis assez séduit par les idées développées par Tristan Harris (notamment dans cette conférence) et d'autres (dont Yves Citton avec qui j'ai eu la chance d'échanger récemment) et qui se résume à un simple constant : Tant que le modèle économique de ces plateformes est globalement basé sur la captation de l'attention humaine, le risque est très élevé que ces plateformes desservent globalement l'intérêt général (en dépit de tous les vulgarisateurs et de toutes les initiatives positives qui y verront nécessairement le jour). 

Par conséquent la piste de réponse principale pour la deuxième question est : nous devons changer le modèle économique des plateformes numériques (ce que fait ASI et d'autres en ce qui concerne les médias et tous les abonnés ici participent quelque part à la solution)


A bientôt,

La captation de l'attention humaine est déjà faite : la TV en est l'essence même, la plus pure : un canapé, un cerveau en veille et un monopole de l'expression et de la diffusion.


L'internet rend les sujet plus actif dans cette captation, et l'expression plus diversifiée, et en ce sens il est  "meilleur" que la TV à mon sens. Par ailleurs, la guerre n'est pas gagné : ces plateformes comme vous dites ont de la concurrence (allez faire votre TV sur le bouquet TNT!), parfois en leurs seins même (on voit des chaines et des expressions anticapitalistes sur des plateformes capitalistes par exemple).


Les plateformes libres peuvent gagner dans diverses formes, si elles prennent en compte l'utilisateur en plus de ses considérations éthiques et politiques. Regardons les succès VLC ou Framasoft. Pour VLC, il n'y a pas concurrent chez ces plateformes car l'ergonomie et le fait open-source a conduit à l'échec toutes les tentatives (nombreuses) de reprendre en main la lecture et la diffusion locale de vidéo.

Pour les médias, une autre organisation est possible. Le modèle ASI payant (avec articles ouverts, ou au bout d'un temps court) et Nextimpact (dans le même genre) est une voie. Un regroupement en fédération une plateforme unique (facilité pour l'utilisateur) regroupant des médias type vous, thinkerview, les podcast du monde diplo, Là-bas, etc. pourrait être une autre solution. Sur Peertube pour les vidéos (par exemple), sous un seul moteur de recherche efficace de vos articles à tous (puisque google ou facebook vous bypass). Bref, des avancées, il y en a à faire. Et la première, c'est comme d'hab dans ce camp (comme dirait Didier) c'est de trouver les points de rassemblements plutot que d'éparpillement.

super, un post complet d'autorité, ni plus ni moins, aux relents de votre age (mentale hein, qui sent la naphtaline, je ne connais pas votre age ;))


Vous et Jean-Lou faisant le bilan d'internet... sérieux ? ça va le melon ? Un peu de décentration svp. Vous avez fait le bilan de l'utilisation du feu depuis le début de l'humanité, aussi ? Et vous pensez qu'on peut s'en passer car ça eut et cause du tord ?

Les humains ne pensent pas tous pareil et certains pensent des choses qui ne vous plaisent pas...et ? On les empêche de s'exprimer ? Le feu peut être utiliser pour faire des choses pas gentilles, on l'interdit ? On le restreint ?


Le problème est plutôt : comment faire pour continuer à ce qu'internet soit un lieu d'expression libre, où tous puissent dire et discuter. Vous avez si peu confiance en vos propres arguments et valeurs que vous pensez perdre la partie ?

Si l'obscurantisme émerge de discussions libres, au lieu de vouloir utiliser l'autorité pour fermer son support (internet), posez vous les bonnes questions : pourquoi mes idées ne triomphent pas. Et pas question de venir pleurer : oui, mais notre vérité, elle est plus dur à expliquer ou moins bénéfique en terme de fitness. 

Les sciences (au sens kantien) et le processus de vérité scientifique (au sens Kuhnien et Feyerabandien) fait un aller-retour vers la précision et un modèle général : approfondissement et précision de sujets de plus en plus pointus maitrisés par peu de spécialistes, et, AVEC DU TEMPS, englobement dans des paradigmes et théories plus larges et saisissables par touts (en tant que modèle). Avec le temps et les usages, le bon modèle, la bonne explication gagne. Souvent, pas tout de suite certes, cela dépend des usages et des coûts des échecs, un modèle meilleur dans ses prédictions (pas le plus "vrai") mais allez lancer une fusée avec un modèle "terre plate", vous faites un Darwin Award. J'imagine que c'est la même histoire pour les vérités autres que scientifiques.


Votre problème à vous ici, c'est : " fait-on confiance aux gens pour sortir de cette liberté d'expression et d'apprentissage qu'est internet, de la Lumière (comme pour l'imprimerie) ou de l'obscurantisme ?" ce qui revient à "démocrate ou élitiste ?". Pour ma part, l'histoire nous montre que la réponse est : il en sortira les deux, dans le détail et dans le global, en des temps successifs. Mais que TOUS les élitismes ont abouti à des abus obscurantistes. La démocratie est meilleure au sens où les autres (= le peuple) sont le meilleur garde-fou contre le melon, la démesure, le parasitisme et les hubris d'une élite... vous voyez ce que je veux dire Catala983 en parlant de ces notions ?



Dans la vie, il y a ni somme ni partie à faire d'une technique et d'une science.

N'importe quel humain confronté à la nature physique ou biologique l'apprend, sauf si on reste dans sa pensée magique pas-décentrée juvénile (une caractéristique de nos ainés ? on sait que la satisfaction, au sens de Badiou - à opposer au bonheur-, maintient physiologiquement -et les pensées- dans des comportments et hormones juvéniles) :

Vous voulez cultiver du blé ? Il faudra accepter les parasites et les pertes, ils vont avec. On ne peut avoir l'un sans l'autre. Vous voulez l'imprimerie ? Il faudra accepter qu'elle soit utilisée pour des propagandes qui ne seront pas votre tasse de thé, à vous de lutter avec cet outil contre ces idées qui vous débectent. Pareil pour internet. Par contre, quand vous aurez œuvré pour un contrôle strict d'internet (comme imaginé par Bradbury dans Fahrenheit 451 : au début on accepte la censure car elle parait bonne contre ces livres odieux type apologies satanistes and cie), il ne faudra pas venir pleurer qu'internet, avec sa toute puissance d'information et vitesse de communication, ne sera qu'accessible aux puissants et aux gouvernants. Aujourd'hui, dans notre pays, tous y ont accès, pour le meilleur et le pire, mais celui qui veut se renseigner ou réfléchir aujourd'hui, c'est plus simple qu'il y a 20 ans pour trouver d'autres visions argumentées.


La privatisation d'une technique ou d'un savoir est le danger, pas le fait qu'elle soit aussi utilisé par des pas-gentils. Interdire la culture du blé, le feu ou internet n'aidera pas. Si, malgré mon agressivité, vous en êtes convaincu, militez svp pour un savoir et une expression libres, et son accès libre, au plus bas coût possible pour tous.

Merci pour la lecture et le commentaire sur mon blog :) ! Effectivement, j'essaie d'y mettre tout le sérieux que mérite souvent les discussions sociétales qu'on peut avoir autour d'une bière sans pouvoir le leur apporter sur l'instant. La base du blog, c'était de tenter de l'apporter post-bière (d'où le nom ;))

Excellente, la métaphore de l'interface ! Encore une fois, merci pour cette chronique. Ravi de savoir qu'elle reprendra à la rentrée

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