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Extension du domaine du zemmourisme

Deux coups de gueule, en ce long week-end pluvieux.

Derniers commentaires

http://socialiste.forumactif.com/t9683-aux-origines-de-lhomme-europeen

La fillette de Denisova, mère d’une autre humanité


Une molaire a, en outre, été exhumée à Denisova. Son ADNmt permet d’affirmer qu’elle appartenait elle aussi à un dénisovien, qui a occupé les lieux à quelque 7500 ans de distance de la fillette. Cette molaire a la particularité d’être très grosse, très archaïque d’aspect. Pas plus que l’auriculaire, elle n’a pu être datée directement et remonterait soit à 30 000 ans, soit au-delà de 50?000.

Cette dent évoque «un casse-tête javanais qu’on a déjà connu avec les méganthropes, dont la taille de la mâchoire et des dents était surprenante, avance Pascal Picq, du Collège de France. Avec ces résultats génétiques, on parvient à éclairer les relations entre sapiens et neandertal en Europe, et on commence tout juste à découvrir la complexité du puzzle en Asie.»

L’année 2010 aura donc été très riche pour la paléogénomique. C’est celle de la découverte de la part néandertalienne chez les non-Africains actuels, et de l’héritage dénisovien chez les Papous. Les généticiens savent que ces avancées peuvent ressusciter des thèses racialistes. Aussi prennent-ils soin de préciser que cet ADN en héritage est non codant, c’est-à-dire qu’il n’a pas de fonction connue. Mais «quand bien même il commanderait des gènes, la différence génétique ne saurait justifier le racisme», insiste Pascal Picq.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f25e3892-1849-11e0-9338-e2097b85b528|2
L'émission Ce soir ou jamais du 24 mai avait pour sujet : Pour en finir avec les spécificités, faut-il supprimer le mot «race».
Lorsque Taddei lui a posé la question sur l'existence des races, André Pichot (épistémologue et historien des sciences) a répondu : "C'est une question conne !".
Et ça m'a mis en joie car c'est ce que je dis en substance (et pas qu'une fois) sur ce forum.
donnont la parole au Postmodernism Generator : http://www.elsewhere.org/pomo/
en Espagne, limitation du droit à l'avortement et les cours de religion vont redevenir casi obligatoires. la note religion aura une influence désormais sur la moyenne générale.

bienvenus dans un monde de droite.
"Submergée par son travail, Aude Selly a souffert d'un syndrome d'épuisement professionnel qui l'a conduite à une tentative de suicide."
http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/emploi/le-burn-out-est-un-choc-emotionnel-physique-et-mental-qui-fait-valser-votre-vie_1250850.html
https://twitter.com/AudeSelly

Comportements et souffrances au travail.
http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Libre-antenne/Sons/Libre-antenne-Dans-la-nuit-du-21-04-13-au-22-04-13-1490635/
Les attaques obscurantistes contre la science se multiplient sur le forum. Nous vivons une époque de régression.
Merci beaucoup à DS pour avoir relevé cet "article" dans le Monde.


Je connais un type aux idées plutôt d'extrême droite qui s'est mis en tête de me convaincre de la justesse de ses idées. Etant ouvert au dialogue, du moment qu'il demeure dans une démarche d'argumentation, je porte attention aux documents qu'il m'envoie de temps en temps, quand je ne suis pas débordé par mes multiples occupations. Il m'a fait lire cet article, y trouvant l'eau qui manque pour alimenter son moulin. J'avais commencé à rédiger une réponse, mais je n'ai pas encore terminé, plusieurs imprévus me sont tombés dessus depuis.


Plusieurs choses concernant cette prise de position. D'abord je tiens à signaler à quel point ce texte procède par mystification. Premièrement parce que ses auteurs refusent d'appeler un chat un chat. Ils font des pieds et des mains pour asseoir à grand peine une distinction pourtant bien connue et très simple à énoncer : la différence entre racisme et racialisme. Pour faire simple, le racisme est une doctrine politique qui considère qu'au niveau biologique il existe des races différentes qu'il faut hiérarchiser, quitte à mettre en place des systèmes de ségrégation, voire d'éradication. Le racialisme pour sa part, est simplement une position scientifique qui considère que les races, telles qu'on les nomme par tradition, représentent une caractéristique pertinente dans la classification des êtres vivants. Il existe ainsi des positions racialistes en biologie, en médecine, en anthropologie ou encore en anatomie. Donc si on résume très simplement, le racisme hiérarchise tandis que le racialisme différencie sans nécessairement hiérarchiser. Ce qui signifie que si tout racisme sous-entend nécessairement un racialisme, tout racialisme n'aboutit pas nécessairement sur du racisme.


Il s'agit-là d'une position très simple, et très ancienne. Autant dire qu'on réinvente la poudre. Car nous dire : "en tant que scientifiques, nous sommes des racialistes donc n'allez pas nous reprocher d'être racistes" constitue un argument qui n'est pas recevable. Si tout racialisme ne vise pas un racisme, alors il n'y a pas lieu de censurer d'office tous les racialismes. Néanmoins, en tant que le racialisme peut nourrir le racisme, tout scientifique racialiste se doit de redoubler de vigilance et de rigueur dans ses études et ses raisonnements. Donc nous dire : "nous ne sommes pas racistes, donc nous avons le droit de tout soutenir à titre scientifique" n'est pas une position recevable. On nous bassine avec les études racialistes américaines, en prétendant y trouver des faits irréfutables. Et chaque fois la conclusion est la même : en France, pour des raisons politiques, nos scientifiques refuseraient d'accepter la réalité. Mais en quoi les Etats-Unis d'Amérique, dont le régime était encore ségrégationniste il y a cinquante ans, ne formeraient pas des chercheurs qui, pour des raisons politiques, accepteraient comme factuels des éléments en fait tout-à-fait troubles? L'argument peut se retourner, dès qu'on ne part pas du principe que les Américains ont forcément plus raison que les Français.


D'autres que moi ici même ont rappelé que race et sous-espèce n'étaient pas assimilables, et que les taxinomistes ne considèrent pas la race comme un critère biologiquement recevable pour établir une classification rigoureuse des espèces. La notion de race, par son histoire, est elle-même trouble dans ses significations. Le mot de race a pu aussi bien désigner le lignage dynastique (c'est à dire la pure et simple filiation généalogique), le peuple (puis la nation) ou encore simplement la couleur de peau. On n'est pas parvenus à établir de définition technique scientifiquement recevable du terme de race. Et régulièrement reviennent les naïfs qui nous disent "mais voyons, c'est évident! la race est un fait, ça se voit". Amusant dans la mesure où ils entendent alors la race dans le sens de la couleur de peau. Mais en tant que le blanc peut bronzer au soleil et le noir pâlir sous le ciel de Lille, cela ne constitue pas un argument biologique. Et les mêmes personnes qui glorifieront la rigueur de la physique, qui sait si bien aller au-delà des apparences (pensez au continuum espace-temps d'Einstein ou encore les états superposés dans les équations de Schrödinger concernant le mouvement des particules), ces mêmes personnes vont ensuite insulter les biologistes pour ne pas tenir compte de la couleur de peau.


Un fait intéressant, concernant l'état des théories racialistes américaines en matière d'anatomie : dès lors qu'on étudie des populations noires, on trouve tout un tas de races différentes avec des caractéristiques très précises en matière d'ossature (mais cela ne touche jamais les organes, très étrangement). On trouve ainsi des tas de races noires. Par contre, les blancs ne forment qu'une seule race... Etrange non? Qu'un noir fasse 2 mètres et un autre 1 mètre 50, et voilà une nouvelle race de créée. Mais que cette différence de corpulence existe chez les blancs, et on dira que ce facteur n'est pas suffisant pour établir une véritable différence raciale : on prétendra simplement que cette différence n'est pas systématique. Seuls les noirs sont systématiquement grands ou petits. N'est-ce pas formidable? Les populations d'Afrique sont comme autant de promesses d'espèces différentes dans quelques millions d'années, tandis que les blancs formeront toujours une humanité clairement caucasienne. Ô grandeur de la science rigoureuse...


Même bêtise caractéristique : on nous dira que les races existent parce que les hommes sont influencés par leur milieu. Etrange comme on ne tient pas compte de l'omniprésence de la technique dans les milieux de vie des hommes. La prise en compte de l'influence de la technique sur l'évolution humaine impliquerait nécessairement une dimension culturelle, refusée catégoriquement par cet éloge du racialisme. Mais c'est vrai, après tout ce sont les sciences sociales qui ne tiennent pas compte du biologique.


Enfin arrive l'argument choc, celui tant attendu, l'artillerie lourde du racialiste : la génétique. Le grand avantage de la génétique, c'est qu'on n'y comprend pas grand chose, donc on peut lui faire dire n'importe quoi. On va chercher plusieurs athlètes jamaïcains, pour leur trouver un gène commun. On dira ensuite que ce gène est présent chez telle population d'Afrique de l'Ouest (comment a-t-on fait pour le savoir?), et hop, on peut de nouveau dire que les noirs courent vite et que c'est génétiquement prouvé. Mais dites-moi, qu'est-ce qui prouve que ce gène concerne les muscles? Mystère... La dernière mode en matière de racialisme génétique, ce sont les études statistiques sur les nucléotides des branches ADN (allez savoir pourquoi, les racialistes ne travaillent jamais que sur statistiques). On dira : tiens regardez, telle population regroupe statistiquement telle petite suite de nucléotides, et celle-là telle autre. Ca y est, on a prouvé qu'il existe génétiquement des races. Ici encore, plusieurs questions se posent. D'abord, est-ce qu'ils ont testé toute la planète? Probablement pas... Première raison de se méfier: le panel n'est probablement pas représentatif, en tant que les études racialistes n'ont pas plus de ressources pour leurs études que leurs collègues non racialistes. Ensuite, rien dans l'étude ne permet de vérifier si ces branches constituent des intron ou des outron (c'est-à-dire que nous ne savons pas si ces branches ADN servent effectivement à la constitution des protéines au sein des cellules : si cette partie du gène ne sert pas, elle ne peut donc pas constituer un facteur racial).C'est donc la deuxième raison de se méfier : on se cache derrière les statistiques pour ne pas avoir à vérifier comment ces gènes participent matériellement à l'organisme. Et cela mène tout naturellement à la troisième raison de se méfier : on ne comprend pas encore suffisamment comment les gènes participent à l'organisme pour pouvoir trouver dans les gènes eux-mêmes des facteurs d'évolution humaine, et plus encore des sous-espèces. Alors des races... Quelle idée saugrenue...


Sur la question du genre, on passera sur la bêtise qui consiste à amalgamer genre et sexe. Le transsexuel conserve génétiquement le même caractère sexué, mais il a changé de genre. Simone de Beauvoir disait qu'on ne naît pas femme, on le devient. Elle ne signifie pas ce faisant que l'on se fait soudainement pousser un appareil génital. Mais qu'être femme implique une dimension culturelle. Les théories du genre ne font que signaler qu'il existe des cas limites où la dimension culturelle du genre prend le pas sur la présence biologique du sexe. Sans avoir à passer par la chirurgie,on a recensé des cas de femmes vivant toute leur vie dans la peau d'un homme, simplement en s'appropriant les caractéristiques culturelles de l'homme. Confondre le caractère sexué de l'organisme humain avec la prise en charge culturelle de ce caractère sexué, c'est faire preuve d'un esprit obtus qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Amusant quand on constate que leur article prétend que ce sont les sciences humaines et sociales qui ne tiennent pas compte de la biologie...


Et c'est là que l'on s'amusera le plus : lorsque - en lisant le début de leur article - on verra à quel point tous les maux de la biologie racialiste sont finalement mis le dos de la philosophie, rappelant les heures les plus idiotes du positivisme le plus grossier. A lire les auteurs, on croirait que les philosophes contemporains sont à la biologie moderne ce que les aristotélistes des universités du XVIIe siècle étaient aux physiciens. Alors qu'on n'a jamais autant traité de biologie en philosophie qu'au XXe siècle. Simondon en 1958 discutait déjà avec précision du modèle de l'ADN proposé par Crick et Watson en 1953. Il existe actuellement de nombreux pôles universitaires consacrés à l'éthique du vivant, qui suivent avec attention les développements de la biologie. Mais voyez-vous, pour tenir compte des faits, il faudrait être racialiste... Telle est la position absurde des auteurs de ce pamphlet, qui accuseront ceux qui ne se rangent pas de leur côté - comme le font souvent les plus aveuglés des militants d'extrême droite - d'être de vilains bien pensants qui ne tiennent pas compte de la réalité et vivent dans le pays des bisounours. Alors que souvent, ces même donneurs de leçon montrent à quel point ils sont peu documentés, et surtout peu formés à la rigueur du raisonnement. Etrange qu'on puisse trouver au CNRS des gens encore capables de co-signer sans rougir un article de cette qualité...


Je remercie donc encore DS d'avoir relevé cette bêtise, et d'offrir ainsi le moyen d'en discuter. Car il y a un avantage à voir paraître ce genre de pavés dans la marre à la Le Pen : ils permettent de mettre le doigt sur les raccourcis et les simplifications grossières dont ils ont besoin pour pouvoir soutenir de telles positions.Merci beaucoup à DS pour avoir relevé cet "article" dans le Monde.


Je connais un type aux idées plutôt d'extrême droite qui s'est mis en tête de me convaincre de la justesse de ses idées. Etant ouvert au dialogue, du moment qu'il demeure dans une démarche d'argumentation, je porte attention aux documents qu'il m'envoie de temps en temps, quand je ne suis pas débordé par mes multiples occupations. Il m'a fait lire cet article, y trouvant l'eau qui manque pour alimenter son moulin. J'avais commencé à rédiger une réponse, mais je n'ai pas encore terminé, plusieurs imprévus me sont tombés dessus depuis.


Plusieurs choses concernant cette prise de position. D'abord je tiens à signaler à quel point ce texte procède par mystification. Premièrement parce que ses auteurs refusent d'appeler un chat un chat. Ils font des pieds et des mains pour asseoir à grand peine une distinction pourtant bien connue et très simple à énoncer : la différence entre racisme et racialisme. Pour faire simple, le racisme est une doctrine politique qui considère qu'au niveau biologique il existe des races différentes qu'il faut hiérarchiser, quitte à mettre en place des systèmes de ségrégation, voire d'éradication. Le racialisme pour sa part, est simplement une position scientifique qui considère que les races, telles qu'on les nomme par tradition, représentent une caractéristique pertinente dans la classification des êtres vivants. Il existe ainsi des positions racialistes en biologie, en médecine, en anthropologie ou encore en anatomie. Donc si on résume très simplement, le racisme hiérarchise tandis que le racialisme différencie sans nécessairement hiérarchiser. Ce qui signifie que si tout racisme sous-entend nécessairement un racialisme, tout racialisme n'aboutit pas nécessairement sur du racisme.


Il s'agit-là d'une position très simple, et très ancienne. Autant dire qu'on réinvente la poudre. Car nous dire : "en tant que scientifiques, nous sommes des racialistes donc n'allez pas nous reprocher d'être racistes" constitue un argument qui n'est pas recevable. Si tout racialisme ne vise pas un racisme, alors il n'y a pas lieu de censurer d'office tous les racialismes. Néanmoins, en tant que le racialisme peut nourrir le racisme, tout scientifique racialiste se doit de redoubler de vigilance et de rigueur dans ses études et ses raisonnements. Donc nous dire : "nous ne sommes pas racistes, donc nous avons le droit de tout soutenir à titre scientifique" n'est pas une position recevable. On nous bassine avec les études racialistes américaines, en prétendant y trouver des faits irréfutables. Et chaque fois la conclusion est la même : en France, pour des raisons politiques, nos scientifiques refuseraient d'accepter la réalité. Mais en quoi les Etats-Unis d'Amérique, dont le régime était encore ségrégationniste il y a cinquante ans, ne formeraient pas des chercheurs qui, pour des raisons politiques, accepteraient comme factuels des éléments en fait tout-à-fait troubles? L'argument peut se retourner, dès qu'on ne part pas du principe que les Américains ont forcément plus raison que les Français.


D'autres que moi ici même ont rappelé que race et sous-espèce n'étaient pas assimilables, et que les taxinomistes ne considèrent pas la race comme un critère biologiquement recevable pour établir une classification rigoureuse des espèces. La notion de race, par son histoire, est elle-même trouble dans ses significations. Le mot de race a pu aussi bien désigner le lignage dynastique (c'est à dire la pure et simple filiation généalogique), le peuple (puis la nation) ou encore simplement la couleur de peau. On n'est pas parvenus à établir de définition technique scientifiquement recevable du terme de race. Et régulièrement reviennent les naïfs qui nous disent "mais voyons, c'est évident! la race est un fait, ça se voit". Amusant dans la mesure où ils entendent alors la race dans le sens de la couleur de peau. Mais en tant que le blanc peut bronzer au soleil et le noir pâlir sous le ciel de Lille, cela ne constitue pas un argument biologique. Et les mêmes personnes qui glorifieront la rigueur de la physique, qui sait si bien aller au-delà des apparences (pensez au continuum espace-temps d'Einstein ou encore les états superposés dans les équations de Schrödinger concernant le mouvement des particules), ces mêmes personnes vont ensuite insulter les biologistes pour ne pas tenir compte de la couleur de peau.


Un fait intéressant, concernant l'état des théories racialistes américaines en matière d'anatomie : dès lors qu'on étudie des populations noires, on trouve tout un tas de races différentes avec des caractéristiques très précises en matière d'ossature (mais cela ne touche jamais les organes, très étrangement). On trouve ainsi des tas de races noires. Par contre, les blancs ne forment qu'une seule race... Etrange non? Qu'un noir fasse 2 mètres et un autre 1 mètre 50, et voilà une nouvelle race de créée. Mais que cette différence de corpulence existe chez les blancs, et on dira que ce facteur n'est pas suffisant pour établir une véritable différence raciale : on prétendra simplement que cette différence n'est pas systématique. Seuls les noirs sont systématiquement grands ou petits. N'est-ce pas formidable? Les populations d'Afrique sont comme autant de promesses d'espèces différentes dans quelques millions d'années, tandis que les blancs formeront toujours une humanité clairement caucasienne. Ô grandeur de la science rigoureuse...


Même bêtise caractéristique : on nous dira que les races existent parce que les hommes sont influencés par leur milieu. Etrange comme on ne tient pas compte de l'omniprésence de la technique dans les milieux de vie des hommes. La prise en compte de l'influence de la technique sur l'évolution humaine impliquerait nécessairement une dimension culturelle, refusée catégoriquement par cet éloge du racialisme. Mais c'est vrai, après tout ce sont les sciences sociales qui ne tiennent pas compte du biologique.


Enfin arrive l'argument choc, celui tant attendu, l'artillerie lourde du racialiste : la génétique. Le grand avantage de la génétique, c'est qu'on n'y comprend pas grand chose, donc on peut lui faire dire n'importe quoi. On va chercher plusieurs athlètes jamaïcains, pour leur trouver un gène commun. On dira ensuite que ce gène est présent chez telle population d'Afrique de l'Ouest (comment a-t-on fait pour le savoir?), et hop, on peut de nouveau dire que les noirs courent vite et que c'est génétiquement prouvé. Mais dites-moi, qu'est-ce qui prouve que ce gène concerne les muscles? Mystère... La dernière mode en matière de racialisme génétique, ce sont les études statistiques sur les nucléotides des branches ADN (allez savoir pourquoi, les racialistes ne travaillent jamais que sur statistiques). On dira : tiens regardez, telle population regroupe statistiquement telle petite suite de nucléotides, et celle-là telle autre. Ca y est, on a prouvé qu'il existe génétiquement des races. Ici encore, plusieurs questions se posent. D'abord, est-ce qu'ils ont testé toute la planète? Probablement pas... Première raison de se méfier: le panel n'est probablement pas représentatif, en tant que les études racialistes n'ont pas plus de ressources pour leurs études que leurs collègues non racialistes. Ensuite, rien dans l'étude ne permet de vérifier si ces branches constituent des intron ou des outron (c'est-à-dire que nous ne savons pas si ces branches ADN servent effectivement à la constitution des protéines au sein des cellules : si cette partie du gène ne sert pas, elle ne peut donc pas constituer un facteur racial).C'est donc la deuxième raison de se méfier : on se cache derrière les statistiques pour ne pas avoir à vérifier comment ces gènes participent matériellement à l'organisme. Et cela mène tout naturellement à la troisième raison de se méfier : on ne comprend pas encore suffisamment comment les gènes participent à l'organisme pour pouvoir trouver dans les gènes eux-mêmes des facteurs d'évolution humaine, et plus encore des sous-espèces. Alors des races... Quelle idée saugrenue...


Sur la question du genre, on passera sur la bêtise qui consiste à amalgamer genre et sexe. Le transsexuel conserve génétiquement le même caractère sexué, mais il a changé de genre. Simone de Beauvoir disait qu'on ne naît pas femme, on le devient. Elle ne signifie pas ce faisant que l'on se fait soudainement pousser un appareil génital. Mais qu'être femme implique une dimension culturelle. Les théories du genre ne font que signaler qu'il existe des cas limites où la dimension culturelle du genre prend le pas sur la présence biologique du sexe. Sans avoir à passer par la chirurgie,on a recensé des cas de femmes vivant toute leur vie dans la peau d'un homme, simplement en s'appropriant les caractéristiques culturelles de l'homme. Confondre le caractère sexué de l'organisme humain avec la prise en charge culturelle de ce caractère sexué, c'est faire preuve d'un esprit obtus qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Amusant quand on constate que leur article prétend que ce sont les sciences humaines et sociales qui ne tiennent pas compte de la biologie...


Et c'est là que l'on s'amusera le plus : lorsque - en lisant le début de leur article - on verra à quel point tous les maux de la biologie racialiste sont finalement mis le dos de la philosophie, rappelant les heures les plus idiotes du positivisme le plus grossier. A lire les auteurs, on croirait que les philosophes contemporains sont à la biologie moderne ce que les aristotélistes des universités du XVIIe siècle étaient aux physiciens. Alors qu'on n'a jamais autant traité de biologie en philosophie qu'au XXe siècle. Simondon en 1958 discutait déjà avec précision du modèle de l'ADN proposé par Crick et Watson en 1953. Il existe actuellement de nombreux pôles universitaires consacrés à l'éthique du vivant, qui suivent avec attention les développements de la biologie. Mais voyez-vous, pour tenir compte des faits, il faudrait être racialiste... Telle est la position absurde des auteurs de ce pamphlet, qui accuseront ceux qui ne se rangent pas de leur côté - comme le font souvent les plus aveuglés des militants d'extrême droite - d'être de vilains bien pensants qui ne tiennent pas compte de la réalité et vivent dans le pays des bisounours. Alors que souvent, ces même donneurs de leçon montrent à quel point ils sont peu documentés, et surtout peu formés à la rigueur du raisonnement. Etrange qu'on puisse trouver au CNRS des gens encore capables de co-signer sans rougir un article de cette qualité...


Je remercie donc encore DS d'avoir relevé cette bêtise, et d'offrir ainsi le moyen d'en discuter. Car il y a un avantage à voir paraître ce genre de pavés dans la marre à la Le Pen : ils permettent de mettre le doigt sur les raccourcis et les simplifications grossières dont ils ont besoin pour pouvoir soutenir de telles positions.
http://www.dailymotion.com/video/xmmxzy_race-et-intelligence-le-dernier-tabou-de-la-science-partie1-2-de-3_news


j'ai trouvé bon visionnage à tous .
La seule utilisation de ce mot honni sera désormais autorisée pour « race humaine », qu’on appelait autrefois espèce humaine. On savait que l’espèce humaine était unique depuis Adam et sa côte, tandis que les Evangiles avaient remis le couvert universaliste : «il n’y aura plus de Juifs, il n’y aura plus de Romains.» Cela ne suffit pas.

Hitler fondait sa politique criminelle de hiérarchie des races sur des travaux scientifiques qui avaient classé, distingué, hiérarchisé les formes de crânes, de nez et de lèvres. Aujourd’hui, on nie l’existence des races en se fondant sur des travaux scientifiques qui attestent que les êtres humains ont en commun 99% de leur ADN, mais qui redécouvrent des «types biologiques» ressemblant furieusement aux races d’antan.

Je vais aller maintenant dans votre sens, même si génétiquement les races n'existent pas, dans les faits on est capable d’identifier publiquement des Noirs ou d’autres races, comme on en a toujours été capable ailleurs dans le monde.
Le monde ne s'explique pas avec des gènes,et ce n'est pas le rôle de la science de le faire.On risque de retomber dans les pires régimes racistes,ce qui sera le contraire de l'objectif souhaiter.


texte intégral de l'excellent André Pichot


Les déclarations de J.-M. Le Pen sur l'inégalité des races et The Bell Curve de R.J. Herrnstein et C. Murray nous ont valu, de la part de grands biologistes et autres intellectuels, quelques considérations que l'on peut classer en deux groupes : I'un caractérisé par la réunion d'octobre 1996 au musée de l'Homme où F. Jacob et al. ont déclaré que la race était un « faux concept »(1), l'autre par l'article de N. Block dans La Recherche (2) , qui s'efforce de déficeler les arguments attribuant aux Noirs une intelligence héréditairement inférieure.

Tout d'abord, combattre le racisme en laissant entendre que les races n'existent pas est une ineptie. Tout un chacun sait d'expérience courante qu'il existe des Blancs, des Noirs, des Jaunes, et que l'on peut même faire quelques distinctions à l'intérieur de ces groupes ; et tout un chacun sait que ces groupes sont appelés « races ». L'existence même des métis, souvent utilisée pour conforter l'unicité de l'espèce humaine, implique la diversité de races. Sans races, pas de métis ; et sans possibilité de métissage, pas de races, mais des espèces différentes.

Les titres prestigieux des généticiens rassemblés au musée de l'Homme peuvent impressionner, et l'on trouvera bien présomptueux le modeste historien des sciences qui prétend que cet aréopage raconle des bêtises. L'historien a cependant le grand avantage d'avoir lu ce qu'ont écrit les illustres prédécesseurs de nos gloires actuelles. C'est une lecture souvent affligeante, mais un excellent remède contre le scientisme, et cela permet de décrypter les discours des scientifiques contemporains.

Si, sous l'influence de la génétique moléculaire, on laisse entendre que les races n'existent pas, c'est simplement parce que cette notion, taxonomique, n'a ni sens ni utilité dans cette discipline ; on ne risque donc pas de l'y trouver. Inversement, au début du siècle, biométriciens et généticiens des populations ont exalté les races et proclamé leur inégalité, simplement parce que c'était une notion-clé dans leurs théories. La génétique des populations était alors dominante et imposait ses vues ; aujourd'hui la génétique moléculaire l'a éclipsée, et c'est son discours qui prévaut (y compris en génétique des populations).

L'acceptation sociale de ces théories est un problème différent. En son temps, la thèse des généticiens des populations avait plus de chances d'être acceptée que n'en a aujourd'hui celle des généticiens moléculaires, pourtant mieux intentionnés, mais, hélas, pleins de contradictions. Qu'au musée de l'Homme nos scientifiques se soient faits les contempteurs du pangénétisme et que, dans le même élan, ils aient argué des gènes pour nier la diversité des races, voilà qui ne manque pas de piquant. Nous ne vivons pas dans un monde de gènes, mais dans un monde d'hommes, et celui-ci est irréductible à celui-là. Que la notion de race (ou d'espèce, de genre, etc.) ne se laisse pas saisir par la génétique moléculaire, c'est une chose ; qu'il y ait des races en taxonomie, en anthropologie, ou dans le monde humain où nous vivons, c'en est une autre ; et en ce domaine la vérité n'appartient pas au réductionnisme moléculaire.

Ce qui est en question dans le racisme, ce n'est pas la diversité des races humaines, c'est l'égalité des droits des individus, quelle que soit leur race. Il ne s'agit donc pas de nier les différences individuelles ou raciales par une quelconque pantalonnade génétique, mais de montrer que l'égalité des droits les transcende.

Prétendre combattre le racisme en affirmant, au nom de la génétique et contre le sens commun, que les races n'existent pas, c'est implicitement fonder l'égalité des droits sur la relative unicité génétique de l'espèce humaine. C'est-à-dire retourner la thèse raciste qui prétend fonder l'inégalité sur des différences anatomiques, et justifier ce retournement par un préjugé réductionniste voulant que les gènes aient une dignité supérieure à celles-ci (ce qui n'est vrai qu'en génétique, pas en anatomie ni dans les rapports sociaux, où la couleur de la peau importe plus que le gène de la mélanine). La fragilité du procédé est d'autant plus flagrante que les mêmes biologistes ont maintes fois fait l'éloge de la diversité génétique pour justifier le droit à la différence.

Dans les deux cas, unicité ou diversité génétique, c'est une absurdité. L'égalité des droits ne doit rien à la biologie, et l'opinion des généticiens sur la question n'a aucune importance ; elle a d'ailleurs été éminemment changeante, et il serait cruel de rappeler ce qu'ont écrit à ce sujet les grands maîtres de la discipline (notons simplement que Weismann, l'inventeur des principaux concepts de la génétique, était membre du Comité d'honneur de la Société allemande d'hygiène raciale).

Les biologistes parlent un peu plus juste quand ils affirment qu'il n'a jamais été possible (et ce n'est pas faute d'avoir cherché) de relier races et capacités intellectuelles, ni même d'attribuer une origine génétique à ces capacités. C'est effectivement ce dont il s'agit, de manière explicite, dans The Bell Curve et, de manière implicite, dans l'affirmation LePenesque de l'inégalité des races (les Noirs courent plus vite que les Blancs, donc ils ont un plus petit cerveau). Et, si une supposée inégalité intellectuelle est ainsi avancée, c'est pour promouvoir une inégalité de droits.

On peut cependant trouver quelque peu contournée la méthode employée par l'article de N. Block pour invalider ce racisme pseudo-biologique. Il est infiniment plus simple de souligner que la notion de quotient intellectuel n'a qu'un intérêt relatif. Certains tests permettent, à la rigueur, d'apprécier l'aptitude d'un individu à remplir une tâche déterminée, mais certainement pas de « mesurer son intelligence » (à supposer que cela ait un sens). Dans les tests généraux, questions et réponses représentent d'ailleurs deux choses différentes : les questions traduisent l'intelligence des concepteurs du test (ou l'idée qu'ils se font de l'intelligence), et les réponses quantifient la capacité qu'a le questionné à se plier aux fantasmes desdits concepteurs.

Une fois cela posé, on peut, si l'on a du temps à perdre, s'intéresser aux méthodes utilisées par la soi-disant « génétique des comportements ». Mais, il est, à mon avis, plus rapide et plus juste de voir les choses de la manière suivante. Premièrement, les approches statistiques ne valent pas tripette lorsqu'elles ne s'appuient pas sur un modèle physiologique Ñ ne serait-ce qu'esquissé . Dans la première moitié du siècle, elles démontraient, dur comme fer, I'inéluctable dégénérescence physique et intellectuelle de l'humanité, faute de sélection naturelle ; aujourd'hui, on note une réelle amélioration de la santé et de la durée de vie dans les pays où il n'y a plus de « sélection naturelle », et même Ñ selon N. Block et quoi que cela signifie Ñ une élévation générale du quotient intellectuel. Deuxièmement, l'hérédité scientifique ne dépasse guère la séquence primaire des protéines ; tout ce qui vient après, en physiologie et a fortiori en psychologie, est pratiquement une terra incognita où, malgré ses prétentions impérialistes, la génétique n'est qu'une demi-science (en étant généreux). La conclusion s'impose d'elle-même sur la valeur des démonstrations statistiques de l'hérédité de l'intelligence.

Ces démonstrations (et leur réfutation) sont d'ailleurs inutiles pour ce qui nous intéresse ici, car l'égalité des droits ne se fonde pas plus sur les capacités intellectuelles que sur la couleur de la peau ou le génome. En démocratie, les innombrables imbéciles ont les mêmes droits que les génies (au moins aussi nombreux), et peu importe que l'imbécillité et le génie soient dus à l'hérédité, à l'éducation ou à l'alcool.

Ceux qui s'en désolent pourront toujours méditer sur la nocivité respective des imbéciles et des demi-savants : dans la première moitié du siècle, et dans la louable intention d'améliorer l'humanité et son précieux patrimoine génétique Ñ dont les imbéciles se souciaient comme d'une guigne Ñ, c'est la fine fleur de la biologie qui crut bon de justifier « scientifiquement » la ségrégation des races « inférieures », et poussa de nombreux gouvernements à adopter les lois eugénistes grâce auxquelles furent stérilisés quelques centaines de milliers de malades, de délinquants, d'inconvenants et de pas rentables ; ce qui n'a évidemment eu aucun effet sur la santé et la moralité publiques, mais a inspiré à Hitler son programme politique (lequel, contrairement à une légende bien commode, doit beaucoup plus au panthéon de la biologie qu'au pauvre Gobineau, l'habituelle tête de Turc en la matière)(3).

Tout cela avait été enterré sous une bonne couche de molécularisme tartiné de grandes déclarations humanistes et bien pensantes, mais aujourd'hui les cadavres ressortent du placard, et le weismanno-darwinisme idéologique ressuscite : leurs vieux schémas prenant l'eau de toutes parts, généticiens et évolutionnistes sombrent dans la génétomanie et, comme par hasard, le biologisme refait surface à l'extrême droite où le racisme et l'eugénisme « scientifiques » retrouvent une nouvelle jeunesse.

Dans cette affaire, le dernier mot revient aux philosophes du droit. Comme ils gardent le silence et abandonnent le terrain aux biologistes (ce qu'il ne faut surtout pas faire), je tenterai, tant bien que mal, de me substituer à eux, en avançant que, si les qualités objectives (physiques et intellectuelles) des hommes peuvent être différentes, de manière héréditaire ou de manière acquise, cela n'atteint pas ces hommes dans leur être même, parce que lesdits hommes ne se réduisent pas à un ensemble de qualités objectives ; ce ne sont pas des objets, des « ressources humaines » dont on évalue la rentabilité ou la contribution au progrès. En cela, ils ne sont ni inégaux ni différents, ils sont incomparables. Et c'est parce qu'ils sont incomparables, qu'ils sont égaux, mais d'une égalité qui ne se fonde ni sur la mesure ni sur la comparaison : l'égalité en dignité, et en droits. Les critères biologiques n'ont ici aucun intérêt, les généticiens non plus (sauf à servir de faire valoir à des politiciens douteux, dans un ping-pong idéologique dont il ne peut rien sortir de bon).
André Pichot
Je me permets d'envenimer vaguement le débat cite une réaction au post facebook d'ASI sur le sujet, proposée par un M. Thomas Lernould

"On se rend surtout compte que le mot "race" fait peur en France du fait du fantasme egalitaire. Hors, des populations ciblé (noir, asiatique) ont des specificités physiques. Qui sont les champions au 100 metres depuis plus de 60 ans? Qui brise les records du 100 metres? Qui sont les champions au ping-pong? Race ne veut pas dire racisme."

Je pense qu'il résume en soit les raisons pour lequelles ce type de catégorisation pose problème.
Si on décompose avec un peu de mauvaise foi: les humains sont différents, ils ont des capacitées physiques (et disons mentales, cela va de soi comme le reste) différentes mais peuvent être regroupés en grands groupes permettant de, bah, plein de chose au non de l'honnêté intellectuelle qui consiste à systématiser la différence.
En gros les asiatiques sont souples donc ils gagnent en judo, euh, zut, euh les "noirs" ( du pygmé au bantou en passant par les autres foncés) sont plus puissant (mais bon, un peu moins porté sur la jugeotte, c'est en creux, et prouvé par l'Histoire des civilisation, n'est ce pas) dansent bien, en géneral.
Après la race, ça englobe aussi la culture, l'histoire, en lien avec ces capacités et prédispositions naturelles, cette culture caucasoide qui allie le vaillant nordique blanc au grec méditerranéen, avec une jolie graduation de couleur de peau et de caractéristique physiques ayant porté la social démocratie comme la démocratie athénienne etc, l'egyptien ses pyramides comme le pan-arabisme, les ancètres des afghan d'aujourd'hui une culture greco-bouddhique à son image, et que sais-je encore.
Et un hors sujet pour finir cette glissade dans la gadoue : Le saviez-vous?
le foyer d'où seraient parties les migrants ayant formé la culture polynésienne seraient des groupes de population aborigènes de Taiwan.
A chacun selon la capacité de sa race, donc, et acceptons les évidence pour faire fi du "fantasme égalitaire".
Ce qui le plus inquiétant, c'est justement la place qu'on fait à ces "débatteurs" dans des journaux dits "de référence".
Où étaient les contradicteurs ? Où est passé le travail du journaliste ?
Une de mes collègues de boulot pense exactement comme Mme Lacub. Mais tout le monde s'en fiche de son avis, c'est personnel, cet avis, ça ne valorise pas ceux qui l'émettent mais ceux qui devraient porter un avis différent, n'spas...
Comme pour un diner de cons, finalement ceux qui le sont le plus sont sans doute ceux qui invitent...
(...) Ce qui est en question dans le racisme, ce n'est pas la diversité des races humaines, c'est l'égalité des droits des individus, quelle que soit leur race. Il ne s'agit donc pas de nier les différences individuelles ou raciales par une quelconque pantalonnade génétique, mais de montrer que l'égalité des droits les transcende.

Prétendre combattre le racisme en affirmant, au nom de la génétique et contre le sens commun, que les races n'existent pas, c'est implicitement fonder l'égalité des droits sur la relative unicité génétique de l'espèce humaine. C'est-à-dire retourner la thèse raciste qui prétend fonder l'inégalité sur des différences anatomiques, et justifier ce retournement par un préjugé réductionniste voulant que les gènes aient une dignité supérieure à celles-ci ce qui n'est vrai qu'en génétique, pas en anatomie ni dans les rapports sociaux, où la couleur de la peau importe plus que le gène de la mélanine. La fragilité du procédé est d'autant plus flagrante que les mêmes biologistes ont maintes fois fait l'éloge de la diversité génétique pour justifier le droit à la différence.

Dans les deux cas, unicité ou diversité génétique, c'est une absurdité. L'égalité des droits ne doit rien à la biologie, et l'opinion des généticiens sur la question n'a aucune importance ; elle a d'ailleurs été éminemment changeante, et il serait cruel de rappeler ce qu'ont écrit à ce sujet les grands maîtres de la discipline notons simplement que Weismann, l'inventeur des principaux concepts de la génétique, était membre du Comité d'honneur de la Société allemande d'hygiène raciale (...)

André Pichot, texte consultable sur http://www.larecherche.fr/actualite/aussi/biologistes-races-01-02-1997-85268
(compliment on)

C'est pour ça que je suis abonné à arrêt sur images

(compliment off)
Ceux que cela intéresse et qui veulent en parler sérieusement chercheront ce qui définit les mots "gènes", "génotype", "patrimoine génétique", "phénotype", et quelques autres qu'il découvriront en cette occasion. C'est trop copieux pour que je me hasarde à faire un topo ici (et j'ai trop peur d'écrire des bêtises).

Mais je voudrais tout de même dire quelques petites choses.

Pour en rester aux espèces sexuées, seuls les vrais jumeaux (issus du même oeuf) partagent 100% de leurs gènes. Il est difficile de parler de "race" si on s'en tient à une paire d'individus. Il faut donc être moins strict en matière de partage des gènes. Mais il y a un seuil bas: l'Homme et le chimpanzé ont 98% de gènes communs. La différence peut sembler faible, mais le résultat est là: les deux espèces ne sont pas interfécondes (sinon elles seraient une seule et même espèce), et présentent les notables différences physiques que chacun connaît.

Alors, la question à poser à ceux qui soutiennent l'existence des "races" est: sur les (environ) 22000 gènes qui composent le patrimoine génétique humain, quels sont ceux qui doivent être communs à tout un groupe pour que tous les individus de ce groupe puissent être dits de même race, et pourquoi ces gènes en particulier plutôt que d'autres ? Ou faut-il s'en tenir un % de gènes communs quels que soient ceux concernés, et pourquoi ?
C'est un apeau à trolls ?
C'est une invitation au bourre-pif ?
C'est une volonté de tâter le terrain ?
C'est une volonté de générer du clic ?
C'est un simple fait d'actualité médiatique ?
C'est tout cela à la fois ?

Vous pouvez appeler un ami si vous n'êtes pas sûr....
Ce qui me frappe dans les deux cas c'est qu'il y a une évidente volonté de faire polémique (ou faire du buzz, comme on dit aujourd'hui; d'ailleurs si c'était dans un forum quelconque on dirait "troller"). Je trouve dommage de se focaliser précisément sur les propos volontairement provocateurs, ce qui réduit presque le discours à un débat idéologique où chacun joue un rôle prédéfini.

Or ces deux articles ont en commun, il me semble, de ne pas résister à une simple analyse critique objective (pour peu qu'on juge utile d'y répondre d'ailleurs) :

Pour Nancy Huston et Michel Raymond, comme dit plus haut voir par exemple http://cafaitgenre.org/2013/05/20/sexes-et-races-deux-realites-une-reponse-a-nancy-huston-et-michel-raymond.

Pour Iacub, je n'ai pas connaissance d'analyse critique aussi détaillée (?). Mais il me semble assez clair qu'en ne considérant que deux hypothèse très restreintes ("On peut envisager deux réponses à cette énigme"), elle évacue à bon compte toute la complexité de la problématique du suicide.

De plus, sa première hypothèse "psychologique" (ça semble pertinent d'envisager cette perspective sur le sujet en effet!) est démesurément biaisée, puisque qu'en trois phrase elle réduit cet aspect psychologique à "cette situation [de travailleur] le mettrait dans un état de faiblesse psychique" ! D'où sort cette interprétation ? Y a-t-il des indices qui vont dans ce sens ? Si c'était réellement le cas, n'aurait-on pas la même proportion de suicide dans toutes les entreprises, tous les métiers et à tous les niveaux de la hiérarchie ? Sans être spécialiste, j'en doute fortement. C'est comme si on disait qu'une femme qui travaille est par définition "dans un état de faiblesse psychique", parce qu'elle est potentiellement la victime de harcèlement sexuel.

On peut aussi douter de la rigueur intellectuelle d'un raisonnement qui passe de "Comme si le rapport de force entre le capital et le travail était devenu psychique" (affirmation gratuite au passage) à "L’employeur devrait veiller sur lui comme s’il était un enfant ou un adolescent" : donc, un rapport de force ce serait une relation dans laquelle l'un a besoin d'être choyé, et l'autre ne lui veut que du bien ? Tiens, Wikipedia donne une définition légèrement différente :

Un rapport de force est une relation de confrontation entre plusieurs parties en termes de force, que cette force soit physique, psychique, sociale, économique, militaire. Si les parties impliquées dans le rapport de forces ont un pouvoir inégal, on distingue la partie dominante et la partie dominée. Lorsque la partie dominante ne rencontre aucune résistance, on se trouve dans le cadre de la « loi du plus fort », euphémisme pour absence de loi.

Donc, selon Iacub, il y aurait bien un rapport de force, mais l'employeur ne serait jamais susceptible de vouloir en tirer profit (c'est bien connu, dans un système capitaliste les entreprises agissent uniquement par altruisme). L'hypothèse qu'une entreprise puisse chercher à augmenter sa productivité en imposant (sciemment ou non) des contraintes qui influent sur la santé psychologique de ses employeurs n'est même pas envisagée (moins réaliste que celle du travailleur-enfant à ses yeux semble-t-il).


ps: "ils se servent du meurtre d’eux-mêmes comme arme au lieu de faire appel à la parole." Ah les idiots, on permet pourtant à n'importe qui de s'exprimer dans Libé.
Videla qui défuncte, Bouteflika dans le coma, des djihadistes dézingués en Tunisie, La Pen qui se fracasse le sacrum, la cote de Copé en chute libre... Cette fin de mois de mai morose nous aura tout de même apporté son lot de bonnes nouvelles.
On notera que la presse française s’est moins formalisée de l’usage du mot “race” à l’occasion de l’élection de Barack Obama, l’homme qui a déclaré “a race est une question que notre pays ne peut se permettre d’ignorer”… Nul n’a crié au châtiment en lisant : “L’élection d’un “frère de race” à la plus haute fonction de l’État est certainement un facteur psychologique très positif pour la communauté noire (et pour les Noirs dans le monde entier).” (Le Point). Personne ne s’est étranglé des propos publiés par Le Monde Diplomatique – “Si les démocrates choisissent M. Obama pour défendre leurs couleurs en novembre, son progressisme présumé a autant de chances d’être sujet à controverse que sa race.” – ou par Marianne – “Les Américains n’ont pas à choisir l’homme qui gèrera au mieux le tsunami boursier et bancaire, celui qui réformera la Sécurité sociale et mettra fin aux folles guerres d’Orient. Ils ont seulement à trancher entre deux races, la leur ou l’autre.”
Race vient de " ratio", raison. Les anti-racistes sont donc irrationnels . et toc.
Affolant.
Affolant évidemment que ces deux "intellectuelles" aient pignons sur rubrique. Asi, comme toujours, montre bien les nouveaux circuits intégrés de la presse et des médias. Mais une question n'est pas posée ici et mériterait, à mon avis, de l'être.

Pourquoi postuler l'existence des races ? Dans quel objectif ? Pour servir quel discours ?
On s'attend, dans une ligne toute zemmourdienne, à ce que ce type de propos nourrisse une inversion rhétorique de base de (l'extreme) droite. "On nous taxe de racisme à tout bout de champs", "on ne peut même plus dire que les gens ont des couleurs différentes de peau", bref "on nous muselle". Argument d'autant plus amusant qu'il vient de ces fameux "intellectuels" qui occupent l'espace médiatique au quotidien. Qui ont apparemment besoin de se "décomplexer".
Inversion rhétorique donc.

Soit. Mais pourquoi vouloir produire des distinctions entre les hommes en fonction d'une race ?

On ne saurait trop leur rappeler que le racisme, ce n'est pas juste une vilenie, c'est avant tout la distinction d'êtres en termes de "races", et s'il est connoté très péjorativement, c'est précisément que cette distinction a justement servi des pratiques de domination et, dans les cas les plus odieux, des exterminations. Le "Noir" a vite été assimilé à un "sous-homme", à un être qui ne pouvait représenter le sujet universel, celui-là même qui, tout emprunt de Raison et d'Objectivité, a fait légitimer les pratiques coloniales et exterminatrices par des discours "scientifiques". Ces "sciences" sont toujours des actes de pouvoir,. Le sujet universel s'est vite donné l'apparence, en creux, de l'Homme Blanc Bourgeois Hétérosexuel. D'où les mots Sexisme, Hétérosexisme, Racisme, Classisme etc.

On ne saurait trop voir ce que l'universel a produit comme exclusion, et continue de produire : « La construction de la différence est, de ce point de vue également, une construction sociale de l'universel et du particulier vu que la différence n'est plus un rapport entre deux particularités, mais une déviation ou un écart de la norme. » (Eleni Varikas, Les rebuts du monde, Stock, Paris, 2007, p 108)

L'argument de Huston s'inscrirait-il dans ce type de discours qui vise à produire des sujets plus ou moins universel, c'est-à-dire plus ou moins à même d'être les agents de leur propre devenir ?

Si non, alors pourquoi vouloir penser les différences en termes de race, si ce n'est pour adjoindre des caractères spécifiques à telle ou telle "race" ? Le racisme n'est jamais resté de l'ordre de la simple description physiologique.

Et quand bien même on accepterait qu'il puisse exister différentes races, sur quelles bases les fonder ? La couleur de peau, par exemple, est une caractérisation taxinomique qui ne répond pas à une réalité, et c'est justement pour légitimer des pratiques excluantes que le pouvoir européen s'est fonder sur une prétendue objectivité. Rappelons qu'entre le Noir, le Jaune, le Rouge, le Blanc, il y a autant de tons et de variations qui échappent à cette perspective. Pourtant, cela n’empêche pas la logique raciste de produire des "Nègres", qu'elle que soit la couleur de leur peau. Franz Fanon montre très bien la logique qui sous-tend la distinction entre couleurs de peau : Jean Veneuse, héros d'un roman de René Maran, a tous les attributs d'un "Blanc" (intellectuel, intégré dans la société dans laquelle il vit etc...), ce qui fait dire à ses amis qu'il est simplement comme nous mais "excessivement brun". (Voire Peau Noire, Masques Blancs, Franz Fanon). La couleur de peau n'a rien d'objectif à apporter à la pensée des races.

Une distinction raciale ne saurait se faire entre des couleurs de peau, Elsa Dorlin montre très bien comment le problème s'est posé à l'heure des lumières, à l'heure du colonialisme, de produire des catégories distinctives qui soient fonctionnelles. ( Voire Elsa Dorlin, la matrice de la race, La découverte, Paris, 2006).

Il y a autant de couleur de peau que de "types" de cheveux, des fronts, de sexes etc...Et ce ne sont que des "types" qui servent à des regroupements pour le moins douteux. Penser en taxinomies est toujours une opération réductrice, et celle-ci, puisqu'elle ne se fonde pas sur l'agrégation mais sur la distinction, a toujours pour objectif de produire une légitimation nécessaire à des actes de domination. On passe toujours très vite de "l'objectif" à "l'objectification" des individus, à des "êtres-objets".

Alors, pourquoi, dans quel objectif, Houston veut-elle produire des distinction de race ?
Etant ni calé sur le sujet ni scientifique, je suis allé regarder la définition sur le Larousse.
Il y en a 2.
Une pour les animaux, simple et concise et une pour l'homme assez étonnante, avec mise en garde au lecteur.
Sans aucun doute on touche un sujet sensible.

Animaux :
Population animale résultant, par sélection, de la subdivision d'une même espèce et possédant un certain nombre de caractères communs transmissibles d'une génération à la suivante.

Homme :
Catégorie de classement de l'espèce humaine selon des critères morphologiques ou culturels, sans aucune base scientifique et dont l'emploi est au fondement des divers racismes et de leurs pratiques. (Face à la diversité humaine, une classification sur les critères les plus immédiatement apparents [couleur de la peau surtout] a été mise en place et a prévalu tout au long du XIXe siècle. Les progrès de la génétique conduisent aujourd'hui à rejeter toute tentative de classification raciale chez les êtres humains.)

J'ai une question toute simple. Pourquoi diable ce qui est vrai pour un animal devient faux pour l'homme ?
Si quelqu'un possède la réponse.

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Le suicide au travail est un signe de désespoir du à la matraitance au travail et non pas à des salamaleks du style complètement insultant pour les victimes ,comme je viens de lire d'appel au martyr . Le harcèlement au travail existe, c'est une réalité alors avant de faire de la philosophie à deux balles ...
Sur le sujet (comme indiqué dans une de mes réponses ci-dessus), la chronique de Caroline Fourest, ce matin sur France Culture.

(pas souvent d'accord avec elle et je sais qu'elle en indispose beaucoup à juste titre sur d'autres sujet mais là pour le coup, elle a raison).
Je conseillerais un livre pour réfléchir sur le suicide: "Suicide et sacrifice" de Jean-paul Galibert aux éditions Lignes.
Attention, je doute... (ou je sais on s'en fout).

Ma première lecture du texte de Iacub était sur la même ligne que DS, scandalisée.
Et puis je viens de le relire, et de le relire notamment du point de vue de la critique des médias, et ce que jy'ai vu m'a rappelé ce que j'ai pensé récemment lorsque j'ai entendu parler de 2 immolations de vendeurs ambulants dans des pays arabes : les médias et au delà les opposants au régimes ou entreprises concernées sont effectivement en train de légitimer ces gestes, de "permettre" aux mécontents de se suicider pour faire entendre leur colère ou leur désespoir.

On en vient à un système ou le discours ambiant serait presque celui des appels aux martyrs : vous vous rendez compte, cette vie est tellement difficile que des gens suicident ! Asseyons-nous et comptons ensemble semaine après semaine combien de désespérés ne tiendront pas le coup et viendront écrire leur nom au bas de la liste. Amis désespérés, soyez confiants, nous serons là pour relayer votre geste...

Est-on vraiment si loin de ça ?

Au delà de l'argument plus que discutable de la vie pas si dure que ça à supporter, je crois qu'il y a effectivement une instrumentalisation de ces gestes, où il ne s'agit pas d'empêcher que quiconque puisse encore avoir cette tentation, mais de recenser le nombre de morts.

Pour ceux qui franchiront le pas, il ne s'agit plus du coup d'une décision individuelle, mais de devenir la chair à canon d'un combat que méneront ceux qui restent.

Je pense qu'on ne rend service à personne en disant, de quelque façon que ce soit, que mourir de cette façon peut s'inscrire dans une sorte d'action collective, pour être utile à une cause.

Je ne sais pas si c'est exactement le fond de l'article de Iiacub, mais ça me permet en tout cas de mettre des mots sur un malaise que j'avais déjà ressenti.
Ceci est un message à caractère non constructif et totalement défouloir, mais cette bouffonne de Lacub a définitivement été finie à la pisse, je vois pas comment c'est possible autrement.

(vous pouvez supprimer le message, je voulais juste me défouler et dire ce que je pense de cette connasse).
races vous dites races mais quelles races...
mon arriere grand pere noir américain ma grand mere des balkans et ma mere d'origine russe du kraï du Primorie. qui suis je ? de quelle race suis je?
http://www.youtube.com/watch?v=0nsiHwtNvpw
Beau sujet d'émission non?

et moi qui croyait que c'était gagné;.. plus de race ,une pluralité humaine ...
Le racisme par contre a semble t il de beaux jours devant lui....
Merci Michel d'avoir relevé ces deux aussi incroyables que décevant articles
Le suicide est-il un moyen d'expression sociale ou un moyen de pression des salariés contre l'employeur ? En tout cas, le suicide mérite autre chose qu'une analyse médiatique. Le suicide engage l'intimité de la personne.

Un suicide au travail concerne évidemment l'entreprise. Un suicide au travail démontre une faille dans les processus de motivation des salariés.

De la à en déduire qu'il s'agit d'un moyen de pression ou d'expression. Voilà un gros amalgame. Il existe certainement des journalistes ou des acteurs sociaux pour s'interroger sur des vagues de suicides mais ces interrogations n'ont de réponses que par des enquêtes approfondies. Un suicide reflette un ensemble de facteurs et dépend de la personnalité et du comportement de chaque individu.
Citation : Les races existent, parce que c'est évident, parce qu'il y a "neuf sous-espèces de girafes, et quatre de chimpanzés".

Confondre des races avec des sous-espèces, ça craint !

N'importe quel scientifique sait qu'en taxonomie, la race n'a aucune valeur. Croisez une Belle avec un Clochard, leurs enfants existeront sans souci, et seront fertiles. On les nommera des Bollards ou des Clochelles, ou tout autre mélange de Belle et de Clochard bref : la race est un nom donné à une variante aisément reconnaissable. Ce concept intéresse d'abord les éleveurs, ensuite les collectionneurs, enfin les racistes.

La sous-espèce est un terme désignant une population qui a terminé un processus d'isolement génétique : croiser un spécimen de l'espèce parente avec un spécimen de la sous-espèce ne donne, d'une manière très lourdement majoritaire, rien du tout ou, si par gros hasard des enfants naissent, rien de fertile.

Exemples de races :
http://www.idscaro.net/sci/06_disc/200702/index.htm
Ce tableau en deux colonnes présente la vaariation du pourpre au blanc dans une espèce d'escargot de mer (colonne de gauche), en fonction de son habitat, qui sera caractérisé par la présence d'autres espèces-types (colonne de droite).
Pour moi, le mot "race" n'a rien d'idéologique. Ce mot exprime des différences physiques qui ne sont pas des caractéristiques identitaires au sein d'une société. Classer des typologies d'individus n'est pas créer une hiérarchie entre individus. De la même manière, l'expression "groupe ethnique" désigne des différences culturelles ou religieuses ou autres qui ont besoin d'être nommé. La mondialisation des échanges humains (commerciaux, culturels, diplomatiques, de loisirs, etc) à besoin de cette reconnaissance de la différence.

L'universalisme républicain n'est pas opposable ou incompatible avec des réalités naturelles ou sociales. Il s'inscrit à l'intérieur de réalités fondamentales. L'être humain fait partie de la nature.

Mais rien n'empêchera des groupes idéologiques d'identifier des groupes ethniques par des mots ou expressions péjoratives et de s'opposer à d'autres idéologies catégoriquement universalistes.
Tiens, c'est drôle, l'on s'effare (à juste titre) que la Huston et son collègue Raymond affirment (sans l'ombre d'une argumentation scientifique) l'existence des races, mais l'on ne dit rien de leur affirmation parallèle et simultanée que les différences essentielles entre hommes et femmes existent, établissant un trait d'union entre "la théorie du genre" (lol) et le nazisme (re-lol). Curieusement.
Ceci dit, il est en effet étonnant qu'un journal qui se veut sérieux comme le Monde, se fasse le relais des thèses vaticanes sur la biologie humaine et se complaise ainsi à publier si promptement le plus ordurier et le plus mal ficelé des torchons sous prétexte d'anticonformisme ou de brisage de "tabous". Comme il est rare en effet de lire et d'entendre ce genre de discours de nos jours, où la plus crasse des réactions se fait passer pour une féconde impertinence. O tempora, o mores, comme qui dirait.
Pour une réponse intéressante et développée : clic !

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Ais-je mal compris l’article de Nancy Huston ?
Ne doit-on respecter que le même ? La différence engendre-t-elle de fait la discrimination ? Au nom de quoi une femme, un handicapé, un noir ne devraient-ils être protégés par les mêmes droits qu’un homme, un valide, un blanc? La diversité doit-elle engendrer de fait séparations, persécutions, exclusions ? Doit-on nier sa singularité, jusqu’où et pourquoi?
Poser des mots, certes connotés, peut être incertains ou maladroits sur des idées difficiles, minoritaires et peu politiquement correctes pour l’heure n’est pas un crime, il semble que ce soit néanmoins dangereux. Loin provocateur c’est d’une certaine honnêteté et selon moi vous faites injustement injure à l’auteur en la fourrant dans le même sac qu’un réactionnaire patenté (ce dernier a d’ailleurs sa sorte d’utilité et reste à mes yeux préférable à un libéral, libertaire ou pas). Ce thème parcourt d’ailleurs beaucoup de ses ouvrages. ..
Parfois lire un article, lire tout court, exige de ne pas être journaliste, de s’échapper au dessus de sa formation, en tout cas de ne pas soustraire certains mots au contexte ou même à l’œuvre, aussi Monsieur Shneidermann ne suis-je pas d’accord avec vous !
tout ça me rappelle les paroles d'une chanson: " j'en ai mare des gens qui se jettent sous les rames des métros, j'en ai mare, ça me fait arriver en retard, au boulot "
Si on attrapait ces deux charmantes dames par le même bout qu'elles attrapent les choses, on leur dirait qu'elles appartiennent à la race des gens qui parlent le français avec un accent-pas-du-cru et que si trop de personnes les embêtent avec ça, elles ont toujours la solution de [s]démissionner[/s] aller voir ailleurs, les pays c'est comme des employeurs, y'en a plein d'autres. Peut-être qu'elles comprendraient à quel point c'est des saloperies d'idées leurs trucs, même imprimés.
Une fois par révolte contre le suicide, contre la mort, j'avais dit un message sur un forum un peu intempestif du genre de celui de Iacub "se suicider, nan faut pas, pas le droit", heureusement sur le forum quelqu'un (Oblivion?) m'avait remis la tête à l'endroit. Ces grands penseurs de nos grands journaux devraient forumer. À l'inverse de ce qu'on croit, notre monde, leur monde IRL est étriqué et forumer élargit l'horizon et nous aide à être moins cons. Attention je ne voudrais pas qu'on croit que je dis qu'elles sont cons.., euh :-)
Je me suis déjà fait éditer pour avoir insulté un facho, je vais tacher de rester prudent et de ne pas donner mon opinion sur ces deux charmantes dames !
Le fascisme se féminise. :)
Nancy Huston est bien éloignée de toute tendance fascisante.
Nancy Huston était...
Steinbeck a écrit "les raisins de la colère", puis pris parti pour "nos braves pti gars" au Vietnam.
Sur quels critères basez-vous une telle affirmation ?
La lecture de quelques uns de ses livres, éviterait à ses contempteurs ces jugements à l'emporte-pièce sur son idéologie supposée.
Celle du texte du Monde, écrit à quatre mains, suscitera les habituelles controverses, mais rien, selon moi, ne justifie une mise au pilori.
Point Godwin, reductio ad Hitlerum, etc... etc...
: “Au-delà de la couleur de peau”

Éric Zemmour a déclenché un orage en affirmant sur la chaîne Arte que les races existent, qu’elles sont reconnaissables « à la couleur de peau », et en disant à son interlocutrice Rokahya Diallo : « j’appartiens à la race blanche, vous appartenez à la race noire ».

Les réactions ont fusé de tout bord, majoritairement négatives, mais curieusement personne (ou presque) n’a abordé le fond du problème : la question de l’existence des races.

Éric Zemmour lui-même a concédé l’unité de l’espèce humaine. Les races doivent donc, logiquement, être définies comme des sous-groupes de l’espèce humaine. Sur quelle base peut-on délimiter ces sous-groupes ? Sur la base de l’homogénéité génétique. Deux individus seront considérés comme faisant partie de la même race s’ils ont suffisamment de traits héréditaires en commun.

Au XIXème siècle les scientifiques cherchaient ces traits héréditaires principalement parmi les caractéristiques visibles : la couleur de peau, les dimensions de la boîte cranienne, la forme des yeux, l’apparence physique en général. Aujourd’hui encore on parle bien de « minorités visibles », ce qui prouve que cette approche n’est pas morte…

Mais peut-on aller au-delà des apparences ? Les apparences sont parfois trompeuses, et la vérité est souvent cachée.

C’est ici que la biologie moderne vient à notre rescousse. Il est maintenant possible d’identifier précisément certains éléments du patrimoine génétique qui étaient invisibles à l’œil nu. C’est la tâche immense qu’a entreprise le grand biologiste Italien Luigi Luca Cavalli-Sforza, membre de l’Académie des Sciences, professeur à l’université de Stanford et père du programme de recherche sur la diversité du génome humain.

En 1994 il a écrit avec deux de ses collègues un livre-référence sur ce sujet intitulé : « The History and Geography of Human Genes » (L’histoire et la géographie des gènes humains). Dans ce livre, il étudie 120 allèles différents. Un allèle est une variation génétique qui correspond à une caractéristique héréditaire. Cette nouvelle approche nous permet donc de dépasser la couleur de peau pour enfin cartographier la « face cachée » du patrimoine génétique, qui est tellement plus riche.

Cavalli-Sforza se fonde sur la notion de distance génétique . Plus cette distance est grande entre deux individus, plus leurs caractéristiques héréditaires sont différentes. Par exemple, si on ne regardait que la couleur de la peau, on dirait que la distance génétique entre Éric Zemmour et Rokhaya Diallo est très grande. Mais cette distance génétique est bien plus fiable si, au lieu d’une seule caractéristique visible (la couleur de la peau), on la calcule à partir de 120 allèles invisibles à l’œil nu. C’est là la grande contribution de Cavalli-Sforza.

Les prélèvements qu’il a réalisés partout dans le monde l’ont conduit à diviser l’espèce humaine en 9 « sous-groupes ». Deux individus qui sont dans le même « sous-groupe » ont tendance à être génétiquement proches. Ceux qui sont dans des « sous-groupes » différents ont (en moyenne) des patrimoines héréditaires plus éloignés l’un de l’autre.

Est-ce que ces sous-groupes nous réservent des surprises ? Est-ce qu’ils mettent dans le même sac des populations qui au XIXème siècle - sur la base des apparences - auraient été considérées comme de races différentes ? Est-ce que la distance génétique entre Rokahya Diallo et Éric Zemmour est assez faible pour que, sans le savoir, ils appartiennent à la même race ?

Eh bien non. Regardez les 9 « sous-groupes » identifiés par Cavalli-Sforza partir de ses 120 allèles invisibles :

1. Papous de Nouvelle-Guinée et Aborigènes d’Australie

2. Habitants des îles du Pacifique (Polynésiens, Canaques de Nouvelle-Calédonie, etc)

3. Habitants du Sud-Est Asiatique (Khmers, Thailandais, Indonésiens, Malais, Philippins…)

4. Asiatiques du Nord (Mongols, Tibétains, Coréens, Japonais, Chinois du Nord) 5. Peuples de l’Arctique

6. Indiens d’Amérique (du Nord, centrale et du Sud)

7.Européens Blancs

8. Caucasoïdes non-Européens (Nord-Africains, habitants du Proche-Orient, Iraniens, Indiens, Pakistanais, etc)

9. Africains

Voici l’arbre des distances génétiques :
http://media.cozop.com/im[...]lli-Sforza4.jpg.jpg

Il est évident du premier coup d’œil que ces « sous-groupes » habitent dans des zones géographiques distinctes. De plus, leurs caractéristiques physiques sont relativement différentes les unes des autres. Ce classement est très similaire au classement en « races » développé – sur la base de traits morphologiques – par les savants du XIXème siècle.

C’est une confirmation indépendante et remarquable. Quand on utilise des outils modernes qui permettent de voir au-delà de l’apparence physique, la notion de race ne s’effrite pas, au contraire elle se précise.

Si le regroupement sur la base des apparences et celui sur la base du génome humain donnent des résultats similaires, c’est parce que les deux types de différences ont la même cause. Cette cause, c’est l’isolement (relatif) dans lequel certains groupes humains ont pu vivre et se reproduire pendant de longues périodes de l’histoire de l’humanité, c’est-à-dire depuis que nous nous sommes différenciés des singes. Cet isolement entre grands groupes humains a été suffisamment long et étanche pour produire des différences héréditaires identifiables à la fois à l’œil nu, et par les techniques scientifiques les plus poussées. La couleur de la peau n’est donc que la partie émergée de l’iceberg des différences génétiques entre les races.
Petit manuel pour bien niquer sa race

Face à Eric Zemmour, le ton monte d’un Cran


Publié le 28 novembre 2008 à 10:35 dans Société



Tenez-vous le pour dit : Claude Lévi-Strauss court toujours ! Pas très vite certes, puisque l’ethnologue structural le plus âgé de France fête aujourd’hui ses cent ans. Il festoiera tranquille et peinard, à la verveine ou au mousseux, assis devant sa fenêtre et tirant le rideau sur un monde qu’il exècre désormais. Seulement, c’est une honte ! C’est au gnouf qu’on devrait se charger d’expédier Lévi-Strauss plutôt que de souffler en chœur les bougies de son gâteau ! L’ethnologue ne s’en vante pas, mais il a osé écrire en 1952 un opuscule titré Race et histoire. Oui, vous ne rêvez pas : Lévi-Strauss a employé le mot race ! Pire, à de nombreuses reprises, dans cet ouvrage, il emploie le mot ignominieux en lieu et place de phénotype, que nous, âmes précautionneuses, attendions évidemment qu’il écrivît. Je vous l’accorde : ce livre bat en brèche l’idéologie raciste, mais ne nous arrêtons pas à si peu de choses. Lévi-Strauss emploie le mot race. Si ça, ce n’est pas une preuve !

Il n’est d’ailleurs pas le seul : on ne compte pas les sociologues et anthropologues qui, dans la droite ligne de Durkheim, Weber ou Mauss, ont employé l’un et l’autre terme indifféremment, sans pour autant être des Gobineau en puissance. Comme l’écrit Dominique Schnapper dans La Relation à l’autre, toute la sociologie s’est mue et s’est construite au sein même de l’idée de race sans jamais la remettre en cause. Encore plus accablant, la déclaration universelle des droits de l’Homme, la convention européenne des droits de l’Homme et la Constitution de la Ve République utilisent le terme race. Il n’est pas jusqu’au philosophe Vincent Cespedes qui ne se livre à cette dangereuse pratique (sur le plateau d’Arte, il déniait à Eric Zemmour le droit d’utiliser publiquement le vilain mot, mais en loucedé il ne s’en prive pas, comme en témoigne cette vidéo). N’évoquons même pas l’anthropologie américaine qui a passé quelques décennies à donner une légitimité scientifique au terme pour mieux justifier la ségrégation, avant que ledit mot ne devînt lui-même un discriminant social assez rigolo…

Pourquoi le mot race est-il accepté sans sourciller dans l’usage courant et même savant ? Pourquoi suscite-t-il le scandale dès lors qu’il est placé dans la bouche d’Eric Zemmour ? Mauvaise haleine ? Délit de sale gueule ? Dieu seul le sait. Un journaliste de droite, pointant au Figaro, c’est sûr que ça sent l’exploiteur du genre humain à plein nez. Un seul moment d’inattention, et il vous sort de sa poche son chapeau pointu, rétablissant le commerce triangulaire sans que vous ne vous en aperceviez.

La dangerosité de l’éditorialiste du 14 boulevard Haussmann explique certainement pourquoi le Mrap a demandé hier au Csa de le placer sous surveillance : “Considérant que c’est le racisme qui crée les races, par ces propos, Eric Zemmour entretient et alimente le racisme à l’endroit d’une citoyenne qui est française… Nous saisissons aujourd’hui le Csa pour que des mesures soient prises contre la diffusion de ce genre de propos et qu’une alerte soit lancée à l’endroit des responsables des chaînes publiques au sujet des dérapages incessants de M. Zemmour sur celles-ci.”

On passera sur l’usage du terme “considérant” 1 pour aller à l’essentiel : “C’est le racisme qui crée les races.” Maniant le solipsisme avec une rare dextérité, Mouloud Aounit fait mieux que Harry Potter : avec lui, le mot crée la chose.

Le problème, c’est que ce n’est pas historiquement très juste. Le mot “racisme” est apparu au début du XXe siècle quand la Science allemande, devant laquelle la France se tortillait d’admiration, poussait des morts illustres, comme Linné, Kant, Broca ou Gobineau, beaucoup plus loin que là où ils seraient allés par leurs propres moyens… Si les XVIIIe et XIXe siècles se contentaient d’employer l’idée de “race” pour rendre surtout compte de la diversité humaine, la fin du XIXe s’est mise à instrumentaliser les différences raciales dans un but politique.

Les choses sont encore bien moins simples. Fin juillet 1885, Jules Ferry monte à la tribune de l’Assemblée nationale pour défendre l’expansionnisme, au motif que les “races supérieures” ont une mission civilisatrice par rapport aux “races inférieures”… Pour lui répondre, Georges Clemenceau ne remet pas en cause l’existence des races, mais leur hiérarchie : “Races supérieures ! Races inférieures ! C’est bientôt dit. Pour ma part, j’en rabats singulièrement depuis que j’ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d’une race inférieure à l’Allemand. Depuis ce temps, je l’avoue, j’y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation et de prononcer : homme ou civilisation inférieure !… C’est le génie de la race française que d’avoir généralisé la théorie du droit et de la justice, d’avoir compris que le problème de la civilisation était d’éliminer la violence des rapports des hommes entre eux dans une même société et de tendre à éliminer la violence, pour un avenir que nous ne connaissons pas, des rapports des nations entre elles.”

Il faut bien se rendre à l’évidence : ce n’est pas le mot race qui fait le racisme, mais l’idée qu’il existerait entre elles une hiérarchie. Au passage, je suggère au Cran et au Mrap de se mobiliser afin que soient débaptisés les places, artères et monuments qui portent le nom de Jules Ferry ou de Georges Clemenceau. Tous deux, dans des acceptions certes différentes, ont employé le mot race : tous deux sont coupables (NB : ne pas écrire au Csa, mais aux 36 000 maires de France).

Car c’est vers là que nous allons et c’est même là que nous sommes déjà : il vous suffit désormais d’avoir oublié ce qui était écrit dans votre Manuel du Bienpensant et de lâcher, grossier personnage, le mot “race” pour devenir illico un raciste. C’est tout nouveau, ça vient de sortir.

Pourquoi ? Le mot race est un mot qui tue. Certaines de ses significations et de ses connotations l’ont plombé.

Dans le langage courant, on sait ce qu’il signifie intuitivement. Lorsque l’on dit qu’un “physio” fait de la discrimination raciale à l’entrée d’une boîte de nuit, on le voit juger les uns et les autres à leur phénotype, c’est-à-dire au seul aspect observable d’un individu (morphologie, couleur de la peau, etc.) Pourquoi alors ne pas parler de discrimination phénotypale ? Tout simplement parce qu’en français le mot race peut indistinctement être employé comme synonyme de phénotype ou de groupe ethnique…

Comme l’a montré Louis Dumont, il aura fallu attendre le scientisme pour que la race soit biologisée à des fins idéologiques et acquière un nouveau sens. Au moins une chose est sûre sur ce plan : pour la génétique, les races n’existent pas. Il existe une espèce humaine, mais pas de sous-espèces. Pour vous en convaincre, mettez dans un seau les gènes d’un noir, d’un blanc et d’un jaune. Ne mélangez pas, malheureux ! Mais apportez très vite les seaux à un généticien et demandez-lui de vous dire qui est qui. Il vous regardera alors d’un œil perplexe et vous lâchera, désabusé : “Le phénotype n’a pas de génotype.” En revanche, prenez le même généticien et montrez-lui les photos d’un noir, d’un blanc et d’un jaune : il saura vous apporter une réponse assez satisfaisante et pourra même, quand le ministère lui aura coupé tous ses crédits, se faire embaucher comme portier aux Bains-Douches.

Cependant, ce n’est pas parce que la génétique démontre qu’une chose n’existe pas que le terme disparaît avec ses autres acceptions. Et c’est encore moins parce que vous aurez interdit l’usage du mot race que vous aurez supprimé les préjugés et les comportements racistes. C’est que le mot n’est jamais la chose.

Si l’on veut expliquer pourquoi le mot race est devenu tabou au point qu’à peine prononcé il provoque le scandale, c’est peut-être vers la linguistique qu’il faut se tourner. La loi du moindre effort est bien connue : l’évolution d’une langue s’accompagne de la disparition de certains phonèmes finaux. Le cinématographe devient le cinéma, puis le ciné. Sur le long terme, l’altération touche les phonèmes eux-mêmes : le cantare latin devient le chanter français, plus facile à prononcer. Quant au sens, il se réduit et se fige dans une seule signification. On ne comprend plus ce que Zola ou Marx avaient à l’esprit lorsqu’ils écrivaient : “race ouvrière”. Que les Mérovingiens soient la “première race des rois de France” nous est inaudible. Celui qui emploie aujourd’hui le mot “race” est nécessairement un raciste, puisqu’on a décidé de limiter le mot à sa signification la plus catastrophique et la plus connotée. La nouveauté est qu’ici la simplification sémantique n’est pas naturelle, mais voulue et contrainte. Supprimer le mot, pour supprimer la chose : Orwell appelait cela la novlangue. Bienvenue, Eric Zemmour, vous êtes arrivé en 1984
Je fus rafraîchie, merci!
En plus, Luigi Luca Cavalli-Sforza est né à Gènes, c'est dire qu'il est bien placé pour en parler.
Blague à part, j'ai beau lire, aucune preuve de l'existence de races différentes. Je lis du "évident", du "premier coup d’œil", du "relativement différentes", "classement similaire au 19ème sur la base de traits morphologiques", "au contraire elle se précise", "isolement relatif" "techniques scientifiques les plus poussées", "donc"...
.. mais pas de démonstration qui devrait logiquement intégrer ce discours, à croire que le vocabulaire est suffisant, mais sans les preuves qui vont avec. Ça doit en jeter, tous ces mots compliqués qui flashent, dans certains milieux.
Chouette, il y aurait une partie immergée de l'iceberg, manque de bol, même eux ne la voient pas.
C'est qu'il doit y avoir un bug dans la démarche scientifique permettant de conclure à l'existence de races différentes.
Il y en a qui vont être déçus.
L. Luca Cavalli-Sforza and his collaborators Paolo Menozzi and Alberto Piazza have devoted fourteen years to one of the most compelling scientific projects of our time: the reconstruction of where human populations originated and the paths by which they spread throughout the world. In this volume, the culmination of their research, the authors explain their pathbreaking use of genetic data, which they integrate with insights from geography, ecology, archaeology, physical anthropology, and linguistics to create the first full-scale account of human evolution as it occurred across all continents. This interdisciplinary approach enables them to address a wide range of issues that continue to incite debate: the timing of the first appearance of our species, the problem of African origins and the significance of work recently done on mitochondrial DNA and the popular notion of an "African Eve," the controversy pertaining to the peopling of the Americas, and the reason for the presence of non-Indo-European languages--Basque, Finnish, and Hungarian--in Europe.

The authors reconstruct the history of our evolution by focusing on genetic divergence among human groups. Using genetic information accumulated over the last fifty years, they examined over 110 different inherited traits, such as blood types, HLA factors, proteins, and DNA markers,
in over eighteen hundred, primarily aboriginal, populations. By mapping the worldwide geographic distribution of the genes, the scientists are now able to chart migrations and, in exploring genetic distance, devise a clock by which to date evolutionary history: the longer two populations are separated, the greater their genetic difference should be. This volume highlights the authors' contributions to genetic geography, particularly their technique for making geographic maps of gene frequencies and their synthetic method of detecting ancient migrations, as for example the migration of Neolithic farmers from the Middle East toward Europe, West Asia, and North Africa.

Beginning with an explanation of their major sources of data and concepts, the authors give an interdisciplinary account of human evolution at the world level. Chapters are then devoted to evolution on single continents and include analyses of genetic data and how these data relate to geographic, ecological, archaeological, anthropological, and linguistic information. Comprising a wide range of viewpoints, a vast store of new and recent information on genetics, and a generous supply of visual elements, including 522 geographic maps, this book is a unique source of facts and a catalyst for further debate and research.


The History and Geography of Human Genes
L. Luca Cavalli-Sforza, Paolo Menozzi, & Alberto Piazza


Les auteurs voulaient pouvoir tracer l’évolution de l’espèce humaine. Ils ont donc utilisé un échantillon pour avoir les résultats les plus significatifs possibles (cf. la phrase en emphase). Par conséquent, on ne peut utiliser leur travail pour en déduire qu’il y a des races. Attention le travail scientifique demande de la rigueur : il faut respecter les conclusions des auteurs quand on n’est pas du domaine, si l’on a une autre conclusion à partir de leurs données il faut être très prudent (et généralement s’abstenir).

En l’occurence (l’argument a déjà été donné), il y a un “gradient” c’est-à-dire une continuité de changements entre chaque “race”. L’humanité n’a pas subi, comme pour des races de chats, chiens, chevaux ou que sais-je encore, de processus sélectif naturel ou artificiel suffisament poussé pour conduire à des groupes d’individus cloisonés. La référence que vous présentez ne dit jamais le contraire, car elle n’est pas pertinente pour la thèse que vous défendez : le but des auteurs n’a été aucunement de savoir si le concept de race est pertinent (de fait il est bien établi maintenant qu’il ne l’est pas), mais de suivre l’évolution de l’Humanité?: en conséquence de quoi ils ont biaisé l’échantillon pour avoir le résultat le plus significatif possible pour leur étude.

This is then, in what is perhaps the central chapter of the book, applied to the origins of agriculture and the reconstruction of population movements over the last ten thousand years (especially in Europe). A long chapter is devoted to linguistic evolution. Here Cavalli-Sforza comes out strongly in support of Greenberg and the classification of human languages into superfamilies, but he is careful to make it clear that this is a not a position with much support amongst linguists. A chapter on the relationship between cultural and genetic evolution explains some of the differences and the difficulties involved in separating them (especially when it comes to such things as "intelligence"). This leads naturally to a chapter on the problems with the term "race" and on the pathology of racism.

source

Cavalli-Sforza has summed up his work for laymen in five topics covered in Genes, Peoples, and Languages. According to an article published in The Economist, the work of Cavalli-Sforza "challenges the assumption that there are significant genetic differences between human races, and indeed, the idea that 'race' has any useful biological meaning at all".

source

(Vous remarquerez qu’il n’existe pas aux USA le tabou spécifiquement européen sur le mot “race”.)

Mr. Cavalli-Sforza argues that the greatest genetic variation between any racial groups ever identified is far less than the variation within any given population. Racial distinctions, he concludes, are arbitrary.

source


Je vous renvoie donc à vos chères études. Évitez de polluer le forum avec vos thèses grotesquement racistes à l’avenir. Récupérer mal à propos le travail scientifique d’un auteur est un grand classique de l’enfumage, que s’en est risible…
Heureusement que vous êtes là pour rétablir la vérité.
C’est tout naturel. D’autant que ce n’est qu’une recherche de 5 minutes sur Internet.
Je me disais aussi ,recherchez plus longtemps alors.
Rechercher quoi ? Votre message n’est qu’un tissu d’âneries. Point.

Et celui d’en-dessous noie le poisson. Il y a des différences entre les individus et les populations. Whaouh ! Quelle découverte ! Mais la différence génétique ou de phénotype ne fonde pas le concept de race. Un peu de rigueur que diable ! Surtout sur des sujets aussi sensibles.

Quant aux prédispositions génétiques, voilà encore un concept scientifique mal assimilé, à travers une vulgarisation mal faite et un manque de rigueur : les prédispositions sont typiquement (du moins dans mes souvenirs) de quelques pour cent, toute chose étant égale par ailleurs. La génétique a un impact extrêmement faible dans nos vies, comparée à notre environnement (mais statistiquement significatif donc valable pour une population) : la raison en est fort simple, dans le cas contraire le processus de sélection naturelle aurait fait son œuvre.

qu’ils ne compromettent les principes d’égalité de traitement et de chances, qui reposent sur la présomption que nous sommes tous égaux à la naissance.

Non. Ce sont les gens de droite qui n’ont jamais rien compris au principe d’égalité qui nous sortent ce délire. « Égalité en droits ». C’est précisément parce que la société reconnaît tous les individus égaux qu’ils peuvent affirmer leur différence sans craindre de représailles ou de discriminations ni de perdre des privilèges. Quant à la présomption d’égalité de chance : la sciences ne fait que le confirmer car on parle ici d’effets extrêmement faibles, purement physiques, et très largement négligeables par rapport à l’influence de notre environnement.

Ah… les réactionnaires en France au XXIè siècle… que c’est plaisant.
La génétique a un impact extrêmement faible dans nos vies, comparée à notre environnement (mais statistiquement significatif donc valable pour une population)

Je suis entièrement d'accord, je n'ai jamais dis le contraire.
Mais vous pretendez le contraire en disant que nous somme égaux car la génetique dis que,ca risque de vous retombez sur le coin du nez un jour.
http://www.dailymotion.com/video/xb9i7a_race-and-intelligence-1-7_school
très bon documentaire sur le sujet la version française existe
Quand les scientifiques ont décodé pour la première fois le génome humain, en l’an 2000, ils se sont empressés d’y voir la preuve de la remarquable similitude de l’humanité. L’ADN de deux personnes prises au hasard, notaient-ils, est identique à au moins 99 %. Mais la recherche se penche aujourd’hui de plus en plus sur la petite proportion restante pour expliquer les différences entre personnes originaires de continents différents. Des chercheurs ont ainsi identifié récemment les infimes variations dans l’ADN qui expliquent la couleur de peau des Européens, la tendance des Asiatiques à moins transpirer et la résistance des Africains de l’Ouest à certaines maladies. Dans le même temps, l’information génétique s’échappe des laboratoires pour pénétrer dans la vie de tous les jours, assortie du message que les gens d’origines différentes ont des ADN différents. Les tests de généalogie génétique permettent à ceux qui s’y soumettent de savoir quel pourcentage de leurs gènes vient d’Asie, d’Europe, d’Afrique et des Amériques. Le BiDil, un médicament contre l’hypertension artérielle, est commercialisé exclusivement pour les Africains-Américains, qui semblent génétiquement prédisposés à répondre à ce traitement. Les femmes juives ashkénazes se voient proposer un dépistage prénatal pour des problèmes génétiques que l’on rencontre rarement chez d’autres populations.
Ce sont là certains des premiers effets positifs tangibles de la révolution génétique. Et pourtant, certains craignent qu’ils ne redonnent aussi de la vigueur à des préjugés raciaux discrédités depuis longtemps et qu’ils ne compromettent les principes d’égalité de traitement et de chances, qui reposent sur la présomption que nous sommes tous égaux à la naissance.
L’idée que la notion de race a un fondement génétique commence à circuler sur des blogs généralistes, à l’université et parmi le nombre croissant de personnes qui effectuent des tests de généalogie. Du fait de l’omniprésence de l’ADN, semble-t-il, beaucoup de ceux qui rejetaient auparavant cette possibilité – ou ne l’avaient même jamais envisagée – commencent à l’admettre
Vous confondez résultat scientifique et argument marketing... Il faudrait réactualiser vos connaissances.
Il ne confond rien du tout: il copie/colle. Source.
" L’ADN de deux personnes prises au hasard, notaient-ils, est identique à au moins 99 %. Mais la recherche se penche aujourd’hui de plus en plus sur la petite proportion restante pour expliquer les différences entre personnes originaires de continents différents."
En vous acharnant à fonder les races sur le 1% de différence , vous allez finir par trouver que les noirs ne sont pas des singes!
C'est justement le contraire que je dis,avoir une approche uniquement génétique de l'homme comme vous le faites est dangereux pour l'humanité.
http://www.hominides.com/html/references/le-singe-descend-de-l-homme-philosophie-0251.php
Continuer à faire appel à Yves Coppens pour " définir l'humanité", c'est conforter la sentence de Heidegger: " la science ne pense pas, c'est là sa chance".
Je suis d'accord .
ouille !
oui pour moi aussi ça fait mal
Au fait komondor les condoléances pour "votre ami" et l'ami de "Lugan" ! Merci qui ?
quel ami?
Faites pas le naif voyons .Lugan vénère Venner et le fait savoir ..."Dominique Venner" l'ami de "Lugan" le raciste connnu et de toute la faschosfère ! Lugan et lui se connaissait non donc vous deviez le connaitre ou me trompais-je ?
oui le créateur de la nouvelle revue de l'histoire que je recommande a tous les asinautes cette revue,
après je ne connais pas son œuvre.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/05/21/01016-20130521ARTFIG00543-dominique-venner-historien-engage-de-la-droite-radicale.php
Un bon facho bien de chez nous, quelle surprise que cette "recommandation" de votre part.
Tiens, moi aussi un lien vers un billet: la chronique de Didier Porte d'hier sur RTL/
http://www.dailymotion.com/video/x10554k_didier-porte-presente-la-mauvaise-humeur-du-23-05-2013-dans-a-la-bonne-heure_news#.UZ_tTZzoglK
Il rend hommage à votre conseil de lecture ainsi qu'à la famille le Pen, ce devrait vous plaire.
Voyez que je peux être sympa comme garçon.

EDIT - erreur de lien
je recommande le magazine , comme d'habitude vous ne comprenez rien.
vous ne savez pas ce que c'est le marxisme,vous ne savez pas ce que c'est le fascisme,vous savez quoi au juste ?
Sur les deux trucs que vous avez mentionnés ci-dessus, le deuxième étant un raccourci que j'emploie pour des personnes qui n'en sont pas mais qui ont des méthodes qui s'y apparentent fortement.
Pour le premier, c'est bien que vous en parliez ici, ça permet de résumer ceci: que selon vous, je ne connaitrais pas cet auteur dont j'ai lu plusieurs bouquins, mais dont vous pensez vous-même qu'il est de droite et anti-gauche tout en étant socialo-communiste revendiqué, mais méprisant sa propre appartenance politique parce que trop bourgeoise.
La question est: jusqu'à quel degré de faux-cuisme êtes-vous capable d'aller avant de reconnaitre que vous donnez pas tous ces liens ni ces conseils de lecture à des fins de propagande extrémistes ?
Les paris sont ouverts, pour ma part je pense que vous n'avez pas tout donné, et disposez encore de solides réserves.
Jusqu'à présent on a eu droit à des conneries sur les femmes inférieures aux hommes, aux historiens nostalgiques de l'apartheid, à des mises en valeurs des textes discutés par le Pen himself avec en prime vos yeux fermés sur la torture qu'il a lui-même reconnue il y a bien longtemps, des extraits de racialisme plus consternants les uns que les autres, des non-sens complets sur de prétendues valeurs catholiques, et j'en passe - il faudrait se re-farcir votre histo en entier pour ajouter plusieurs exemples de type "last but not least". L'ayant vécu et commenté en direct-forum live au fur et à mesure, je n'ai pas envie de me le re-coltiner pour des questions d'hygiène mentale (j'ai mes limites), et du coup, ma seconde question est:
à quoi pensez-vous servir ici ?
Jusqu'à présent on a eu droit à des conneries sur les femmes inférieures aux hommes
jamais dit ça sauf une boutade une fois sinon je ne vois pas.

mais dont vous pensez vous-même qu'il est de droite et anti-gauche

pareil je n'ai jamais dis ça,vous deformez

en prime vos yeux fermés sur la torture

il n'a pas torturer renseignez vous

qu'il a lui-même reconnue
des preuves ?

vous et yèza , je pense que vous êtes les plus malhonnêtes du site. Je pense même que c'est pathologique,et encore avec yèza les grandes histoires commencent toujours comme ça , je pense que bientôt une grande complicité va naitre entre nous,elle ma même présenté son gentil toutou...
La question est: jusqu'à quel degré de faux-cuisme êtes-vous capable d'aller avant de reconnaitre que vous donnez pas tous ces liens ni ces conseils de lecture à des fins de propagande extrémistes ?

je donne mon avis, quand vous donnez le votre je ne dis pas que c'est de la propagande.

fascisme.

Attitude autoritaire, arbitraire, violente et dictatoriale imposée par quelqu'un à un groupe quelconque, à son entourage.


à la limite je suis conservateur
c'est même pas vrai, je suis 12% plus malhonnête que Yèza et Fan de canard.
il n'a pas torturer renseignez vous

Comment? Le procès avec témoins révélé notamment par le canard enchaîné est un faux?
Vous niez des points que tout un chacun peut aisément vérifier dans le forum, je ne vais certainement pas m'emmerder à vous citer.
J'imagine que dans le cursus du révisionnisme, on commence par de petites choses avant d'arriver au stade supérieur...
... le conservateur.
Tiens, qui a dit:
« Je n'ai rien à cacher. J'ai torturé parce qu'il fallait le faire. Quand on vous amène quelqu'un qui vient de poser vingt bombes qui peuvent exploser d'un moment à l'autre et qu'il ne veut pas parler, il faut employer des moyens exceptionnels pour l'y contraindre. C'est celui qui s'y refuse qui est le criminel car il a sur les mains le sang de dizaines de victimes dont la mort aurait pu être évitée. »

Jean-Marie Le Pen dans un entretien accordé au quotidien Combat, le 9 novembre 1962.
Cabotin, Le Pen surjouerait sa « légende noire » : « Il a menti à plusieurs reprises, en déclarant non, qu’il n’avait pas torturé, mais en prétendant ou en insinuant l’avoir fait ». Et de reporter la faute d’une interprétation maladroite, voire malveillante, sur leurs confrères : « Pour la presse et les intellectuels de gauche, cela ne fait aucun doute, d’abord parce que les actes incriminés correspondent bien, selon eux, au personnage et à son idéologie. » Le Pen, qui a « légitimé la torture dès 1962, comme l’a rapporté le quotidien Combat », a certes gagné la plupart des procès durant lesquels il était accusé d’avoir personnellement torturé. Personne « n’a pu établir factuellement que Le Pen a torturé », écrivent-ils. Mais ils vont plus loin. Se basant sur une précédente enquête de Gilles Bresson et Christian Lionet (Le Pen, biographie, paru au Seuil en 1994) où cette idée « affleurait déjà », ils lâchent : « S’il a sans doute brutalisé des Algériens, (il) n’a pas pratiqué la torture institutionnelle telle qu’elle a été massivement employée durant la bataille d’Alger ».
D’autant que Jean-Marie Le Pen se serait lui-même vanté dès 1962 d’avoir été tortionnaire:

«Je n’ai rien à cacher, j’ai torturé parce qu’il fallait le faire. Quand on amène quelqu’un qui vient de poser de poser vingt bombes qui peuvent citer d’un moment à l’autre et qu’il ne veut pas parler, il faut employer des moyens exceptionnels pour l’y contraindre».

Ce discours, qu’il aurait prononcé dans une réunion publique, avait alors été repris par le journal Combat, catalogué très à gauche dans les années 60.

Selon les auteurs, il semblerait plutôt que chacun ait fantasmé le rôle de Le Pen durant la guerre d’Algérie, tel que les différentes «procédures relatives à son comportement durant la guerre», qui n’ont jamais été concluantes, le montrent. Au contraire, le créateur du FN a savamment joué avec la réalité de l’histoire.

«Jean-Marie Le Pen a menti à de nombreuses reprises, en déclarant non qu’il n’avait pas torturé, mais en prétendant ou en insinuant l’avoir fait», révèle le livre.

Jean-Marie Le Pen n’aurait donc jamais pratiqué la torture en Algérie, comme l’affirme à son tour le site Algérie-Focus, qui reprend la conclusion de Pierre Péan et Philippe Cohen qui expliquent:
Je l'ai pas torturé m'sieu l'juge, je l'ai juste brutalisé...
ce n'est déjà pas la même chose.Moi il me semble que comme bourgeois il n'était même pas sur le terrain,donc c'est tout a fait possible qu'il n'ai jamais torturé
Quel cabotin, ce Jean-Marie.
Incroyable ce déni de réalité de komodor, il commence à devenir fort, côté réécriture de l'Histoire.
Talent, quand tu nous tiens...
allez dire ça à Algérie-Focus, Pierre Péan et Philippe Cohen .
Scoop: les journalistes racontent parfois des conneries.
La dédiabolisation d'un parti de la haine comporte quelques petits inconvénients, mais j'imagine qu'il n'est de "liberté totale d'expression" sans celle de réécrire l'Histoire, mmmhhhhh ?
bien sur , relisez les manuel d'histoire au début du siècle , heureusement qu'on réécrit l'histoire.
Heureusement pour vous qu'on ne la réécrive pas tous les jours à la manière d'un négationniste...
je vous ai déjà expliqué que négationniste ne voulait rien dire ,pour un historien.
Vous n'avez pas expliqué: vous avez dit.
Pas vraiment pareil.
Ahhhh ! Algérie-focus, Pierre Péan, Philippe Cohen et LUGAN ! les 4 cavaliers de l'Apocalypse de sieur komodor ! ces mentors, références la vérité suprême ..
Il n'écrit rien lui-même. Il cite pèle-mèle des portions d'articles (ici de l'Humanité)
qu'il tronque à la souris et balance en vrac.
Un individu peu fréquentable, même sur un forum.
je ne suis pas d'accord. Je pense que malgré ses défauts, Komodor a une âme.
limite vu ce que je lis sur moi
Mais la modération c'est vous!
Vous êtes bien plus efficace qu'une cisaille.

Édit : c'est malin ces modifications de dernière minute!!!
normal je ne le sort pas du chapeau
moi je suis pour la liberté d'expression totale.C'est peut être du fascisme après tout.
Non, pas du fascisme.
Juste de la connerie maousse qui lui permet de s'épanouir.
Le nazisme et le fascisme ne se sont pas distillés dans les esprits en une nuit, il a fallu plusieurs années de "liberté totale d'expression" qui ont servi à exprimer la haine tantôt de l'immigré, tantôt du Juif, avant le passage des paroles aux actes.
La "liberté totale d'expression" est une absurdité qui n'a d'égale que la bêtise de la propagande extrémiste, qui aimeraient bien vénérer au grand jour Hitler et autres psychopathes et tortionnaires de l'Histoire.
Qui rappelons-le, pour revenir à une conversation récente, ont un tantinet porté préjudice à de nombreuses personnes quant à leur liberté de disposer de leurs corps, ainsi qu'à leur intégrité physique.
Comme Jean-Marie "gégène" le Pen à l'époque.
relisez Chomsky
C'est pratique, les maitres à penser, pas vrai ?
Ça évite de faire le boulot soi-même, visiblement.
c'est justement ça le boulot , essayez d’être curieux d' acquérir de la connaissance pour aiguisé son esprit critique.
L'esprit critique, c'est de constater les ravages auxquels peut amener cette liberté totale d'expression que vous souhaitez voir mise en place, pas de déclamer, chemise ouverte et écharpe qui flotte dans le vent, des citations de penseurs que vous n'avez de toutes façon pas pigés, sur les montagnes de cadavres.
Arrêteuuuuu ! Tu n'a pas un seul atome d'esprit ! Ne te fait pas passer pour quelqu'un ayant de l'esprit alors que tu n'en a pas un échantillon sur toi ...pfuiitit!
Ca c'est "une hypothèse" qui fait plaisir aux intégristes religieux de tout poils (créationnistes !), car du coup pour eux cela invalide la théorie de Darwin ou l'anthropolgogie étudiée de nos jours., sauf que bien sur que l'homme et les singes ont les mêmes parents donc on peut supposer aussi qu'ils seraient tellement proches que l'un descende l'autre ou surtout que l'un dérive d'une même souche que l'autre. Je penche plus pour la deuxième hypothèse bien que toute idée doit être étudiée sans réserve ...
Darwin est centrée sur la sélection naturelle. Mais on ne peut pas dire qu’il en est le découvreur, car c’est une idée qui existait bien avant lui sous diverses formes. Sans remonter à Lucrèce et pour s’en tenir au xixe siècle, elle se trouve déjà chez des auteurs mineurs comme William C. Wells, Patrick Matthew qui accusera Darwin de plagiat, et elle est aussi évidemment chez Alfred Wallace. Je pense que Darwin a repris la version du géologue Joseph Townsend, l’inspirateur de Thomas Malthus. Darwin a reconnu l’influence de ce dernier, mais en réalité la thèse darwinienne est quasiment une copie conforme de la fable publiée par J. Townsend en 1797 pour justifier la suppression des lois d’assistance sociale, et ainsi forcer les pauvres à aller travailler dans
Expliquer, par exemple, la formation d'un organe tel que l'œil par la sélection naturelle embarrassa Darwin lui-même : « Il semble absurde au possible, je le reconnais, de supposer que la sélection naturelle ait pu former l'œil… J'ai trop bien senti moi-même la difficulté pour être étonné que d'autres hésitent à étendre aussi loin le principe de la sélection naturelle. »
je donne la source pour robert
http://spirite.free.fr/sujetdumois/sujet19.htm


canard et yéza je ne suis pas créationniste,on va gagner un peu de temps comme ça.
Non mais c'est pas loin en fait. C'est une autre façon de lutter contre les lois sociales et scientifiques. Ca vient des Usa comme d'hab une façon de ne pas se faire repérer comme créationniste ou tenant de l'Intelligent Design", la troisième voie paienne : Troisième voie des pro-fascistes

Se baser sur les écrits de André Pichot, et un Patrick Tort qui relient systèmatiquement Darwin et la biologie actuelle, la génétique, en accolant Darwin + Hitler ! Pichot n'a écrit pratiquement que sur ce sujet laissant croire que c'est bien Darwin qui serait à l'origine de la socio-biologie ou l'eugénisme, pour au final décridibiliser les travaux des chercheurs et les applications qui en découlent comme la PMA ou le Planning familial, le diagnostic pré-implantatoire, la loi sur le MPT etc..!

la vérité c'est que le cousin de Darwin, Galton et les élites politiques, intellectuels de l'époque on mis sa "photo" sur le premier livre, pour avoir la caution morale et scientifiques à leurs écrits morbides.

Ils ont systèmatiquement parlé au nom de Darwin en extrapolant sur les hommes ce que Darwin explique "pour les plantes et les animaux" ! En aucun cas il parle d'eugénisme ou de loi du plus fort dans l'espèce humaine.

On peut faire dire a un mort, ce que l'on veut quand la masse des hommes ne savent pas lire. Un détournement de sa pensée, recherches, comme le font les "françois Desouche", identitaire quand il prétende avoir la preuve que Einstein n'aurait en fait jamais trouvé la théorie de la relativité qu'il aurait volé à un autre savant !

Darwin n'y est pour rien en vérité, son livre témoigne qu'au fil du voyage sur le Beagle, l'humanité, est plurielle et a évoluée sur le plan physique quelque soit leurs origines. Mais il faut lire son livre et non pas sortir une "phrase" hors contexte.

La société eugénique internationale a pu appliquer des lois indignes grace au détournement fait par le cousin Galton et ses amis bourgeois anglais et nobles.

Permettre de hiérarchiser l'humanité pour faire des lois anti-sociales : suppressions des aides sociales, obligation aux pauvres de travailler dans des workhouses, ou usines, sans pitié, qui a conduit tant de gens dans une misère noire et les colonisés à être de perpetuels esclaves en raison d'une prétendue "faiblesse d'esprit" et de la supériorité des blancs sur le noirs ou jaunes. .

C'est la le début et la création du "Libéralisme triomphant" qui sera appliqué partout et par là même étudié par MARX qui en fera deux tomes bien connu et honnis par komodor, pour expliquer l'exploitation de l'homme par l'homme.

Thatcher et Reagan sont dans le droit fil de cette hiérarchie politique maléfique : la socio-biologie qui déclare que tout le monde n'a pas sa place au banquet de la vie.

Faire semblant de se dire "scientifique" tout en oeuvrant dans l'ombre à la destruction des avancées scientiques. C'est le nouveau paradigme que les ultra-droite ont trouvé pour enfumer les peuples.

Sauf que "certains" d'entre nous, vous connaissant parfaitement, il est loisible de vous dénoncer comme des imposteurs et manipulateurs ! Menteurs et politiquement engagés pour détruire ce qu reste d'humanité et d'avancées sociales.

Et ce en parfaite concordance avec l'élite patronale et politique, qui oeuvre dans la destruction actuelle de la société. Retour vers les worhouses !.

Les anti-MPT ne ferons jamais une manif pour les pauvres ou le logement, la précarité ou les droits sociaux à reconquerir. Ce ne sont pas là leur "cup of tea" à ces extrêmistes, intégristes, ou néo-paiens.

IL suffit de lire ce qui est dit sur "ce site" pour comprendre les motivations de néo-fascistes non croyants ou paiens. Toujours la tendance à l'antisémitisme primaire, le racisme, la dénonciation du marxisme, syndicats, et tout ce qui constitue le progrès dans son ensemble.

Komodor croie pouvoir avancé masqué alors qu'il a ses gros sabots au pieds, on le voie venir.bien qu'il prenne quelques précautions oratoires mais a la fin on découvre le pot aux roses. .
Vous ne lisez pas ,c'est toujours le même problème avec vous.
Ah encore une base biaisée. Si tu va toujours chercher tes sources a ce centre de Spiritisme, il n'est pas étonnant que ce que tu avances soit biaisé car vu a partir d'esprits eux mêmes plus que biaisés. Et puis quoi encore ?

Demander à ce centre des Esprits, genre new âge ou spiritisme de nous expliquer la science, il fallait le faire mais il est clair que du début tu nous enfûme avec tes sites pseudo-scientifiques, ou d'inspiration d'extrême droite spiriste ou paienne.

Tu est bête ou quoi ? Est-tu toi même un spirite ? Et tu veux qu'on te croie sur cette base là ? Franchement je parie que tu n'a jamais lu Darwin dans le texte !
Expliquer, par exemple, la formation d'un organe tel que l'œil par la sélection naturelle embarrassa Darwin lui-même

Un œil ne m'embarrasse pas.
En revanche, deux yeux peuvent me faire croire que Dieu existe. Ceux de Lauren Bacall, par exemple.
Tiens ? C'est exactement ce que disent les témoins de Jéhovah cela ..Incroyable tu as des connexions avec ces fondamentalistes ? ET bienn !
et donc ce qui m’intéresse c'est de parler du fond.
" Patrick Matthew qui accusera Darwin de plagiat, et elle est aussi évidemment chez Alfred Wallace. Je pense ..."
Le "je" qui pense dans la phrase citée sous votre pseudo est André Pichot.
oui ,mais encore une fois je n'ai jamais dit le contraire.
Non, vous avez simplement oublié de dire cet aspect important de la vérité, à plusieurs reprises. Certains appellerait ça du mensonge par omission, on va se contenter de dire que vous êtes très maladroit. Quand on cite quelqu'un, on met des guillemets et on donne la source : c'est une règle de correction et d'honnêteté intellectuelle.
[quote=komodor]oui ,mais encore une fois je n'ai jamais dit le contraire.

Je pense aussi que vous auriez du citer vos sources.
Les sources de komodor "le spiritisme" il faut le faire et comprendre pourquoi il est contre la science et la génétique :

Centre de Spiritisme et source de mensonges

Pôvre komodor !
Einstein aussi est accusé d'avoir plagié un autre scientifique pour sa théorie de la relativité car il est "juif" et à ce titre pas capable d'avoir trouvé "la théorie" qui a changé notre vision du monde.

Les extrêmistes de droite lui refuse en tant que juif, d'avoir pu penser à quelque chose de grand. Dénigrer, diffamer, il en restera toujours quelque chose. Ils sont incurables ces pseudo-gaulois.